Inde : Découverte des ghats de Vanarasi

Me voilà arrivée à Varanasi après un trajet éreintant en train indien …ceux qui se plaignent des cohues dans le métro parisien, devraient faire un essai un jour et ils se trouveraient privilégiés …

Dès mon arrivée, j’ai à peine le temps de déposer mes affaires à l’hotel qu’il faut foncer et se faufiler entre les motos, les voitures, les rickshaws, les tuk tuk et bien sur les marchands ambulants qui ont installé leurs échoppes sur le passage …pour rejoindre les ghats.

Le plus impressionnant est une avenue soit disante interdite à la circulations où se précipitent les motos …les indiens adorent bousculer les règles comme m’a dit un indien un jour !!!

Le Gange est en vue !!!

La foule est encore plus dense qu’auparavant !!!

Il y a des tas de gens qui font un petit business : ventes de coupelles avec fleurs et bougies pour déposer sur le Gange, souvenirs divers et variés vendus par des pseudos gurus …mais ce qui est le plus impressionnant est le nombre impressionnant de bateaux qui prennent en charge un nombre non moins impressionnant de passagers …

Le but est de se balader sur le Gange pour admirer les Ghats ou mieux, de le traverser pour rejoindre l’autre rives où ils peuvent faire un tour à dos de dromadaires !!!

Bénarès ou Varanasi (en hindi : वाराणसी, vārānasī, /ʋɑrɑɳɐsiː/n ), située dans l’État indien de l’Uttar Pradesh est la ville la plus sacrée de l’hindouisme et du jaïnisme. Située sur la rive gauche du Gange, la plus sainte des sept rivières sacrées de l’Inde, la ville est considérée comme l’une des plus anciennement habitées du monde3. Dédiée principalement à Shiva, elle est la cité qui accueille le plus de pèlerins en Inde.

Varanasi est également réputée pour sa production de soie et le benares gharana, un style de tabla. Elle était la capitale de la principauté de Bénarès jusqu’en 1947. Varanasi est aujourd’hui le chef-lieu de la division de Varanasi et du district de Vārānasī.

La construction des bateaux de Vanarasi ne m’inspire pas vraiment confiance en termes d’étanchéité …c’est pourtant ce type de bateau que je prendrais le lendemain pour me balader le long des ghats.

Le Gange (hindi : गंगा Gaṅgā, bengali : গঙ্গা Gōnga) est un fleuve de la plaine indo-gangétique, au nord de l’Inde. Sa longueur varie suivant les sources de 2 500 à 3 000 km, son bassin recouvre 907 000 km2 et son delta est commun avec celui du Brahmapoutre.

Le Gange est la plus sainte des sept rivières sacrées de l’Inde.

Le Gange est considéré comme sacré par les hindous : l’immersion dans le Gange libère le croyant de ses péchés et répandre des cendres dans le fleuve peut apporter un futur meilleur et même permettre d’atteindre le moksha ou délivrance, c’est-à-dire la sortie du monde phénoménal. Pour les hindous, l’eau du Gange possède la vertu de purifier le corps des humains et de libérer l’âme des défunts.

Le Gange est vu comme l’ultime vérité, l’ultime réalité au sens spirituel. C’est Shiva qui tient la source du Gange dans ses cheveux, dénommés jata-mukuta : Shiva est aussi appelé Gangadhara.

Et malgré son apparence peu engageante cela explique pourquoi de nombreux hommes et femmes se baignent dans ce magnifique fleuve !!!

De nombreux gourous se mêlent également à la foule …

Guru (/gu.ʁu/), ou gourou, (du sanskrit : गुरु, guru, /gu.ru/) est un terme qui signifie « précepteur », « mentor », « guide spirituel », « maître ». Alors que le terme est employé en anglais pour désigner un expert dans un domaine quelconque, sans connotation péjorative, il est depuis le milieu du xxe siècle à l’origine du mot gourou, utilisé particulièrement en France (et en Occident seulement) d’une façon ironique ou péjorative, pour désigner un maître à penser, un expert, un manipulateur, ou plus généralement une personne qui réunit des adeptes.

