Myanmar 2019 : découverte des Wa au village de Kong Ma

Mon principal objectif à Kentung, outre le festival Akha est de mieux connaitre les Wa.

Les Wa (nom écrit Va en Chine) (en sinogrammes simplifiés : 佤族; en pinyin : Wǎzú) sont une population de langue môn-khmer dont les villages sont répartis dans les montagnes de l’État Shan du nord de la Birmanie (Union du Myanmar) et dans le sud-ouest de la province chinoise du Yunnan. La langue wa n’est une langue écrite que depuis 1933.

Les Wa sont l’une des populations les moins connues d’Asie bien que l’on en estime leur nombre à 800 000 en Birmanie (État shan) et à 400 000 en Chine (Yunnan). La majorité des écrits traitant des Wa est en relation avec la United Wa State Army (UWSA), l’armée de quelque 20 000 hommes qui, en 1989, a obtenu de la junte birmane le contrôle total de la Région spéciale no 2 (qui a produit 34 % de l’opium (opium) de Birmanie en 2003), frontalière de la Chine. Les Wa sont une population tribale des hauteurs de la périphérie montagneuse birmane. « Race martiale » s’il en est, les Wa ont été d’abord connus en tant que chasseurs de têtes (activité propitiatoire à finalité agricole), puis comme guerriers redoutables dont le Parti communiste de Birmanie a su faire sa chair à canon.

Appartenant au groupe ethnolinguistique Môn-Khmer, les Wa figurent parmi les plus anciens habitants d’Asie du Sud-Est continentale et seraient originaires d’une région de 150 km2 située entre les fleuves Salouen et Mékong, précisément là où l’UWSA a consolidé la Région spéciale no 2. L’ancienneté du peuplement Wa par rapport à ceux des Shan ou des Chinois ne semble pas être contestée par les uns ou les autres, les Chinois désignant notamment les Wa sous le vocable benren (peuple autochtone). Si l’on en croit les traditions orales des Wa et les chroniques des Shan, les Wa auraient été déplacés par les Shan, depuis Kengtung par exemple jusqu’au nord de Pangshang (capitale actuelle de l’UWSA). Les Wa ont souvent été qualifiés de « barbares » ou de « sauvages » par les Chinois qui distinguaient les Wa « cuits » – sous administration chinoise – des Wa « crus » – qui n’en dépendaient pas. Les Britanniques, eux, faisaient la différence entre les Wild Wa (Wa sauvages) et les Tame Wa (Wa apprivoisés) .

Économiquement, les Wa, à l’instar des autres groupes tribaux qui les entourent, cultivent du riz de montagne et n’ont eu recours à l’irrigation qu’à partir des années 1950, principalement en Chine. L’opium est devenu pour les Wa de Birmanie, qui ne pratiquent pas l’irrigation, une production de rente qui leur permet de faire face au déficit vivrier que l’agriculture pluviale implique : ainsi, 75 % de la population (Akha, Wa, Lahu, etc.) de la région dans laquelle les Nations unies (United Nations Office on Drugs and Crime : UNODC) mettent en place leurs projets de développement alternatif souffre de déficit en riz pendant quatre à six mois de l’année. L’UWSA s’est fixé pour objectif de supprimer la production d’opium de son territoire en 2005, objectif dont les conséquences humanitaires dramatiques tentent d’être atténuées par les actions des Nations unies (UNODC), d’Aide médicale internationale (AMI), de Malteser (ordre souverain de Malte) et d’autres rares organisations internationales et non gouvernementales .

Autant vous dire qu’au Myanmar il est impossible de courir derrière les Wa au milieu des montagnes …mon guide qui parle Wa m’embarque dès mon arrivée dans un village Wa où les gens sont très pauvres car ils arrivent juste des montagnes et construisent encore leurs maisons en boue mêlée à de la paille de riz.

Ce village Wa cultive encore le culte animiste et possède une maison des esprits où les cérémonies sont conduites par les villageois eux mêmes..

On rencontre rapidement des gens très accueillants que j’ai la chance de pouvoir prendre en photo facilement.

Un monsieur qui fume une super pipe comme celle que détient mon copain Jacky …

Enfin je trouve une dame charmante qui possède un costume traditionnel complet …dont j’achèterai le haut ce qui me permet de laisser un peu d’argent dans le village …

Je rencontre un peu loin une autre vieille dame souriante qui me vendra sa jupe … Bref cela met de l’animation dans le village …

Cette vieille dame a eu 15 enfants dont beaucoup sont morts en bas âge du fait des conditions de vie très difficiles … Sa fille que l’on voit sur les photos a eu elle même 11 enfants …Il est évident que dans nos pays super développés on a complètement oublié ce genre de difficultés. Un positif cependant il y a une école primaire dans le village et tous les enfants sont hypers motivés pour y aller …mais après …existe t il un futur pour eux ??? C’est une grande question …

Publié le 3 avril 2020, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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