Assam 2022 : Un monastère de réfugiés tibétains…

La première fois que nous sommes venus dans ce monastère…il était plutôt vide mais après la pagode dorée kitsch …nous l’avons trouvé plutôt intéressant !!!

Les réfugiés du camp tibétain de Choephelling viennent de Pemakoe au sud est du Tibet à la frontière avec l’Inde à un endroit appelé Tuting.

Ils sont étroitement associé à l’histoire des Tibétains et du Dalai Lama.

En 2017, le Dalaï Lama, le chef spirituel et temporel des Tibétains, effectua une visite de 12 jours en Assam et en Arunachal Pradesh, l’endroit où il a d’abord traversé l’Inde. Se remémorant sa fuite en Inde en 1959, le Dalaï Lama a déclaré : « Chaque fois que je visite ces régions, la région de Tawang, c’est très émouvant pour moi. Je vois un endroit où j’avais joui de la liberté pour la première fois. Les collines du Nord-Est représentent clairement la liberté pour le chef tibétain qui avait été pratiquement prisonnier dans son monastère de Lhassa.

La fuite du Dalaï Lama vers l’Inde a marqué un moment crucial, non seulement dans l’histoire tibétaine, mais aussi dans l’évolution des relations indochinoises. Les protestations chinoises contre le refuge indien pour lui peuvent toujours être entendues, 58 ans après la venue du chef spirituel en Inde. Simultanément, son entrée en Inde a également inauguré un afflux massif de réfugiés tibétains en Inde. Ces Tibétains continuent de résider dans plusieurs régions du pays.

Le 10 mars 1959, le général chinois Zhang Chenwu invita le Dalaï Lama à un spectacle donné par une troupe de danse chinoise. Peu de temps après, cependant, il reçut un message du général lui demandant de se présenter sans soldats ni gardes du corps armés. On s’attendait à ce que la demande particulière des Chinois rencontre une grande suspicion de la part des Tibétains qui, de toute façon, souffraient de l’oppression des Chinois depuis plus d’une décennie. Au début des années 1950, une grande partie du Tibet avait été conquise de force par les Chinois. Les années suivantes ont vu le Dalaï Lama tenter d’échapper à une prise de contrôle militaire à grande échelle du Tibet par les forces chinoises. Les Chinois, d’autre part, avaient fait de leur mieux pour l’endoctriner dans les idéologies communistes.

Compte tenu du contexte d’agression chinoise au Tibet, les responsables entourant le Dalaï Lama ont rapidement deviné un sentiment de tromperie dans l’invitation chinoise. Par mesure de précaution, on lui a rapidement conseillé de fuir le Tibet. Le 17 mars 1959 donc, le Dalaï Lama se déguise en soldat et se glisse hors de l’abri du monastère qu’il ne reverra plus jamais. Il était accompagné de 20 de ses fonctionnaires. Pieds nus, le chef spirituel a traversé la région ardue de l’Himalaya, qui comprenait la traversée du fleuve Brahmapoutre, large de 500 mètres.

Pendant les deux semaines suivantes, il n’y eut aucune nouvelle du dirigeant tibétain. Au Tibet, selon un rapport du magazine Time, des rumeurs ont circulé selon lesquelles le saint chef aurait été caché de la vue des avions chinois par « la brume et les nuages ​​bas évoqués par les prières des saints hommes bouddhistes ». Il a finalement atteint l’Inde le 30 mars et s’est installé au monastère de Tawang dans l’Arunachal Pradesh. Le mois suivant, il a atteint Mussoorie dans l’actuel Uttarakhand, où il a ensuite été rencontré par le Premier ministre Pandit Jawaharlal Nehru pour discuter de l’avenir des réfugiés tibétains qui l’ont suivi.

Pendant ce temps, au Tibet, les Chinois ont imposé un couvre-feu à Lhassa et près de 2000 personnes sont mortes dans la bataille qui a suivi entre la population locale et les forces chinoises. Près de 800 obus d’artillerie ont été tirés sur le palais d’été du Dalaï Lama. Un jour plus tard, la Chine a annoncé la dissolution de l’organe directeur tibétain et une région autonome tibétaine a été établie au sein de la République populaire de Chine.

Politiquement, l’arrivée du Dalaï Lama en Inde a été un moment crucial dans les relations indochinoises. Pour Nehru, entretenir des relations cordiales avec la Chine a toujours été considéré comme une nécessité diplomatique. Selon l’historien Ramachandra Guha, « Nehru considérait la Chine à la fois comme un pair, un camarade et une âme sœur ». Cependant, au fil du temps, des disputes ont émergé entre l’Inde et la Chine, notamment autour de la question de la création de frontières après le départ des Britanniques. Dans cette atmosphère d’antagonisme, l’octroi du refuge par l’Inde au Dalaï Lama a été un déclencheur essentiel qui a poussé les deux pays au point de faire la guerre. La guerre sino-indienne de 1962, qui a finalement été remportée par la Chine, a été l’un des produits les plus critiques de la fuite du Dalaï Lama vers l’Inde.

Rétrospectivement, l’arrivée du Dalaï Lama en Inde a été de loin la visite la plus spectaculaire de tous les politiciens étrangers. Comme il l’a souligné il y a quelques jours, il est «l’invité le plus long du gouvernement indien».

Nous rencontrons un moine très sympa qui nous conseille de revenir un peu plus tard dans la semaine car ils vont organiser une grande cérémonie et ce sera un peu plus animé.

Effectivement on revient 2 jours plus tard et les ateliers de fabrication des tapis en laine sont ouvert…par contre les tisserandes ne sont absolument pas accueillantes …même chose pour la boutique qui est envahie par un énorme carpharnaüm de fabrication a priori chinoise …un comble !!!

Parmi les participants à la cérémonie …il y a à la fois des femmes qui sont des prêtres et des moines.

Une bhikkhuni (pali) ou bhikshuni (sanskrit) est une moniale bouddhiste qui a reçu l’ordination complète (upasampada), suivant un noviciat (shramanerika puis shikshamana) d’au moins deux ans.

L’ordre des bhikkhunis a été fondé cinq ans après celui des bhikkhus, avec l’accord quelque peu réticent du Bouddha Gautama, qui leur imposa huit règles spécifiques les asujettissant aux moines1. La première moniale aurait été Mahaprajapati Gautami, sa tante et mère adoptive.

Au début du xxe siècle, l’ordre des bhikkhunis n’existait plus qu’en Chine, en Corée et au Viêt Nam. Dans le courant theravāda et au Japon, les nonnes sont techniquement des laïques se consacrant à la vie ascétique en suivant les règles des novices. Dans le courant vajrayāna du bouddhisme tibétain, les femmes ne reçoivent en principe pas l’ordination complète et restent novices durant toute leur carrière à l’exception de quelques moniales occidentales. Des tentatives de résurrection de l’ordre féminin dans les régions theravāda et d’implantation au Tibet ont été entreprises ces vingt dernières années. Le dalaï-lama s’est exprimé en faveur de l’ordination féminine lors de la conférence de Hambourg en juillet 2007.

Ces femmes ont un statut spécifiques : elles ne sont pas obligées de se rase la tête et elles peuvent même être mariées.

Notre moine veut absolument que l’on reste pour le repas de la Puja …j’y serai plutôt favorable …ce sera peut être mieux que la nourriture indienne habituelle, mais mes compagnons ne sont pas partant …tant pis !!!

Publié le 28 juillet 2022, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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