Inde 2019 : Puri

Pour aller à Puri on prend ce qui correspond en Inde aux autoroutes chez nous…Route à 4voies qui change agréablement des routes défoncées que nous avions l’habitude de prendre dans les régions de Chhattisgarh et surtout Orissa

Seul problème …elles sont embouteillées par les vaches qui adorent dormir sur l’autoroute

Comme dit Manas les vaches sont toutes des déesses en Orissa …j’ajouterais qu’ils traitent mieux leurs vaches que leurs femmes…

Brève rencontre avec le frère de Manas …très sympa !!

Puri ( A propos de ce fils listen ( help · info ) ) est une ville et une municipalité de l’état d’ Odisha en Inde orientale. Il s’agit du siège du district de Puri et se situe dans la baie du Bengale , à 60 km au sud de la capitale de l’État, Bhubaneswar . Il est également connu sous le nom de Sri Jagannatha Dhama après le temple Jagannatha du XIIe siècle situé dans la ville. C’est l’un des premiers lieux de pèlerinage pour les hindous à Char Dham .


Puri est connu sous plusieurs noms depuis l’Antiquité et s’appelait localement « Sri Kshetra » et le temple de Lord Jagannatha est connu sous le nom de « Badadeula ». Puri et le temple Jagannatha ont été envahis 18 fois par des dirigeants musulmans , du 4ème siècle de notre ère au début du 19ème siècle, dans le but de piller les trésors du temple. L’Odisha, y compris Puri et son temple, faisait partie de l’Inde britannique de 1803 à son accession à l’indépendance en août 1947. Même si les États princiers n’existent pas en Inde aujourd’hui, les héritiers de la dynastie Gajapati de Khurda s’acquittent toujours des devoirs rituels du temple. . La ville du temple compte de nombreux monha ou monastères religieux hindous.

L’économie de Puri dépend de l’importance religieuse du temple Jagannatha à près de 80%. Les 24 festivals, dont 13 principaux, organisés chaque année dans le complexe du temple contribuent à l’économie; Ratha Yatra et ses festivals associés sont les plus importants et accueillent des millions de personnes chaque année. L’art du sable et l’ art appliqué sont quelques-uns des métiers d’art importants de la ville.

Le temple de Jagannatha de Puri est interdit aux non hindous donc on ne peut l’admirer que de l’extérieur…

Pour changer d’activités nous allons faire une ballade en bateau sur le lac de Chatila où s’ébattent des dauphins d’eau douce : je me tend compte que je ne suis vraiment pas douée pour la photo animalière …Le dauphin ressortant de l’eau toujors à l’endroit où je ne l’attends pas !!! Ce lac est l’un des plus grands lacs d’eau douce de l’Inde …

Le lendemain on part pour Bubaneshwar qui est la capitale de l’état. Sur notre route on fait une halte culturelle au temple du soleil à Kornarak.

Le temple de Sûrya – appelé aussi la « pagode noire » – se trouve dans le village de Konârak dans l’État de l’Odisha en Inde. Il est reconnu pour son architecture et sa décoration comme un bâtiment majeur de l’Odisha, un État fameux en Inde pour le nombre et la beauté de ses temples, mais aussi de l’Inde entière. Construit à la fin du style de l’Odisha (milieu du xiiie siècle), il se trouvait à l’origine sur le rivage, mais l’ensablement de la côte l’en a éloigné.

D’après la légende, le prince Sâmba, fils de Krishna et de Jambavati, avait ridiculisé Nârada, un saint homme fort laid. Ce dernier se vengea en indiquant à Sâmba une pièce d’eau où de nombreuses femmes se baignaient après avoir ôté leur sari. Tandis que le jeune homme jouissait du spectacle, Krishna, averti par Nârada, arriva et découvrit son fils qui regardait ses belles-mères, les épouses de Krishna, au bain.

Furieux, le dieu punit son fils en lui inoculant la lèpre. Plus tard, Sâmba lui fournit la preuve qu’il avait été manipulé, mais il était trop tard pour que Krishna puisse retirer sa malédiction. Le jeune homme se tourna alors vers Sûrya, le dieu qui guérit tous les maux, ceux de la peau particulièrement, se dirigea vers la côte et découvrit au nord de Puri une image du dieu assis sur une fleur de lotus. Il s’installa sur les lieux et fit une pénitence de douze ans à l’issue de laquelle il fut guéri. En remerciement, il érigea un temple, le premier sur le site de Konârak.

Il semble que cette légende soit la transposition locale d’une forme originale se déroulant sur les rives de la rivière Chandrabhaga, aujourd’hui la Chenab, un affluent de l’Indus, au Panjâb. Les faits légendaires se seraient en fait déroulés à Mûlasamburu, l’actuelle Multân au Pakistan, où l’on trouve aussi un temple de Sûrya. Lorsque le site de Konârak fut devenu un centre important de vénération de Sûrya, la légende fut relocalisée ici pour légitimer le lieu.

Ce temple comporte de nombreuses sculptures érotiques…

Le temple principal est couvert de statues dans sa totalité, sans que cette explosion baroque ne nuise à l’effet d’ensemble. Les sculptures se rangent en 5 catégories :

les divinités, en particulier, les trois statues de Sûrya,
les traditionnelles apsaras ou nymphes célestes,
les scènes de la vie quotidienne, comportant les alasakanya, classiques figures de femmes au miroir, des musiciens et danseurs, des scènes d’amour allant jusqu’au plus explicite de la relation sexuelle, des scènes de la vie du râja, dans et hors du palais, dans un grand nombre de circonstances différentes, des scènes de procession, de guerre,
les animaux, toujours largement utilisés pour leur valeur décorative dans la statuaire indienne, les plus courants étant les éléphants, les lions et les chevaux. Les rapports avec les animaux portraiturés indiquent des rapports d’affection, héritage de la période bouddhiste. On trouve aussi chameaux, cerfs, singes, tigres, buffles, moutons mais aussi plus curieusement une scène montant une girafe, le signe semble-t-il d’une relation avec des royaumes africains. Le temple, qui a la forme d’un chariot, est tiré par des chevaux de grande taille.
les motifs décoratifs souvent tirés de la flore ou bien géométriques, les éléments architecturaux.
L’étude attentive des sculptures montre une variation dans leur qualité qui implique que, parmi les centaines d’artistes qui travaillèrent ici, il y eut des élèves, des apprentis qui s’occupaient des pièces mineures et des maîtres se réservaient les pièces les plus importantes, tant par la taille que par leur emplacement dans le complexe.

Publié le 17 janvier 2020, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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