Cambodge : Ta Som et les derniers temples de ce périple …

Après une retraversée de la porte nord, nous partons encore sur un pont suspendu mais métallique visiter un petit temple au milieu d’un étang : le Neak Pean

On se rapproche de plus en plus du nouvel an Kmer et une foule de Cambodgiens ont eu la même idée que moi…

Le Neak Pean (khmer : ប្រាសាទនាគព័ន្ធ /prassate nikpône/, « temple des Nâgas enchevêtrés ») est un petit temple bouddhique à Preah Khan. Il fut construit et modifié par Jayavarman VII à la fin du xiie siècle. Il est de proportions régulières, avec un bassin carré entouré de quatre bassins plus petits.

Au centre du grand bassin, une « île » circulaire sur laquelle est édifié le prasat central (14 m de haut) est entourée de deux nâgas. Les têtes des serpents forment l’entrée, leurs queues entremêlées ont donné son nom au temple.

Quatre statues ornaient autrefois le grand bassin. Il n’en reste qu’une à l’Est, savamment reconstituée à partir des morceaux récupérés par les archéologues français qui ont déblayé le site. Cette étrange statue représente un cheval doté d’un entrelacs de jambes humaines. Elle évoque la légende selon laquelle Avalokiteshvara sauva un groupe de disciples naufragés sur une île de l’attaque de goules en se transformant en un cheval volant appelé Bâlaha.

Autrefois, l’eau s’écoulait du bassin central dans les bassins périphériques par quatre gargouilles ornementales, en forme de têtes d’éléphant au Nord, de cheval à l’Ouest, de lion au Sud et d’homme à l’Est, toujours visibles dans les pavillons portés à chaque axe du grand réservoir.

Ce dernier servait aux rites de purification. L’ensemble du site était lui-même au centre de l’immense baray de Preah Khan de 3 km sur 900 m, aujourd’hui asséché et envahi par la végétation.

Le site est supposé représenter l’univers dans la cosmogonie khmère, avec le mont Meru au centre des quatre océans, à moins qu’il s’agisse d’une réplique d’un lac mythique et sacré de l’Himalaya, source des quatre grands fleuves d’Asie.

J’arrive en fin de parcours pour la visite des temples …heureusement car je commence à tout mélanger !!!

Le Ta Som (ប្រាសាទតាសោម, l’ancêtre Som) est un temple bouddhiste sur le site d’Angkor au Cambodge.

Situé à l’extrémité Est du baray nord-oriental (Jayatatāka), au nord du baray oriental, cet ensemble de dimension modeste a été érigé par Jayavarman VII vers la fin du xiie siècle.

Construit dans le style du Bayon, il comprend deux enceintes entourant le temple lui-même :

L’enceinte extérieure, simple mur en latérite, est dotée uniquement de deux gopura est et ouest surmontées de tours à quatre visages. Au Nord et au Sud se trouvent deux fausses portes simplement décorées. Ce mur délimite un espace rectangulaire d’environ 200 m sur 240 m, dans lequel seuls subsistent deux bassins, de part et d’autre de l’allée Est.
L’enceinte intérieure, précédée d’une douve et à laquelle on accède par deux terrasses cruciformes ornées de nāgas, est une galerie en latérite et grès.
Le temple lui-même possède une enceinte de 20 m par 30 m entourant la tour-sanctuaire centrale, un prasat de plan cruciforme à faux étages, et deux petites « bibliothèques » à l’Est.

Le temple East Mebon apparait comme très différent de ce que nous avons vu auparavant …déjà il est plus ancien et éloigné géographiquement des temples précédents.

Le Mebon oriental (khmer : ប្រាសាទមេបុណ្យខាងកើត) est un temple datant du xe siècle à Angkor, Cambodge. Construit sous le règne du roi Rajendravarman II, il se distingue en ce sens qu’il est construit sur ce qui était une île artificielle (au même titre que le Mebon occidental) au centre d’un réservoir aujourd’hui à sec : le Baray oriental.

