Indonésie 2021 : de Riang Kemie à Lato Flores

Cette ballade me permet d’approfondir la culture locale des Lamaholot

Depuis le 16ème siècle, le territoire des Lamaholot a fait l’objet des revendications du Sultanat de Makassar, du Portugal et des Pays-Bas. Jusqu’au milieu du 19ème siècle les Lamaholot ont été sous l’administration coloniale portugaise, puis sous les Pays-Bas en 1859-1942, et jusqu’au milieu du 20ème siècle, ils ont été officiellement soumis aux rajas de Larantuka et Adonara.

La langue lamaholote appartient aux langues malayo-polynésiennes de la famille des langues austronésiennes. La langue est divisée en plusieurs dialectes, les plus communs sont le Lamaholot occidental (Muang et Pukaunu), Lamaholot (Taka, Levotaka, Mandiri Island), et Solor occidental. La langue est un moyen de communication entre les nombreux groupes ethniques vivant dans la région de Larantuka et Solor. Sur l’île de Flores, le peuple Lamaholot parle le Bahasa Nagi (Larantuka Malay) et la langue Mandarut, un dialecte de la langue malaise.


La plupart des Lamaholots sont catholiques romains. Certains d’entre eux sont des musulmans ou des dévots d’une religion traditionnelle monothéiste qui croient en un dieu qu’ils appellent Lera Wulan Tanah Ekan (La puissance combinée du Soleil, de la Lune et de la Terre) cultes de la mort et du chamanisme. Le peuple Lamaholot conserve également un riche folklore verbal et musical.

Nous explorons le village de Riang Kemie et les tissages où il y a 12 clans qui vivent ensemble !!

Is utilisent tous le même Korke c’est à dire la même maison cérémonielle ..Le clan le plus important est celui des Molan.

Les tissages en coton industriel et teintures chimiques ne suivent plus la tradition à part le motif qui représente une tête de serpent.

Le Korke reprend ce motif de tête de serpent sur les gravures qui décorent les piliers pour le clan des Molan …Le toit est orné d’un serpent stylisé en bambou.

Les autres motifs décorant le Korke appartiennent à d’autres clans…

Le lendemain matin on part en expédition pour explorer le territoire de Titehena qui est certainement l’endroit où il existe les textiles les plus traditionnels et les plus beaux…

On commence par Blepanawa où on est reçus par un vieux couple très sympa !!!

A Blepanawa Les prix sont relativement chers …malgré la vieille dame très sympa …je demande à réfléchir …car il s’agit du premier village de la journée…

Le village suivant est Lewokluok, c’est là que j’avais vu de superbes sarongs mais hyper chers …mais c’était avec Marlon le roi de l »arnaque donc j’aborde le sujet avec l’esprit ouvert !!!

A Lewokluok, il n’y a que 6 clans : Kabelen, Tobin, Leun, Bribe, Hera et Kumaniren…le clan le plus important est celui des Kabelen…

On rencontre un groupe de tisserandes sympas qui nous présentent 2 Kewatek Méa sympas …

Le premier est un beau Kewatek Méa Kapas tissé de manière traditionnelle

Le second parait être tissé en coton filé main et du coton du marché (cela va plus vite …) quand à la couleur elle me parait très rouge pour être complètement naturelle …donc pas intéressant

Les prix sont très abordables pour la qualité mais nous n’en sommes qu’au début du trajet …

Visite du Korke de Lewokluok où a priori chaque clan a sa maison cérémonielle …

Je m’approche des maisons avec circonspection ….pour prendre des photos car je ne sais pas lesquelles sont interdites ou pas aux femmes …

Notre dernier village est Lato et c’est vraiment celui qui est le plus intéressant au niveau des ikats…

On commence par des sarongs assez classiques …

J’ai l’air de faire la difficile …OK les femmes utilisent du coton du marché et des teintures chimiques mais tout est tissé à la main avec des métiers à tisser on ne peut plus rudimentaires…

Chaque fabrication de sarong prend environ un mois…

Bien sûr lorsque l’on parle de coton kapas c’est à dire filé à la main teint avec des teintures végétales, les délais de fabrication sont multipliés par 3…

On passe ensuite aux choses sérieuses les sarongs ultra traditionnels fabriqués à l’ancienne …comme plus personne ne plante du coton maintenant, ces sarongs sont âgés de plusieurs dizaines d’années …

Ce sont ces sarongs qui sont utilisés comme dot par la famille de la mariée pour les mariages et font l’objet d’échange avec les défenses d’éléphants de la part de la famille du marié…

Le premier sarong Kewatek Méa présente porte les motifs du clan Oyang Meking…

Le second sarong présenté porte les motifs du clan le plus important : Openg…il est absolument parfait et très ancien ..Il porte toujours son rewot (fibres non coupées à l’envers du sarong qui attestent qu’il s’agit d’un textile cérémoniel …

Et en plus son prix est très correct …les villageois sont sympas …je ne résiste pas longtemps !!!

Après tout cela …tout le monde est très content …La famille car elle a récupéré de l’argent pour envoyer les enfants à l’école …et moi car j’ai acquis un textile d’exception …il est temps de faire les photos souvenir !!!

Je demande à la jeune fille de la maison si elle peut s’habiller en costume traditionnel pour que je puisse faire des photos pour illustrer mon topo …dans l’euphorie générale …aucun problème !!!

On est censé rentrer maintenant …mais on s’arrête dans un café où les propriétaires sont originaire de Leworok et ils nous montrent des textiles anciens de folie …

On décide donc d’aller y faire un tour en vitesse …

Nous partons donc à Leworok pour découvrir le Korke …Il y a 5 clans à Leworok et a priori chacun a sa maison cérémonielle …Kumanireng, Adresse, Kelan, Maran, Kontent…

Il y a une maison de tisserands près du Korke …les tissages sont plutôt modernes mais on retrouve certains motifs de décoration des kewatek sur les piliers des maisons cérémonielles

Encore une belle journée pleine d’enseignements …vais je pouvoir me réhabituer à la vie française ???

Publié le 26 août 2021, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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