Japon 2025 : A la recherche des Aïnous
Nous sommes actuellement près de Kushiro au centre sud de Hokkaido …
Sur note route nous nous arrêtons pour visiter à Shiganoka, un petit musée A-Inou tout neuf et très sympa …
Les Aïnous (アイヌ?, /a.i.nu/, qui signifie « humain » en aïnou), aussi appelés Utari (ウタリ?, qui signifie « compagnon »), sont un peuple autochtone vivant dans le Nord du Japon, notamment dans l’île d’Hokkaidō, et dans l’Extrême-Orient de la Russie. Leurs ancêtres, chasseurs-pêcheurs et cueilleuses-chamanes, ont pu venir du continent asiatique pour peupler l’archipel japonais, les îles Kouriles, l’île de Sakhaline et le sud de la péninsule du Kamtchatka il y a environ 3 300 ans, soit 1 000 ans avant les peuples de Wa qui sont les ancêtres culturels du peuple Yamato, dont est issue la grande majorité des Japonais actuels, arrivés dans l’île de Honshū vraisemblablement depuis la Corée.
Les Aïnous ainsi que leur langue étaient il y a peu en voie d’extinction, notamment par assimilation culturelle, par immigration de Japonais issus de l’ethnie Yamato sur leur territoire et en raison de la japonisation de leur peuple dû à la politique centraliste menée par l’État japonais, certains percevant cela comme un ethnocide voire un génocide ethnico-culturel.



















On compte, de nos jours, entre 25 000 et 200 000 membres rattachés à ce groupe ethnique, mais aucun recensement exact n’a été tenu car beaucoup d’Aïnous cachent leur origine ou, dans bien des cas, ne la connaissent même pas, leurs parents la leur ayant dissimulée pour les protéger de la discrimination et du racisme.
Leur religion était de type animiste : la principale divinité de la montagne était représentée par l’ours et la principale divinité de l’océan par l’orque. Kamuy-huci est la déesse du feu de l’âtre, avec laquelle les femmes chamanes communiquent en état de transe par différents rituels. Elle a une place centrale dans la spiritualité des Aïnous car elle protège le foyer du clan maternel. Une autre déesse est la mère-araignée, tisserande et prenant grand soin de ses petits.





On compte, de nos jours, entre 25 000 et 200 000 membres rattachés à ce groupe ethnique, mais aucun recensement exact n’a été tenu car beaucoup d’Aïnous cachent leur origine ou, dans bien des cas, ne la connaissent même pas, leurs parents la leur ayant dissimulée pour les protéger de la discrimination et du racisme.
Leur religion était de type animiste : la principale divinité de la montagne était représentée par l’ours et la principale divinité de l’océan par l’orque. Kamuy-huci est la déesse du feu de l’âtre, avec laquelle les femmes chamanes communiquent en état de transe par différents rituels. Elle a une place centrale dans la spiritualité des Aïnous car elle protège le foyer du clan maternel. Une autre déesse est la mère-araignée, tisserande et prenant grand soin de ses petits.















