Assam 2022 : Ballades avec nos amis Tai Pakhe

Le lendemain …il pleut encore des cordes !!!

On se promène sous la pluie et dans la boue …je fais encore quelques photos de maisons traditionnelles mais ce n’est pas facile avec un parapluie !!

Les maisons des Tai Phake sont des huttes en bambou surélevées. Construit sur des pilotis de bois au-dessus du sol localement connu sous le nom de « haun hang ». Les matériaux utilisés sont les feuilles de Livistona Jenkinsiana, le bois et les bambous sont utilisés également pour la construction. Il y a deux foyers dans chaque maison et celui de l’intérieur est considéré comme sacré. Chaque maison a un salon appelé « kan nok », une salle de prière appelée « khok pai-frah » avec une cuisine appelée « haun aom ».

On rencontre sur notre chemin quelques charmantes jeunes filles en tenues traditionnelles…j’ai carrément abandonné mes chaussures pour des tongs car je n’ai qu’une paire de chaussures de sport et je ne souhaite pas qu’elles soient trempées dès le début du voyage…

La langue Phake est similaire à celles des Shan. Ils ont leurs propres scripts séparés et ont également conservé des manuscrits. La plupart d’entre eux sont des écritures religieuses.

La langue Tai Phake a 10 phonèmes de voyelles, 15 phonèmes de consonnes, 2 semi-voyelles, quelques diphtongues et 3 groupes de consonnes.

C’est une langue tonale et conserve 6 tons importants: montant, descendant, haut (moyen), bas haut (descendant) et bas (moyen). Il est également monosyllabique. Des suffixes sont ajoutés pour conserver la qualité monosyllabique des mots.

Adeptes du bouddhisme Theravada , les Tai Phake sont également capables de lire le pali .

Heureusement ils parlent également l’Assamese ce qui leur permet de dialoguer avec mon guide !!!

On profite d’une petite éclaircie pour faire quelques photos de nos amis en tenue traditionnelle sur leur terrasse ..

C’est l’occasion de reviser les différentes composantes de la tenue traditionnelle qui sont très élaborés.

Les femmes Tai Phake portent des robes colorées tissées par elles. Leur tenue se compose d’une jupe à la cheville (« sheenn »), d’un chemisier ouvert sur le devant (« nang-wat ») et attaché autour des aisselles et d’un sur sarong (« chai-chin ») pour serrer la jupe autour de la taille . L’enfant de sexe féminin porte une jupe (« sheenn ») et un chemisier. Un turban blanc (« pha-ho ») est porté par les femmes selon leurs préférences individuelles. Les couleurs de leurs robes expriment leur âge.

Il y a deux robes pour Tai Phakes :

Robe normale pour un usage quotidien.
Robe spéciale pour des occasions particulières.
Une très petite quantité d’ornements sont utilisés comme attribut de la féminité et uniquement pour améliorer l’apparence personnelle du porteur.

Les Phakes ont un modèle assez élaboré de robes et la nudité ou la « robe maigre » est détestée par tous. Même un enfant de moins de cinq ans est rarement vu sans la robe. Hommes et femmes, jeunes et vieux couvrent leur corps, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur de leur résidence. Les Phakes ne possèdent aucune tenue de cérémonie traditionnelle. Lors d’une occasion festive, cependant, des vêtements lavés sont utilisés. Pour leurs vêtements chauds, les gens dépendent des produits du marché comme le manteau, le pull, l’écharpe, le châle, etc.

La robe de l’homme âgé est généralement un lungi à carreaux (Phaa) tissé à la maison de couleur verte et noire doublé de fil rouge, jaune ou blanc, un maillot de corps, une chemise (Sho) et un turban blanc (Fa Ho).

Une écharpe blanche (environ 2 mètres de long et 1 mètre de large) avec une bordure unie (Fa Fek Mai) et une chemise blanche à manches longues sont portées par les personnes âgées lorsqu’elles se rendent au Vihar ou dans des endroits éloignés. Pour leurs vêtements chauds, les hommes âgés préfèrent les châles (Fa Jang). Dans la prière commune, tout le monde, sauf les garçons et les filles de moins de 10 ans, porte le foulard.

Les femmes Phake portent leurs robes traditionnelles. Les femmes âgées portent une ceinture (Chin) autour de la taille s’étendant jusqu’aux chevilles. C’est similaire au lungi des hommes avec comme différences que les rayures dans sont larges et la partie de la taille est beaucoup plus épaisse. Pour couvrir la moitié supérieure du corps, les femmes utilisent un long tissu simple appelé Fa Nangwait, d’environ 2,3 mètres de long et 1 mètre de large. Une ceinture en tissu, Chairchin, d’environ 6 centimètres de large et 1,5 mètre de long) est également portée autour de leur taille.

Avant l’atteinte de la puberté, les filles ne portent pas Fa Nangwait. Au lieu de cela, elles portent un tissu blanc, Fafek, d’environ 2 mètres de long et 1 mètre de large, avec ou sans bordure, pour couvrir la moitié supérieure du corps. Si une fille a une sœur aînée non mariée, elle ne porte pas de Fa Nangwait même si elle a atteint la puberté.

Toutes les femmes portent un chaddar blanc traditionnel lorsqu’elles se rendent au temple ou dans un lieu éloigné.

La mariée lors de la cérémonie de mariage utilise un chaddar similaire comme voile. Les femmes âgées portent un chemisier appelé Chekhamchum, qui s’étend jusqu’à la taille. Les jeunes filles et les femmes célibataires portent des chemisiers de couleurs différentes mais l’utilisation de chemisiers sans manches ou courts n’est pas encouragée.

Les femmes âgées portent un turban blanc tout le temps tandis que les jeunes femmes mariées portent le même lorsqu’elles visitent le temple ou le marché hebdomadaire.

Ce couple est absolument adorable et tout se passe dans la joie…

Le monsieur me montre un modèle de balance traditionnelle où le point d’équilibre est modifié par de petits cordons ce qui permet de peser différents poids !!!

Le riz est l’aliment de base des Tai Phakes. Leurs repas se composent de riz cuit ou cuit à la vapeur enveloppé dans des feuilles de banane ou de tara ou de kau connues sous le nom de « khau how » et de légumes bouillis. De plus, de nombreux légumes à feuilles sauvages tels que « pukut », « khi kai » etc. sont consommés par eux. A côté de cela, leurs repas comprennent de la viande, du poisson, des œufs, du poisson séché, du poisson aigre, de la viande séchée, des gâteaux de riz. Le thé est leur boisson préférée.

Le lendemain il pleut un peu moins…nous prenons le risque de partir marcher au travers des plantations de thé pour aller voir le petit temple hindou Devitan.

En fait, le temple lui même est très décevant car il a été reconstruit et entouré de pas mal de tôles ondulées qui semple être privilégiées dans tout l’Assam. Ce lieu est connu depuis longtemps et le premier temple a été construit par le roi Sukapa au 12ème siècle …ce qui explique que ce site soit très vénéré par les indiens.

Mon amie Tai Pakhe est pour l’occasion en tenue traditionnelle …je suis étonnée qu’elle ne porte aucun collier ni bracelets …

Pour la parure personnelle, les femmes Phake portent très peu d’ornements. En fait, les femmes mariées et âgées ne montrent pas beaucoup d’intérêt pour les ornements. Il a été rapporté que jusqu’en 1950, les femmes âgées utilisaient le Kenhu (un ornement d’oreille en cristal transparent), mais depuis cette année-là, l’approvisionnement en ce matériau est devenu irrégulier et les femmes Phake ont dû opter pour des ornements modernes comme des boucles d’oreilles, des bracelets, des bagues en or, colliers, etc.

Il a également été signalé que jusqu’en 1950, le collier fait de pièces d’argent était considéré comme un ornement précieux par les femmes, mais aujourd’hui, ce type de collier est à peine vu. La raison, telle que rapportée est que les vieilles pièces de monnaie en roupie et demi-roupie en argent contenaient beaucoup de valeur en métal et les villageois ont donc échangé ces ornements en argent contre un prix beaucoup plus élevé en termes de nouvelles pièces, qui, cependant, contiennent moins de métal donc de valeur.

Les femmes mariées portent une paire de bracelets (Beyan) en or ou en argent. La bague en or ou en argent (Ungehop) est également portée par ceux qui en ont les moyens. Le collier fait de petites perles est porté par les petits enfants afin d’éviter les dangers des mauvais esprits. Les brassards de perles sont utilisés par certaines personnes âgées à des fins similaires. Les objets de beauté naturelle comme les fleurs sont les favoris des adolescentes qui les portent dans leurs cheveux.

Nos amis nous emmène visiter un autre monastère similaire à celui de Nam Pakhe.Il s’appelle Tipam Pakhe et a été construit en 1850.

Fêtes et pratiques
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Poi Sangken est la grande fête des Tai Phakes. Il est similaire au Songkran qui est célébré en Thaïlande. Il marque le début de la nouvelle année dans le calendrier Tai. Elle est célébrée pendant trois jours. Fondamentalement, cela commence à partir du 13 ou 14 avril de chaque année. Lors de cette fête, les gens se jettent de l’eau les uns sur les autres, ce qui signifie laver les péchés les uns des autres. Ils nettoient également les images et les statues de Bouddha des sanctuaires domestiques ainsi que des monastères en versant doucement de l’eau dessus.

Buddha Purnima est également un grand festival des Tai Phakes. Il marque l’anniversaire de Lord Gautama Buddha . Ce jour-là, les gens se rassemblent dans le monastère bouddhiste et offrent des prières à Dieu. Ceci est suivi d’un festin. Généralement, ce festival tombe au mois de mai.

Naun-wa est une période de trois mois au cours de laquelle aucun mariage ni aucun travail de construction ne sont effectués. Cette période est considérée comme peu propice. Chaque mois, pendant la journée de « purnima », les habitants du village se rassemblent au monastère et offrent des prières. Ce n’est pas une fête mais une pratique religieuse importante.

Poi Ok-wa est célébré après la période de trois mois de « Naun-wa ». Il marque la fin de « Naun-wa ». Des gens de différents villages et une union de moines se rassemblent dans un seul village et offrent des prières et prient Dieu de leur pardonner leurs fautes.

Poi Mai-ko-chum-fai est un festival célébré le jour de la pleine lune du mois de février. De petits tas de bois et de foin sont incendiés par les gens en fin de soirée de ce jour. A cette occasion, ils préparent des plats traditionnels comme le « khau-laam ».

En plus de ce qui précède, le peuple Tai Phake célèbre également des festivals comme Poi Lu-fra , Poi Lu-kyong , Poi Kithing , etc.

Au retour nous rencontrons un autre groupe de TAI : des femmes Tai Kamiang qui viennent faire un pèlerinage dans le monastère de Nam Pakhe.

Bien sur on immortalise notre rencontre en photos !!!

Malgré la pluie …c’était une super journée !!!

Publié le 5 juillet 2022, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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