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Indonésie 2021 : Pahikung à Pau Sumba

Ce matin nous partons pour Pau dont la spécialité est le tissage des Pahikungs.

Sumba est très connu pour ses incroyables tenun ikats.

Ce qui est moins populaire est ce type de textile tissé à la main : Pahikung

C’est une technique de tissage utilisée sur les métiers à tisser horizontaux qui utilise des chaînes supplémentaires pour embellir les textiles avec une gamme infinie de dessins géométriques et zoomorphes, beaucoup incorporent la riche iconographie de l’île de Sumba. Chaque pièce est différente….

Visiblement aucun touriste n’est venu dans ce village depuis longtemps …car les villageois se pressent contre moi et se battent presque pour essayer de me vendre quelque chose …

Mon guide a de nouveau disparu (une explication au sommet s’impose dès que l’on est sortis de ce guet apens…).

On voit sur le métier à tisser comment les fils de chaine supplémentaires sont isolés avec des baguettes pour réaliser le motif…

Les motifs et leur signification est similaire à celle vus sur les hinggis. La technique pahikung est surtout utilisées sur les sarongs féminins.

Même les enfants sont mis à contribution pour vendre quelque chose …il faut dire que compte tenu de l’épidémie …l’école est provisoirement fermée même si tout le monde est convaincu ici qu’il n’y a pas de covid à Sumba…d’ailleurs très peu de gens portent des masques…

Mais le choix offert par les villageois du fait du développement du tourisme dépasse largement la production des Pahikung… On trouve également un sarong Lau Wauti Kau avec un motif moins traditionnel que ceux admirés à Prailiu …mais peut être plus facile à exposer : scènes de villageois et villageois…

Mon guide n’ayant pas réapparu …je me décide pour ce beau Pahikung avec crevettes que je paye beaucoup trop cher même après une séance de marchandage acharnée …mais ils ne vont peut être pas avoir d’autres touristes de si tôt …donc ce n’est pas trop grave.

J’apprends cependant un fait nouveau sur la mise en couleur : les petites taches de couleurs ne sont pas le résultats de fils de chaine supplémentaires de couleur différentes …Les tisserands rajoutent ces couleurs au pinceau …cette technique pas très pro s’appelle Ndata …je suis très déçue …on est loin du magnifique travail Buna à Timor…

Donc toutes les touches de couleurs que l’on constate sur les dernières photos de cette série …sont rajoutées au pinceau …mais quand même avec des teintures traditionnelles…

A propos de déception Je passe un savon à mon guide en menaçant de continuer uniquement avec le chauffeur à prix réduit si il ne change pas de comportement …espérons que cela fasse son effet.

On profite d’être dans le village pour admirer les tombes mégalithiques…

Certaines pierres pèsent plus de 30 tonnes …on les déplacent avec des rondins en bois et on les fait basculer grace à un plan incliné pour les positionner sur les piliers.

Toute la famille et souvent tout le village est réquisitionné pour cette opération !!

Ces tombes sont également des autels dédiés au culte des ancêtres Marapu. Le culte Marapu intègre également les hinggis, les bijoux et les biens ayant appartenu au défunt. Selon la légende , les ancêtres seraient venus de l’ouest …peut être de Bima à Sumbawa ce qui expliquerait le développement de cette culture mégalithique à partir de l’ouest de Sumba.

En ce qui concerne les maisons traditionnelles (rumah adat), les hauts toits pointus ont aussi un avantage physique : leur effet de cheminée permet de bien refroidir la maison, et les fumées de cuisine y sont aspirées comme par une hotte.

Mais ils sont parfois victimes de la foudre ou de cuisiniers imprudents. Des maisons et parfois des villages entiers sont souvent détruits par le feu (Kadengar en 2009, Ratenggaro en 2012, Sodan en 2016, Tarung en 2017, Deke en 2020). Quelle que soit la forme de leur toit, les gens ont très peur du tonnerre. On voit souvent des vieux pneus de moto sur les toits, car on pense qu’ils protègent de la foudre.Les murs et le sol sont faits de bambou tressé. Souvent, on tresse des motifs sur les murs.

Dans la partie Sumba oriental, certaines maisons ont des murs en peau de buffle. Les murs et le sol des maisons plus récentes sont faits de planches de bois, et les murs sont souvent peints.

Une maison traditionnelle comporte trois étages. Chacun est un symbole : le sous-monde (Uma Dalu) sous la maison, où vivent les animaux, le monde des hommes (Baga) où résident les vivants, et le monde spirituel (Labu Baga) où vivent les dieux et les ancêtres et où on conserve les objets de culte et les réserves.

Les étages représentent les relations harmonieuses entre homme et dieu, selon la foi marapu. La maison n’est donc pas seulement un lieu d’habitation mais aussi une sorte d’unité sociale et cérémonielle.

De ce fait, la construction des maisons s’accompagne de rituels.

Lors de la cérémonie d’inauguration, les voisins immédiats de la maison apportent des poulets au Rato, le chef spirituel de la communauté, qui détermine, en examinant leur foie, si la maison est bien protégée des orages et de la foudre, et prédit la santé et le bien-être futurs de ses résidents. Tous les hommes du village aident à la construction de la maison.

Encore plein de nouvelles informations à intégrer … mon apprentissage ne finira jamais …et c’est très bien !!!

Indonésie 2021 : visite de Prailiu

Une fois arrivés au village de Raja Prailiu, on est impressionnés par son atmosphère traditionnelle et sereine.

Sa caractéristique la plus reconnaissable est certainement un groupe de maisons traditionnelles appelé Uma Hori ou Uma Mbatang.

Ce qui est impressionnant également ce sont des tombes mégalithiques appelées Reti, et divers objets historiques.

Mais revenons aux tissus là aussi le choix est immense car il s’agit d’une galerie qui abrite des tisserands mais également des revendeurs de textiles qui collectent et sélectionnent des produits auprès des tisserands dans les villages.

Les couvertures appelées Hinggi sont portées par les hommes nouées autour de la taille maintenu parfois par une ceinture en cuir …un deuxième hinggi peut être porté au dessus ou jeté sur l’épaule …

Un hinggi est constitué de 2 bandes longitudinales cousues par le milieu …chaque bande correspond à la largeur du métier à tisser.

La fabrication d’un hinggi traditionnel peut prendre un an …certaines plantes nécessaires à sa teinture n’étant disponible qu’à certaines saisons…

Malheureusement maintenant on utilise des teintures chimiques pour pouvoir produire en plus grande quantité et satisfaire le marché touristique.

L’opération la plus longue et la plus délicate dans la fabrication d’un hinggi est celle de la teinture…En fonction des motifs et de leur couleur …les fils de chaines sont noués 8 par 8 avec des liens traditionnellement en matière végétale maintenant en plastique.

Après chaque teinture certaines fils sont dénouées pour obtenir une gamme importante de couleurs du fait de la superpositions ou pas de différents bains.

Les motifs sont teints en double et plus souvent en quatre exemplaires (d’où plusieurs fils ) ce qui permet d’obtenir des motifs parfaitement symétriques…tous les hinggi de cette pages ont été teints en 4 exemplaires

Le premier Hinggi est mon préféré mais à un prix stratosphérique… Motifs de mamuli symbole de fécondité t de coqs symbole de guerriers …Par exemple, le motif du cheval symbolise l’héroïsme, la majesté et la noblesse en relation avec la place des chevaux comme symbole d’honneur pour les habitants de Sumba.

Le 2ème ikat s’inspire des blasons hollandais au niveau des motifs avec une bande de motifs patola india au centre…

Le 3ème comporte des motifs de crevettes symbole d’immortalité…et quelques dragons d’inspiration chinoise !!

A ce moment là mon guide Hugo, se trouve mal et fonce à l’extérieur …je me débrouille comme je peux avec les explications en bahasa…

En vrac ..car je suis surtout subjuguée par la beauté de ces textiles …Comme évoqué précédemment les motifs ont été teints en 4 exemplaires

Le cerf symbole de leadership et de sagesse, le lion symbole de pouvoir

Le lion également et très lié à l’image de puissance des colonisateurs hollandais.

Le coq symbole des guerriers

L’arbre à cranes également symbole de puissance …autrefois il était de bon ton de l’afficher devant sa maison …mais les missionnaires portugais et hollandais sont passés par là…

Le premier hinggi a pour motif une succession de patola ratu.

Le deuxième hinggi est très beau car comporte des scènes de la vie quotidienne donc le fameux Pasola qui est le tournoi traditionnel de l’ouest Sumba qui a lieu au printemps. Malgré la complexité du motif ce magnifique textile a été teint et tissé en 4 exemplaires symétriques…

Le premier textile est décoré avec le motif Patola Ratu.

Le 2ème très beau est décoré avec des scènes de funérailles danses, cavaliers richement décorés et sacrifice de buffle …

Le 3ème textile qui est un sarong réservé aux femmes est décoré avec un motif patola kamba originaire de la région de Janggamangu que je suis a priori la seule à connaître …c’est exactement ce que je recherche …

Du coup je demande à une des femmes de poser avec ce sarong et j’essaie de faire quelques photos un peu plus nettes que les précédentes …même avec une faible luminosité …

Mon guide est toujours aux abonnés absents …mais je gère …

Cette charmante dame est nettement plus belle avec un foulard (selendang) et le peigne traditionnel en écaille de tortue !!!

Quelques motifs un peu différents pour finir …surtout des motifs patola…

Le 3ème textile : selendang pourrait être un hinggi si on ajoutait une part identique et symétrique …

Après cette débauche de couleurs et de formes …je retrouve Hugo à l’extérieur et nous allons admirer les tombes mégalithiques appelées reti qui présentent en partie les mêmes motifs que sur les hinggis.

La présence du soleil est plutôt lié aux tombes des hommes et la lune liée aux tombes des femmes …

De nos jours les tombes, notamment les piliers sont de plus en plus réalisés en béton …moins onéreux …ces tombes servent également de séchoirs pour la lessive et les ikats…

En revenant vers la galerie on rencontre une jeune femme locale qui pose en habit traditionnel. Elle porte autour du cou un collier traditionnel présent dans toute l’Indonésie de Nusa Tengara Timur.

Retour vers la sortie du village et en passant, on peut admirer la préparation des fils de chaine des hinggis avant le tissage.

Belle journée que nous terminons en prenant un café avec une vue magnifique sur le plateau des environs de Waingapu.