Le phénotype des Aïnous dont les yeux n’étaient pas bridés et qui étaient en moyenne plus grands et plus barbus que les Japonais, a donné lieu à de nombreuses interprétations qui les ont rapprochés tantôt des caucasiens, tantôt des australoïdes (tels que les andamanais ou les aborigènes d’Australie). Par la suite, l’anthropologue canadien Reginald Ruggles Gates (1882-1962) a soutenu, en s’appuyant sur les génotypes, la thèse d’une origine mongoloïde même si la morphologie aïnoue était, à l’origine, moins typiquement asiatique.
Il semble que les Aïnous soient le seul peuple de la période Jōmon à ne pas avoir connu de brassage génétique avec les peuples de la période Yayoi, arrivés plus tard de la péninsule Coréenne. De ce fait, ils sont proches des habitants des îles Ryūkyū, eux aussi issus des peuples Jōmon et peu mélangés avec les peuples Yayoi. Les Japonais sont issus du métissage entre Jōmon et immigrants de Corée ; ils présentent des traits génétiques, linguistiques et ethnobotaniques communs avec les Aïnous, les Mongols, les Coréens et les Chinois du Nord de la Chine, et des traits architecturaux, mythologiques et culturels communs avec les peuples austronésiens.
Selon l’ethnologue Wilhelm Joest (1852-1897), les Aïnous actuels sont toutefois largement métissés et ressemblent donc plus aux Japonais qu’il y a quelques siècles.
Selon Ishida et al., en 2009, la culture des Jōmon ressemble à l’âge du bronze du sud de la Sibérie. Il semble que les Jōmon partagent des caractéristiques des peuples paléolithiques de la moitié ouest de l’Eurasie (Europe orientale, Asie centrale et Sibérie occidentale). Plusieurs études, comme celles de Noriko Seguchi en 2015 et 2019, ont conclu que les Jōmon proviennent d’une population paléolithique située dans le sud de la Sibérie, apparentée aux paléolithiques européens et du Moyen-Orient[15].
Selon Takurō Segawa de l’université de Sapporo, il ne serait pas pertinent de limiter la culture aïnoue à l’après XIVe siècle, comme le font encore certains historiens japonais qui se basent uniquement sur l’apparition de la laque dans la région de Nibutani. Il existerait une continuité culturelle, linguistique et ethnique entre les époques Jōmon, Epi-Jōmon, Satsumon et la culture Aïnou post-Nibutani (Nibutani bunka, ニブタニ文化、 二風谷文化) telle que nous la connaissons aujourd’hui. La culture aïnoue constituerait ainsi le dernier vestige vivant de la culture mésolithique Jōmon qui s’étendait à l’origine sur la majorité de l’archipel japonais, jusqu’à l’arrivée du peuplement néolithique Yayoi provenant du continent (Segawa se base entre autres sur la haute fréquence des toponymes d’origine aïnoue dans tout le nord du Honshū).











Comme on n’est pas loin du centre d’observation des grues japonaises on décide de s’y rendre …mais come d’habitude sur la route une superbe grue nous fait les yeux doux et de prélasse à proximité pour que l’on puise la prendre en photo !!!
On va quand même au centre d’observation et on suit leur conseils pour se rendre sur les sites préconisés (2 dernières photos) mais là pas une seule grue …
Sur le parking un asiatique me fonce dessus pour me demander si j’avais pu voir ces superbes oiseaux …il est très bavard …je lui indique le lieu où j’en avait vu et lui monte mes photos …il est ravi et très sympa …du coup je lui demande si il est Japonais …il me répond : hé bien non je suis Chinois !!!…CQFD !!!
Bon tout s’explique …les japonais tu leur dis bonjour …il ne te répondent pas et regardent leurs chaussures. Lorsque je demande à Hiromi , elle me dit que les japonais ont un problème mental …il est vrai que lorsque tu as été présenté plus ou moins officiellement …ils sont nettement plus aimables !!! Gérer une écriture avec 3 types de caractères cela doit faire des noeuds au cerveau !!!










