Myanmar 2019 : belle rencontre avec les Pa O

C’est mon premier jour au Myanmar, sachant que demain je m’envole pour Kentung. Kyaw Swar qui est le neveu très sympa de l’agence qui organise mon voyage m’embarque pour une ballade du coté de Bago.

Nous nous arrêtons en premier à Dayson Par qui est une plantation de latex qui appartient à l’agence …Tous les matins à partir de 6 heures du matin, le jus des hévéas est récolté dans un petit bol. Ce bol est placé juste en dessous d’une entaille qui est pratiquée tous les jours sur l’écorce de l’arbre. Dès que ce jus est collecté, on le rapporte à l’usine sous forme liquide et là on ajoute un produit qui permet de la catalyser sous une forme de gelée.

On pratique plusieurs séries d’entailles sur cette plaque pour permettre de l’écraser plus facilement afin d’obtenir une feuille …

Ces feuilles sont ensuite mises à sécher sur un fil à l’extérieur …puis on les place plusieurs heures dans un fumoir afin d’obtenir un caoutchouc plus rigide et un peu translucide …Les ouvriers qui travaillent dans cette usine sont des saisonniers car la récolte du caoutchouc ne peut se faire que pendant la saison sèche …

Le caoutchouc naturel provient de la coagulation du latex de plusieurs plantes, principalement de l’hévéa, Hevea brasiliensis, famille des Euphorbiacées, originaire d’Amazonie. La collecte se fait par incision de l’écorce des troncs de manière que le latex, issu des canaux laticifères, s’écoule dans des godets placés juste au-dessous. En Amazonie, c’est le travail des seringueiros. Le latex récolté est transféré dans des conteneurs, filtré et peut alors être stabilisé à l’ammoniaque (précipitation des flocons) puis pressé pour diminuer sa teneur en eau ou alors coagulé de façon plus ou moins contrôlée et séché par la fumée d’un feu (les goudrons empêchent la putréfaction) afin d’obtenir des balles de caoutchouc.

La culture de l’hévéa (appelée hévéaculture), bien qu’originaire d’Amérique du Sud, s’est développée dans le Sud-Est asiatique et, à une moindre échelle, en Afrique équatoriale (Nigeria, Côte d’Ivoire, Cameroun).

La culture d’hévéa recouvre aujourd’hui quinze millions d’hectares de la surface terrestre13. 85 % du caoutchouc naturel produit provient de près de six millions de petits producteurs. Toutefois, il existe de grands groupes comme Socfin qui possède près de 64 000 hectares de plantations14. 13,5 millions de tonnes de caoutchouc naturel ont été produites en 201715. Afin de faire face à la demande, ce chiffre devrait augmenter dans les années à venir. De récentes études suggèrent ainsi que 4,3 à 8,5 millions d’hectares de nouvelles plantations seraient nécessaires16. On estime à trente millions le nombre de personnes vivant de l’hévéaculture, parmi lesquelles six millions dans les plantations13. En effet, une main-d’œuvre importante est nécessaire pour la saignée de l’arbre (incision de l’écorce pour en récolter le latex).

De nombreuses controverses existent aujourd’hui autour de la plantation d’arbres à caoutchouc. Celle-ci participe à la diminution de la superficie des forêts naturelles (treize millions d’hectares par an)13, avec les conséquences sur l’écosystème et la biodiversité que cela implique. L’accaparement des terres pose également problème au niveau politique. En effet, la destruction des campements des peuples autochtones à l’intérieur des concessions sans mesure de relocation ou compensation constitue une violation de la Déclaration des Nations unies sur les droits de ces peuples.

Cependant, de nombreuses initiatives ouvrent la voie vers une production plus saine. Le producteur de pneus Michelin a lancé en 2016 une politique d’approvisionnement Zéro Déforestation basée sur la méthodologie High Carbon Stock (HCS)17. Cette méthodologie également mise en œuvre depuis 2011 dans le secteur de l’huile de palme, doit guider les producteurs dans l’application de leurs engagements zéro déforestation. La plateforme mondiale pour un caoutchouc naturel et durable a été lancée le 21 mars 2019 à Singapour. Le principal objectif étant de mettre en place une filière n’entrainant pas de déforestation et respectant les droits de l’homme

Ce sont principalement des Karen qui travaillent comme saisonniers dans cette plantation et qui y vivent dans des bungalows avec leur famille …

Nous partons ensuite rendre visite aux parents de Kyaw qui sont absolument adorables..

J’ai droit à une démonstration de pose de Thanaka qui est le produit de beauté porté par pratiquement toutes les femmes au Myanmar.

