Népal : Similot Rara Lake …Into the Wild !!!!

J’ai termine ce trek tellement épuisée que j’ai jure que ce serait mon dernier trek au Népal …

On m’avait prévenue que le confort ne serait pas au rendez vous mais personne ne m’avait raconte que ce serait une marche d’usure …sans nourriture …sans confort et dans des conditions météorologiques difficiles.

Et pourtant cela avait bien commencé…

Mon guide Kami me rejoint à Nepalgung (une ville horrible mais incontournable…)

Nous prenons un micro avion pour franchir les 7 chaines de montagnes qui nous séparent de Simikot …aucune turbulences…le miracle !!! Nous arrivons à Simikot sous un soleil resplendissant.

Mais cela se gâte rapidement ..Le temps d’abord …il se met carrément a neiger !!!

L’organisation mon guide m’apprend que l’agence ne lui a pas donne d’argent pour le porteur…après une bonne engueulade je n’ai pas le choix je dois avancer l’argent pour éviter de porter mon barda moi même…

Ballade l’après midi a Simikot qui n’a pas change et ou les villageois sont toujours aussi accueillants.

Le lendemain nous partons avec du retard car le porteur, un jeune type de Limathang est arrive en sandales.

Nous partons pour Limathang et le chemin n’a rien de difficile. Le paysage est splendide..et pourtant je suis déjà HS

Nous arrivons à l’heure du lunch et atterrissons chez la tante de Ramich (notre porteur) qui nous prépare à déjeuner. A part l’échelle pour monter qui est carrément acrobatique, la maison est presque propre et j’avoue que je passerai bien la nuit ici et je ne connais pas encore les hébergements désastreux que nous allons avoir sur le chemin.

Je fais les photos de la tantine en costume traditionnel, en vitesse car on doit descendre les 2000 m de dénivelé avant la nuit.

Effectivement un des cols que nous devions passer est bloque par la neige …nous devons faire le tour par la vallée ce qui rajoute pas mal d’heures de marche au programme.

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La descente se fait au sprint, pas question de s’arrêter pour prendre un thé malgré l’invitation de la cousine de Ramish. Le chemin est très pentu et couvert de gravillons ce qui fait que ce sont des successions de dérapages plus ou moins contrôlées.

Nous arrivons en bas à Kargou au coucher du soleil. On a marché plus de 9 heures.

J’ai les pieds très douloureux : mes « algus valgus » me font très mal et c’est bien la première fois que je souffre autant et pourtant j’avais bien serré mes chaussures pour la descente.

A Kargou on fait sensation, les touristes sont assez rares …la masure sur la gauche est notre resort. Malgré la porte qui ne ferme pas c’est plutôt mieux que ce que nous aurons par la suite…c’est tout dire !!!

Pour la nourriture je débute une longue période de dégustation de soupes de nouilles instantanées qui ne sont vraiment pas le top énergétique

Le lendemain j’ai toujours mal aux pieds..mais je n’ai pas le choix il faut continuer.

Par chance nous suivons le cours de la rivière et le chemin n’est pas trop difficile sauf les passages de rochers un peu délicats avec les pieds douloureux. Malgré tout nous marchons plus de 8 heures par jour et nous épuisons vite mes réserves de barres de céréales.

Nous rencontrons sur le chemin 2 touristes français qui sont dégoutés par la crasse des villages qu’ils ont rencontré sur le chemin et pourtant ils ont 2 porteurs largement chargés avec les tentes…voilà qui n’augure rien de bon pour nous qui couchons chez l’habitant.

Nous arrêtons dans un des rares restaurant du chemin ou cette pauvre dame cuisine dans un espace des plus exigu…son mari découpe des feuilles de ??? pour mettre dans ma soupe de nouilles bien sur sans se laver les mains (et pourtant la rivière n’est pas loin…) ce qui signera le début de ma débâcle intestinale.

Nous faisons malgré tout de chouettes rencontres le long du chemin, par exemple cette dame qui n’a pas un visage très féminin.

Apres plusieurs jours de marche nous faisons une halte très sympathique dans la maison de cette charmante dame qui vit seule …un moment d’amitié formidable malgré la différence de langage. Je constate sur les photos que j’ai perdu tout le gras que je m’étais fait au Myanmar.. Le Népal plus fort que Weight Watchers !!!

Nous continuons notre chemin jusqu’au moment ou il faut vraiment monter car nous avons un col a passer.

Nous traversons plusieurs villages dont certains ou les femmes sont employées à casser des cailloux avec un petit marteau.

Plusieurs embouteillages avec les chèvres car c’est l’heure de pointe pour leur trouver des pâturages.