Certains scientifiques ont avancé le fait que les Aïnous descendent d’un groupe ethnique préhistorique qui aurait aussi engendré les aborigènes d’Australie. Cette hypothèse se base sur la découverte d’ossements de la période Jōmon datant d’il y a 10 000 ans. Ces ossements possèdent un faciès semblable à celui des peuples d’Australie et de Nouvelle-Guinée. Le géographe français Jean Delvert avançait que l’architecture des maisons traditionnelles des Aïnous (sur pilotis, avec des cloisons végétales) était proche de celle des anciennes habitations proto-malaises.
Les tests génétiques effectués sur les Aïnous montrent qu’ils font partie de l’Haplogroupe D du chromosome Y. Or cet haplogroupe est rare et n’est retrouvé en quantité significative qu’au Tibet et dans les îles Andaman ce qui suggère une parenté avec certains peuples tibétains, mais également australoïdes. L’haplogroupe D serait apparu en Afrique de l’Est il y a 50 000 ans. Les premiers porteurs de l’haplogroupe D, originaires d’Afrique de l’Est, auraient migré le long des côtes de l’océan Indien pour s’installer dans les îles Andaman, en Indonésie, dans l’archipel japonais, en Sibérie, en Asie centrale et finalement au Tibet. Alors que les Andamanais appartiennent à l’haplogroupe D*, c’est l’haplogroupe D2 qui est le plus répandu chez les Japonais et les Aïnous, et les haplogroupes D1 et D3 chez les peuples tibétains.
D’après ces mêmes tests génétiques, une part non négligeable (environ 35 %) des Japonais auraient une origine aïnoue, ce qui signifie que des populations aïnoues (ou génétiquement apparentées à ces dernières), ont été assimilées au sein du peuple japonais.
L’analyse génétique des gènes HLA I et HLA II et des fréquences des gènes HLA-A, -B et -DRB1 relie également les Aïnous aux peuples autochtones des Amériques, en particulier à la population du nord-est du Pacifique comme les Tlingits. Les scientifiques suggèrent que les principaux ancêtres des groupes aïnous et des Amérindiens remontent aux groupes paléolithiques du sud de la Sibérie.
Quelques mots sur les Jomon qui ont précédé les Ainous.
Le peuple Jōmon (縄 文人, Jōmon jin ) était la population indigène de chasseurs-cueilleurs qui vivait dans l’ archipel japonais pendant la période Jōmon ( environ 14 000 à 300 av. J.-C. ). Ils étaient unis par une culture Jōmon commune, qui atteignit un degré considérable de sédentarité et de complexité culturelle.
Le peuple Jōmon est caractérisé par une ascendance est-asiatique profondément divergente et a contribué à environ 9 à 32 % de l’ascendance du peuple japonais moderne . Les données génomiques de population de plusieurs restes de la période Jōmon suggèrent qu’ils ont divergé des « Asiatiques ancestraux de l’Est » avant la divergence des Asiatiques de l’Est du Nord et du Sud , il y a entre 38 000 et 25 000 ans, mais après la divergence des lignées Tianyuan et Hoabinhian « d’Asie de l’Est basale » (il y a environ 39 000 ans).
Après leur migration dans l’archipel japonais, ils sont devenus largement isolés du flux génétique extérieur vers 20 000 à 25 000 avant J.-C. bien qu’il existe des preuves de l’influence des groupes est-eurasiens du nord et du sud.
L’étude du peuple Jōmon et de sa culture matérielle a considérablement évolué depuis l’époque d’Edo. L’une des plus anciennes représentations d’artefacts Jōmon remonte aux antiquaires de l’époque d’Edo, qui ont dessiné et documenté des tessons de poterie inhabituels trouvés dans des amas coquilliers. Le voyageur du XVIIIe siècle Sugae Masumi a mentionné des vestiges de l’ère Jōmon dans ses écrits, notamment dans son livre Sumika no Yama (vers 1800), qui faisait référence à des amas coquilliers et à des poteries préhistoriques découverts lors de ses voyages. Les premiers antiquaires ont souvent confondu ces vestiges avec des reliques de personnages légendaires ou de civilisations disparues plutôt qu’avec la préhistoire japonaise indigène.
Au début de l’ ère Meiji (1868-1912), l’émergence de l’archéologie moderne au Japon a conduit à une étude plus systématique des vestiges préhistoriques. La première reconnaissance scientifique significative de la culture Jōmon a eu lieu en 1877, lorsqu’Edward S. Morse, zoologiste et orientaliste américain, a fouillé le tumulus coquillier d’Ōmori près de Tokyo. Morse a inventé le terme Jōmon (縄文, « marqué par des cordons ») pour décrire la poterie particulière qu’il a découverte, caractérisée par des empreintes faites à l’aide de cordons torsadés. Ses travaux ont marqué le début de l’étude archéologique formelle de la période Jōmon, bien que les premières interprétations soient restées influencées par les modèles occidentaux d’évolution culturelle.
Au début du XXe siècle, les archéologues japonais ont commencé à mener leurs propres fouilles, passant des expéditions dirigées par l’étranger à des initiatives de recherche nationales. Des chercheurs tels que Tsuboi Shōgorō et Torii Ryūzō ont étudié plus en détail les amas coquilliers, les sites funéraires et les établissements Jōmon. Les spécialistes du Kokugaku (apprentissage national) ont cherché à encadrer la culture Jōmon dans le récit historique du Japon, la contrastant souvent avec la riziculture de la période Yayoi ultérieure .
Au cours des années 1920-1930, Kojima Gizaemon et Hamada Kōsaku ont dirigé les efforts pour établir des typologies régionales de la poterie Jōmon, classant les styles en phases chronologiques basées sur la stratigraphie. Les fouilles sur des sites tels que l’amas coquillier de Kasori (Chiba) ont fourni des preuves cruciales de modes d’établissement et de subsistance à long terme. Cependant, les interprétations d’avant-guerre de la société Jōmon étaient fortement influencées par les théories diffusionnistes occidentales, de nombreux chercheurs considérant la culture Jōmon comme primitive et stagnante par rapport aux sociétés agricoles « plus avancées ».
L’après-Seconde Guerre mondiale a marqué un tournant majeur dans l’archéologie japonaise, alimenté par l’expansion rapide des institutions universitaires et des fouilles financées par l’État. Des chercheurs tels que Serizawa Chōsuke et Yamanouchi Sugao ont joué un rôle clé dans la redéfinition de la chronologie Jōmon, l’affinement des typologies de poterie et l’identification des principales sous-périodes Jōmon (naissance, initiale, ancienne, moyenne, tardive et finale).
Expansion d’après-guerre et nouvelles interprétations (1945-1990)
Entre les années 1950 et 1970, l’archéologie au Japon a connu un essor rapide grâce aux projets de reconstruction d’après-guerre et aux grands travaux publics. La loi sur la protection des biens culturels (1950) a exigé des fouilles archéologiques avant toute construction, ce qui a conduit à la fouille de milliers de sites Jōmon. La découverte de grands sites, comme Sannai Maruyama (Aomori) dans les années 1990, a révélé que les groupes Jōmon vivaient dans des villages permanents ou semi-permanents, contredisant les hypothèses antérieures selon lesquelles ils étaient exclusivement des chasseurs-cueilleurs nomades.
À la fin du 20e siècle, de nouvelles perspectives ont émergé concernant la complexité sociale Jōmon. La théorie des « chasseurs-cueilleurs complexes » est devenue largement acceptée, reconnaissant que les sociétés Jōmon présentaient des caractéristiques typiquement associées aux civilisations agricoles, telles que la colonisation à long terme, la hiérarchie sociale et la spécialisation artisanale avancée (par exemple, la laque, les ornements en jade, les figurines). La collaboration internationale s’est également accrue, les chercheurs établissant des comparaisons entre la société Jōmon et d’autres cultures préhistoriques, telles que le nord-ouest du Pacifique nord-américain et l’Europe mésolithique.
Progrès et changements théoriques du XXIe siècle
Le 21e siècle a vu des avancées majeures dans l’archéologie Jōmon, portées par des techniques de datation scientifique, des analyses d’ADN et des études interdisciplinaires .
Affinements chronologiques : Les progrès de la datation au radiocarbone (datation AMS C-14) ont affiné la chronologie Jōmon, repoussant les origines de la poterie à 16 500 avant J.-C. sur des sites comme Ōdai Yamamoto I (Aomori). Cela soutient l’idée que le Japon était l’un des premiers centres de production de poterie au monde.
Analyse de l’ADN ancien : les études génétiques des restes squelettiques de Jōmon (par exemple, provenant du dépotoir coquillier de Funadomari) ont fourni des informations sur leur bagage génétique et leur héritage.
Études d’adaptation environnementale : les reconstitutions climatiques suggèrent que les sociétés Jōmon se sont adaptées aux fluctuations climatiques de l’Holocène , se déplaçant entre les établissements côtiers et intérieurs à mesure que le niveau de la mer changeait.
Rituel et symbolisme Jōmon : Les recherches sur les sites cérémoniels, tels que les cercles de pierres d’Ōyu (Akita) et le cercle de pierres d’Omori Katsuyama (Aomori), indiquent que le peuple Jōmon a construit des paysages rituels monumentaux, remettant en question les perceptions antérieures selon lesquelles seules les sociétés agricoles construisaient des structures à grande échelle.
Reconnaissance de l’UNESCO : En 2021, 17 sites Jōmon à Hokkaidō et dans le nord de Honshū ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, reconnaissant la culture Jōmon comme l’une des traditions de cueillette les plus anciennes au monde.






Le peuple Jōmon utilisait l’obsidienne , le jade et différents types de bois pour son artisanat.
Des outils en pierre étaient utilisés, principalement des outils en pierre taillée , faits de schiste siliceux , mais aussi d’obsidienne et d’autres pierres. Ces types d’outils comprenaient, sans s’y limiter : des pointes de lance , des pointes de flèche , des grattoirs (à soie, à tige ou non), des outils plats semi-circulaires en pierre taillée (qui auraient servi à préparer des aliments végétaux), des couteaux et des forets en pierre .
D’autres outils en pierre fabriqués sans le processus de broyage comprenaient des haches en pierre polie (fabriquées à partir de granodiorite, de pierre verte ou de schiste bleu), des outils en pierre de coupe par abrasion, des pierres à aiguiser , des pierres à meuler (avec ou sans fosse), des pierres à marteau , des meules à selle et des poids en pierre.
Les bois et les os étaient également utilisés pour la fabrication d’outils tels que des spatules, des hameçons, des pointes de harpon, des forets et des aiguilles. Les marteaux, dont la base servait de surface d’impact, étaient une exclusivité des bois.
Le bois était utilisé pour les hampes de lances, de flèches et de harpons, ainsi que pour les arcs et les bâtons à fouir, tandis que des bandes d’écorce étaient utilisées pour tisser des paniers.
Les outils à manche tels que les lances et les flèches avaient leurs têtes fixées à l’aide de bitume.
Nous décidons d’aller saluer Lela San qui est une des dernières chaman si ce n’est pas la dernière …
Je suis toujours aussi surprise à chaque fois que je viens ici …car la « décoration » n’a rien de « japonisant « …et pas très propre non plus car j’ai dormi dans le bâtiment de la 1ère photo …donc je sais de quoi je parle …
Lela San n’est pas là …elle est à l’hôpital …on nous dit qu’elle va mieux …je ne suis pas rassurée pour autant.




