La culture Aïnou plus vivante que jamais…

Aïnou signifie « humain ». Les Aïnou considèrent les choses qui leur sont utiles ou au delà de leur contrôle comme des dieux : Kamuys. Dans leur vie quotidienne ils prient et organisent différentes cérémonies pour leurs dieux.

Ces dieux comporte des dieux de la nature comme le feu, l’eau, le vent et le tonnerre.

Des dieux animaux comme les ours, les renards, les chouettes, les orques …

Des dieux plantes comme les aconits, les champignons et l’armoise..

Des dieux objets comme les bateaux et les pots

Des dieux qui protègent la maison

Des dieux de la montagne et des lacs

Le mot Aïnou se réfère comme l’oppose de ces dieux

 

Origines

Autour de 300 ans avant JC Hokkaido expérimentaient une culture basée sur la poterie comme la culture Zoku Jomon et la culture Okhotsk.

La culture Aïnou est apparue vers 1400 et une des théories est que l’on retrouve au sein de la culture Aïnou l’influence de la culture Okhotsk.

Au mile des années 1400, les japonais ont étendu leur influence sur le sud d’Hokkaido.

Ils ont opprime les aïnous présents qui se sont rebelles lors de la bataille de Koshamain qu’ils ont perdue.

Il s’en suivit plusieurs batailles jusqu’en 1789 et à chaque fois les Aïnous ont perdu.

Par conséquent les Aïnous sont tombes sous le contrôle des japonais qui les ont exploites et oppresses jusqu’à l’ère Meiji.

Sous l’ère Meiji sous une politique gouvernementale d’assimilation, les Aïnous avaient interdiction de pratiquer leurs coutumes. Ils devaient se conformer aux coutumes japonaises. En 1889 le «  Hokkaido Protection Act »a été signe.

Le but de cet acte était d’aider les Aïnous à s’engager dans l’agriculture. Cet acte établissait les Aïnous comme premiers aborigènes et clarifiait leur distinction avec les Japonais.

Dans les dernières années de l’ère Meiji la colonisation intensive d’Hokkaido par les japonais eu pour conséquence une discrimination vis a vis des Aïnous qui demeure jusqu’à aujourd’hui.

Cependant de nombreuses associations se sont battues pour maintenir et faire revivre la culture Aïnou.

Des cours de langage Aïnou sont organisés de même sont préservées les chants et les danses Aïnou (environ 20 associations). Ces activités sont présentes dans les musées.

De nombreux rituels comme ;

Iyomante : cérémonie d’envoi de l’ame de l’ours

Cipsanke : cérémonie de lancement d’un nouveau bateau

Ashirichepkamuinomi : cérémonie de bienvenue pour l’arrivée des saumons

Sont préservées et revivent.

Une nouvelle loi a été votée pour promouvoir la culture Aïnou et le savoir de leurs traditions ce qui permet à cette culture de prospérer bien que tous les problèmes lies leurs conditions de vie ne soit pas tous réglés.

Selon les estimations la population Aïnou représente 25 000 personnes.

 

Notre arrivée chez les Aïnous a été une immersion rapide.

Hiromi connaissait Lela San une chamane très active dans sa communauté et qui allait bientôt célébrer une cérémonie Kamuinomi qui est destinée a appeler la bénédiction des dieux sur les participants.

Lorsque nous sommes arrives le décor général était loin de correspondre aux standard japonais tels que je les connaissais …mais il faut savoir s’adapter.

Pour commencer nous avons suivi un cours de broderie Aïnou qui est des plus utiles compte tenu de mon projet.

 

La première nuit dans ce capharnaüm a été assez dure car je n’avais pas emporte de duvet et coucher par terre avec un unique poêle qui s’est vite éteint faute de bois n’est quand même pas d’un grand confort.

Le jour d’après nous avons aide a préparer le repas qui suit la cérémonie et assiste a la cérémonie elle même.

Au début le chamane appelle les esprits, puis on fait circuler un bol de saké avec une spatule qui permet après que l’on ait but soi même d’offrir des libations aux dieux en arrosant le sol et le feu.

La fenêtre de droite sur les photos est toujours dégagée car c’est par cette ouverture que viendront les dieux

Ensuite on inscrit sur un papier le nom de la personne pour qui on demande cette protection qui sera lu par la chamane et ensuite brule pour l’envoyer vers les dieux.

Vous imaginez bien que ce type d’informations ne m’a pas suffit …donc nous avons visite plusieurs musées cibles sur la culture Aïnou pour en savoir plus…le drame c’est qu’ils ne sont pas tous d’accord.

On a toujours été très bien accueillis et je me suis fait des amis

Les kimonos par exemple sont splendides et assez différents au niveau de la matière et des motifs

Il y a les kimonos du type Attus qui sont réalises en fibres d’écorces d’arbres

Il y a les kimonos du type Chijin qui sont brodes mais sans appliques

Il y a les kimonos du type Ruunpe qui sont décores avec de fins motifs d’appliques et que l’on trouve plutôt dans la région de Shiraoi.

Les kimonos du type Kaparamip qui utilisent de plus grandes surfaces de tissu blanc en applique

Certains considèrent que les différents types de kimonos sont issus de lieux différents d’autres considèrent que chaque motif est lie a une famille spécifique

Les costumes des hommes et des femmes

Les colliers sont portes par les femmes qui s’occupent de la maison et du tissage…comme partout.

Les hommes chassent se battent et célèbrent les dieux.

Autres elements du costume : les protege mains et les bandeaux de tete

Autre point de dissonance : d’un cote on nous dit que le chapeau de paille est porte par les hommes âges donc vénérables pour d’autre il s’agit juste d’une aide pour se concentrer pour la prière.

IMG_2576

Les Ainous vivent dans un village appelé Kotan. Les maisons sont construites en herbe de bambou et sont appelées Cise

Chaque maison comporte une petite maison de stockage et aussi une cage a ours

Les ours sont captures a la sortie de l’hiver lorsqu’ils sont encore en hibernation.

Les Aïnous les élèvent comme des animaux familiers. A l’Age de 1 ou 2 ans ils sont sacrifies pour que leur esprit rejoigne le dieu ours et intercède en faveur des humains

Le mariage

Lorsque les femmes ont 13 ans on commence a leur tatouer les lèvres, un peu plus lorsqu’elles ont 15 ans et complètement lorsqu’elles ont 18 ans ce qui veut dire qu’elles sont bonnes a marier.

A la fin du voyage au musée ethnologique d’Osaka nous sommes a nouveau accueillis sans être prévenus par une ceremonie Ainou Kamuinomi…

C’est un signe …je dois y retourner !!!

Publié le 9 décembre 2017, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. j’ai cru que c’etait national geographic. Ca donne carrement envie. Une autre facette (que je ne connaissais pas) de ce pays si fascinant. Et j’aime bien le fait qu’il y ait autant de photos. C’est tres vivant. Et c’est tres chouette de lire et regarder des comptes-rendus aussi detaillés, bien loin des posts a 140 ou 280 characters comme c’est trop souvent la norme sur le web.

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