Inde : une ballade en bateau mémorable à Varanasi !!!

Cette fois ci c’est départ avant le lever du soleil pour admirer son lever sur le Gange !!!

Bien que la tradition la fasse remonter à 3 000 ans avant notre ère, la ville de Varanasi a été probablement fondée au viie siècle av. J.-C., ce qui en fait l’un des plus anciens centres urbains continuellement occupé. Antique centre d’études religieuses, c’est dans sa périphérie, à Sarnath, localité située à dix kilomètres au nord, que le Bouddha fait son premier sermon après son Illumination. La ville est mentionnée dans les épopées hindoues du Mahabharata et du Ramayana.

Symbole emblématique de l’hindouisme, elle est pillée ou détruite plusieurs fois par différentes dynasties musulmanes, la première fois par l’armée des Ghaznévides en 1033, les matériaux des temples détruits étant réutilisés pour construire des mosquées. La dernière campagne de destruction est menée par l’empereur moghol Aurangzeb qui renomme la ville Mohammadabad. La ville passe sous contrôle britannique en 1775.

La ville de Varanasi est surtout célèbre pour ses dizaines de ghats, 84 au total, qui s’étirent sur 6,8 km le long de la rive gauche du Gange (qui épouse à Bénarès une forme de croissant). Les ghats sont des escaliers de pierres qui permettent d’accéder au fleuve. Mourir à Varanasi est réputé effacer tous les péchés et mettre un terme au cycle des renaissances, raison pour laquelle des milliers d’hindous souhaitent rendre leur dernier souffle dans cette ville12. Deux ghats sont dédiés à la crémation des morts, le plus fameux étant Manikarnika. Il est l’un des plus anciens et des plus sacrés de tous les gaths de Varanasi.

En outre, vers 1740, Jai Singh II de Jaipur construit en surplomb du Man Mandir Ghat un de ses cinq observatoires astronomiques.

Le Gange reçoit chaque jour les restes de quelque 475 cadavres humains et de 1 800 tonnes de bois utilisées pour les crémations, ainsi que 10 000 carcasses d’animaux qui y sont abandonnées, ce qui est une importante cause de pollution. Différentes méthodes ont été pensées pour aider à sa dépollution, comme la construction de stations d’épuration et leur raccordement à des kilomètres d’égouts, la construction de milliers de toilettes publiques et de crématoires électriques — comme ceux de Varanasi — mais ils ne sont guère utilisés que par les indigents. Il a été aussi opéré à des lâchers de milliers de tortues nécrophages pour que celles-ci puissent dévorer les cadavres insuffisamment brûlés, mais les reptiles ont été capturés et consommés par les riverains pauvres5.

Mourir dans le Gange permet d’atteindre la Moksha, c’est-à-dire la libération finale de l’âme dans l’hindouisme, un grand nombre de fidèles viennent donc y mourir.

Dès le xviie siècle, la propreté de l’eau du Gange est débattue par le voyageur Jean-Baptiste Tavernier : « Comme nous fûmes au Gange nous bûmes chacun un verre de vin où nous mîmes de l’eau, ce qui nous causa quelque mal de ventre ; mais nos valets qui la burent seule en furent bien plus tourmentés que nous. Les Hollandois qui ont leur maison sur le bord du Gange ne boivent point de l’eau de cette rivière qu’elle ne foit bouillie ; et pour ce qui est des naturels du païs ils y sont accoûtumez de jeunesse, le Roy même et toute la Cour n’en buvant point d’autre.6. »

La pollution du Gange est déjà soulignée par l’écrivain américain Mark Twain lors de son passage dans la ville de Varanasi, à la fin du xixe siècle.

En 1985, le Gange a été proclamé « héritage national » et une Autorité centrale du Gange fondée. Les premières analyses qui ont été effectuées l’année suivante dans un affluent où se déversent les égouts de Varanasi et qui se jette lui-même dans le fleuve en aval de la ville ont révélé un taux de coliformes fécaux de 1,5 million d’unités par décilitre, le maximum autorisé étant de 500 unités.

Cependant magnifique lever de soleil sur le Gange ….compte tenu de la taille un peu grande de mon bateau, mon rameur a beaucoup de mal à manoeuvrer.

Sur l’autre rive, on entrevoit quelques dromadaires…

Ces considérations sur la propreté du Gange n’empêchent pas les pèlerins de s’y baigner avec conviction.

Nous arrivons ensuite vers le ghat où on lieu les crémations…

Les hindous croient en la réincarnation dans le cadre de leurs pratiques religieuses. Selon le Sanatana Dharma, les gens naissent, vivent et meurent plusieurs fois.

