Indonésie 2021 : Visite du musée de Bali à Denpasar

Bon encore quelques photos de ma ballade quotidienne sur la plage de Sanur à Bali …qui me permet de vérifier le fonctionnement de mon appareil photo …Justement ce matin il est encore en panne donc vous allez être tranquilles pour un moment !!!

Quelquefois je pousse la ballade un peu plus loin ce qui me permet de faire quelques découvertes : par exemple ces pêcheurs qui opèrent en étant tous tassés les un contre les autres …c’est à se demander si ils ne s’emmêlent pas les lignes !!!

A la fin une cérémonie ou la fin d’une cérémonie de crémation où les cendres du défunt seront versés dans la mer …

Les Balinais considèrent la mort comme faisant partie du cycle de vie qui continue jusqu’à ce que l’âme du défunt soit purifiée; le corps n’étant qu’une enveloppe contenant l’âme. Quand la purification est complète le défunt peut alors être uni avec Dieu mais sous certaines conditions. Si la personne a vécu une bonne vie elle peut peut être échapper une réincarnation et entrer dans l’état de Moksha où on est libre du cycle de vie et de mort. Si le défunt a eu un mauvais comportement dans sa vie il sera réincarné en une position de vie plus basse et si il est couplable de crimes sérieux alors il est puni en étant réincarné en chien, cafard, vers de terre etc

Ngaben est le mot utilisé pour une cérémonie de crémation et peut être traduit par se transformer en cendres. Pour ceux de haute caste et royale cela porte un autre nom mais il s’agit du même rituel : pelebon. Les rites crématoires ne furent probablement introduits à Bali que durant l’ère Majapahit (environ 13ème siècle) mais les Balinais animistes croyaient déjà que leur âme était immortelle et qu’après la mort elle retournait en un être vivant. Pendant des années il y a très longtemps de cela la crémation était un privilège des classes nobles, aujourd’hui à part la disparition de la pratique des veuves s’immolant sur les bûchers funéraires de leur mari les crémations n’ont que peu changé depuis 300 ans, cependant la qualité et l’élaboration a elle évoluée.

Des castes les plus hautes on attend des cérémonies élaborées et grandioses, chose qui peut être difficile pour eux car la facture n’accompagne plus forcément les castes comme c’était le cas avant. À cause du coût des crémations il est commun pour les plus pauvres d’enterrer le mort et d’attendre d’avoir assez d’argent pour faire la crémation ou qu’une crémation collective soit décidée dans le village (en général tous les 3 à 5 ans) pour pouvoir y participer, cette dernière permettant de réduire les coûts. Pour un prêtre ou un membre de la famille royale il est inconcevable d’être enterré. Lorsqu’une personne est morte des offrandes doivent être faites chaque jour, le corps est gardé dans un pavillon familial et il doit être veillé 24h/24, de la nourriture quotidienne doit être placé à ses côtés tout comme du thé/café. Un miroir, peigne et brosse à dents doivent aussi être mis à côté du corps.

