Inde 2018 : coup de coeur pour les Apatani

Déjà cette ethnie est celle de mon guide Pilya qui est super sympa et que je considère un peu comme mon fils adoptif (je commence à en avoir dans plusieurs pays ce qui me fait une grande famille).

Il n’existe aucune source écrite concernant l’histoire de cette ethnie. La seule source pouvant être utilisée est leur tradition orale. Celle-ci parle d’une migration que les Apatani auraient effectuée depuis l’extrême nord de l’Arunchal Pradesh en suivant les rivières  Kurung et Kilmey.

Ils pratiquent aujourd’hui la religion de Danii Pilyo (tout comme d’autres tribus de l’Arunachal Pradesh). Ils vouent un culte au soleil (Ayo Danyii) et à la lune (Atoh Piilo). Ils croient que les événements néfastes sont causés par des mauvais esprits et ils essayent alors de les apaiser par des sacrifices de poulet, de vache et d’autres animaux. Ils croient aussi que les différents groupes ethniques de l’Arunchal Pradesh partagent un même ancêtre : Abotani

Le miji est un ensemble de chants religieux que chantent les prêtres pour présider les cérémonies de sacrifices. Ces chants durent de 10 minutes à plusieurs heures.

Les femmes ont pour coutume d’orner leurs narines avec des disques de rotin noirci. On appelle cela un yabinghulo. Cette pratique serait née quand une femme apatani ne voulut plus paraître attirante aux hommes des tribus environnantes. Les habits apatani sont élaborés et colorés. Les tatouages sont très populaires.

Les Apatanis donnent un statut social plus élevé à l’homme qu’à la femme bien que les deux sexes partagent les responsabilités pour s’occuper de la maison et de la famille.

Mon premier contact avec les Apatani a été avec le chamane très sympa.

J’ai commencé par sa femme très souriante et portant les décorations de nez traditionnelles pendant que ce dernier s’habille…

Ensuite celui ci a essayé de faire le méchant sur les photos mais en réalité il est charmant et souriant …

Je lui fait quand même enlever ses lunettes en cours de séance photo car cela ne fait pas trop traditionnel…remarquez que ce charmant monsieur porte sur le visage, les tatouages traditionnels des hommes Apatani. Le manteau du chaman est en peau d’ours.

Nous visitons l’intérieur de sa maison qui comporte un foyer central comme toutes les maisons des tribus locales qui appartiennent au même clan …celui des Tani.

Le morceau de gras de porc sèche depuis des années…il y a de nombreux autels animistes …normal il est chaman.

Il utilise un piège à souris dont la construction est très proche de ce que j’ai vu chez les Akha de Thaïlande. Par contre le coin cuisine est vraiment sympa et bien rangé.

Je pars ensuite avec Pilya visiter le village de Hong pour découvrir l’habitat Apatani et leurs caractéristiques.

Nous rencontrons 2 dames sur notre parcours qui portent fièrement leurs tatouages.

Nous continuons la visite : les maisons ont un genre de mare devant la construction qui est une nurserie pour le riz qui sera repiqué dans les rizières ultérieurement.

Rencontre avec une vieille dame qui n’y voie plus grand chose. Je suis contente d’être avec un local pour communiquer un peu avec elle…

Rencontre avec une autre dame qui porte une version modernisée du costume traditionnel Apatani. Elle a enlevé ses décorations de narines par contre elle a toujours ses tatouages traditionnels.

Nous parcourons ensuite le village, pour admirer le système d’irrigation des rizières, les bâtiments de stockage, la porcherie….

Nous rencontrons ensuite une dame charmante qui est chez le coiffeur local. Cette dame est un prêtre de la religion animiste. Elle organise des séances de prières dans un temple dédié au soleil et à la lune. Elle ne sacrifie pas d’animaux au contraire du chaman qui le fait pour implorer la guérison de ses patients. Elle nous invite pour le thé. Il y a pas mal de choses intéressantes chez elle, entre autre ce disque doré qui symbolize sa religion. Je suis invitée à rester chez elle lors de mon prochain voyage. Au mur il y a beaucoup d’épées car chaque usage réclame une épée différente : on n’effectue pas une cérémonie avec la même que celle que l’on utilise pour aller aux champs ou pour faire la cuisine !!!

Nous rencontrons une autre femme portant le costume traditionnel modernisé et les tatouages…

Ces plateformes en béton sont réservées aux cérémonies importantes. Elles ne sont utilisées que par les hommes …

Des femmes charmantes et souriantes nous accueillent le long du chemin…

A l’intérieur des maisons, il existe de nombreux cranes de mithun pour témoigner de l’importance des sacrifices effectués pour des cérémonies importantes comme par exemple, les funérailles. Cela témoigne également de la santé financière de la famille.

A l’extérieur il y a également beaucoup d’autels animistes avec des coquilles d’oeufs et du sang et des plumes de poulets. La hauteur de l’autel est également proportionnelle à l’importance de la cérémonie.

Visite du marché local où é dames très patientes attendent que j’ai fini de cafouiller avec mon appareil photo…dont je n’ai pas eu la patience de lire le mode d’emploi !!

Nous passons ensuite dans un magasins qui vend les habits traditionnels de festival des femmes Apatani..ce qui n’a rien à voir avec ce que j’ai vu dans le village ce matin…c’est beaucoup plus coloré, mais tissé à la main. Comme les photos prises à l’intérieur du magasin ne sont pas excellentes, j’ai rajouté quelques photos de jeunes filles Apatani prises pendant un festival tribal.

Je vais ensuite voir la maman de Pilya qui me fait la surprise de porter un costume très ancien et digne d’un musée. Même son fils ignorait qu’elle possédait ce genre de trésor. Ce costume est en coton filé et tissé à la main, et en plus il est teint avec des pigments naturels. Quelle chance j’ai !!! Et en plus je suis invitée à diner avec un plat spécialement préparé pour moi par le papa.

Voilà mais je n’ai pas de photos d’homme avec la coiffure traditionnelle. Je tâche de convaincre Pilya qui a la longueur de cheveux nécessaire …mais il n’est pas partant. Je n’ai pas le choix … je vais à nouveau embêter le chaman pour le prendre à nouveau en « civil ». On arrive dans son village à la tombée de la nuit. Il est un peu ébouriffé, mais je ne discute pas car il est bien gentil de me laisser prendre mes photos avec le fameux chignon des hommes placé sur le front et percé par une aiguille latérale.

Il nous reste à nous dépêcher pour ne pas arriver en retard chez les parents de Pilya pour le diner

Publié le 4 novembre 2018, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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