Inde 2019 : Très bonne nouvelle année à tous et festival de folie à Jagdalpur

Déjà à tous ceux qui me lisent je vous souhaite une très bonne année 2020 avec tout ce que vous pouvez souhaiter pour vous et vos proches !!!

Le festival de Durga à Jagdalpur a été une occasion unique pour moi d’être confrontée à la foule indienne et au bruit …les 2 n’étant pas ce que je préfère !!!

Ce festival aurait pu très bien mal se terminer pour moi … En effet j’étais très occupée à prendre une photo d’un musicien (photo que je n’ai pas pu faire malheureusement) lorsque un groupe est arrivé derrière moi sans que je le vois, porteur cet espèce de brancard … Tout le monde est très excité notamment par l’absorption d’alcool …notamment ce type de participants. Ils m’ont heurté de plein fouet à la tête au niveau de l’oreille (heureusement cela a amorti le choc !!!). Je me suis écroulée dans les bras d’un Indien …très content !!!

Heureusement j’ai repris mes esprits assez vite …et j’en ai été quitte pour avoir très mal à l’oreille et au cou pendant 2 semaines !!!

Le culte de Durga en automne (Shôrot) est le plus important festival du calendrier hindou au Bengale, en Orissa, dans le Tripura, l’Assam et d’autres régions orientales de l’Inde, ainsi qu’au Bangladesh. Puja signifie « culte », « prière » et Durga Puja est célébrée du sixième au dixième jour de la croissance de la lune dans le mois d’Ashwin, qui est le 6e mois dans le calendrier bengalî. Quelquefois, cependant, du fait des différences entre les cycles lunaire et solaire, Durga Puja peut avoir lieu durant le mois suivant, Kartik. Dans le calendrier grégorien, ces dates correspondent aux mois de septembre/octobre.

Dans le Rāmāyana, Rama invoque la déese Durga dans son combat contre Ravana. Alors qu’elle est traditionnellement célébrée au printemps, du fait de la bataille, Rama a dû faire appel à Durga en automne (akaal bodhan). Aujourd’hui, c’est à cette date décidée par Rama qu’est célébrée Durga, bien que le puja du printemps, le Basanti Puja, soit toujours présent dans l’almanach hindou. Comme la saison du culte est le Shôrot (autumn), il est parfois appelé Sharodia.

Les pujas se déroulent sur une période de cinq jours, qui est traditionnellement considérée comme le retour de la fille mariée -Durga- chez son père, dans l’Himalaya. C’est la fête la plus importante du Bengale, et les Bengalis la célèbrent avec des cadeaux et de nouveaux vêtements, qui sont portés le soir, lorsque les familles sortent admirer les pandals (temples temporaires construits pour vénérer la déesse, souvent en bambou et ornés de tissus). Bien qu’il s’agisse d’un festival hindou, les gens de toutes les religions participent à ces rituels.

Pour changer un peu …et s’éloigner de la foule et des porteurs de brancards …nous sommes allés voir une réunion de Sadhus. Les plus dévêtus sont les Sadhus les plus respectables …c’est à dire ceux qui ont renoncé à tous les plaisirs de la vie …a priori sauf à la nourriture car je les ai trouvés assez enveloppés pour l’idée que je m’en faisais !!!

Je suis surprise d’apercevoir quelques femmes parmi les participantes …

Malgré le très mauvais temps …certains d’entre eux s’allongent dans la boue pour rendre hommage aux plus vénérables

Le sādhu ou Sadhou1,2 (du sanskrit साधु sādhu, « ayant atteint son but, homme de bien, saint homme »3) est, en Inde, celui qui a renoncé à la société pour se consacrer à l’objectif de toute vie, selon l’hindouisme, qui est le moksha, la libération de l’illusion (māyā), l’arrêt du cycle des renaissances et la dissolution dans le divin, la fusion avec la conscience cosmique. En tant que renonçants, ils coupent tout lien avec leur famille, ne possèdent rien ou peu de choses, s’habillent d’un longhi, d’une tunique, de couleur safran pour les shivaïtes, jaune ou blanche pour les vishnouites, symbolisant la sainteté, et parfois de quelques colliers. Ils n’ont pas de toit et passent leur vie à se déplacer sur les routes de l’Inde et du Népal, se nourrissant des dons des dévots.

Au-delà de la recherche spirituelle, les raisons qui poussent à choisir la vie de sādhu peuvent être diverses : fuir sa caste, échapper à une situation familiale pénible, à une situation économique calamiteuse, mais aussi pour une femme à l’infamie du veuvage, ce qui fait qu’il existe, bien qu’en nombre bien moindre (10 % de la population sādhu), des sādhu femmes ou sādhvī (साध्वी sādhvī).

Les sādhu constitueraient 0,5 % de la population indienne, soit quatre à cinq millions de personnes.

Ils seraient apparentés aux gymnosophes, les philosophes nus que les Grecs d’Alexandre le Grand croisent en pénétrant le monde indien.

Dans leur recherche d’absolu, les sādhu pratiquent des tapas, récitations de mantras, rituels magiques, contrôle du souffle, yoga, abstinence sexuelle, vœu de silence, méditation ou mortifications.

Un grand nombre d’entre eux consomment rituellement du haschich, comme Shiva est censé le faire selon eux, pour déchirer le voile de la maya. D’autres cependant refusent cette consommation qu’ils jugent opposée à leur idéal. Les sādhu shivaïtes frottent leur corps avec des cendres, symboles de mort et de renaissance. À l’image de Shiva, ils portent leurs cheveux extrêmement longs.

L’allégeance des sādhu à Shiva ou à Vishnou se reconnaît par les marques traditionnelles qu’ils peignent sur leur front et parfois par la couleur de leurs vêtements. Il leur arrive de s’affronter lors des Kumbhamelâ pour des problèmes de préséance, chacun prétendant entrer le premier dans l’eau sainte.

Retour au festival où la fête bat son plein …Tambours…équilibriste Banjara…pétards et feux d’artifice !!!

Ensuite une grande procession a lieu au travers de la ville …le bruit est tellement insupportable que je préfère renoncer et aller me coucher !!!

Le lendemain est le dernier jour du festival !!! Et un grand chariot très décoré et abritant la déesse Durga doit être promené dans la ville tiré par des dizaines de participants …Premier problème les décorateurs n’ont pas fini leur travail…

Deuxième problème …les roues du chariot sont fixes et non orientables et le char doit prendre un virage à 90 degrés pour sortir du champs où il est parqué …outre que le mouvement de balancier donné par les tireurs risque de prendre un temps fou, l’entreprise n’est pas sans risque pour l’équilibre du chariot.

J’abandonne lâchement la foule dans un bruit terrifiant pour retrouver un semblant de calme à l’hôtel…

Publié le 1 janvier 2020, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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