Indonésie 2021 : Les tombes impressionnantes de Sanggalla Sulawesi

Aujourd’hui sur la lancée d’hier , on commence la journée avec les artistes qui fabriquent les effigies des personnes décédées …Par le passé on se contentait de quelque chose assez fruste …juste symbolique mais maintenant les sculptures sont de plus en plus ressemblantes …

« Découvert » et ouvert au monde de leur long isolement que depuis le début du siècle dernier, le groupe ethnique Toraja, vivant dans les montagnes du nord de Sulawesi du Sud, jusqu’àaujourd’hui adhèrent encoreàleurs anciennes croyances, les rituels et les traditions. Pour les Torajas, la mort a toujoursétéun thème central. En plus des cérémonies funéraires élaborées bien connus, les Torajas honore le défunt en sculptant une effigie ressemblante du mort, connu sous le nom de Tau-tau. Dans la culture Toraja, Tau-tau est une effigie qui représente la personne décédée. Sculptées à partir de bois ou de bambou, les statues Tau-tau sont habituellement trouvées près du lieu oùle corps du défunt a été déposé. Suspectéd’avoir son origine au 19ème siècle, ces effigies n’étaient autrefois produites que pour les aristocrates et les riches pour refléter leur statut et leur opulence. En tant que représentation du défunt, les Tau-tau sont également considérés comme les gardiens de la tombe ainsi que protecteurs de la vie. Ce faisant, ils préservent le lien entre les morts et les vivants.

Le mot Tau-tau est dérivédu terme « Tau » qui signifie l’homme, et la répétition du mot dans le local, ainsi que dans la langue indonésienne signifie souvent«quelque chose qui ressemble à ».

Par conséquent, le tau-tau peut être définie comme étant quelque chose qui ressemble à l’homme. Bien qu’ils soient sculptés sur la base de la forme physique de la personne décédée, les Tau-tau représentent leurs esprits qui sont censées continuer à exister dans l’au-delà(un royaume connu comme Poyo dans la culture Toraja).

Selon la croyance Toraja (appelée Aluk Todolo), toute personne qui est décédée entrera au Poyo, le royaume où tous les esprits se rassemblent. Cependant, ils ne peuvent entrer au Poyo que quand ils ont passé toutes les cérémonies funéraires indiquées en fonction de leur statut social. Par conséquent, le Tau-tau doit être fait de matériaux qui sont adaptés à la situation sociale de la personne décédée. Faute de quoi, l’esprit erra entre deux mondes. Ceci est la raison pour laquelle la tenue de la cérémonie funéraire ainsi que la création du Tau-tau pour le défunt sont cruciaux dans le cycle de vie de chaque Toraja.

ceux d’un statut social inférieur, le Tau-tau peut être faite de bambou, tandis que pour les Tau-tau de la classe moyenne sont faits de bois de santal ou de bois Randu; alors que pour la classe la plus élevée, le matériau utilisé pour le Tau-tau est fabriqué à partir de l’arbre du jacquier.

En outre, la corne de buffle ou les os sont souvent utilisés pour les globes oculaires. La création d’un Tau-tau doit également suivre des étapes précises dans sa sculpture suivant des rituels spécifiques, en commençant dès la coupe de l’arbre. Alors que, au cours du processus de sculpture, l’artisan doit aussi travailler à proximité du corps du défunt. Pour la cérémonie funèbre, le Tau-tau est habillé en costume traditionnel.

Le Tau-tau masculin portant souvent un sarong, tandis que les Tau-tau féminin sont habillés dans le ‘kebaya’ traditionnel. Les Tau-taus sont également décorées avec des ornements de tête, une bourse remplie d’argent et d’or pièces, un couteau sacré, et d’autres objets de famille étroitement associés à la royauté et la divinité. Lorsque la cérémonie funèbre est terminée, le Tau-tau est placé sur un balcon au-dessus de la falaise ou sur la partie extérieure de la grotte où le corps du défunt a été placé. Les Torajas croient que l’esprit des morts entre dans le Tau-tau et continue à vivre, maintenant ainsi le lien essentiel entre les morts et les vivants. Bien que de nos jours la plupart des Torajas soient convertis au christianisme, le Tau-tau reste un symbole important dans leur culture.

Les cercueils décorés de motifs en spirales sont réservés aux hommes …ceux décorés de croix sont réservés aux femmes…

On arrive ensuite au village de Sanggalla qui est réputé pour ses tissages mais entre l’absence de touristes et la pandémie …ou les 2 ..peu de tisserandes sont actives …

Les greniers à riz qui se nomment Alang sont les constructions en bois sur pilotis cylindriques. Ces piliers particulièrement lisses sont fabriqués en bois de palmier…ils sont réputés infranchissables pour la vermine qui serait tentée de dévorer le riz …

Les maisons traditionnelles qui sont plus imposantes sont appelées Tonkonan… Historiquement le niveau du rez de chaussée était réservé au bétail… Les villageois habitaient au premier étage …

La maison traditionnelle est de plus en plus abandonnée pour la construction de maisons classiques car son accès est un peu difficile notamment pour les personnes âgées.

Les Alangs et Tongkonan sont richement décorés de motifs typiques Toraja …il y a presque une centaine de motifs différents dans la culture Toraja que l’on retrouve également sur les textiles.

Les faces avant des maisons sont ornées de nombreuses cornes de buffles qui ont été sacrifiés lors des funérailles …le nombre de buffles sacrifiés est très lié au statut social de la personne décédée.

Que ce soit sur les greniers à riz ou les maisons traditionnelles on note 2 coqs montés sur 2 disques qui représentent le soleil …les 2 coqs sont censés symboliser la loi et la justice…

On finit par rencontrer une dame âgée qui porte un haut fabriqué à partir d’un ikat ancien …elle nous emmène chez elle …bonne pioche !!!

Les tissages me semblent un peu simples au début … Il ne s’agit pas d’ikat mais de tissages assez raffinés en ce qui concerne le tissu blanc qui sert à fabriquer les vêtements de cérémonie…

Le vert est plus simple mais il s’agit d’un grand classique …

Le cochon local n’est pas trop souriant mais vu le sort qui l’attend on le comprend !!!

Ballade dans le village de Sanggalla qui comporte des maisons traditionnelles anciennes absolument superbes …dont une décorées de nombreuses mâchoires de porcs sacrifiés lors de funérailles …

Dernières photos de rizières avant de continuer notre périple …

Publié le 3 juillet 2021, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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