Inde 2022 : Le magnifique temple Jaïn de Kajuraho …

Pour terminer ma visite …je me rends aujourd’hui au temple Jaïn de Khajuraho…

Le jaïnisme ou jinisme (du sanskrit : जैनमतम्, IAST : jainamatam de jina, « vainqueur » et mata « doctrine ») est une religion qui aurait probablement commencé à apparaître vers le xe ou ixe siècle av. J.-C.1. Toutefois la tradition jaïne se considère immémoriale : sa lignée de tîrthankara (maîtres spirituels) est perçue sans commencement et cyclique. Le jaïnisme ou dharma jaïn compte près de dix millions de fidèles dans le monde, ascètes et laïcs confondus, en majorité en Inde : il est difficile de comptabiliser le nombre exact de jaïns en Inde, car les jaïns se déclarent souvent et simplement « hindous » aux autorités du pays (du fait, entre autres, que les mariages mixtes entre jaïns et hindous sont nombreux), et, de plus, les non-moines jaïns, c’est-à-dire les laïcs jaïns, ont le même style de vie que les hindous pieux (port du tilak au front, régime végétarien, fréquentations de temples divers, etc.) ; il y aurait 30 000 jaïns en Europe et 100 000 aux États-Unis5,6 (sur l’ensemble total des jaïns en Inde et de par le monde, la très grande majorité des adeptes du jaïnisme sont des laïcs, qu’ils soient mariés ou non ; les moines et les nonnes jaïns y sont très minoritaires, bien que très vénérés par les laïcs, puisque garants de la tradition jaïne dans son ascèse pure immémoriale ; il est à noter qu’un moine ou nonne jaïns peuvent redevenir laïcs, comme c’est la pratique dans le monde monastique du bouddhisme theravada/hinayana).

Le but de la vie pour les jaïns est le même que pour l’hindouisme, le bouddhisme et le sikhisme : l’adepte doit atteindre l’illumination menant à la fin des transmigrations de son âme appelée moksha ou nirvana. L’humain doit sortir du flux perpétuel de ses transmigrations : le samsara, par des choix de vie appelés vœux dont le premier, qui mène à tous les autres, est celui de l’universelle non-violence nommée ahimsâ, non-violence basée sur sa devise clef Parasparopagraho Jivanam (« toutes les vies sont interdépendantes et se doivent un mutuel respect/assistance ») ; la méditation et le jeûne sont aussi des pratiques jaïnes. Les Maîtres éveillés, guides spirituels de cette religion dénommés les Tirthankaras (en sanskrit « les faiseurs de gué ») ont enseigné, depuis la préhistoire, les principes du jaïnisme et sont, à ce titre, cités par les Veda des brâhmanes : les hindous reconnaissent la lignée des tîrthankar comme authentique et ils placent l’origine du jaïnisme au commencement du monde, là où vit le Dieu Vishnou .

Pendant le règne de Chandela , de nombreuses villes du Bundelkhand , y compris Khajuraho , abritaient de grandes et florissantes communautés jaïns . À Khajuraho, les jaïns vivaient apparemment du côté est de la ville. Un certain nombre de temples jaïns de cette période ont survécu dans cette partie de Khajuraho dans divers états de conservation. De nombreuses inscriptions jaïns de la période Chandela peuvent être vues à Khajuraho. Tous les temples Jain sont maintenant enfermés dans un mur composé moderne construit au 19ème siècle, à l’exception du temple Ghantai, lorsque la restauration des temples a été lancée. Il y a aussi un musée archéologique où sont conservés des artefacts historiques jaïns de la période chandella.

Une différence clé entre les temples jaïns et la plupart des autres temples de Khajuraho est que les temples jaïns sont vivants avec des prières et des cultes actifs. Les moines Digambar Jain les visitent encore de temps en temps et peuvent être vus en train de méditer, d’étudier ou de prêcher.

Deux des grands temples sont encore en bon état de conservation dans leur forme originale. Le portique du temple d’Adinath est un ajout ultérieur. Le temple fermé de Shantinath abrite une image monolithique massive de Shantinath. Il intègre également au moins un autre temple de la période Chandella. À l’est de ces temples se trouvent plusieurs petits temples Chandella qui ont été restaurés à l’aide de maçonnerie. Le complexe du temple a subi une restauration en 1870 après JC, lorsqu’un festival Gajarath a été organisé par Kanchhedtilal Jain de Nagaur marquant un renouvellement du site accompagné d’installations de nouvelles images, comme l’indiquent les inscriptions. [5] Les structures en pierre ont été stabilisées à l’aide de maçonnerie et le temple Shantinath a été construit en incorporant deux temples de la période Chandella.

C’est sur cette dernière image que je quitterai Khajuraho et après un brin de causette avec un prêtre Jaïn qui m’a réconciliée avec la population locale …Prochaine étape Orcha !!!

Publié le 20 juin 2022, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :