Ladakh 2 : L’aventure commence …visite du lac Tsomoriri avec l’un des 3 bus réguliers du mois …et surtout rencontre avec les nomades Changpa.

Cette aventure a été également le début de ma débâcle intestinale avec la consommation imprudente de momos au poulet a Korzok alors que tout le monde sait qu’il n’y a pas de poulets a 4500m d’altitude et que la congélation ne peut fonctionner sans électricité…

Cela m’apprendra … en tout cas je ne peux pas parler du voyage du retour que j’ai fait dans un état semi comateux…

Mais revenons à l’aller ou tout allait très bien..

Pour aller au lac..Bien sur on peut prendre un taxi mais lorsque l’on est seule cela représente un sacre budget…d’ou l’idée de prendre le bus local qui est une expérience en soi..

Les lacs Tso Kar et Tsomoriri sont situés, a environ 4500 mètres d’altitude et à quelques kilomètres seulement de la frontière chinoise. Le bout du monde, en somme.  Du côté des lacs, l’environnement est extrêmement sec et on observe très peu de végétation et de faune, hormis dans la vallée de Korzok, qui rappelle étrangement les steppes mongoles, les sommets culminant à 6000 mètres en plus.

Mais arrivée la bas ce qui m’intéresse le plus …c’est de rencontrer les nomades..

Ceux ci campent en été près de leurs troupeaux de chèvres et de yaks sur un plateau à presque 5000m d’altitude..

En hiver vu que la température peut atteindre les -40 degrés, ils habitent dans des maisons en dur.

La comme c’est assez haut (5000 environ) il n’y a plus de touristes et c’est très bien.

Les nomades Changpa sont très accueillants et nous sommes invites plusieurs fois a prendre le the au beurre de yak (en fait yak c’est le male…la femelle s’appelle dimo).

Malgré tout, les Changpa du Ladakh semblent farouchement attachés à leur existence. Depuis les années 1960, leur nombre a même augmenté, du fait de l’arrivée, par-delà les montagnes, de nomades tibétains fuyant l’envahisseur chinois – pas tant semble-t-il pour des raisons idéologiques que pour échapper à la sédentarisation et la modernisation forcées. Une volonté de vie simple et sobre qui, sous un climat hostile, peut parfois coûter cher : « En 1998, plus de 35 000 animaux et 2 500 nomades se sont retrouvés bloqués dans les montagnes par d’énormes chutes de neige, Malgré tout, les Changpa du Ladakh semblent farouchement attachés à leur existence. Depuis les années 1960, leur nombre a même augmenté, du fait de l’arrivée, par-delà les montagnes, de nomades tibétains fuyant l’envahisseur chinois – pas tant semble-t-il pour des raisons idéologiques que pour échapper à la sédentarisation et la modernisation forcées. Une volonté de vie simple et sobre qui, sous un climat hostile, peut parfois coûter cher : « En 1998, plus de 35 000 animaux et 2 500 nomades se sont retrouvés bloqués dans les montagnes par d’énormes chutes de neige. Les familles ne disposaient pas de chaussures, ni de vêtements suffisamment chauds. Les combustibles et les réserves de nourriture étaient épuisés. Par manque de fourrage, les bêtes mouraient de froid ou de faim. Personne n’arrivait à faire face. »Quand on sait qu’en hiver, les vents glaciaux font vite chuter la température à – 30 ou – 40 °C…

Pourtant, certains murmurent que les nomades ne seraient pas à plaindre. « Le commerce du lait et du beurre de yak, ainsi que celui de la laine de chèvre, leur assurent de très bons revenus ». Car oui : les peuples du Changthang sont les heureux éleveurs de chèvres pashmina, dont sont issus les très prisés châles et pulls en cachemire. « Ce qui a de la valeur, c’est le duvet de poils fins et souples qui protège les bêtes du froid en hiver. Les nomades ne le tissent pas. Ils se contentent de l’ôter à la brosse ou à la cisaille au moment de la mue, puis le vendent à des grossistes. Pendant longtemps, l’ensemble de cette matière première était expédié au Cachemire (d’où le nom donné aux vêtements), mais le Ladakh dispose depuis peu de sa propre usine de tissage. »

D’ailleurs j’ai été la première surprise de constater qu’une des femmes nomades rencontrée conservait sous sa tente de laine une magnifique Perak dont les ornements étaient en or ce qui confirme que ces nomades pour certains vivent dans ces conditions frustes plus par amour de ce style de vie que par manque de moyens.

 

Publié le 8 septembre 2017, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Martine I love to follow your adventures! What a beautiful turquoise headpiece this woman displays for you.

    Aimé par 1 personne

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