Indonésie 2021 : Bonjour Waingapu à Sumba

Sumba vu du ciel …pas de volcans …Cela va me manquer !!!

Hugo mon copain de Sumba m’embarque immédiatement dans une galerie qui rassemble plusieurs types d’kat et autres caractéristiques de Sumba histoire de faire une révision profitable …

On commence par un sarong qui est réalisé en cousant des petits coquillages et des perles …

Ce type d’ouvrage s’appelle Lau Wuti Kau. Ce sarong est porté par les femmes de nobles famililles pour les cérémonies importantes comme les cérémonies de funérailles…certaines études disent qu’au début ce genre de sarongs étaient réservés aux familles royales…Par le passé ce genre de sarongs constituait une part importante de la dot de mariage.

L’utilisation des coquillages en temps éléments décoratif ou hameçons ou outils coupants remonte à 40 000 ans. Les coquillages sont perforés limés et cousu sur le sarong qui est lui meme teint avec de la boue.

La figure humaine qui a les bras levés et un crabe ou tout autre animal essayant de lui mordre les parties génitales représente la loyauté …

En principe les hommes de Sumba peuvent être polygame à condition d’avoir l’autorisation de leur première femme de prendre une seconde épouse. Si ils passe outre cette acceptation ils s’exposent la prochaine fois qu’ils entrent dans l’eau à subir ce genre de désagrément …ce qui doit être en principe dissuasif.

Les petits coquillages deviennent difficiles à trouver et on utilise de plus en plus les perles en verre.

Le décor peut également être un dragon conséquences de l’influence chinoise due au commerce des faÏences et des porcelaines dans cette région.

Une autre influence venue de l’extérieur est le motif Patola qui est copié à partir des étoffes indiennes…il y a 3 types de patola dans les motifs d’ikat sumbanais …patola India, patola Kamba et patola ratu… La partie orange au centre du textile est patola Kamba

Les Ikat sumbanais présentent une partie centrale avec un motif travaillé comme celui ci car lorsque les hommes nouent cette couverture autour de la taille cela permet d’admirer ce motif dans leur dos …

Même remarque pour ce premier ikat dont le motif central est patola India : il est monochrome et teint grace à l’écorce de racines de mangkudu ou morinda. Le motif haut et bas représente des combattants avec entre eux deux un arbre à cranes…par le passé il était de bon ton de couper la tête de son ennemi et conserver son crane sur ce type de support…

Le deuxième ikat est lui aussi teint en monochrome avec une teinture à base de racine de Mangkudu …le motif central représente un tournoi de pasola.

Le festival de la Pasola a lieu chaque année aux mois de février et mars, principalement dans les régions de l’ouest de l’île de Sumba, d’où il est originaire. La date de ces rituels guerriers n’est connue que quelques semaines à l’avance, en fonction d’une étrange coordination entre l’arrivée sur le rivage des précieux vers marins appelés nyale et une certaine phase du cycle de la Lune. Les prêtres Marapu, également appelés Rato, se réunissent alors 7 nuits après la pleine Lune pour annoncer la date de la tant attendue Pasola.

L’origine de ce festival est autant mystérieuse que fascinante. La légende dit que ces combats viennent d’une histoire d’amour entre une femme mariée et un chef de village voisin, ayant déclenché la fureur du mari abandonné. Au fil des siècles, la rivalité entre ces deux hommes s’est transformée en un rassemblement annuel où de courageux cavaliers s’affrontent, armés de lances.

De nos jours, la Pasola n’est plus l’occasion de régler les contentieux entre villages, mais un rituel pour marquer le commencement de la plantation du riz, et célébrer la paix entre les communautés. Les pointes métalliques des lances ont disparu et l’ambiance est généralement bon enfant. Quelques litiges de voisinage sont cependant réglés ce jour-là !

Au cours des combats, le but reste de blesser ou faire tomber son adversaire. Le sang répandu sur le sol ayant des vertus fertilisantes, le récolte n’en sera que meilleure l’année suivante ! Ces valeureux guerriers donnent donc de leur sang pour nourrir leur famille et honorer l’esprit de leurs ancêtres.

Le textile suivant fait également apparaitre un décor de pasola qui est assez récurrent car signifiant honneur et bravoure

Le motif en forme de fleur nommé habat sur le fond bleu foncé est purement décoratif.

L’ikat suivant ne fait pas apparaitre des arbres à cranes comme un des textiles précédent mais des arbres de vie …appelés Wanga Kuli mais qui correspondent à de vrais arbres !!!

Enfin le dernier ikat qui est teint avec de la boue fait apparaitre un décor d’éléphants d’influence indienne a également un motif central de patola india …logique !!!

Le premier textile a un décor de patola Kamba originaire de Janggamangu …endroit que Hugo ne connait pas (cela commence bien !!!) mais où je veux absolument aller …

Le second textile a lui un motif patola ratu

Le dernier textile n’est pas un ikat mais un Pahikung …

Pahikung est une technique de tissage utilisée sur des métiers à tisser à tension arrière horizontale qui utilise des chaînes supplémentaires pour embellir les textiles avec une gamme infinie de motifs géométriques et zoomorphes, dont beaucoup incorporant la riche iconographie de l’île de Sumba.

East Sumba est la seule région de tout l’archipel malais où la décoration de chaîne supplémentaire a atteint un tel degré de raffinement.

