Japon 2018 : découvertes des iles Kouri et du Basho Fu

Koya pris un jour de congé pour nous guider dans le nord d’Okinawa. Nous commençons par visiter l’ile Kouri qui n’est plus vraiment une ile car elle est reliée à Okinawa par un grand pont…

Les plages de l’ile Kouri sont superbes et sont ornées de rochers sur lesquels il ne fait pas bon marcher et qui présentent des formes bizarres…

L’après midi on décide de se renseigner sur les tissages locaux c’est à dire le Basho Fu.

Le Basho est un arbre appartenant à la famille des bananiers mais différent des bananiers classiques car les fruits ne se mangent pas.

Fu signifie textile donc Bashofu est un textile tissé à partir des fibres du Basho. Pendant la période du royaume de Ryukyu, les textiles Bashofu n’était pas seulement portés par les gens du commun comme un vêtement d’été mais également par la famille royale et les membres des familles des samouraïs.

La fabrication du bashofu est un travail à plein temps qui demande beaucoup d’efforts . On dit que le tissage ne représente que 1% du process. La fabrication commence par la plantation du basho qui devra grandir pendant plus de 3 ans. On coupera les feuilles et le top 3 à 4 fois par an de mars à septembre pour rendre les fibres plus douces. Il faudra peler, bouillir et assouplir les fibres en automne jusqu’en hiver pour obtenir un fil résistant. La fabrication du fil en elle même se fait en 8 étapes. Après cela il y a un travail supplémentaire pour la teinture, le tissage et la finition. Toutes ces étapes sont réalisées à la main. Il n’y a actuellement qu’un lieu de fabrication à Okinawa : Kikoja dans le village d’Ogimi.

Les Kimono bashofu sont utiliséspar les fans en été du fait de sa finesse, sa résistance et sa légèreté. Toshiko Taira a fait de gros efforts pour préserver et mettre en valeur la fabrication du Bashofu. Elle même est considérée comme un héritage culturel intangible. Son atelier ne peut produire que 250 rouleaux de bashofu par an compte tenu des milliers d’heures nécessaires à sa fabrication. Un rouleau de bashofu est long d’environ 12 mètres et la valeur d’un kimono tissé dans ce matériau augmente tous les ans…Il faut compter plusieurs million de yens pour en acheter un (1 million de Yen est environ 8000 euros).

Effectivement lorsque l’on visite la fabrique en question …secret défense …pas de photos et impossible d’approcher à moins de 15 mètres …ce qui veut dire que l’on ne voit strictement rien !!!

Heureusement une dame japonaise devant mon air dépité me prend en pitié et nous emmène chez elle où elle tisse le bashofu. Là génial on découvre beaucoup de choses et j’achète même un petit morceau de bashofu avec tissage d’ikat comme souvenir…

Le lendemain nous reprenons la route avec Hiromi

Nous partons plein sud pour rejoindre la ville principale d’Okinawa : Naha qui bien que détruite à 90 % lors de la bataille d’Okinawa, comporte encore quelques vieilles maisons.

Naha est une ville très agréable et vivante qui sera notre base pour de nouvelles explorations…

 

Publié le 18 décembre 2018, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Coucou Martine je suis reconnectée …
    Magnifique les photos et les tissages , j’en avais rapporté quelques uns du Laos un beau travail et des motifs très originaux
    Mais la petite fille n’a pas 10 ans….
    bises
    Frédérique

    J'aime

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