Indonésie 2021 : Lawobutu et désastre à Bajawa Flores

J’arrive à Bajawa complètement détruite …12 heures de bus la veille avec pour tout repas des boulettes mélangées viande et riz …bien sûr non conservées au frigo …

Le matin 5 heures de route de montagne avec un chauffeur gros fumeur …A ma requête : pouvez vous fumer un peu moins ??? On me répond …Si j’arrête de fumer …je m’endors !!!

Je supporte comme je peux …et arrive à Bajawa où ABSOLUMENT TOUT est fermé y compris l’hotel où je suis censée attendre mon guide …qui bien sûr n’est pas là !!!

Je suis malade mais la moutarde commence à me monter au nez !!!

Après une heure d’attente on finit par me lâcher dans un hotel sinistre en dehors de la ville …Je passe mon après midi à dormir car je veux récupérer un peu de forces avant d’aller voir les fameux Lawo Butu Ngada …

Les sarongs traditionnels lawo butu perlés sont sacrés pour les habitants de Bajawa. Rarement vus, ils ne sont portés que par des aînées de clan pendant les danses pour bénir une nouvelle maison de clan ou un sanctuaire ancestral ngadhu. Cousu dans un tube, un butu de lawo est porté haut, sous les aisselles avec le haut du tube attaché avant-dos sur les épaules par une série de liens. Rassemblé à l’arrière, le corps du sarong est noué à la taille avec une ceinture. Si un vieux Lawo butu est trop abimé pour le porter, il sera drapé sur l’épaule à la place. Si le textile devient inutilisable, le chef de clan commandera une nouvelle pièce d’un tisserand doué.

Le motif perlé central dans la plupart des lawo butu est soit un bateau ou une série de figures ancestrales. Le bateau, appelé kowa à Bajawan, fait référence à un mythe concernant la migration du peuple bajawan vers Flores depuis l’extrême ouest.

Le lendemain …je ne suis pas particulièrement fraîche mais suffisamment pour me trainer dans le village de Langna …mon chauffeur qui en fait ne parle pas l’anglais est accompagné de Ignatius qui ne le parle pas vraiment non plus et qui a le même rire que Mozart dans le film du rôle titre …

Je supporte tout avec abnégation …ce qui compte est de voir le fameux Lawo Butu.

Au moins chez les Ngada c’est moins compliqué que chez les Lio …il n’y a pas besoin d’organiser une cérémonie ni d’arroser le sarong cérémoniel de sang pour le sortir de sa boite …

Je rencontre une gentille famille qui me montre son sarong cérémoniel qui a plus de 40 ans…

Au centre un petit bateau pour rappeler le voyage des ancêtres pour arriver jusqu’à Bajawa.

Le Lawo Butu comprend un certain nombre de liens sur sa partie supérieure qui servent à l’attacher sur l’épaule …

On se rend ensuite dans une autre famille à Bajawa qui possède également des sarongs Lawo butu qui sont à vendre 14 millions …quand même 900 euros …

Mais je ne suis pas d’humeur acheteuse et me contente d’admirer …

Les 2 sarongs plus simples …sans décorations perlées sont portées par les hommes lors des cérémonies.

Cette dame possède également des ornements de tête …une couronne et un peigne ainsi qu’un petit sac …ce sont réellement des pièces de musée .

L’après midi je suis tellement HS que je retourne me coucher mais le lendemain matin j’essaie de me secouer pour aller visiter un village traditionnel

La culture traditionnelle ngada est encore très vivante dans toute la région. Les villageois vivent encore dans leurs maisons ancestrales et pratiquent la religion animiste indigène, dans de nombreux cas à côté de la foi catholique introduite il y a un siècle et demi par les missionnaires portugais.

À première vue, les rangées de huttes traditionnelles à toit élevé sont la caractéristique la plus frappante des villages, suivies d’autels en pierre mégalithiques utilisés comme un moyen de se connecter avec le royaume surnaturel et de communiquer avec les ancêtres, souvent par sacrifice animal. D’autres structures en pierre plate, appelées lenggi, représentent une cour où différents clans du village règlent leurs litiges juridiques. Les mâts totémiques et les maisons de cérémonie masculines et féminines appelées ngadhu (mâle) et bhaga (femelle) sont ornés de sculptures complexes et du sang d’animaux sacrificiels. En fait, la plupart des maisons sont ornées de crânes et de cornes de buffles d’eau et de mâchoires de porc pour attester des sacrifices faits par la maison lors de diverses cérémonies.

A quelques miles au sud de Bajawa, nous partons visiter le village intéressant à savoir Bela village. C’est un village traditionnel Ngada. Un petit endroit où les gens vivent encore selon les vieilles traditions. Il y a 2 parties, la première partie avec quelques maisons traditionnelles avec des toits hauts de chaume, mais aussi avec des tôles d’acier ondulées. L’autre partie avec des maisons traditionnelles avec de hauts toits de chaume et une place centrale avec des sanctuaires animistes (Ngadhu et Bhaga) et des structures en pierre mégalithiques utilisées à des fins religieuses.

Les autres villages très touristiques : Bena, Gurusina sont fermés aux visiteurs à cause de la Pandémie…

Les petites ombrelles sont les maisons sacrificielles mâle appelées Ngadhu …les maisons sacrificielles femelles appelées Bhaga ressemblent beaucoup plus à des petites huttes ..

Le village n’est pas touristique et copte tenu de la période …ils sont très étonnés de voir une occidentale …je suis donc accueillie par de grands sourires !!!

Malgré mon état de délabrement profond …la visite de ce village restera un très bon souvenir !!!

Publié le 11 septembre 2021, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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