L’ikat suivant est un de mes préférés mais son prix est carrément inabordable…

Au centre des humains qui tiennent dans leurs mains un poisson et un poulet qui sont des ressources indispensables pour leur alimentation et également le commerce…présence des arbres de vie également…

Le motif de cerf signifie leadership et sagesse..

Les lézard les relations avec les esprits des ancêtres

Le textile suivant est teint à partir de boue…Le motif d’hippocampe …personne ne sait ce que cela signifie …pas top !!!

Celui de la crevette ..l’éternité car elle commence une nouvelle vie après sa mue

Les crocodiles signifient la force et la puissance et la tortue …la loyauté !!!

Les dragons sont une résultante de l’influence chinoise et ont plutôt une vocation décorative…

Les lions sur cet ikat sont une résultante de l’influence hollandaise et signifie le pouvoir …

Les petits cacatoes signifient l’amitié…

Enfin pour terminer ce petit catalogue des motifs un ikat coloré avec des crevettes symboles d’éternité et le motif central Habak…qui est juste décoratif

Me voilà presque prête pour la visite des villages …

Indonésie 2021 : mes adieux à Larantuka …

Demain je repars pour Kupang et ensuite pour Sumba …c’est donc mon dernier jour dans la région de Larantuka car la date de mon billet de retour étant proche …je n’aurai pas le temps de revenir avant longtemps peut être très longtemps compte tenu de l’état du monde !!!

Pour occuper l’après midi on commence par retourner à Riang Kemie pour acheter le superbe kewatek Makassar que j’avais repéré …un peu cher mais celui que l’ami de Ridwan voulait me vendre comporte une belle tache de graisse et comme je ne me vois passer ce genre de chose à la machine à laver …je préfère payer plus cher pour limiter les risques …

On en profite pour découvrir le Kewatek Lamakera qui a le niveau 4 dans la constitution de la dot…et qui est également porté par les femmes …La dot peut comprendre jusqu’à 5 niveau. Le niveau 5 étant constitué par un sarong masculin…

Comme il nous reste du temps on en profite pour faire un dernier tour des Korkes…histoire d’admirer les motifs des différents clans . On commence par le korke de Hedeng Ray qui comporte de nombreux motifs sur ses piliers qui sont les emblèmes de clans …

A proximité une femme est en train de tisser une natte avec des palmes de lontar.

Nous explorons le village …les gens sont très accueillants mais il n’y a plus de tissages kapas depuis longtemps …trop de travail et pas forcément de débouchés locaux…

Le coton est acheté au marché et les teintures sont chimiques…

On fait le tour de plusieurs maisons …super accueil …mais aucun tissage ne correspond à ce que l’on recherche …

Toujours à Hedeng Ray …un beau Senai nowin ancien mais en coton du marché …

Notre prochaine étape est Bantala que nous avons déjà visité plusieurs fois pour les tissages mais jamais pour le korke. Celui ci est plutôt intéressant car il comporte également beaucoup d’emblèmes de clans sculptés et peints sur les piliers du bâtiment …

A coté du korke, il y a une maison traditionnelle où 2 femmes sont en train de piler le riz et de le trier pour enlever les impuretés…

Notre dernière étape sera d’aller saluer et dire au revoir au groupe de tisserandes de Bantala que nous avons souvent sollicité pour obtenir des informations sur le nom et le process des différents tissages …Ma dernière image de ce groupe sympathique sera celle de la cheffe de groupe qui nous montre pour la nième fois ce sarong type Tenepa mais malheureusement en coton du marché …sinon !!!

Pour terminer la journée …nous allons rendre une petite visite à une église catholique neuve en plein air qui offre surtout une vue magnifique sur Larantuka avec un arc en ciel de circonstance !!!

Je laisse trop d’amis à Larantuka pour me sentir obligée de revenir …mais quand ???

Indonésie 2021 : retour à Titehena …Flores

Comme nous avons terminé de récupérer la mobylette relativement tôt …nous avons le temps d’aller faire un tour en Ile Mandiri avant de tenter une grande expédition dans la région de Titehena qui est relativement loin…

Nous nous focalisons sur le village de Riang Kemie où opèrent pas mal de tisserands …

Petit coup d’oeil en passant au Korke dont l’emblème est le serpent qui figure sur le toit !!!

On nous présente un beau Kewatek Mea Kapas avec rewot mais d’une part il est cher d’autre part je possède l’équivalent en double si ce n’est pas en triple exemplaire …donc on laisse tomber.

Par contre ils ont un très beau Kewatek Makassar cérémoniel qui correspond tout à fait à ce que je cherche car il correspond au niveau 2 et je possède déjà le niveau 1 Kewatek Mea et le niveau 3 Kewatek Kenuma …seulement il est un peu cher et pas moyen de marchander …je demande à réfléchir …bien que je doive retourner à Timor très prochainement !!!

Le lendemain …départ à l’aube pour la région de Titehena …avec un petit arrêt dans le café tenu par un copain de Ridwan avec une vue magnifique sur la baie…

Ce monsieur possède un magnifique textile kapas de Leworok qui n’est malheureusement pas à vendre…

Nous essayons de visiter des villages différents du précédent voyage dans cette région. Nous commençons par le village de Duli Jaya : un sarong avec un beau motif mais pas kapas…

Dans le deuxième village qui s’appelle Tuakepa : également aucun tissage kapas …je commence à être inquiète mais au point où nous en sommes nous poussons plus loin jusqu’au village de Adebang.

