Vietnam Centre 2022 : retrouvailles avec Vietnam Easy Riders que j’ai connus il y a 12 ans

Finalement …je dois remercier Bang !!! Si il ne m’avait pas fait ce mauvais plan …je serais encore au Nord Vietnam et n’aurais pas eu l’occasion de redécouvrir le centre Vietnam.

Certes pour les costumes on ne retrouve pas la richesse et la beauté de ceux du nord mais par contre, la culture et les traditions des populations locales sont encore bien enracinées et il existe encore des tas de choses à découvrir !!!

Je retrouve avec bonheur mon ex pilote pour Vietnam easy Riders …après 12 ans on a changé un peu tous les deux !!!

A l’époque, il était plus que surpris qu’une vieille dame veule parcourir la piste Ho chi Minh en moto …que dire maintenant !!!

On commence par aller faire un petit tout chez le voisin au dessus de chez lui …chez qui nous avons un point de vue magnifique sur les environs de Dalat…Bien sûr on nous offre le café car ici l’hospitalité est une vraie tradition. Nous en profitons pour choisir un petit chien dans la nichée qui sera le compagnon du fils de Rivers.

Đà Lạt (/ɗâː làːt/ Écouter), orthographié aussi Dalat, est une ville des hauts plateaux du centre du Viêt Nam, capitale de la province de Lâm Đồng1. En français, ses habitants sont appelés Dalatois.

Durant la colonisation française au xixe siècle, l’administration coloniale recherche une région où le climat s’apparente à celui de la France. Le climat rude et la terre malsaine de la ville de Saïgon mettent en doute que les Européens puissent s’acclimater à ces conditions excessives.

En juillet 1897, le gouverneur français Paul Doumer s’adresse au célèbre médecin Alexandre Yersin qui a découvert la région quatre années auparavant lors d’une expédition de Biên Hòa à Phan Thiết par la chaîne Annamitique. L’objectif est de trouver un emplacement potentiel afin de pouvoir permettre aux fonctionnaires et aux soldats français de se ressourcer contre le climat torride de l’Annam. Les trois critères sont centrés sur l’altitude, la présence de l’eau et l’accessibilité. Sa devise latine est d’ailleurs Dat Lætitiam Aliis Aliis Temperiem qui signifie « Elle donne aux uns la joie, aux autres le bon temps. » Elle était la principale station climatique de l’Indochine française.

Dès le lendemain je pars avec mon pilote …la moto est loin d’être neuve mais elle est bien entretenue et le pilote a l’air chevronné. Il s’appelle Jack « Hit the road Jack… » Les Vietnamiens adorent les prénoms américains …ce n’était pas la peine d’être en guerre avec eux pendant autant d’années !!!

Avec Jack on commence par visiter une fabrique de café …ici le café c’est une religion …

On produit ici un genre de café « Luwak »

Le kopi luwak est un café récolté dans les excréments d’une civette asiatique, le luwak (Paradoxurus hermaphroditus) de la famille des viverridés, du fait d’une digestion quasi absente.

La civette consomme en effet les cerises du caféier, digérant leur pulpe mais pas leur noyau, qui se retrouve dans ses excréments. Dans le tube digestif du luwak, les sucs gastriques — composés d’enzymes qui divisent les chaînes de protéines en chaînes plus petites ou en acides aminés individuels — font subir une transformation bénéfique aux arômes des grains de café.

Il est produit essentiellement dans l’archipel indonésien, à Sumatra, Java, Bali, Sulawesi, aux Philippines et dans le Timor oriental.

Il a valu en 1995 un prix Ig-Nobel à John Martinez, de J. Martinez & Co à Atlanta.

Hé bien ici …au lieu d’utiliser des civettes …on utilise des éléphants !!!!

Ils mangent les cerises du caféier et les graines de café sont récupérées dans leurs déjections et bien sûr lavées pour être torréfiées …

Il y a aussi une autruche mais je suis pas sûre qu’elle ait un rôle dans la production du café.

Ville de montagne romantique, Đà Lạt exerce une attraction touristique importante grâce à ses paysages : chutes d’eau, lacs, prairies luxuriantes et vallées fleuries, ses villas coloniales dont le style art-déco (1920-1940) rappelle l’architecture des provinces de l’ancienne métropole. On y trouve des villas normandes aussi bien que des chalets savoyards ou des maisons basques, et une cathédrale à la française. L’hôtel Langbian Palace (aujourd’hui Hôtel Dalat Palace), inauguré en 1922, accueille les colons en villégiature fuyant les grandes chaleurs.

L’empereur Bao Dai y possédait une résidence. Son épouse fit venir de France les Chanoinesses de Saint-Augustin de la congrégation Notre-Dame pour y ouvrir un internat d’élite en 1935, Notre-Dame du Langbian (Couvent des Oiseaux), où elle inscrivit ses filles. Il ferme ses portes à l’arrivée des communistes en 1975.

Sa gare, inspirée de celle de Deauville, est célèbre.

Nous partons ensuite pour un village Co Ho assez pauvre qui est le lieu légendaire d’une triste histoire…

A l’entrée du village il y a une statue de coq avec 9 ergots qui est à l’origine de cette histoire : 2 jeunes gens s’aimaient d’amour tendre et voulaient se marier mais chez les Co Ho …la jeune fille est obligée « d’acheter » son mari et de donner plusieurs buffles pour pouvoir l’épouser. Cette jeune fille n’avait pas d’argent ni de buffles …en conséquences la famille du futur marié lui a demandé à la place d’aller dans la forêt et de rapporter un coq de ce type avec 9 ergots (9 est un chiffre porte bonheur au Vietnam).