La réincarnation de l’âme se produira autant de fois qu’il en faudra pour que l’âme soit enfin réunie avec sa source. L’âme fera cela jusqu’à ce qu’elle atteigne la liberté ou « Mukti ».

Les hindous croient que le corps est une prison pour l’âme et que l’âme est complètement pure.

Une fois que le corps meurt, les hindous croient que le corps libère temporairement l’âme de sa demeure terrestre. Mais, il sera bientôt transporté dans un nouveau corps.

Par conséquent, dans les funérailles hindoues, la crémation consiste à rompre les liens entre le corps et l’âme. Ils croient que l’incinération des corps permettra à l’âme de se déplacer vers le Mukti.

Ils espèrent que cela libérera l’âme et la déplacera plus loin vers le Mukti et le Nirvana.

Le feu est choisi car il est considéré comme purificateur pour aider à libérer l’âme et laver tous les péchés. Chaque jour, une centaine de corps sont incinérés au bord de l’eau à Varanasi, sur le Gange.

Ainsi, le processus des rites funéraires pourrait avoir lieu plusieurs semaines avant la mort. Beaucoup restent à Varanasi en attendant de mourir pour être incinérés dans la ville sainte.

Bien sûr, beaucoup ne réalisent pas qu’ils vont mourir. Parfois la mort est soudaine. Ainsi, la famille transportera ses proches en voiture jusqu’au site de crémation.

Comme vous pouvez l’imaginer, avec la chaleur en Inde. Il faut beaucoup d’efforts pour empêcher le corps de pourrir. Ainsi, beaucoup bourrent le coffre de leur voiture avec de la glace.

Une fois la famille arrivée à Varanasi, ce sont les hommes de la famille qui prennent en charge le processus de crémation. Ce processus commence avec le fils aîné de la famille qui se fait raser la tête par un prêtre.

Ses cheveux sont un symbole de son chagrin pour le défunt et une offrande aux dieux pour aider l’âme à se libérer du corps.

Cela peut vous surprendre de savoir que les ghats sur lesquels vous êtes incinéré dépendent de votre caste. Si vous appartenez à une caste supérieure, vous serez incinéré dans une zone séparée de celle d’une personne de caste inférieure.
Une fois le corps arrivé, les derniers rites et prières sont exécutés sur le corps pour la purification par un Antyeshti ou un prêtre.

À ce stade, le corps est enveloppé dans un tissu orange et des soucis sont placés sur le dessus.

Il est ensuite amené à la rivière via les ghats sur une civière en bois et placé au bord de l’eau.

Les membres de la famille versent ensuite de l’eau sur le corps et dans la bouche du défunt. Ils attendent ensuite avec le membre de la famille pendant que le bûcher funéraire est préparé en bois.

Les familles de caste supérieure sont généralement incinérées avec du bois de santal car cela arrête l’odeur du corps en feu.

Le bûcher est ensuite allumé pour brûler le corps du défunt. L’ensemble du processus de crémation prend généralement entre 6 heures et toute la journée.

Une fois la cérémonie terminée, la famille revient ensuite chercher les cendres dans 13 jours. Pendant ce temps, il y a des rites funéraires qui ont lieu tous les jours.

Une fois que la famille a récupéré les cendres, elle les libère dans le Gange.

Bien que les crémations soient monnaie courante dans la religion hindoue. Il existe quelques exceptions à cette règle.

Les femmes enceintes, les très jeunes enfants et les prêtres ne sont pas autorisés à être incinérés car ils sont considérés comme «trop saints».

Les prostituées ne sont pas non plus autorisées à être incinérées car elles ne sont pas considérées comme suffisamment saintes.

Ils iront toujours dans le Gange mais avec des poids sur le corps pour éviter qu’ils flottent …personnellement je n’en ai pas vu…

De plus, certaines autres afflictions comme la lèpre, la variole et la morsure d’un cobra ne permettront pas la crémation. Ces gens sont enterrés dans le sol.

Ce qui est particulièrement impressionnant est l’empilement du bois pour alimenter les bûchers …

Ma balade est pratiquement terminée et je rejoins mon point de départ en bateau…Au passage je repère un cadavre de cochon les pattes en l’air …D’où vient il ;;;les Hindous ne mangent pas de porc, les musulmans encore mois…les chrétiens ??? Ils ne sont pas légions dans la ville bien qu’il y ait plusieurs églises …Enfin bref, cela ne donne pas envie de s’y baigner !!!

Cette journée sera le top de mes souvenirs en Inde !!!

Publié le 11 juin 2022, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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