Dans ce village on fait la connaissance d’une charmante jeune femme qui nous montre un sarong ancien très usé qui ressemble à du kapas mais personne n’est vraiment sur …surtout moi !! Elle ne veut pas le vendre car c’est la couverture de son fils …on finit par trouver un arrangement en payant le prix d’une couverture neuve au marché …ce qui n’est vraiment pas onéreux

En échange de ce deal fantastique nous lui demandons de nous emmener chez quelqu’un qui file son coton à la main et le tisse. On part chez la belle mère qui possède un magnifique sarong kapas avec le motif du clan Tukan …difficile de résister !!!

Mais la journée n’est finie …et nous rendons à Leworok le village du copain de Ridwan qui tient le café au bord de la route …on nous oriente rapidement auprès d’une vieille dame qui est une experte en tissage Kapas avec des choses magnifiques à des prix très raisonnables …je repars avec un kewatek Mea et un beau foulard !!!

Sur la route on arrête une dame charmante qui se promène avec sur le bras un sarong au motif très intéressant mais malheureusement non kapas…les gens sont vraiment adorables en Titehena !!!

On pousse l’exploration jusqu’au village de serenow mais sur place on ne trouve pas beaucoup de tissages réalisés avec du coton filé à la main…A part un kewatek Mea de Ile Mandiri …mais là avec le stock que j’ai …je peux ouvrir une boutique !!!

Un monsieur s’approche avec un tissage avec un beau motif caractéristique de Titehena mais en coton du marché …dommage…quoique avec le stock que j’ai …il ne faut pas avoir de regrets !!!

Petit arrêt à la plage sur la route du retour… histoire de se relaxer car la route est longue jusqu’à Larantuka…

Les paysages dans cette partie de Flores sont vraiment fantastiques !!!

Indonésie 2021 : Kedang et Ile Ape Lembata

Aujourd’hui grosse journée …nous devons visiter Kedang et Ile Ape dans la même journée !!!

On commence par Kedang qui n’a jamais été pour moi un site transcendant … J’y avais été avec Marlon il y a plus d’un an en visitant le marché de Mailiang en partant de Pantar …

Cette fois ci ..; on part de Lewoleba et donc on doit traverser la zone montagneuse avant d’arriver sur site…

On s’arrête dans un village qui s’appelle Wailolong et malgré de nombreuses demandes il semble que tous les tissages soient réalisés ici avec les cotons du marché et les teintures idem …

Comme on a un programme chargé et que j’ai fait suffisamment de photos lorsque j’étais avec Marlon …on décide de faire demi tour et de se focaliser sur Ile Ape.

Du coup, on prend le temps d’admirer et de photographier le superbe paysage en retraversant la montagne !!!

Nous repartons vers Ile Ape qui se situe au pied du volcan du même nom qui est toujours actif…

Notre premier arrêt se fait au village de Lewolein …une femme est en train de tisser un Kewatek N’ai Juah de niveau 2 avec du coton qu’elle a filé à la main …pour preuve les cartons de coton brut situés à proximité de son métier à tisser !!!

Elle nous montre un sarong du même type terminé mais à un prix inabordable comme d’habitude !!!

En continuant on rencontre une femme préparant son métier à tisser pour réaliser un sarong de niveau 3… On photographie un sarong de ce type un peu plus loin mais en coton du marché !!!

Il est temps de passer aux choses sérieuses et nous arrêtons au village de Waikapukang où on rencontre un groupe de tisserandes très sympas qui sans espoir que l’on achète quelque chose nous font une démonstration complète des différents niveaux et types de tissage de la région de Ile Ape.

Déjà on ne les appelle pas Kewatek mais Wate …On ne laisse pas le rewot mais on coud complètement le sarong !!!

Après toutes ces explications je suis nettement plus informée sans être experte !!!

Elles nous montrent également les techniques de teinture des ikats des wate Ohin. C’est l’opération qui prend le plus de temps car il faut parfois réaliser 10 bains de teinture dans un bain de racines mangkudu (moringa) pour obtenir ce magnifique brun profond !!!

Sur les conseils d’un vendeur de poisson itinérant sur sa mobylette, toujours dans le même village nous rencontrons d’autres tisserands travaillant le coton kapas …

Après les éruptions violentes du volcan Ile Ape et les glissements de terrain du mois d’avril …certains villages ont été détruits et les villageois font un genre de camping dans des champs qui leur ont été attribués.

On va dans une première cabane habitée par des villageois originaires de Kedang

Cette dame qui a 66 ans habite là avec sa mère qui a plus de cent ans …Elle a un vieux sarong Kapas tout à fait chouette que j’achèterais car cela leur permettra d’améliorer l’ordinaire et en plus il est à un prix honnête …

La première photo est le foyer de la cuisine : les conditions de vie ne sont vraiment pas top…

Nous repartons pour un autre village …toujours dans la zone où sont installés les réfugiés …Lamawarah où là on tombe sur un vendeur avisé qui a de superbes pièces mais qui sont vendues à des prix stratosphériques …je me contenterai des Photos …

Vu le cours que l’on a eu sur les niveaux des wate de Ile Ape …on peut facilement frimer devant ce monsieur sans toutefois faire un geste pour marchander …car les prix de départ sont vraiment trop hauts…

Le soir, veuille de notre départ on nous présente un dernier sarong kapas originaire de Ata Dei, mais par rapport aux splendeurs que nous avons vues précédemment il fait un peu pale figure …

Le lendemain à l’aube départ pour Larantuka en refaisant le même cirque qu’à l’aller …La mobylette d’abord sur le slow boat et nous ensuite sur le toit du fast boat : on s’installe sur le toit génial

Dernière image du volcan Ile Ape dans la brume au départ …vraiment beau !!!