On ne peut pas choisir la date de crémation comme bon nous semble il faut qu’il y ait un jour auspice pour le faire et automatiquement à la mort d’un proche la famille devient impure et ne peut entrer dans les temples jusqu’à ce que tous les rituels de purification aient été faits. Des structures temporaires pour les autels, protections du soleil/pluie doivent être construits et des toits faits de feuilles de cocotiers cela occupe donc bien du monde. Quant aux offrandes elles doivent être faites quotidiennement car elles procurent un plaisir symbolique aux ancêtres déifiés et à l’esprit du défunt qui sera bientôt relaché aux dieux. Elles satisfont aussi les mauvais esprits, mais le plus important étant qu’elles implorent Dieu de purifier l’esprit et de renvoyer le défunt sur Terre en une forme plus pure et supérieure. Avant une crémation le corps doit être lavé, cela purifie ainsi le corps et si nécessaire les dents sont limées si cela n’a pas été fait lors du vivant du défunt. Pendant que les prières et les mantras sont récités lors de la purification le corps est frotté avec un mélange de poudre de bois de santal, safran, farine de riz, vinaigre et les cheveux sont peignés et enduits d’huile parfumée. Les mains sont liées et pliées sur la poitrine en un geste de prière. Des morceaux de miroir sont placés sur les paupières, des éclats d’acier sur les dents, une bague en or dans la bouche, des fleurs de jasmin sur les narines, et des clous sur le corps tout cela afin d’assurer une réincarnation plus parfaite : des yeux brillants comme des miroirs, des dents d’acier, une haleine de fleurs et des os de fer. La tête est couverte d’un linceul blanc et un oeuf est roulé sur tout le corps pour signifier sa pureté nouvellement acquise. Le corps est alors entouré de plusieurs mètres de tissu blanc et est attaché au revêtement extérieur qui consiste en du bambou fendu et du rottin, cela donne ainsi une sorte de coffin.

Pour les grandes crémations il y aura au moins un sarcophage en forme d’animal à taille humaine ou plus grand et qui symboliquement accompagne l’âme du défunt vers sa libération. Le sarcophage des hautes castes est appelé lembu et il est de la forme d’un taureau pour un homme et d’une vache pour une femme. D’autres formes sont spécifiques aux castes plus basses : un lion, un poisson éléphant etc. Le taureau est le plus prestigieux car le véhicule de Shiva qui est l’aspect de Dieu qui symbolise la mort, la destruction et le recyclement de l’esprit. Le taureau est aussi utilisé parfois pour les castes les plus basses, dans ces cas là c’est possible si la famille a rendu service à une famille de haute caste, en retour la famille reçoit le privilège d’un taureau. Le sarcophage en forme d’animal est fait à partir d’un solide tronc d’arbre et construit avec une partie arrière amovible afin d’y mettre le corps du défunt au cimetière.

Si le corps qui doit être incinéré était auparavant enterré il est déterré et ce qui reste comme os est alors nettoyé, enveloppé dans un linceul blanc et placé dans un autel temporaire. Un corps enterré ayant été dans la terre impure il n’est donc jamais ramené à la maison, les cérémonies se déroulant à la maison se font avec une effigie où l’âme du défunt réside.

Une tour mortuaire est appelée wadah ou bade et elle représente l’univers balinais avec Badawang Nala : la tortue qui supporte le monde sur sons dos et qui est à la base de la tour, entourée par les 2 dragons serpents Naga Basuki et Naga Anantagoba, cela représente les besoins physiques de l’homme et la sécurité. La tortue et les dragons serpents vivent dans le bas monde : bhur et au dessus d’eux il y a le monde des humains : bwah symbolisé par Bhoma : le fils de la Terre et qu’on trouve à l’arrière de la tour (on trouve aussi Bhoma devant l’entrée de la plupart des temples pour effrayer les démons.) Parfois une photo de la personne décédée est attachée à l’arrière de la tour. Tout en haut est les cieux représentés par les rangées successives de petits toits de taille décroissante comme ceux des merus que nous avons dans les temples. Uniquement les familles royales ont le droit de mettre 11 niveaux sur la tour, les castes les plus basses sont autorisées à 9,7,5,3 toujours un nombre impaire (les pedanda, prêtres brahmanes n’ont quant à eux pas de toit car durant leur vivant ils ont atteint l’union avec Shiva). Entre le paradis et la Terre sur la tour il y a une structure qui ressemble à une maison, le bale balean avec 4 poteaux qui symbolisent les kanda empat (nos 4 compagnons de vie) mais il a aussi un méplat saillant dans lequel le corps est placé pour être transporté de la maison au cimetière. Cela est fait seulement si le corps n’a pas été enterré auparavant, si c’est le cas alors une effigie prend la place du corps car cela serait inapropprié de mettre un corps qui a été en contact avec la terre impure dans un lieu élevé et pure. La hauteur de la tour n’est pas limitée que par le coût mais aussi par la hauteur des cables électriques. Une famille fortunée paiera la campagnie d’électricité pour enlever les fils afin de pouvoir rajouter de la hauteur à la tour, parfois ce sont des bambous faits en forme de T qui sont utilisés pour soulever les fils, certaines tours peuvent atteindre des dizaines de mètres !

