Indonésie 2021 : Pahikung à Pau Sumba

Ce matin nous partons pour Pau dont la spécialité est le tissage des Pahikungs.

Sumba est très connu pour ses incroyables tenun ikats.

Ce qui est moins populaire est ce type de textile tissé à la main : Pahikung

C’est une technique de tissage utilisée sur les métiers à tisser horizontaux qui utilise des chaînes supplémentaires pour embellir les textiles avec une gamme infinie de dessins géométriques et zoomorphes, beaucoup incorporent la riche iconographie de l’île de Sumba. Chaque pièce est différente….

Visiblement aucun touriste n’est venu dans ce village depuis longtemps …car les villageois se pressent contre moi et se battent presque pour essayer de me vendre quelque chose …

Mon guide a de nouveau disparu (une explication au sommet s’impose dès que l’on est sortis de ce guet apens…).

On voit sur le métier à tisser comment les fils de chaine supplémentaires sont isolés avec des baguettes pour réaliser le motif…

Les motifs et leur signification est similaire à celle vus sur les hinggis. La technique pahikung est surtout utilisées sur les sarongs féminins.

Même les enfants sont mis à contribution pour vendre quelque chose …il faut dire que compte tenu de l’épidémie …l’école est provisoirement fermée même si tout le monde est convaincu ici qu’il n’y a pas de covid à Sumba…d’ailleurs très peu de gens portent des masques…

Mais le choix offert par les villageois du fait du développement du tourisme dépasse largement la production des Pahikung… On trouve également un sarong Lau Wauti Kau avec un motif moins traditionnel que ceux admirés à Prailiu …mais peut être plus facile à exposer : scènes de villageois et villageois…

Mon guide n’ayant pas réapparu …je me décide pour ce beau Pahikung avec crevettes que je paye beaucoup trop cher même après une séance de marchandage acharnée …mais ils ne vont peut être pas avoir d’autres touristes de si tôt …donc ce n’est pas trop grave.

J’apprends cependant un fait nouveau sur la mise en couleur : les petites taches de couleurs ne sont pas le résultats de fils de chaine supplémentaires de couleur différentes …Les tisserands rajoutent ces couleurs au pinceau …cette technique pas très pro s’appelle Ndata …je suis très déçue …on est loin du magnifique travail Buna à Timor…

Donc toutes les touches de couleurs que l’on constate sur les dernières photos de cette série …sont rajoutées au pinceau …mais quand même avec des teintures traditionnelles…

A propos de déception Je passe un savon à mon guide en menaçant de continuer uniquement avec le chauffeur à prix réduit si il ne change pas de comportement …espérons que cela fasse son effet.

On profite d’être dans le village pour admirer les tombes mégalithiques…

Certaines pierres pèsent plus de 30 tonnes …on les déplacent avec des rondins en bois et on les fait basculer grace à un plan incliné pour les positionner sur les piliers.

Toute la famille et souvent tout le village est réquisitionné pour cette opération !!

Ces tombes sont également des autels dédiés au culte des ancêtres Marapu. Le culte Marapu intègre également les hinggis, les bijoux et les biens ayant appartenu au défunt. Selon la légende , les ancêtres seraient venus de l’ouest …peut être de Bima à Sumbawa ce qui expliquerait le développement de cette culture mégalithique à partir de l’ouest de Sumba.

En ce qui concerne les maisons traditionnelles (rumah adat), les hauts toits pointus ont aussi un avantage physique : leur effet de cheminée permet de bien refroidir la maison, et les fumées de cuisine y sont aspirées comme par une hotte.

Mais ils sont parfois victimes de la foudre ou de cuisiniers imprudents. Des maisons et parfois des villages entiers sont souvent détruits par le feu (Kadengar en 2009, Ratenggaro en 2012, Sodan en 2016, Tarung en 2017, Deke en 2020). Quelle que soit la forme de leur toit, les gens ont très peur du tonnerre. On voit souvent des vieux pneus de moto sur les toits, car on pense qu’ils protègent de la foudre.Les murs et le sol sont faits de bambou tressé. Souvent, on tresse des motifs sur les murs.

Dans la partie Sumba oriental, certaines maisons ont des murs en peau de buffle. Les murs et le sol des maisons plus récentes sont faits de planches de bois, et les murs sont souvent peints.

Une maison traditionnelle comporte trois étages. Chacun est un symbole : le sous-monde (Uma Dalu) sous la maison, où vivent les animaux, le monde des hommes (Baga) où résident les vivants, et le monde spirituel (Labu Baga) où vivent les dieux et les ancêtres et où on conserve les objets de culte et les réserves.

Les étages représentent les relations harmonieuses entre homme et dieu, selon la foi marapu. La maison n’est donc pas seulement un lieu d’habitation mais aussi une sorte d’unité sociale et cérémonielle.

De ce fait, la construction des maisons s’accompagne de rituels.

Lors de la cérémonie d’inauguration, les voisins immédiats de la maison apportent des poulets au Rato, le chef spirituel de la communauté, qui détermine, en examinant leur foie, si la maison est bien protégée des orages et de la foudre, et prédit la santé et le bien-être futurs de ses résidents. Tous les hommes du village aident à la construction de la maison.

Encore plein de nouvelles informations à intégrer … mon apprentissage ne finira jamais …et c’est très bien !!!

Publié le 26 octobre 2021, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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