Sumba 2019 : première exploration textiles dans l’est de Sumba

Déjà vu d’avion …c’st absolument superbe mais je ne serais pas déçue en atterrissant !!

A l’est de Bali, Sumba n’est pas seulement une autre île indonésienne, une de plus, non… c’est surtout un autre monde, écartelé entre une modernité vorace et une tradition féroce. Un univers aussi qui ne se visite pas comme un safari bien huilé mais se vit d’abord comme une expérience privilégiée. Connue sous l’appellation « île du Santal » (cendana) sur les cartes des navigateurs européens dès la fin de l’époque médiévale, Sumba comprend, en dehors des Sumbanais d’origine, un vaste panel des populations de l’ensemble de l’archipel indonésien : Bugis, Bajos, Chinois, Javanais, et migrants des îles voisines de Sumbawa, de Florès, de Timor et de Sawu notamment. Cette diversité reflète l’ambiance qui règne dans l’île et se confirme sur les visages des habitants rencontrés en chemin, au marché, au village. Et à bord du minibus local ou à cheval, les deux moyens de locomotion les plus prisés à Sumba. Méconnue et mystérieuse, voire méprisée ou crainte par les citadins ou les officiels indonésiens, l’île de Sumba est en quelque sorte un bout du monde tant pour les nationaux que pour les visiteurs étrangers. Une île sous le vent, belle et rebelle, qui déroute et qui intrigue. Une certaine catégorie de touristes est fascinée par la promesse d’ensauvagement qui les y attend…dont je fais partie…

Je commence par faire la connaissance de mon guide Humbu…. Il est vêtu avec le costume traditionnel des Sumbanais revu et corrigé par ses soins et j’ai la certitude qui s’avèrera exacte que l’on va bien s’entendre !!!

On démarre de Waingapu qui est la capitale de cette superbe ile…et on s’arrête immédiatement pour assister à une fête dans une école où certaines ces lycéennes ont revêtu le costume traditionnel…En fait 2 lycées assistent à cette fête dont un de confession musulmane…mais tout se passe dans la joie et la bonne humeur …Les jeunes filles en costume local portent un croissant de lune sur le front ..;ce qui est le plus traditionnel ou un superbe peigne en écaille de tortue qui les fait ressembler à des princesses andalouses…

Je commence avec Humbu et Manuel (mon chauffeur) une longue tournée des ateliers de tissage de Sumba est qui est la région où les plus beaux ikats sont tissés de préférence avec des teintures végétales …

Les textiles de Sumba représentent le moyen par lequel la génération actuelle transmet ses messages aux générations futures. Les pièces sont profondément personnelles, elles suivent une forme systématique distincte mais montrent également l’individualité du tisserand et du village à partir duquel elles sont produites.

Les motifs, les couleurs …tout est génial…par contre les prix le sont beaucoup moins …Il est clair que depuis 10ans, date de mon dernier passage à Sumba, les prix ont considérablement augmenté !!!

2 techniques sont pratiquées : l’ikat où le fil de trame est teint avant le tissage et le songket où les motifs sont réalisés pendant le tissage …

Cette dame porte un sarong réalisé en Songket.

Des couvertures réalisées en Ikat de folie…

L’indigo local servant à réaliser la couleur bleue

Intérieur d’une maison locale…

Les Sumbanais pratiquent la religion du Marapu.

Selon les croyances Marapu, tout esprit est constitué de deux éléments: Ndewa et Hamanangu . Les enseignements Marapu concernent l’équilibre de la vie universelle grâce auquel le bonheur peut être gagné. Cet équilibre est symbolisé par la Grande Mère ( Ina Kalada ) et le Grand Père ( Ama Kalada ) qui vivent dans l’univers et prennent les formes de la lune et du soleil. Dans la mythologie, ils sont mari et femme et ont donné naissance aux ancêtres des Sumbanais.

Pour honorer le Marapu, les Sumbanais placent des effigies, appelées statues de Marapu, sur des autels de pierre où ils déposent leurs offrandes sous la forme de Sirih Pinang (un plat contenant des noix de betel, des noix et des citons verts ) et du bétail sacrificiel. Les statues de Marapu sont en bois sous la forme de visages humains. Ces images sont généralement placées dans la cour de leurs maisons ou à l’intérieur des maisons traditionnelles.

Les esprits des ancêtres sont les intercesseurs des humains avec le Marapu…ils sont situés à un niveau intermédiaire dans le ciel. Les Sumbanais construisent ces toits très hauts et pointus pour pouvoir communiquer avec les esprits des ancêtres : c’est un genre de gigantesque antenne !!!

Je finis par craquer et acheter ces 2 songkets anciens dont la couleur marron est obtenue avec de la boue…

La figure plutôt étrange où l’on voit un homme se faire sectionner le pénis par un crabe est soit disant une illustration de la loyauté…si un homme prend une deuxième femme sans l’accord de la première …voilà ce qui va lui arriver la prochaine fois qu’il ira dans l’eau …les arbres à coté représentent des arbres sur lesquels on accrochait les cranes des ennemis …car tous ces gens charmants étaient de joyeux coupeurs de têtes !!!

On va ensuite visiter un atelier de luxe …les prix étant de luxe aussi …je me contente de faire des photos.

La poudre est la racine de morinda séchée qui sert à obtenir cette magnifique couleur rouge ou violet foncé lorsqu’on la mélange à de l’indigo !!!

Les espèces de serpents en fil de fer coutent également des fortunes et sont offerts lors des mariages…à coté un joli peigne ancien en écaille de tortue …

Publié le 3 juillet 2019, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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