Indonésie 2021 : La 2ème expédition vers Lamalera

La fois précédente, lorsque j’avais rejoint Lamalera avec Jansen …cela avait une galère épouvantable : la route pour commencer complètement défoncée avec des pluies diluviennes…et l’accueil des villageois était plus que réfrigérant…Là aussi on m’avait demandé demandé d’acheter le textile avant de le photographier !!!

Sur ce dernier point Ridwan semble zen et me confirme que je pourrais prendre toutes les photos que je veux sans problèmes …par contre j’ai l’impression qu’il ne se rend pas complètement compte des difficultés de la route…je veux dire de la piste !!!

On part à l’aube sans petit déjeuner car tout est fermé à Lewoloba …on est persuadés pouvoir faire un stop gastronomique à Mingar qui est sur la route …mais là aussi grosse déception tout est fermé également !!!

J’insiste pour prendre la route de la cote pour commencer qui dans mon souvenir était un peu meilleure que la route de la montagne …

La photo montre un des endroits les plus carrossables car après même à pied le chemin était si difficile que je n’ai pas eu le courage de me servir de mon appareil photo…

Les problèmes n’ont pas tardé à arriver car nous avons cassé la chaine de la mobylette !!!

Nous sommes obligés de faire demi tour et de revenir à pied vers le plus proche village qui s’appelle Idalolong …

On a beaucoup de chance car on trouve un réparateur qui n’est pas encore parti à l’église pour la messe : on est dimanche !!! Toute la famille est sur son trente un pour l’occasion …

J ‘ai beaucoup de temps pour faire des photos et admirer les textiles de la région car vu la technicité et l’outillage de notre réparateur on est coincés là pour un bon moment !!!

Les sarongs locaux sont tissés à la main mais utilisent du coton du marché et des couleurs synthétiques …mais ils sont quand même très seyants !!! Les motifs rappellent ceux que nous avons vu hier à Penikewek..

Joli sarong coton du marché avec motif floral …puis sarongs plus ancien tissé mais non filé à la main…violet, vert et bleu …

Le temps se prolonge car notre réparateur n’est pas des plus doués…heureusement un autre villageois vient l’aider …espérons qu’il sera plus doué car sinon nous n’aurons jamais le temps d’atteindre Lamalera et de revenir…

Bon ça y est notre véhicule est état de marche …il va falloir se dépêcher pour aller à destination et nous n’aurons pas de temps pour aller revoir les pêcheurs de baleines !!!

On repart mais on est obligés de s’arrêter en catastrophe à Baulolong pour échapper à la pluie diluvienne qui nous tome dessus. On se réfugie dans une maison au hazard et on a de la chance car ils ont quelques sarongs à nous montrer …

J’aime beaucoup les motifs du premier même si il n’est pas kapas …mais travail est très beau. Vu le temps je résiste à toute tentation d’achat et on repart dans la boue vers Lamalera !!!

Nous arrivons enfin en vue de Lamalera …je croise les doigts pour que cette expédition vaille la peine …

A l’entrée du village on repère quelques Tenuns en train de sécher …nous sommes chez un pêcheur de baleine et sa femme tisse les motifs traditionnels de Lamalera : Baleines et bateaux de pêche …

Mais malheureusement elle ne cultive plus ni ne file coton …idem pour les couleurs qui sont également achetées au marché ..

Ridwan demande les prix pour avoir la température du marché …j’ai beaucoup de mal à me retenir de rire tellement on nous demande des prix exorbitants …la couleur de mes cheveux n’est pas étrangère aux annonces …nous continuons notre route vers une connaissance de Ridwan …

Nous arrivons dans un homestay au centre du village où Ridwan qui est skipper a l’habitude d’emmener ses clients australiens…quand il en a !!!

L’ambiance est donc un peu à la déprime vu que ce homestay n’a aucun client …la grand mère ne se fait pas prier pour nous montrer ses sarongs cérémoniels car elle espère bien me vendre quelque chose

Ses sarongs sont magnifiques et kapas sauf certaines lignes de couleur bleue vif que je soupçonne venir su marché.

Les motifs qui représentent pour certains des raies manta sont typiques de la région… Les sarongs ont gardé leur rewot (la partie des fils non tissés au centre qui sont un peu comme les racines de ce sarong cérémoniel) …Bref un sans faute sauf les prix qui sans être délirant sont trop élevé pour mon budget de fin de séjour en Indonésie !!!

Vu nos mésaventures …il est plus que temps de rentrer pour ne pas faire la piste de nuit. Ridwan qui est devenu un peu frileux sur les conditions de la route décide de prendre la route la montagne plus dure mais avec éventuellement plus de villages pour nous dépanner si besoin est …

Nous rencontrons sur la route du retour une charmante dame avec un magnifique sarong même si il est réalisé avec le coton du marché.