Le jour de la crémation la famille entière vient ainsi que les membres du banjar tout comme un groupe de musique traditionnel pour accompagner le cortège, cela donne une atmosphère presque festive à une telle occasion ! Dans la foule on ne voit pas de tristesse évidente car l’âme du défunt va être envoyée dans l’autre monde et les les larmes pourraient déranger l’âme du défunt et rendre son départ difficile. Le corps est transporté du bale à la tour par des hommes. Le corps ou effigie est alors couvert avec le rurubkajeng qui est un tissu blanc sur lequel est inscrit des lettres et des symboles magiques. Le sarcophage vide est porté par le banjar et la tour est faite tournée tandis qu’elle est portée jusqu’au cimetière, l’idée étant de rendre l’esprit confus et de lui faire perdre son chemin pour qu’il ne puisse pas rentrer chez lui et hanter sa famille. Les défunts peu appréciés du banjar peuvent parfois être traités violamment par celui ci et parfois même ne pas venir à la crémation ce qui est source de honte pour la famille du défunt. Cela peut aussi arriver que on refuse de brûler quelqu’un dans son village natal, cela est alors la disgrâce totale pour les Balinais d’être banni de la société, cela arrive encore aujourd’hui, il y a eu par exemple ce cas il y a quelques années de cela pour un membre éloigné de ma famille.

En général un homme de la famille mais le plus souvent un enfant est assis sur le sarcophage jusqu’à l’arrivée au cimetière. On voit aussi un long tissu blanc le lancingan attaché à la tour à un bout et tiré loin devant sur les épaules de beaucoup de personnes qui sont la famille qui ne peuvent porter la tour car trop nombreux, de tenir ce tissu symbolise cet acte. A l’arrivée au cimetière le sarcophage est placé en dessous des pavillons aux toits de toile blanche qui symbolise le ciel. On fait alors le tour des pavillons 3 fois dans le sens contraire d’une montre pour rendre hommage avant de placer tout ce qui a été porté lors de la procession. On extrait alors le corps de la tour pour le mettre dans le sarcophage. Quand tout est prêt pour la crémation on lance alors le feu, la tour est quant à elle brulée séparément. Quand les flammes commencent à s’éteindre on met de l’eau sur les cendres afin que la famille les récupère avec les os restant. Ces fragments brûlés sont mis en forme de corps dans un pavillon spécial et ils sont enveloppés de linceul blanc. Les autres fragments sont placés dans une coco jaune qui est elle aussi enveloppée et décorée. La famille du défunt priera pour son âme puis ira à la rivière ou à la mer pour y jetter cette coco ainsi les 5 éléments du corps (terre, air, eau, feu, lumière) sont retournés au cosmos d’où ils sont venus et l’esprit est libéré à la mer où son essence plus pure sera invoquée pour la prochaine et dernière grande série de cérémonies qui sont faites pour prendre soin de l’âme afin qu’elle puisse se détacher de ses liens matériaux et affectifs, familaux qui la retiennent sur Terre. Après 12 / 42 jours après la crémation des offrandes et des incantations sont faites dans ce but, les familles riches construisent même parfois une seconde tour presque aussi élaborée que celle de la crémation pour l’occasion. 12 jours après la crémation la famille du défunt fera la cérémonie du « nettoyage final « où l’âme peut voler vers les cieux pour son jugement et espérer renaitre en un futur descendant. Si nous échouons à libérer l’âme en négligeant la crémation ou en faisant des rites incomplets l’âme du défunt deviendrait alors un fantôme qui hanterait la famille.

