Indonésie 2021 : premières rencontres avec les Dayaks Desa Kalimantan ouest

A priori je vais peut être voir une maison longue aujourd’hui…

Les Dayak, terme ethnique qui définit cette population, regroupe plusieurs tribus comme les Iban, les Kayan, les Taman, les Kantuk, les Punan et bien d’autres. Ils vivent dans le sud de Kalimantan, mais également au centre de l’ile côté indonésien,, mais aussi côté malaisien.

De nombreuses particularités définissent ce groupe comme leurs tatouages, l’élongation des oreilles des femmes, leurs costumes, les perles que l’on retrouve partout mais leurs maisons longues construites en hauteur sont un des symboles marquant de cette culture.

Une maison longue est en fait un village, elle est occupée parfois par trois générations, une centaine de personnes peuvent y vivre. Elle est construite en hauteur entre 3 et 5 mètres afin de surveiller :

  • Les alentours (n’oublions pas que les Dayak étaient de féroces chasseurs de tête)
  • L’arrivée des animaux sauvages
  • Se protéger des inondations car les maisons sont construites le long des rivières.

Ces maisons peuvent mesurer entre 30 et 150 mètres de long et entre 10 et 30 mètres de large. Le bois utilisé est le bois de fer, un bois solide qui est naturellement ignifugé contre les termites. Le toit est fait de branches de palmier, des sculptures peuvent y être apposées comme celle de l’oiseau mythique et symbole de protection : l’Aso.

La structure de la maison longue est semblable sur tout le territoire Dayak même si certaines ont des décorations plus élaborées. À l’avant, un long couloir sert de partie commune, un espace est prévu pour la cuisine, la forge, les cérémonies… L’arrière est divisé en appartements. On trouve également un espace de stockage pour le matériel agricole, le tukau, un autre espace pour préserver les armes et les biens précieux. Le Sandung est un bâtiment construit à l’arrière de la maison, les ossements des anciens y sont entreposés. Régulièrement, des cérémonies sont organisées pour commémorer les défunts.

L’organisation des maisons longues tourne autour du Tuai Rumah, le responsable de la communauté. Il est désigné en fonction de ses qualités humaines, sa bravoure, son éloquence et son charisme. Cette fonction existe toujours de nos jours, c’est un poste convoité.

Aujourd’hui, les maisons longues sont désertées, la population se rapproche des villes pour trouver une autre vie sociale, un travail. Les nouvelles constructions de maisons se font sur des agglos, le toit est en tôle, chaque logement possède son propre compteur électrique. Le coût et la disparition des matières essentielles à la construction traditionnelle sont également des raisons de leur disparition.

La préservation de la culture Dayak fait partie d’un axe de développement du tourisme en Indonésie. Cela permet de rénover les Rumah betang et de continuer à faire vivre une partie de culture.

Au moment de pénétrer dans la maison longue nous appelons le chef de la communauté …manque de chance il n’est pas là …je sens que notre visite est mal partie…

Heureusement on tombe sur sa femme et à partir du moment où on annonce que l’on est intéressés par des textiles …coronavirus ou pas …on est accueillis à bras ouverts. !!!

Dans cette maison longue de taille moyenne il y a environ une trentaine d’appartements …

Nous sommes chez les Desa Dayaks …les textiles sont très beaux mais de complexité inférieure à ce que j’ai vu au musée de Sintang concernant les Iban Dayaks. Cette maison longue s’appelle ENSAID PANJANG

Après avoir acheté une couverture …nous parcourons la maison longue pour admirer d’autres tisserandes …Pas mal de tissages utilisent les teintures chimiques et pas trace d’une superbe jupe comme j’ai pu voir à la galerie…

Il y a assez peu de femmes en train de tisser et l’ambiance est plus que relax …il faut dire que compte tenu du contexte …les affaires sont très calmes !!!

On fait une pause lunch dans un restaurant très sympa où la propriétaire est Iban Dayak.

Mon équipe devant les difficultés souhaiterait rentrer à Pontianak …moi pas. Je n’ai pas fait tout ce chemin pour me contenter de cela . Je discute avec ma nouvelle copine qui parle bien l’anglais : elle connait un guide qui connait le chef d’une communauté Iban Dayak près de la frontière malaise.

Je pousse tout le monde à y aller et finalement après avoir fait la vidange on reprend la route !!!

L’aventure continue !!!!

Publié le 20 septembre 2021, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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