Nord Ouest Laos : des découvertes a Houay Xay

Houay Xay est une bourgade située juste en face de Chiang Khomg qui est un des postes frontières avec le Laos.

Il y a 2 ans j’y avais passe quelques jours avec mon copain Taylor …et on avait tellement tourne en rond que l’on était arrives a la conclusion qu’il n’y avait pas grand chose a voir…

Nous avions tort !!!

Grace une nouvelle agence locale New Challenge Discovery tenue par des jeunes Khmu j’ai pu explorer les environs en mobylette (il ne faut pas changer les bonnes habitudes…). Mon guide qui s’appelait Jeune m’a permis de faire de belles découvertes dans la région de Borkeo.

 

Les Tai Lue

Les femmes Tai Lue sont réputées pour la beauté de leurs cotonnades et de leurs soieries et pour leur compétence dans l’emploi des teintures naturelles. Pour les tissages en coton elles utilisent notamment la technique de la tapisserie en entrecroisant les fils tendu sur un métier à tisser à l’aide de leurs doigts pour créer un motif sur un textile. Les motifs les plus courants sont les châtaignes d’eau, les nagas et les oiseaux.

Les Tai Lue sont également réputés pour leur architecture traditionnelle. Dans les anciennes communautés Tai Lue les maisons en bois comporteront des motifs décoratifs sculptés et des fenêtres avec balustrades. Malheureusement la plupart d’entre elles sont maintenant remplacées par des constructions en béton.

Les petites filles apprennent très jeunes à filer le coton, à bobiner la soie et à tisser. Une tisserande expérimentée fera une bonne épouse et une bonne mère grâce à son adresse et à sa patience. Les femmes tissent souvent des oriflammes de prière comme offrandes dans les temples, acquérant ainsi des mérites pour leur famille tout en exhibant leur habileté de tisserandes.

 

Les Tai Lue de la région de Borkeo  effectuent pour tisser leurs sarongs dont les motifs ressemblent un peu a ceux des Tai Lue du Vietnam, mais en plus élabores.

Surtout la grande différence est qu’ils utilisent toujours des colorants naturels ce qui donnent a leurs tissus des couleurs inimitables.

 

Les Lahu.

Les Lahu sont connus pour être d’excellents chasseurs et leurs capacités d’herboristes. Ils sont originaires du Tibet et ont migre dans différents pays d’Asie du Sud Est entre 1870 et 1880.

Traditionnellement les Lahu n’ont de nom de famille, ils ont juste un prénom précède par Ca si la personne est de sexe masculin ou Na si elle est de sexe féminin. La deuxième partie du prénom place l’enfant au sein de la famille ou le nom du cycle dans lequel l’enfant est ne.

La société Lahu est fondée sur l’Egalite des sexes …l’homme et la femme se partage les taches de manière équitable. Les coutumes incitent les Lahu a fonctionner par paire : le mariage est donc une étape primordiale pour ne pas être exclu de la société.

Les Lahu de la région sont des Lahu noirs …un peu plus loin il y a aussi des Lahu blancs dont les costumes sont complètement différents.

Les Lahu noirs ont un costume très élabores. Les femmes réalisent une coiffure qui tient grâce à un peigne de couleurs mis bien évidence. Les Lahu sont très accueillants.

 

Les Kui

Il y avait pour moi un mystère autour de cette tribu. Avec les explications erronées que l’on m’avait fournies, je les ai longtemps confondus avec les Lahu noirs.

Mais aujourd’hui grâce à Jeune je sais ou je vais …

Je constate quand même qu’il y a des points communs avec les costumes des Lahu rouges qui vivent au nord ouest de la Thaïlande. La dame avait un très beau costume de facture ancienne…par la suite j’ai vu a nouveau des Kui mais jamais un aussi beau costume.

Si je me réfère a ma bible rédigée par l’ethnologue Joachim Schliesinger ils s’appellent les Kui Lung et appartiennent bien au groupe ethnique des Lahu.