La météo étant ce qu’elle c’est à dire plutôt pluvieuse à verse je décide d’aller visiter le musée de Bali …qui porte sur les cérémonies liées au culte hindouiste de l’ile…Notamment le rituel Bhuta Yadnya qui est lié à la cérémonie de limage des dents des jeunes…

L’hindouisme existe depuis plus de trois mille ans. Plus précisément, il remonte à l’écriture des Upanishads. En dehors de l’Inde, l’île de Bali en Indonésie accueille la plus grande communauté hindouiste. Cependant, cette religion s’est développé différemment, si bien que cet hindouisme insulaire comporte des rites de passage plutôt uniques. Les Balinais utilisent d’ailleurs le terme Agama Tirtal (qui signifie « Science de l’eau bénite ») pour désigner leur religion. Celle-ci est un mélange des principes religieux provenant de Chine, d’Inde et de Java. Les Balinais éprouvent une très grande peur face aux lutins, aux esprits et aux démons. C’est cette peur qui motive un rituel auquel tous les Balinais – garçons et filles – doivent se soumettre après la puberté : le limage des dents.

Au cours de l’opération, un brahmane (membre de la caste hindoue sacerdotale, la plus haute caste) lime à trois reprises les quatre incisives et les deux canines de la mâchoire supérieure. Cela est effectué au moyen d’une lime et d’un marteau, sans aucune anesthésie. La fille ou le garçon qui se fait limer les dents doit être bien habillé, car la cérémonie est en leur honneur. Souvent un vêtement blanc est porté pour symboliser la pureté. Lorsque le travail du prêtre est terminé, les parents de l’adolescent vérifient si le résultat correspond à leur attente. La cérémonie se déroule dans une atmosphère de fête, au son du gamelan, et se termine par un repas traditionnel. On recueille les déchets dentaires dans une noix de coco, qu’on enterre ensuite derrière le sanctuaire de la famille.

Le limage des dents est avant tout une modification d’ordre spirituel. En effet, bien que le fait d’égaliser les dents de la mâchoire supérieure embellisse le sourire, le but premier de ce rituel est de débarrasser les forces animales du corps afin de permettre le passage vers le monde des adultes. Les six dents limées correspondent à six mauvais esprits qui doivent être chassés : l’intempérance, la jalousie, la colère, la cupidité, la luxure et la folie. Avec ces défauts en moins et les dents du haut bien limées, l’adolescent s’est débarrassé de tout ce qu’il y avait d’animal en lui : égaliser ces dents correspond à s’éloigner du monde animal pour entrer dans le monde adulte en étant moins susceptible de faire des erreurs. D’ailleurs, le limage des dents est obligatoire si l’on désire se marier. Souvent, l’adolescent l’accomplit l’année précédant son mariage. Aussi, le repas qui suit la cérémonie fait appel aux six saveurs traditionnelles : amère, sucrée, salée, acide, épicée et brûlée.

Comme, dans la religion hindouiste, on redoute de se réincarner en animal, le limage des dents est probablement une façon de conjurer cette peur. Cette cérémonie est pratiquée également chez familles nobles de Java, à Yogyakarta et à Solo.

Un petit passage dans le département d’archéologie où je découvre que les Balinais momifiaient leurs morts et les conservaient en position foetale dans des sarcophages de forme ovoïde.

Ils utilisaient également des mokos (tambours de bronze) comme à Alor pour faire de la musique et également pour servir de dot lors des mariages …

Compte tenu de l’esthétisme des pointes de lances et du nombre de bracelets collectés, la civilisation de bronze était florissante à Bali.

L’homo erectus, un lointain ancêtre de l’homme moderne, a vécu en Indonésie il y a quelque part entre 350 000 et 800 000 ans à l’époque de la grande période glaciaire. Des ossements fossilisés de « Java Man » de cette période ont été trouvés dans le centre de Java en 1890, et des haches et des herminettes en pierre ont été découvertes à Bali, dans le village nord de Sembiran.

