Laos 2019 : une petite halte à Luang Prabang

C’est toujours un plaisir de passer à Luang Prabang même si maintenant c’est de plus en plus une ville musée qui ne ressemble absolument pas au reste du Laos …

Le Laos a été sous protectorat français et faisait partie de l’Indochine.
L’Indochine était composée du Laos, du Cambodge, et du Viet Nam avant découpé en trois parties : le Tonkin (nord), l’Annam (centre) et la Cochinchine (sud), un petit territoire
chinois nommé Kouang-Tchéou-Wan venait s’ajouter au pays.
Les premiers contacts entre la France et l’Indochine ont été effectués par des
missionaires catholiques européens dans la péninsule indochinoise au XVIIe siècle.
En 1798 le Lan Xang (ancien nom du Laos) est colonisé par le Siam (ancien nom de
la Thaïlande) jusqu’à la fin du XIXe siècle. En 1898, grâce à l’action du vice-consul de
France à Luang Prabang (parmi les plus grandes villes du Laos, elle fut aussi sa première
capitale) et à un blocus des côtes, le Siam est obligé de céder à la France la rive gauche du
Mékong (Laos oriental) et à signer en 1902-1904 des traités reconnaissant le protectorat de la France sur cette partie du Laos. Celle-ci est intégrée à l’Indochine en 1899.
Quant à la partie occidentale du Lan Xang (dite « Isan » nord-est), là où habite 80 %
de la population laotienne, elle reste occupée par le Siam.
Si une monarchie siège à Luang Prabang, le Laos n’est alors pas un État centralisé,
mais plusieurs territoires que le protectorat Français rend uni. Puis commence le règne du
roi Sisavang Vong, qui va de 1904 jusqu’en 1959 et qui couvre les deux guerres mondiales.
C’est aussi à ce moment là que le Royaume du Laos s’établit en tant qu’État unifié, qu’il y a
la guerre d’Indochine, l’indépendance définitive du pays et la première partie de la guerre
civile Laotienne.

Pendant la seconde guerre mondiale le Japon impose sa volonté sur l’Indochine,
donc sur le Laos. Cette domination s’exerce de manière indirecte car les administrateurs
français restent à leur poste et que le drapeau Français flotte toujours sur Vientiane. En
1945, le Japon prenant conscience qu’il va perdre la guerre cherche à empêcher le retour des puissances coloniales européennes et exécute des fonctionnaires et des militaires français.
Le roi, fidèle à la France, refuse tout d’abord de proclamer l’indépendance, avant de
s’exécuter sous la pression japonaise. Après la capitulation du Japon, le premier ministre
renverse le roi pour essayer de préserver l’independance du pays et empêcher le retour des
Français. Mais l’avancée de l’armée française dans le territoire Laotien entraîne la chute du
gouvernement Lao Issara (Laos libre) de l’ex-premier ministre. En 1946, les Français
donnent au Laos l’autonomie au sein de l’Union Française et font du pays un État centralisé, le Royaume du Laos.
Si une partie des indépendantistes, satisfaits de l’autonomie accordée par la
France en 1949, abandonne alors la lutte, le prince Souphanouvong, en bonne entente avec le Viet Nam, lui la trouve insuffisante. Son demi-frère devient premier ministre en 1951. Le mouvement de Souphanouvong, Pathet Lao, étend peu à peu ses bases sur le territoire du royaume durant la guerre d’Indochine. Alors en 1953, la France accorde au pays son indépendance, mais il est envahi par les troupes du Viet Nam et se retrouve en guerre civile.
En 1954, après une bataille, le Pathet Lao parvient à se faire reconnaître à la table des
négociations des accord de Genève (ils marquent la fin de la guerre d’Indochine qui opposait depuis 1946 la France au Viet Nam).
En 1962, un gouvernement d’union nationale est mis en place au Laos. Le pays
demeure pourtant partagé car il y avait au sud les forces anticommunistes et neutralistes et
au nord le Pathet Lao. La politique américaine dans la région consistait quant à elle à faire
subsister l’idée de la neutralité du Laos et du Cambodge tout en défendant activement le Sud du Viêt Nam et la Thaïlande et en éliminant définitivement l’influence française.

Cette dualité se retrouve assez fréquemment dans les ruelles de Luang Prabang où subsistent beaucoup de panneaux d’administration écrits en français …

De nombreux temples et hotels ont su conserver le charme de l’ancien… d’où le coté suranné et un peu en dehors du temps de la ville …ce qui lui donne tout son charme mais également son aspect figé …

Mais le plus beau temple est sans contestation le Vat Xieng Thong…

Le Vat Xieng Thong est un temple bouddhiste laotien de l’ancienne capitale royale Luang Prabang. Fondé en 1560 par le roi Setthathirat du Lan Xang, il est généralement considéré comme le plus élégant du pays.

Lorsque des Pavillons noirs pillèrent Luang Prabang en 1887, le Vat Xieng Thong fut l’un des seuls temples épargnés, car leur chef y avait été bonze dans sa jeunesse.

Situé entre la Nam Khan et le Mékong, il est le centre d’un petit ensemble de bâtiments religieux, comprenant notamment un pavillon pour le char funéraire des anciens rois du Laos. Très fréquenté par les touristes, il est encore en activité.

Une petite halte de bien être avant les galères dans la montagne et le grand froid …

Publié le 19 mars 2020, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :