Indonésie 2020 : Borobudur et Prambanan à Jogjarkarta

Déjà pour commencer …super bonne impression au sujet de la gare à Java …très propre …mieux qu’en France . Bon d’accord pour changer de quai, il faut traverser les voies mais le personnel est là, compétent et aux petits soins pour les usagers …le bonheur !!!

Arrivés à Jogjakarta on décide d’aller visiter le temple bouddhiste de Borobodur …histoire de renouer avec un souvenir vieux de 40 ans…

Hé là déception !!! De loin …je repère que les cloches avec les bouddhas sont enveloppés dans du plastique …on m’explique que c’est pour éviter la corrosion déclenchée par les fumées du volcan tout proche …Et en plus on a juste le droit de faire le tour du temple sans s’approcher et donc impossible de monter à son sommet…Pour quelles raisons ??? Mystère …on avance l’épidémie de Corona qui en l’occurence a bon dos !!!

Je suis horriblement déçue …

Le temple de Borobudur (en indonésien Candi Borobudur et en javanais Candhi Barabudhur) est une importante construction bouddhiste, bâtie aux viiie et ixe siècles à l’époque de la dynastie Sailendra dans le centre de l’île de Java en Indonésie1.

Le site, construit aux alentours de l’an 800, semble avoir été abandonné vers l’an 1100.

Pendant une tournée d’inspection à Semarang dans le centre de Java en 1814, Thomas Stamford Raffles, alors lieutenant-gouverneur de l’île, entendit parler d’un grand monument dans la forêt près du village de Bumisegoro. Ne pouvant pas s’y rendre lui-même, il envoya H. C. Cornelius, un ingénieur néerlandais, y faire des recherches. Pendant deux mois, Cornelius et ses 200 hommes abattirent des arbres, firent brûler la végétation et creusèrent dans le sol, mettant au jour le monument.

Le temple est à la fois un sanctuaire dédié au Bouddha, mais aussi un lieu de pèlerinage bouddhiste. C’est à la fois un stûpa et, vu du ciel, un mandala. Il forme un carré d’environ 113 mètres de côté avec, à chaque point cardinal, une partie en saillie accompagnée aux quatre angles par une partie en retrait.

Il est constitué de quatre galeries successives de forme géométrique. Bien sur impossible de les visiter vu les décisions drastiques concernant les visites !!!

Celles-ci sont superposées et les trois plus hautes forment une représentation de la cosmologie bouddhiste. Comme l’ensemble du monument, ces galeries sont couvertes de bas-reliefs, dont la longueur totale est d’environ 5 kilomètres, relatant les divers épisodes de la vie du bouddha Sakyamuni. Ces bas-reliefs furent taillés in situ dans de la pierre volcanique grise par différents artisans qui réussirent néanmoins à préserver l’unité artistique du monument.

Un élément étonnant de ces galeries est l’existence d’une cinquième galerie enterrée, également couverte de bas-reliefs représentant essentiellement les turpitudes de la vie terrestre. Plusieurs hypothèses ont donc été émises pour expliquer la dissimulation de cette galerie comme une volonté de consolidation du bâtiment ou encore la volonté délibérée d’occulter les réalités terrestres.

Après avoir traversé les quatre galeries, le pèlerin atteint la terrasse supérieure, elle aussi surmontée de trois terrasses circulaires concentriques bordées de 72 stûpas (respectivement 32, 24 et 16). Ils consistent en des cloches de pierre ajourées logeant des bodhisattvas. Au centre de ces terrasses et donc au sommet du Borobudur, un autre stûpa couvre un bouddha inachevé, dont on ignore s’il a été rajouté après coup ou s’il était présent à l’origine.

Sauvé de la ruine grâce aux efforts conjoints de l’UNESCO et du gouvernement indonésien, le temple est aujourd’hui restauré et figure à l’inventaire du patrimoine mondial.

Après cette visite extrêmement décevante …on décide d’aller à Prambanan qui ne peut être que mieux !!!

Prambanan, que les Javanais appellent aussi Candi Rara Jonggrang, est un ensemble de 240 temples shivaites, construits au ixe siècle sous la dynastie Sanjaya du premier royaume de Mataram dans la région de Java central, à proximité de Yogyakarta. Une inscription datée de 856 marque ce qui est peut-être sa pierre de fondation.

Prambanan est classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

La visite est nettement supérieure à celle effectuée à Borobodur car ici …on peut au moins s’approcher des temples !!!

Le temple central est dédié à Durgā Mahîshâsuramardini (c’est-à-dire « combattant le démon Mahîshâsura »), épouse de Shiva. Il repose sur une structure surélevée de 34 m de côté contenant une statue de la déesse. Cette structure est entourée d’une enceinte de 110 m de côté incluant les temples annexes. Le tout repose sur une plate-forme rectangulaire de 390 × 222 m.

À l’intérieur du temple principal, on trouve des scènes de combats entre le Bien et le Mal… et bien sûr, des représentations de Brahma, Shiva, Vishnu, Ganesh et bien d’autres divinités.

Au moins Prambanan on a le droit de se balader au milieu des temples Corona ou pas ce qui est nettement plus intéressant …il faut dire qu’à Borobodur il ne restait plus beaucoup de Bouddhas avec leur têtes ce qui explique peut être la paranoïa locale …

A Prambanan il y a des champs de ruines qui n’ont jamais été reconstruites et a priori Unesco ou non Unesco…cela n’en prend pas le chemin …

On retourne dans les quartiers des fabricants de batik …avec des murs joliment décorés avec des caricatures sympas …on est à Java en plein pays musulman …cela m’étonne un peu mais j’évite de poser des questions qui fâchent …l’expérience m’a appris à être prudente !!!

Le premier atelier où on s’arrête ne fait que des batiks de décoration d’inspiration balinaise ou « japonaise » …je suis assez déçue !!!

Heureusement la 2ème boutique est nettement plus intéressante et nous présente des classiques de Jogjakarta…notre circuit est abrégé par une crevaison réparée dans un atelier très local …mais efficace !!! ..

Publié le 17 février 2021, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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