À mesure que la terre se refroidissait pendant la période glaciaire, les glaciers se sont éloignés des régions polaires et les niveaux de l’océan mondial ont chuté. De nombreuses îles d’Indonésie se sont jointes aux masses continentales de l’Asie du Sud-Est et de l’Australie par des ponts terrestres exposés. Les premiers humains, ainsi que les animaux, se sont déplacés à travers ces zones, à travers les ponts terrestres reliant les îles. On pense qu’il y avait deux routes principales vers l’Indonésie depuis le continent asiatique; l’un a conduit à travers la Thaïlande en Malaisie puis dans l’archipel tandis que l’autre est descendu via les Philippines avec des branches dans Kalimantan et Sulawesi.

Les homosapiens sont apparus il y a environ 40 000 ans. Les chasseurs-cueilleurs vivaient dans des grottes et laissaient leurs peintures rupestres sur certaines des îles d’Extrême-Orient de l’archipel. L’ère néolithique, vers 3000 avant JC, est marquée par l’apparition d’outils en pierre plus sophistiqués, de techniques agricoles et de poteries de base. Des vestiges de cette époque ont été trouvés à Cekik, à l’extrême ouest de Bali, où les preuves d’un règlement ainsi que les sépultures d’une centaine de personnes vont du néolithique à l’âge du bronze.

À partir du septième ou huitième siècles avant JC, l’âge du bronze a commencé à se répandre au sud de la Chine méridionale. Des centres importants pour les compétences de l’âge du bronze ont vu le jour en Annam et au Tonkin, dans ce qui est maintenant le nord du Vietnam, célèbre pour la fonte du bronze, en particulier des tambours, décorés de motifs animaux, humains et géométriques. Les tambours ont été trouvés dans tout l’archipel indonésien, tout comme les moules en pierre utilisés dans leur production. L’exemple le plus célèbre de Bali, et le plus grand tambour trouvé partout en Asie du Sud-Est, est la Lune de Pejeng, large de près de deux mètres, et actuellement logée dans un temple juste à l’est d’Ubud.Les découvertes de sarcophages en pierre sculptée de cette période se sont concentrées à l’est de Java et à Bali. Les exemples les plus notables sont exposés au musée de Bali à Denpasar et au musée Purbakala à Pejeng.

En changeant de bâtiment une autre découverte …La petite amulette que je possède depuis plus de 20 ans est balinaise !!!

Les charmes numismatiques indonésiens ( indonésien : Uang Gobog , Uang Gobog Wayang , Koin Gobog , Gobog Wayang , ou simplement Gobog ; néerlandais : Indonesische tempelmunten ), également connus sous le nom de pièces magiques indonésiennes , sont une famille d’objets semblables à des pièces de monnaie basés sur une famille chinoise similaire des breloques, des amulettes et des talismans, mais ont évolué indépendamment d’eux. Les charmes numismatiques indonésiens ont tendance à avoir été beaucoup influencés par l’ hindouisme , l’ islam et la culture autochtone et représentent souvent des images religieuses de l’hindouisme pour cette raison. Les «pièces magiques» et les pièces de temple d’Indonésie sont en grande partie basées sur les pièces de monnaie chinoises introduites dans la région pendant l’ ère de la dynastie Tang en Chine, et pendant l’ ère locale Majapahit , elles ont commencé à circuler dans la région . Contrairement aux charmes numismatiques chinois, les charmes de pièces d’Indonésie n’ont pas été aussi bien documentés à la fois historiquement et à l’époque moderne. Un travail moderne majeur sur les charmes numismatiques indonésiens en anglais est Joe Cribb ‘s Magic coins of Java, Bali, and the Malay Peninsula, qui est un catalogue basé sur la collection de breloques en forme de pièce de monnaie de l’île de Java acquises par Sir Thomas Stamford Raffles au cours de sa vie au British Museum , le livre est en outre complété par des données et des informations disponibles auprès de diverses autres sources. Ces amulettes se trouvent le plus souvent dans les îles de Java et de Bali , sur cette dernière elles sont encore couramment utilisées aujourd’hui dans les deux rituels hindous, comme gages de foi et supposés porteurs de bonne fortune . Charme numismatique indonésien – https://fr.qaz.wiki/wiki/Indonesian_numismatic_charm

Ils utilisent même des tirelires en forme de petit cochon …comme nous !!!

L’ancêtre de nos Tirelire n’est techniquement pas du tout un porc mais un sanglier javanais appelé le Celengan.

Le lien remonte loin dans la langue indonésienne. Cèlèngan – littéralement « ressemblant à un sanglier » est également utilisé pour signifier « épargne » dans le contexte des banques nationales.

Ainsi, la forme du sanglier-cochon est probablement liée à la richesse associée à la propriété du bétail et à son utilisation secondaire comme réserve de valeur. Groin !

Une fois remplies, la seule façon d’ouvrir des banques Majapahit était de les casser. Il faudra plusieurs centaines d’années avant qu’une tirelire avec un bouchon remplaçable dans le fond ne soit inventée.

Dans le jardin un couple de Balinais pose pour les photos …superbe !!!

Dans la tradition balinaise de nombreuses statuettes décoratives font offices d’offrandes pour obtenir la réalisation de certains souhaits …Par exemple les photos 3 et 5 sont destinées à obtenir la réalisation d’un désir d’enfants …personnellement vu la figure d’u adulte débordé cela me donnerait plutôt l’envie de l’inverse !!!

Ces petites figurines sont également utilisées dans la décoration des tuiles de bord de toit ou pour le faîte. Elles ont un petit air aztèque indéniable …

Les Cili sont ces petites figurines de formes triangulaires qui ont également une vocation de protection : ce sont des symboles de fertilité!!

Le Cili est un symbole du pouvoir de la beauté et de la fertilité qui est symbolisé par une figure féminine avec une forme triangulaire caractéristique composée de trois éléments, à savoir la tête, le corps et les pieds.
Cette figure dans la tradition hindoue à Bali est appelée cili qui signifie petit et beau, connu comme la déesse du riz
Le symbole du Cili ou Deling sert comme un moyen d’adorer la Déesse du Riz et est un symbole de la vie humaine en général et aussi un symbole de la fertilité humaine
L’incarnation du Cili dans le lamak est appelée le sampian du Cili avec un décor de visage qui symbolise le pouvoir de la beauté ou un symbole de maturité.

Petite visite du jardin dans le plus pur style balinais …

Dernier bâtiment et pas le moindre celui des Kris balinais !!!

Un kris est une dague traditionnelle balinaise, parfois de forme ondulée, souvent droite. Aujourd’hui les kris ne sont portés que lors d’une danse ou lors des cérémonies de grande importance. Lorsque les hollandais ont envahis l’Indonésie avec leurs fusils et armes modernes, le kris a démontré son inutilité en tant qu’arme. Mais le kris n’a jamais été considéré comme une simple arme. C’était un objet rempli du pouvoir mystérieux de l’acier et des secrets de sa fabrication.

Tout l’art, la magie, consistait à transformer du fer forgé en acier résistant. Un kris fait de fer forgé n’aurait pas été meilleur qu’une arme de l’Age de Bronze. Fabriquer de l’acier avant l’âge technologique relevait d’une haute habileté qui n’était pas donnée à tout le monde. C’est pourquoi les forgerons capables de fabriquer un kris ont toujours été considérés comme des personnes très importantes.

La société balinaise est hautement influencée par la numérologie et le symbole des nombres. Le kris ne fait pas exception. Les pouvoirs magiques d’un kris résultent de la relation numérique qui existe entre les proportions de la lame et celle de la main de l’utilisateur. Posséder un kris aux mauvaises dimensions peut apporter beaucoup d’ennuis….J’ai 2 kris balinais et je prie pour qu’ils aient la bonne dimension …

Il existe plusieurs façons de mesurer un kris pour déterminer ses caractéristiques. La façon la plus courante est tout simplement le rapport entre la longueur de la lame et sa largeur. Les balinais utilisent généralement un morceau de busung, feuille de jeune noix de coco, pour mesurer la lame et la largeur d’un kris. Le busung est d’abord coupé à la même longueur que la lame, puis plié en deux. Ceci détermine le point central de la longueur de la lame. Le busung est ensuite plié comme un accordéon, chaque pli correspondant à la largeur de la lame à son point central. Cette unité de mesure est appelée lumbang rai. Les caractéristiques d’un kris sont déterminées à partir du nombre de ces lumbang rai. Seuls les kris d’une longueur de 13, 14 ou 15 rai apportent bonheur, paix et chance à leur propriétaire. Les kris plus longs ou plus courts apportent malheur ou peuvent être dangereux pour ceux qui les possèdent, bien que certains peuvent être bénéfiques seulement si ils sont conservés au domicile et jamais utilisés à l’extérieur.

Une autre façon consiste à mesurer le kris avec la largeur du pouce du propriétaire. Celui-ci place son pouce droit en travers de la lame à partir de la poignée. Il place ensuite son pouce gauche à côté, puis à nouveau son pouce droit et son gauche, ainsi de suite jusqu’à arriver au bout de la lame. Le nombre de pouces nécessaires déterminera qui peut porter la lame : un marchand, un soldat, un subordonné du roi…

Les fabricants de kris étaient considérés comme des personnes vraiment importantes, pas seulement parce qu’ils fournissaient des armes de guerre mais aussi parce qu’ils possédaient les savoirs et pouvoirs magiques nécessaires pour produire ces puissants objets. Ainsi ils formaient un clan à part, le clan des pandes. Traditionnellement les pandes n’accepteront jamais de l’eau bénite de la part d’un pedanda, prêtre balinais. Ils ont leurs propres temples, leurs propres prêtres et ils considèrent Brahma, le dieu associé au feu (leur principal outil), comme le dieu supérieur.

Le forgeron pande doit pratiquer une série de rituels élaborés et d’interdictions si il veut fabriquer un kris puissant. Il doit travailler seulement les jours propices. Il doit faire des offrandes au kris tous les jours. Lui ou un autre prêtre doit donner symboliquement vie au kris une fois celui-ci achevé. Le kris doit être traité avec grand respect. Les kris particulièrement puissants sont gardés dans des sanctuaires spéciaux du temple familial et ne sont portés que lors des cérémonies. Certains propriétaires n’accepteront jamais que leur kris soit touché par quelqu’un d’autre. Et il est mal élevé de demander à quelqu’un de voir le kris qu’il porte.

Une offrande spéciale doit être faite au kris chaque année du calendrier balinais, le jour appelé Tumpek Landep. Les visiteurs de passage à Bali verront sans aucun doute automobiles, camions, bus et motos décorés d’offrandes le jour de Tumpek Landep car lors de cette journée une offrande doit être faite à chaque arme faite d’acier et la voiture est considérée ici (avec réalisme) comme une arme….hé bien c’était hier le 13 février !!!

Je fais une offrande à mes kris par la pensée …

De mon coté …je ne peux pas dire que la cuisine indonésienne m’ai fait grossir …et pourtant je ne me prive de rien …sachant qu’il n’y a pas grand chose ici qui me fasse vraiment envie …il y a des jurs où je rêve de la cuisine française et du petit restaurant près de chez moi qui doit être fermé de toute façon …

Publié le 25 mars 2021, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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