Un Aïnou sur huit possède aussi les caractères de l’haplogroupe C3 qui est le plus commun parmi les populations de l’extrême est de la Russie et parmi les populations de Mongolie. Certains ont avancé que cet haplogroupe serait le résultat d’un brassage génétique unidirectionnel avec les Nivkhes avec qui les Aïnous ont d’ailleurs des points communs sur le plan culturel (sculpture sur bois, festival de l’ours, motifs des habits). Cette hypothèse de brassage avec les Nivkhes est encore soutenue par la similarité des langues des deux peuples (Université de Sapporo). Entre autres, le professeur Hidetoshi Shiraishi travaille sur cette hypothèse et publie ses conférences sur l’Auditorium de la Linguistique.
En ce qui concerne l’ADN mitochondrial, une grande partie des Aïnous appartiennent à des haplogroupes que l’on rencontre également en Sibérie (haplogroupes D4, N9a, G), ce qui laisse supposer des lignages maternels d’origine sibérienne. Mais une partie des Aïnous appartiennent également à l’haplogroupe M7 que l’on retrouve également en Asie de l’Est et du Sud-Est ainsi que dans les îles du Pacifique.









Quelques photos anciennes sur les Ainous …maintenant si vous les croisez dans la rue …ils sont habillés comme vous et moi …










Une analyse complète du génome utilisant des SNP de haute confiance et des évaluations SNP fonctionnelles pour attribuer les caractéristiques phénotypiques possibles ainsi que les polymorphismes des chromosomes Y, a analysé un échantillon Jomon masculin et féminin. Le site archéologique de Funadomari (船泊遺跡, Funadomari iseki?) est situé sur un banc de sable séparant le lac Kushu de la baie de Funadomari sur la côte nord de l’île Rebun, une petite île au large de la pointe nord-ouest de Hokkaidō. Les résultats de l’étude suggèrent que les Jōmon sont une population distincte et ne sont pas liés aux populations de l’Asie de l’Est ou de l’Océanie. Les Jōmon sont plus proches des populations eurasiennes. Les Japonais modernes partagent environ 9% à 13% de leur génome avec les Jōmon. Le génome spécifique de Jōmon se trouve également en pourcentage mineur dans les populations d’Asie du Nord-Est, ce qui suggère un flux génétique provenant de groupes apparentés à Jōmon. De plus, les Jōmon partagent des allèles spécifiques avec les populations des régions arctiques d’Eurasie et d’Amérique du Nord.
Une autre analyse complète du génome d’une femme Jōmon de 3 800 ans montre que cet échantillon partageait des variantes génétiques qui ne se trouvent que dans les populations arctiques de l’Eurasie, mais sont absentes ailleurs. Selon les auteurs, cela prouve que les Jomon sont d’origine nordique. L’échantillon a également montré une tolérance à l’alcool plus élevée que les autres populations d’Eurasie orientale. Une analyse plus approfondie suggère que l’échantillon Jōmon courait un risque élevé de développer des taches hépatiques si elle passait trop de temps au soleil. L’échantillon Jōmon avait du cérumen humide, ce qui est plus fréquent dans les populations européennes et du Moyen-Orient.
Publié le 2 décembre 2025, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.










Poster un commentaire
Comments 0