En fait les Lahu rouges n’existent pas ce sont des Kui Lung ou Lahu Lung…

 

Iu Mien

En repartant de chez les Kui on remarque quelques femmes Iu Mien en train de broder devant leur maison. Elles nous disent que c’est pour vendre leurs ouvrages en Thaïlande ou il y a aussi des Iu Mien qui préfèrent sous traiter au Laos. J’achete quelques bricoles et je dois négocier dur car elles ne veulent pas de mes Kips (monnaie laotienne) pour exiger des Baths (monnaie Thaïlandaise).

Elles veulent absolument m’habiller avec leurs costumes. Je résiste que très mollement car je sais depuis longtemps que le ridicule ne tue plus …et si cela leur fait plaisir !!!

Les broderies des Iu Mien sont réalisées par les femmes des leur plus jeune age. Même à 4 ou 5 ans les filles veulent essayer de faire quelques points de broderies avec l’aiguille de leur mère et vers l’age de 9 ou 10 ans les filles ont fini de broder leur première paire de pantalon. Lorsque l’on sait que les pantalons Iu Mien sont entièrement brodes cela situe la performance. Comme les habits traditionnels restent très portes, les femmes transportent leur travaux de broderies avec elles, ainsi elles peuvent y travailler des qu’elles ont un moment de libre.

Elles brodent maintenant sur du tissu tisse industriellement. En comptant soigneusement le nombre de fils pour réaliser des motifs avec différents points de broderies. Les femmes Iu Mien brodent sur l’envers du tissu et gardent l’endroit protégé par un morceau de tissu. Avant les femmes teignaient elles mêmes le coton utilise pour broder …maintenant elles utilisent les produits du marche.

 

Les Khmu

Cette ethnie appartient au groupe lao theung et partie de la famille ethnolinguistique austro-asiatique dont le langage dérive du Mong et du Khmer. On estime leur nombre à 490 000 ce qui fait d’eux le groupe le plus important de la famille môn-khmer. Premiers habitants du Laos, ils vivaient dans les vallées avant l’arrivée des Lao du sud de la Chine au XIème siècle. Les Lao maîtrisaient les techniques d’irrigation et ont sans doute repoussé les Khmu sur les hauteurs.

Les Khmu vivent des produits de la forêt, de la pêche et du petit artisanat local, cultivent le riz, les fruits, les légumes, parfois le coton et le tabac. La plupart des travaux agricoles dans les villages Khmu se font en commun de manière à combiner la force et terminer le travail rapidement. Le riz est stocké à l’extérieur du village, pour le protéger du feu, sur des structures élevées pour le mettre à l’abri des souris et des rats.

 

Ils habitent en général les terres de basse altitude et sont de plus en plus intégrés à la société laotienne.

Leur langue semble proche du cambodgien.

Les Khmu étaient considérés comme inférieurs par les laotiens des plaines, et luttent actuellement pour obtenir une place respectable dans la société.

Mon guide Jeune qui est Khmu m’emmene chez des amis qui s’habillent et se plient de bonne grâce aux contraintes de mes photos.

 

Le retour

Au retour, on passe par le fort français assez détruit. Une tentative de réhabilitation avait été tentée mais l’argent destine a cette opération s’est envole…comme de nombreuses fois en Asie.

L’intérêt reste quand même la superbe vue que l’on de Houay Xay depuis la tour de guet.

 

Publié le 3 janvier 2018, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Martine, je te felicite sur un grand travail très bien fait. Pendant une bonne 3/4 d’heure j’ai voyagé avec toi dans tout les jolies villages cachés dans les montagnes ou tu étais. C’est claire que tu vis vraiment ton rêve et tu m’as fait rêver aussi… J’aime bien ton costume Khmu, ça te va très bien – il faut le porter! On se verra très bientôt et tu vas me raconter encore plus. Bisous, H

    Aimé par 2 personnes

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