Indonésie 2020 : escapade dans l’ile de Pura près d’Alor

Pour changer un peu d’atmosphère …nous décidons de faire une marche sur l’Ile de Pura …

Mais avant quelques mots sur la ville de Kalabahi qui est la capitale de l’ile d’Alor !!

Kalabahi est une ville sur l’ île d’Alor et c’est la capitale de la régence d’Alor dans la province de Nusa Tenggara Est en Indonésie . La ville possède les seuls puskesmas disponibles dans le district, à l’ouest de Kalabahi. C’est à dire les cliniques de santé construites par le gouvernement Indonésien. Mais dans la période qui nous intéresse …il y avait peu pour dire pas d’équipement pour traiter le covid 19 …Par exemple, il était impossible de faire un rapide test.

Je profite de mon inactivité pour me promener en ville …surtout dans le port où certains bateaux ne respirent pas la solidité ni la sécurité…

En Indonésie et particulièrement à Alor …les noix de bétel sont très appréciées…

Fruit du palmier Areca Catechu, la noix de bétel est une graine stimulante et augmentant l’endurance qui est utilisée à travers l’Asie comme complément alimentaire quotidien. Poussant en Asie, dans le Pacifique tropical et l’ouest de l’Afrique, l’arbre semble être originaire des Philippines, d’où il s’est répandu à travers la culture internationale.

Grâce à l’adoption générale de la noix à travers l’Asie, la noix de bétel possède de nombreux noms, dont les plus courants sont : noix d’arec, pann, pinang, binlang et bunga. En réalité techniquement noix d’arec est le nom correct, quand on parle de noix de bétel il s’agit de la noix d’arec mâchée avec une feuille de bétel, comme dans le mode de consommation traditionnel. Le bétel est une plante grimpante tout à fait différente qui appartient à la famille des Pipéracées.

La noix de bétel possède une riche et complexe histoire pour ce qui est de sa consommation, une histoire qui remonte à des milliers d’années. Sa consommation au quotidien comme complément s’est maintenue jusqu’à nos jours et elle est toujours extrêmement populaire dans des régions de l’Asie, particulièrement en Inde et au Pakistan. Les consommateurs de noix de bétel peuvent souvent être reconnus à leurs dents rouges et au fait qu’ils crachent souvent par terre, car la consommation régulière de bétel a pour effet secondaire une augmentation de la production de salive.

Ici on épluche les noix et on les découpe en fine rondelles que l’on fait sécher au soleil.

C’est un cadeau de bienvenue que l’on offre systématiquement aux visiteurs …

Autre particularité de Kalabahi, les taxis collectifs ultra décorés : autocollants sur les vitres de coté et arrières , nombreuses antennes purement décoratives sur le toit et plus dangereux de multiples peluches qui masquent la vue sur le pare brise… Malgré mon gout du risque, l’absence totale de distanciation en période de covid 19, m’ont fait éviter soigneusement ce type de véhicule …

Nous sommes sur le départ pour Pura qui est une ile formée par un ancien volcan. Les éruptions ont été si nombreuses lorsque le volcan était en activité qu’il s’est partiellement effondré et a perdu beaucoup de sa hauteur.

Il n’y a pas vraiment de routes qui font le tour de l’ile mais des portions de chemins qui permettent de relier certains villages …Comme dans tout l’archipel, les pêcheurs utilisent ces petites pirogues à balancier dont la coque centrale est taillée d’un seul bloc dans le tronc d’un arbre …

Nus arrivons à Abila qui est un tout petit village …pas trop de tisserandes mais une activité importante dans la fabrication du « Sopi » alcool distillé à partir des fruits du palmier d’arak.

Les hommes grimpes en haut du palmier et avec une drôle de pince , ils pressent les fruits et récoltent le jus dans des cylindres en bambou.

Ce jus est ensuite laissé à fermenter dans des jarres où il peut être consommé comme une boisson rafraichissante…il est ensuite distillé dans des marmites reliées à de longs tubes en bambou pour donner le fameux « Sopi ».

L’après midi nous partons en pleine chaleur sur un chemin qui longe la côte jusqu’au village de Dolabang puis de Melangwala. Il n’y a pas énormément de tisserandes dans ces villages mais eux ont également une spécialité : les guirlandes de petits poissons (non vidés) qui sont mis à sécher au soleil !!! Sans moi pour l’instant …je n’ai pas encore assez faim!!

Le village de Melangwala est relativement petit mais ils ont une superbe église et une belle mosquée toutes neuves qui cohabitent sans problèmes …

On revient par le même chemin à Abila … Marlon me parle du village de Bampala où parait il on peut acheter de la bière… D’accord c’est en haut de la montagne et il y a une sacrée grimpette pour arriver en haut mais le fantasme d’une bonne bière fraiche me donne des ailes …

Mais grosse déception …pas de bière …même tiède …Par contre il y a quelques tissages intéressants à découvrir dans le village. On redescend en se consolant avec la pensée de dégustation de jus de fruits d’arak…tiède aussi …

Dernière photo, l’arbre de Noel et la crèche locale…du temps où il y avait de la bière dans le village.

Dégustation du jus d’arak dans une ambiance sympa …

L’équipement pour presser les fruits d’arak est impressionnant …la petite corde sert à lier les pieds pour pouvoir grimper sur le palmier …

Le lendemain à l’aube nous prenons une pirogue à balancier mais avec un moteur pour rejoindre Reta où habite la famille de Marlon …superbe ballade le long de la côte dans une eau super transparente …

Arrivés à Reta on dit au revoir aux sympathiques pêcheurs qui nous ont accompagnés et on attaque la montée avec notre barda jusqu’au village de Reta.

Après un repas sommaire, nous décidons de continuer notre exploration des environs…Là aussi pas trop de choix …le seul chemin à notre disposition mène au village de Melangwala.

Là quelques tisserandes mais pour moi le plus étonnant est la présence de puits d’eau douce à proximité immédiate de la mer où l’eau douce reflue en fonction de la marée !!

Retour à Reta où le cousin de Marlon nous fait visiter les ateliers de tissage du village. Sur les sarongs beaucoup de motifs de poissons …Ces motifs sont originaires de l’ile de Pura et ont été ensuite copiés ou importés par les habitants des iles de Ternate et Buaya. Cela n’a rien d’étonnant car beaucoup d’habitants de ces iles sont originaires de Pura.

Je suis également étonnée par le peu de présence des selimut (couvertures utilisées par les hommes ) Mais les selimuts ont une connotation guerrière qui n’est plus d’actualité auprès des villageois. Les hommes préfèrent porter des sarongs synonymes de paix !!!

Le lendemain on part avant l’aube, pour redescendre jusqu’à la mer afin de trouver un petit bateau pour rejoindre Alor Kecil. Il y a déjà pas mal de villageois avec leur victuailles et leurs poulets pour rejoindre Kalabahi et vendre leur marchandises au marché.

Ballade sympa avec une météo vraiment splendide ….J’ai trop de chance !!!

Publié le 7 août 2020, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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