On continue sur la route de montagne si étroite qu’il est impossible de doubler mais au moins sans pannes…

Et dans tout cela nous n’avons toujours pas pris notre petit déjeuner donc arrêt obligatoire à Mingar pour prendre le temps de déguster un poisson grillé.

Le soir à l’hotel…nous avons à nouveau droit à une présentation de tissages avec des vendeurs différents dont les prix sont toujours aussi délirants que ceux des vendeurs précédents !!!

Après une journée pareille pas de problème pour s’endormir !!!

Indonésie 2021 : Dans la région de Mingar à Lembata

Nous partons aux aurores car nous devons expédier la mobylette par le bateau lent…aller en ville prendre un petit déjeuner et ensuite prendre le bateau rapide pour arriver simultanément avec notre véhicule …

Mission accomplie !!!

On essaie de se trouver un hotel propre et pas cher …mission accomplie également et nettement mieux qu’à Kalimantan !!!

La dernière fois que j’étais venue à Lembata …on m’avait fait une scène car je refusais de payer pour les photos lorsque je photographiais uniquement les ikats …Après en avoir parlé à Ridwan que cela avait fait beaucoup rire …nous avons décidé d’aller ensemble à Lembata, sa famille étant originaire de la région de Mingar.

Je garde un très bon souvenir de Mingar et de ses petits restaurants sympathiques avec poissons grillés sur la plage … On y retourne donc toujours avec le même bonheur ..

On ne peut pas dire que la plage est bondée…

Après avoir questionné nos cuisinières on nous indique une petite maison rose à proximité où existe une tisserande …

Dans cette petite maison où règne un joyeux bric à brac on rencontre une charmante jeune femme qui tisse un sarong avec les motifs de Lamalera : baleines et bateaux de chasse à la baleine

Malheureusement le tissage est effectué avec du coton du marché et des teintures qui n’ont rien de naturel …dommage !!!

En retournant sur la plage on fait un petit détour pour visiter une maison traditionnelle où on trouve un tissage de Nowen pour homme…

On continue notre exploration en direction de Lamalera et on se retrouve sous la pluie battante … Je stresse un peu car avec tous les problèmes que j’ai eu avec mon matériel …je souhaiterai rapidement trouver un abri. Nos désirs sont exaucés à Penikewek, où on fait des découvertes tout à fait intéressantes. Cette famille possède 2 très beau sarongs kapas et utilisant des teintes naturelles. ce genre de sarong qui est cérémoniel et possède un rewot s’appelle ici Kewatek Nai Juah.

Ces gens charmants sont de Lembata sans en pratiquer les prix complètement fous. On fait donc affaire et tout le monde est très content

Un peu plus loin on trouve également de beaux tissages mais réalisés dans du coton ordinaire et avec des teintures chimiques…Mais les motifs sont assez recherchés.

Comme on n’est pas loin de la famille de Ridwan on va leur dire bonjour … Ils sont très pratiquants et je me trouve un peu déphasée d’arriver en short …Les femmes portent toutes le hijab et nous reçoivent avec un grand sourire.

En repartant je prends une photo de ce curieux puits qui fonctionne avec la marée. A la marée montante l’eau douce est refoulée et le puits se remplit …ingénieux !!!

Comme il nous reste un peu de temps …Mingar n’est pas si loin et la route est presque bonne …on passe faire un tour au marché de Lewoleba voir la marchande que je connait qui a parfois des belles pièces à un prix très honnête …ce qui est plutôt rare à Lembata…

Cette fois ci elle nous montre des sarongs anciens originaire de la région d’Atadei et presque Kapas car en grande partie mais pas complètement les couleurs sont d’origine naturelle …en tout cas ils sont filés et tissés à la main !!

Enfin une journée très satisfaisante à Lembata !!!

Indonésie : un mariage musulman chez les Lamaholot Larantuka Flores

Bon c’est la période des mariages quelque soit la religion…
Je suis invitée au mariage de la sœur de Ridwan, le copain avec qui je pars à Lembata le lendemain.
Cette fois ci ce n’est pas la remise des cadeaux (d’ailleurs extrêmement intéressante chez les Lamaholot …) mais la cérémonie elle même et le repas de mariage qui a lieu le soir !!!

Il est donc poli d’arriver pour l’heure du diner et non pas celle du déjeuner …
Comme mon avion se pose à Larantuka relativement tôt, nous allons visiter quelques villages en mobylette pour nous occuper et en ce qui me concerne dire au revoir à cette magnifique région et ses habitants si accueillants !!!

En effet j’ai acheté mon billet d’avion pour retourner en France et si tout va bien j’y arriverai le 16 juillet !!!

On commence par aller voir le magasin de tissage qui se trouve au centre ville et où il n’y a pas grand chose d’intéressant …et cet après midi encore moins que d’habitude …

Comme effectivement cette visite est loin de nous occuper toute l’après midi, on se rend chez le voisin de Ridwan qui a pas mal de textiles de Lembata…histoire de se faire une idée des prix et savoir si ils sont aussi délirants que d’habitude …

Mais cette fois ci il n’a que des Kwatek Mea certes Kapas mais Ile Mandiri à nous montrer et vu le ratissage que nous avons fait dans la région avec Ridwan , nous avons tout de qu’il faut…il a par contre une belle ceinture ancienne avec une grande qualité de tissage …mais il en demande vraiment trop cher !!!