Il désigne, en Inde, un enseignant reconnu de la religion, de la spiritualité, de la danse, de la musique ou de tout autre domaine de connaissance.

Dans le domaine spirituel, le guru est l’initiateur ou le leader d’une école de pensée autoproclamée ou traditionnelle dans le cadre d’un âshram ou gurukula. Les rapports entre le guru et le disciple (chela) sont ceux qui existent entre un patriarche et un jeune enfant, ce dernier devant libérer son maître des tâches du quotidien (lessive, cuisine, ménage) en échange de l’enseignement qu’il reçoit, ce contrat étant considéré, en Inde, comme faisant partie de l’apprentissage

Là il commence à faire vraiment nuit et la qualité de mes photos s’en ressent …

De nombreux estrades sont installés face au fleuve et des prêtres viendront bientôt officier. De nombreux spectateurs s’installent comme pour un spectacle …

Comme vous pouvez le constater …personne ou presque ne porte de masques …Il se dit que le covid a disparu du territoire indien…

J’espère que le bain dans le Gange aura un effet thérapeutique !!!

Le nom « Varanasi » vient probablement de la contraction des noms de deux affluents du Gange, la Varuna, qui coule toujours dans la ville, et l’Aussi, non visible si ce n’est un ruisseau près du ghat de l’Assi. Selon une autre hypothèse, le nom proviendrait directement de celui de la rivière Varuna, autrefois appelée Varanasi.

Dans le Rigveda, la ville est appelée Kasi ou Kâshî, « la Lumineuse » ou « la Resplendissante » (Ville resplendissante de toutes les lumières), en référence à son statut de centre d’érudition, de littérature et de culture. À travers l’histoire, Varanasi a été connue par d’autres noms, notamment Avimukta (« jamais oubliée », en référence à Shiva), Anandavana (« forêt de béatitude ») et Rudravasa (« là où Shiva (Rudra) réside »).

J’ai beaucoup de chance, je fais la connaissance d’un vrai gourou qui accepte pour une somme dérisoire de poser avec moi sur la photo…

Selon le Vedāntasāra, document du xvie siècle : « Un vrai guru est un homme à qui la pratique de toutes les vertus est familière, qui avec le glaive de la sagesse a élagué toutes les branches et arraché toutes les racines du mal […] qui se conduit avec dignité et indépendance. Qui voit l’or et les pierres précieuses avec autant d’indifférence que la ferraille et les tessons, qui met tous ses soins à écarter les ténèbres de l’ignorance dans lesquels le reste des hommes est plongé ».

Ces nombreux jerrycans sont utilisés pour prélever de l’eau dans le Gange afin de la vendre au pèlerins …

L’histoire raconte que c’est un roi qui cherchant la prospérité pour la terre, implora la déesse Ganga. Le roi Bhagiratha fut exaucé mais la déesse crut que les flots du Gange submergeraient la terre, c’est pourquoi elle les mit dans la coiffe d’un dieu : Shiva. Ce dernier libéra ensuite le fleuve de ses cheveux.

Statue de Shiva sur le bord du Gange à Haridwar.
Quand un pèlerin se baigne dans le Gange, c’est le symbole de la recherche de l’union avec l’ultime vérité. Le Gange est pris comme fleuve apportant la sagesse spirituelle.

Les dévots hindous font des pèlerinages pour se baigner dans ses eaux et pratiquer la méditation sur ses rives. Plusieurs sites sacrés hindous se trouvent le long des rives du Gange, comme Haridwar et Bénarès.

La Yamuna, une rivière importante et presque aussi sacrée, est un affluent du Gange dans lequel il se jette à Prayagraj. Tous les douze ans se tient, au confluent des deux cours d’eau — là où se trouverait également le confluent avec la Sarasvati (rivière mystique et invisible) —, la Kumbh Mela, qui veut dire « fête de la cruche »; un rassemblement religieux qui réunit plusieurs dizaines de millions de personnes.

Personnellement je préfère m’en tenir à l’eau minérale !!!

Publié le 8 juin 2022, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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