La jeune fille a cherché et cherché mais n’a rien trouvé et en est morte d’épuisement !! Le jeune homme ne la voyant pas revenir est parti à sa recherche et lorsqu’il l’a trouvée …il était tellement triste qu’il s’est tué sur le corps de sa bien aimée.

Le coq en béton est là pour commémorer cette triste histoire …

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’amiral Jean Decoux, qui aimait y séjourner, songea à ériger Đà Lạt au rang de capitale administrative de l’Indochine française. Deux conférences importantes pour l’avenir de la péninsule y furent tenues en 1946.

Une école d’enfants de troupe métis eurasiens, dite École d’enfants de Troupe de Đà Lạt (alias EETD), y fut fondée en septembre 1939 puis transférée au Cambodge en 1944 avant de revenir à Đà Lạt en 1946 où elle fonctionna jusqu’au début de 1956, date à laquelle elle fut transférée en France et devint une annexe de l’École militaire préparatoire d’Autun.

Parallèlement, dès la fin de 1950, le général Jean de Lattre de Tassigny y créa une école militaire pour l’Armée nationale vietnamienne loyaliste de l’empereur Bảo Đại qu’on surnomma vite le Saint-Cyr vietnamien.

Nous visitons ensuite une ferme d’orchidées avec des fleurs splendides …

La ville de Đà Lạt a permis à ses administrateurs coloniaux d’établir une ville à la saveur européenne en retrait du pouvoir central vietnamien à Saïgon. Le plan de développement original en 1900 propose la construction d’infrastructures, de routes de transport, de villages et de réseaux de chaînes d’approvisionnement. L’objectif est d’avoir un chemin de fer, des routes pavées et des immeubles modernes offrant un pied-à-terre de la France et servant de bon sanatorium.

Entre les années 1900 et 1944, la ville de Đà Lạt va connaître une poussée de croissance fulgurante. Les douzaines de cottages sur la colline deviennent un hôtel. En 1944, on ne comptait pas loin de 750 villas privées, plusieurs bureaux gouvernementaux et un terrain de golf.

Pour devenir la ville qu’elle est maintenant, Đà Lạt est passée par cinq grandes étapes de planification urbaine présentées par cinq différents auteurs et architectes français Paul Champoudry en 1905, Jean O’Neill en 1909, Ernest Hébrard en 1923, Louis Georges Pineau en 1932 et Jacques Lagisquet en 19424.

Prochaine étape à Làng Noâm Rom : une ferme de champignons noirs …ceux qui ressemblent à des morceaux de plastiques …

Ils ne sont pas cultivés dans des caves mais sous des abris avec des supports de sciure de bois et de terre enveloppés dans des sacs plastiques…

Dès qu’ils sont assez gros, ils sont cueillis et mis à sécher au soleil .

Le contenu des supports de croissance est ensuite utilisé comme engrais.

Paul Champoudry fut le premier maire de la ville de Dalat en 1905 et a rédigé un plan de développement en fonction des besoins des autorités de l’armée. Son plan était de centraliser les services publics et administratifs dans le même quartier et d’établir un marché situé à la jonction des artères principales de la ville qui donne face à une place publique conçu pour atténuer le trafic. À proximité du marché au centre-ville, un espace est conçu pour les comptoirs des marchands et des petites entreprises. Au cœur du centre-ville, un hôtel qui inclut un restaurant et un casino ; non loin, un quartier consacré aux services publics : poste, gare de chemin de fer et école.

Les idées principales de Paul Champoudry seront réalisées par Jean O’Neill, auteur du plan maître de Đà Lạt en 1919 grâce au budget qui découle dans les caisses de fonds dans la ville de Dalat à la conclusion de la Première Guerre mondiale.

En 1923, Ernest Hébrard continue à développer le travail de ses prédécesseurs et instaure un système de zonage. L’ébauche de sa vision est de prendre en compte le futur de la ville pour éviter des modifications coûteuses à la fin plutôt que de laisser la division et la concession des terres à la destinée et à l’imagination des individus. Son plan est divisé en trois zones : un quartier pour l’administration, un quartier résidentiel pour les Européens et un quartier annamite.

Au passage un avocatier dont les fruits sont exagérément longs et bien sûr des caféiers qui sont la culture phare de la région.

La prochaine étape est une fabrique de nouilles au riz traditionnelle…

La première étape est de faire tremper le riz pour obtenir un genre de lait qui est ensuite étalé sur des lamelles de bambou et mis à sécher au soleil !!!

Les feuilles obtenues sont ensuite rassemblées et roulées ensemble …puis le rouleau obtenu est ensuite tronçonné pour obtenir des nouilles …

La dernière image est un poivrier …une autre culture emblématique du Vietnam centre

En 1932, le plan de Louis-Georges Pineau est plus conservateur que le plan expansionniste de Hébrard. L’ébauche de son plan est de préserver la beauté naturelle des paysages de Đà Lạt et de mettre l’accent sur le développement des jardins et des lacs artificiels. Pineau avait une tendance pour un style architectural éclectique et un goût particulier pour les villas. D’ailleurs, les villas actuelles à Đà Lạt sont les créations de l’ère Pineau.

La dernière étape du développement de la ville de Đà Lạt est rehaussée par le planificateur Lagisquet entre 1942 et 1945. Il va effectuer le projet du gouverneur Jean Decoux qui est de transformer la colline à une ville d’été distincte des sphères traditionnelles du Vietnam. Le résultat de l’urbanisation de Lagisquet englobe la base commune de la vision des cinq pionniers, de faire de la ville de Đà Lạt une ville française.

Après ce tour d’horizon culturel et agricole nous partons pour Mui Né.

Publié le 4 septembre 2022, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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