Il est temps maintenant de se rendre au mariage …Les échanges de cadeaux et de dot ont déjà eu lieu : défenses d’éléphants pour la famille du garçon et sarongs filés et tissés à la main pour la famille de la fille …

La mariée qui est la soueur de mon copain Ridwan est en blanc et toute pimpante …

Contrairement à ce que j’ai vu à Kupang …personne ici n’est en costume traditionnel à part quelques femmes de Sumba et Maumere fières d’exhiber leurs magnifiques sarongs…

Après les discours de remerciements et de félicitations des uns et des autres on passe à la partie la plus intéressante de cette cérémonie : le repas de mariage…absolument délicieux qui lui aussi est concocté dans une installation de la cuisine des plus simple.

Nous ne nous éternisons pas malgré l’ambiance très sympathique car demain matin à l’aube nous prenons le bateau pour Lembata avec la mobylette…

Indonésie 2021 : un mariage à Kupang Timor

De retour de Kalimantan …j’ai l’intention de retourner à Lembata pour compléter mes photos. Mais malgré une relative liberté de circulation en Indonésie à condition de faire à chaque fois un test antigen négatif…les liaisons sont parfois un peu compliquées même si pour moi maintenant je prends l’avion local …comme je prenais le bus en France.

Par exemple pour aller de Bali à Lembata, il me faut en premier lieu aller à Kupang à Timor …le lendemain prendre un deuxième avion pour Larantuka qui est sur l’Ile de Flores et ensuite prendre un bateau pour Lembata …Bref 3 jours de voyage minimum !!!

Et comme je suis obligée de passer par Kupang …je décide d’aller voir mon amie Maria qui a une maison superbe dans la région.

Elle m’annonce une bonne nouvelle : nous sommes invitées à la cérémonie qui précède la mariage et qui concerne la remise des cadeaux de la famille du garçon à la famille de la mariée !!!

Bien sûr en principe ce genre de manifestation est déconseillée voire interdite du fait de l’épidémie de covid …mais nous sommes à Timor loin de Jakarta et dans un coin perdu…

Le marié vient de l’ile de Rote où on porte ce curieux chapeau qui s’appelle Ti Langa.

Pour la mariée c’est un peu plus compliqué car son père est Manggarai (ouest de Flores) et sa mère de Rote …

Les costumes de Rote sont noirs et blanc avec des pointes de rouge

Les costumes Manggarai sont sur fond noir avec des motifs de couleur…

Dès que nous arrivons …après les salutations d’usage, on nous oriente directement vers le buffet….où personne ne porte de masques …surtout les hommes ou en dessous du nez …Avec Maria nous faisons figure d’aliens !!!

La cuisine est très simple mais la nourriture est très bonne …ne pouvant pas participer complètement aux conversations en bahasa du fait de mon manque de maitrise de la langue, je pars observer la famille des mariés.

Les pères des mariés en costumes traditionnels prennent la parole à tour de rôle pour souhaiter la bienvenue et/ou remercier du chaleureux accueil…

Les jeunes filles de la famille du garçon (costume de Rote) offrent des cadeaux à la jeune mariée en costume Rote. Les cadeaux consistent autre par des noix de bétel qui sont les cadeaux rituels en Nusa Tengara Timur (est de l’Indonésie).

La noix d’arec, également appelée noix de bétel, est le fruit du palmier à bétel Areca catechu. Elle contient une graine qui est consommée dans de nombreux pays d’Asie, fraîche ou après traitement dans l’eau bouillante ou encore après séchage1. Elle sert à fabriquer une « chique de bétel », une préparation à mâcher avec la feuille de bétel.

Si mâcher du bétel pour ses propriétés stimulantes fait partie intégrante de beaucoup de cultures asiatiques, les techniques de préparation présentent des différences régionales et ont évolué au xxe siècle.

La noix d’arec est soit émincée soit râpée, souvent parfumée par des épices puis mélangée avec de la chaux (oxyde de calcium) et depuis la période coloniale parfois avec du tabac. Le tout est habituellement enveloppé dans une feuille de Piper betle et prend improprement le nom de bétel (dans certaines langues, mais pas dans les dialectes locaux qui différencient bétel et noix d’arec, bien que le mot « chiquer » y soit utilisé indifféremment pour les deux produits).

La chaux agit comme catalyseur. L’arec contient de l’arécoline, un alcaloïde qui favorise la salivation. La noix colore la salive en rouge et les dents en orange.

Traditionnellement, après une vingtaine de minutes de mastication, le consommateur recrache ce qui reste de la chique.

Ensuite lorsque tout le monde est assis …on offre du Sopi aux invités qui est un alcool fabriqué avec du vin de palme …qui titre au moins 60 degrés !!!

Ensuite apparition du jeune couple en tenue d’apparat traditionnel : Rote pour lui et Manggarai pour elle …Superbe !!! J’en profite pour faire plein de photos …

Ayant fait le plein de virus covid et ne voulant pas trop forcer notre chance …nous nous replions vers la superbe maison de Maria que je n’avais pas encore eu la chance de voir terminée…

Encore une chouette journée passée à Kupang …mes amis locaux vont vraiment me manquer !!!