Le thanaka (birman : သနပ္‌ခား, ) est une pâte cosmétique blanc-jaune d’origine végétale couramment utilisée en Birmanie pour couvrir le visage et parfois les bras des femmes et des filles, et dans une moindre mesure des hommes et des garçons Son usage remonterait à plus de 2000 ans. Il s’est aussi diffusé dans les pays voisins, comme la Thaïlande. À Madagascar, une poudre similaire est appelée « masonjoany ».

Il est produit à partir du bois de plusieurs arbres poussant en abondance en Birmanie centrale et connus collectivement comme « arbres à thanaka » : ce sont notamment les Rutacées Murraya et Limonia acidissima. Ils ne sont pas coupés avant 35 ans.

Le thanaka est traditionnellement vendu en petits rondins ou en fagots, et aujourd’hui aussi sous forme de pâte ou de poudre. La crème de thanaka est faite en râpant l’écorce, le bois ou les racines de l’arbre avec un peu d’eau sur une pierre circulaire appelée kyauk pyin, munie d’une rigole circulaire pour évacuer l’eau. La crème est appliquée sur le visage en motifs simples, le plus courant étant un disque sur chaque joue, parfois des bandes appelées thanaka bè gya, ou la forme d’une feuille, le nez étant souvent souligné en même temps. Il est parfois appliqué de la tête aux pieds (thanaka chi zoun gaung zoun). Outre sa fonction cosmétique, le thanaka procure une sensation rafraichissante, protège de la brûlure du soleil, aide à lutter contre l’acné, rend la peau douce et a une action anti-mycosique[citation nécessaire]. Son parfum rappelle un peu celui du bois de santal.

Je mets un peu de temps à m’apercevoir que j’ai affaire à des jumelles …mais j’ai des excuses elles sont habillées complètement pareil !!!

Les parents de Kyaw nous ont préparé un repas pantagruélique avec la fameuse salade aux feuilles de thé acides …que j’aime tellement que je m’en rendrais carrément malade à force d’en manger !!!

Je peux enfin comparer les 2 petites jumelles trop mignonnes !!!

Nous repartons ensuite vers le village Pa O de Ywawigyi, près de la ville de Dakiu qui est habité par l’ethnie Pa O.

Les Pa-O (birman ပအိုဝ်း‌ aussi appelés Taungthu ou Karens Noirs) sont un groupe ethnique de Birmanie, comptant environ 600 000 personnes. C’est le deuxième groupe ethnique de l’État Shan. Ils sont considérés par le gouvernement comme de « race nationale Shan », bien qu’ils soient probablement d’ascendance tibéto-birmane (et non thaï) et soient ethno linguistiquement proches des Karens1. Outre l’État Shan, ils sont présents dans l’État Karen et l’État de Kayah.

Les Pa-O se sont installés dans la région de Thaton aux environs de l’an 1000 avant notre ère. Ils portaient à l’origine des vêtements colorés. Lorsqu’en 1057 le roi Anawrahta eut vaincu le roi môn Makuta (ou Manuha), qui régnait à Thaton, les Pa-O furent réduits en esclavage et obligés de teindre leurs vêtements en indigo, comme symbole de leur statut. En réalité, ils s’habillent de façon différente selon les régions. Beaucoup ont adopté le costume birman, les hommes portant le pantalon thaï (appelé localement Shan baun-mi). La plupart des Pa-O sont bouddhistes, bien que leur langue écrite ait été créée par des missionnaires chrétiens. Ils sont surtout agriculteurs, cultivant notamment les Cordias et la moutarde. Ils sont globalement bien assimilés au reste de la société birmane.

Une personnalité Pa-O notable est Kyaing Kyaing, la femme du chef d’État birman, le général Than Shwe.

Dès mon arrivée une jeune fille ravissante vient m’accueillir en costume traditionnel …elle a une tache de naissance sur la joue qui ne se voit pratiquement pas grace au Thanaka et qui n’enlève rien à sa beauté …

Même si il est très simple, c’est un de mes costumes préféré car je le trouve sobre et élégant.

Nous pénétrons ensuite dans le village pour découvrir l’habitat local et là une merveilleuse surprise m’attends !!!

Le petit garçon est super content d’être pris en photo avec la petite fille qui elle …est nettement moins emballée !!

Les deux enfants sont vraiment trop mignons et ces gens sont vraiment attachants … J’ai vraiment du mal à quitter ce village mais il le faut pour rentrer avant la nuit …surtout que nous aurons une crevaison en route …toujours l’aventure !!!

Publié le 28 mars 2020, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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