Inde 2019 : les derniers marchés visités en Orissa

Ouf vont dire certains …pas moi car cela signifie que ce périple touche à sa fin !!!

On commence par visiter rapidement un marché tenu la tribu des Saura. Les Saura sont chrétiens en majorité et ont abandonné le costume traditionnel sauf pour les festivals …

Le marché vient juste de commencer donc il n’y a pas trop de monde et on préfère aller dans les villages car je souhaite prendre en photo une dame âgée dont les oreilles ont été distendues par les boucles d’oreilles traditionnelles constituées de rondelles de bois. Pas facile mais on en trouve une qui accepte à condition que je lui envoie la photo !!!

Les Sora (noms alternatifs et orthographes incluent Saora , Saura , Savara et Sabara ) sont un groupe ethnique Munda du sud d’ Odisha , dans la côte nord de l’ Andhra Pradesh, en Inde . On les trouve également dans les collines de Jharkhand , Madhya Pradesh et Maharashtra .
Les Soras sont une importante communauté tribale ayant une société patriarcale dans le district de Rayagada à Odisha et des poches spécifiques des districts de Koraput et de Gajapati . Ils sont également présents dans les districts de Srikakulam, Vizianagaram et Visakhapatnam. Ils habitent des blocs de Gunupur , Padmapur et Gudari . Leur plus forte concentration se trouve dans la région de Puttasingi, à environ 25 km du centre d’action de Gunupur. Bien qu’ils soient proches du processus d’assimilation, certains généralistes de l’intérieur comme Rejingtal, Sagada et Puttasingi ont Soras qui conservent encore leurs coutumes et traditions tribales traditionnelles.

Ils sont connus sous différents noms tels que Savara , Sabara , Sora et Soura . Ils sont concentrés dans des parties de Gunupur adjacentes aux blocs de Gumma, district de Serango de Gajapati. Les Soras parlent le sora , une langue munda . Cependant, la langue écrite à Sora n’est pas suivie par tous. Ils pratiquent la culture itinérante , et quelques-uns se mettent progressivement à l’agriculture sédentaire.

Ils sont de taille moyenne ou petite. Les villages de Savara sont constitués de maisons aux murs de boue et aux toits de carex, situés généralement au pied des collines. Les hommes adultes s’habillent avec une gavancha et les femmes avec des saris . Ils sont aussi parfois appelés Lanjia Souras en raison de leur motif vestimentaire qui consiste à porter un pagne accroché à l’arrière et qui pourrait être identifié à tort comme une queue par un étranger.

Ils sont endogames et le clan, bien qu’absent, est lié à Birinda , qui est exogame . Les familles sont nucléaires, mais on trouve également des familles conjointes ou élargies Les mariages sont faits par capture de la mariée, par la fugue et par négociations.

Le peuple Sora est une tribu de la jungle en déclin avec une culture chamanique distincte. Selon un article de Natural History, « un chaman, généralement une femme, sert d’intermédiaire entre les deux mondes [des vivants et des morts]. Au cours d’une transe, son âme est supposée descendre dans des précipices terrifiants jusqu’au monde souterrain, en laissant son corps aux morts pour qu’il serve de véhicule à la communication. Un à un, les esprits parlent par sa bouche. Des personnes en deuil se pressent autour du chaman, se disputant avec véhémence avec les morts, riant de leurs blagues ou pleurant de leurs accusations. « 

On se rend ensuite dans un petit musée local qui permet de mieux visualiser le costume de festival et les caractéristiques de la peinture traditionnelle …

Et enfin le dernier marché celui des Dunguria Kondh que je fais malheureusement sans guide mais j’y retournerai !!!

Dongariya ou Dunguria Kondh
Ce groupe était connu pour la pratique du Meriah (sacrifice humain), avant l’Indépendance. Donner en offrande du sang humain à la Déesse de la Terre leur permettait, selon leur croyance, d’accroître les richesses du village. Les hommes et les femmes portent les mêmes bijoux, la seule différence entre eux est l’anneau au nez que portent les femmes.
Ils cultivent du Turmeric, Plantains, du citron et beaucoup d’autres produits d’horticulture dans les collines de Niyamagiri ainsi qu’aux alentours. Ils vendent ces produits chaque mardi et mercredi de chaque semaine au marché, puis, achètent les produits qui leur sont nécessaires.

Compte tenu des incidents survenus dans les marchés …le gouvernement indien interdit formellement de prendre des photos des femmes Dunguria. Il faut dire que les hommes sont ivres et facilement violents. On arrive lorsque le marché est commencé depuis un moment donc impossible de les prendre au passage lors de leur arrivée.

Leur aspect n’est pas très engageant et Manas est complètement terrorisé … Dibakar m’envoie un message de ne surtout pas prendre de photos…

Manas me fait traverser le marché au pas de course avec interdiction de sortir même mon portable …pas top !!!

Heureusement on rencontre un type sympa qui parle Gunduria …mais pas anglais qui négocie pour moi auprès de 3 femmes qui sont isolée loin des hommes pour que je puisse prendre quelques photos …

Du coup accompagnée par ce jeune homme on retraverse le marché et j’essaie de faire quelques photos avec mon portable rapidos …

C’est loin d’être des bonnes photos …Manas veut partir immédiatement car trop dangereux…aussi comme j’ai repéré 2 touristes accompagnés par un guide indien je lui demande de me laisser une dernière chance et je pars avec mon gros Canon pour essayer de profiter du « groupe » pour essayer de prendre quelques photos supplémentaires…mais ces touristes ne veulent pas prendre de photos de ces gens là car trop risqué et interdit. On me conseille de me cacher à distance mais le marché bat son plein et c’est impossible car trop de passages… Je m’approche en faisant semblant de bricoler mon menu et de prendre des photos avec mon écran orientable …mais j’ai horreur de voler des images …surtout avec le risque de prendre un mauvais coup …donc j’abandonne vite et rejoint la voiture au grand soulagement de Manas…

Nous terminons la journée par une visite rapide de Taptani où sont situés des sources chaudes sacrées et un « musée » assez ahurissant où il est question d’un homme qui a mangé comme un goinfre pendant 6 mois et jeune pendant les 6 mois suivant …quand au résultat de l’affaire Manas a été incapable de m’expliquer le résultat …

Publié le 15 janvier 2020, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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