Le Mebon oriental fut dédié au dieu hindou Shiva et bâti en honneur de la famille royale. Sa situation reflète la préoccupation des architectes khmers pour l’orientation des sanctuaires en lien avec les directions cardinales.

Ainsi, le temple fut construit sur un axe nord-sud comprenant par ailleurs également le temple d’État de Rajendravarman, Pre Rup (situé environ à 1 200 mètres au sud, juste en dehors du Baray). Le Mebon oriental peut également être situé sur un axe est-ouest sur lequel se situe le temple du palais Phimeanakas, une autre création de l’époque du règne de Rajendravarman et situé à environ sept kilomètres à l’ouest.

Construit dans le style général de Pre Rup, le Mebon oriental a été bâti en 953.

Il se compose de deux murs d’enceinte répartis sur trois niveaux. La gamme complète des matériaux de construction durables khmers se retrouvent dans les diverses parties du temple: grès, brique, latérite et stuc.

Au sommet du temple se trouve une tour centrale servant certainement de sanctuaire, sur une plate-forme carrée entourée elle-même de quatre petites tours. Toutes les tours sont en briques.

Une des sculptures monolithiques d’éléphant.

Éléphant sur le premier niveau.
Le patrimoine sculptural du Mebon oriental est varié et exceptionnel.

On recense ainsi, entre autres, deux sculptures monolithiques d’éléphants en pierre de deux mètres de haut situées sur les premier et second niveaux.

De même, des scènes religieuses monumentales présentent le dieu Indra au sommet de son éléphant à trois têtes Airavata ainsi que Shiva sur sa monture, le taureau sacré Nandi.

Les gravures sur linteaux sont particulièrement élégantes.

La vue qui s’offre au visiteur du Mébon occidental depuis le niveau supérieur, lui permet d’imaginer les vastes étendues d’eau du Baray qui entouraient jadis le temple. Quatre pontons de pierre à la base du temple rappellent ainsi que l’accès au sanctuaire se faisait autrefois par bateau.

Enfin j’atteins le dernier temple de celong périple : le Pre Rup

Prè Rup (plus communément « Pre Rup »1) est le temple d’État de Rajendravarman II, construit vers 961 au sud du baray oriental sur le site d’Angkor au Cambodge.

Il était consacré à Shiva et le lingam personnel du roi, Rājendreśvara, y était vénéré.

Ce roi installe à nouveau la capitale à Angkor en succédant en 944 à Jayavarman IV qui régnait depuis Koh Ker à partir de 928.

Le Prè Rup est d’un plan proche de celui du Mébon oriental édifié un peu plus tôt (953) par le même roi et de dimensions comparables : un plan carré de 120 m.

Le mur d’enceinte est construit en latérite. Les éléments des ouvertures sont en grès et décorés. Les murs élevés en briques ont reçu une décoration sculptée. Elle était recouverte d’un enduit, ce dont témoignent les trous percés dans la brique afin d’en favoriser l’accroche. Les enduits de stucs étaient eux-mêmes sculptés. Tandis que les tours en briques sont érigées au sommet d’une terrasse à cinq degrés très escarpés.

Le nom de Prè Rup est rapporté à un rite funéraire homonyme avec les cendres du défunt, qui signifie « changer la forme » en khmer. Un bassin rectangulaire en grès, situé au bas de l’escalier principal, aurait servi pour ces crémations. Cependant, il s’agit plus certainement d’une évolution du terme sanskrit Viśvarūpa (« ayant diverses formes ») qui est à la fois une épithète de Vishnou et le nom d’un brahmane, lointain ancêtre de Rajendravarman II.

Malgré la beauté incontestable de ce site, je frise l’overdose de vieilles pierres …j’ai hâte de rejoindre l’Arunachal Pradesh pour retrouver les minorités …Mais ne boudons pas notre plaisir : j’ai beaucoup de chance !!!

Publié le 5 juin 2022, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :