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Inde 2022 : magnifique temple dédié à Laxmi à Orchha

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Construit sous le règne de Raja Bir Singh Deo, le temple Lakshmi Narayan est dédié à la déesse Lakshmi (la déesse de la richesse et de la prospérité). Sa structure illustre un mélange unique d’architecture de temple et de fort. Construit avec du mortier de chaux et des briques, le temple a des fentes de canon sur son toit. Ses fresques bien conservées représentent une fusion de l’art moghol et Bundelkhandi et les sculptures à l’intérieur dépeignent la vie de Lord Krishna. Le temple possède également les célèbres peintures post-mutinerie. Une autre caractéristique intéressante est qu’il a un chemin dallé qui le relie au temple Ram Raja. D’autres aspects notables du temple sont les sculptures sur le dôme central et les piliers richement sculptés dans les coins.

On admire dès l’entrée une série de peintures rayées uniques encadrées de manière imposante par des arches en calcaire. Ce qui différencie les peintures à gratter des fresques habituelles, c’est le processus de leur création. Dans les peintures à gratter, l’artiste peint d’abord le mur puis dessine les sujets en grattant cette peinture. La plupart des peintures à gratter qui ornent les murs de la galerie du temple de Lakshmi représentent des scènes royales tranquilles comme celles de la chasse, de la lutte, du fumage d’un hukka, d’une reine séchant ses longues tresses, d’un roi offrant une rose à sa reine, etc.

Construit par le chef Bundela Raja Bir Singh Deo en 1662 après JC, le temple est dédié à la déesse de la richesse, Lakshmi. Raja Prithvi Singh a également contribué à enjoliver le bâtiment en 1743 après JC. Alors que la plupart des temples en Inde sont connus pour les idoles qui siègent dans leur sanctum sanctorum ou leurs façades élaborées ou leurs portes d’entrée imposantes, le temple Lakshmi d’Orchha – appelé à tort temple Lakshminarayan par la plupart des gens – est connu pour la richesse de ces peintures magnifiques et réalisées avec goût.

Mais le chef-d’œuvre du temple, ce sont les peintures de ses plafonds. Des scènes inspirées du Ramayana et de la Shrimadbhagwat Gita à la mutinerie des Sepoy de 1857, ce sont des chefs-d’œuvre absolus. Il convient de noter en particulier la peinture de l’oiseau monstrueux appelé Shungi Chidiya, que l’on peut voir s’envoler avec des éléphants capturés dans ses serres. Bravo à l’artiste pour son imagination. On dit que l’oiseau est mentionné dans le Ramayana et le Mahabharata. On le voit sur la quatrième photo.

Sur la 3ème photo, on peut admirer Lord Vishnu se reposant sur Sheshnag. Sur la10ème, une belle représentation du fort de Bundela et sur la 11ème : L’armée britannique pendant la révolte de 1857


Ensuite, il y a des peintures des rois Bundela que l’on peut voir avec leurs armées sur le champ de bataille. Et des scènes de la vie colorée de Lord Krishna, où il est entouré de gopis. Certaines peintures représentent des fonctionnaires britanniques prenant un verre avec des rois indiens, des commerçants vendant des marchandises à des clients, des femmes préparant de la nourriture sur des foyers traditionnels et d’autres scènes de la vie quotidienne. Un autre tableau qui attirera certainement votre attention est celui qui représente le Seigneur Vishnu reposant sur Sheshanaga.

Au fil des ans, ces œuvres magnifiques ont peut-être perdu une partie de leur éclat, mais des années d’efforts de restauration les ont conservées intactes.

Malgré la chaleur, je fais l’effort de grimper au premier étage pour admirer l’architecture …Si j’avais eu envie de monter au dernier étage, l’état plus que limite de l’escalier, m’en aurai dissuadée !!!…12ème photo !!!

Comme il me reste un peu de temps avant de quitter cette charmante ville …je vais faire un tour dans les nombreuses boutiques qui encadrent la porte d’entrée vers le temple hindou. Beaucoup proposent de petites patisseries très sucrées qui serviront d’offrandes aux dieux à l’intérieur du temple …

Je me fais encore invitée pour le thé…les gens d’Orchha sont vraiment accueillants !!!

De nombreuses poudres de couleurs plus chimiques les unes que les autres sont disponibles sur les étals des marchands près du temple…on m’explique la signification des couleurs mais je n’en retiens qu’une seule : le violet est la couleur de l’amour !!!

De nombreux pèlerins se promène avec des habits colorés… Je me fais un nouvel ami qui m’invite également pour le thé …Ah il est clair que je vais regretter Orchha !!!

Je pars pour Jhansi pour prendre le train qui doit me ramener à New Delhi…comme je suis en avance je vais attendre dans le salon VIP qui a des aspects d’Exodus avec les gens vautrés par terre …Ce n’est pas grave je me fais une nouvelle copine !!! La jeune fille qui est assise à coté de moi !!!

Inde 2022 : Les cénotaphes d’Orchha

Déjà pour commencer …cette petite ville est très chouette et les gens sont très sympas !!!

Je me fais régulièrement inviter pour le thé sans arrière pensée commerciale …cela me change de Khajuraho …

Le temple Chaturbhuj est l’attraction principale de la ville. Dédié à Chaturbhuj signifiant « quatre-bras », le temple fût construit entre 1558 et 1573 par Madhukar Shah. La caractéristique la plus frappante du temple est le grand espace et la luminosité inaccoutumée pour l’intérieur d’un temple hindou.

Le temple Chaturbhuj , dédié à Vishnu , est situé à Orchha dans le Madhya Pradesh, en Inde . Le nom Chaturbhuj est une combinaison de «chatur» signifiant «quatre» et «bhuj» signifiant «bras» qui se traduit littéralement par «celui qui a quatre bras» et fait référence à Rama un Avatar de Vishnu . Le temple a une vue structurelle complexe à plusieurs étages qui est un mélange de caractéristiques architecturales de temple, de fort et de palais.

Le temple a été construit à l’origine pour déifier une image de Rama, en tant que divinité principale, qui a été installée dans le temple Rama Raja à l’intérieur du complexe du fort d’Orchha. À l’heure actuelle, une image de Radha Krishna est vénérée dans le temple. Le temple est connu pour avoir l’un des Vimana les plus hauts parmi les temples hindous , à 344 pieds.

le site des Chhattrîs (ou Chatrries). Ce sont quatorze cénotaphes érigés en l’honneur des souverains d’Orchhâ le long des Kanchana Ghats sur les rives de la Betwâ. De style indo-moghol, ces bâtiments de trois étages sont ouverts de tous les côtés et ont des toits en dômes ou en pinacles. La plupart sont de plans similaires, sauf celui à la mémoire du roi Bîr Singh Déo dont le règne est considéré comme l’âge d’or d’Orchhâ.
Bien que construits comme s’ils devaient être habités, ces impressionnants édifices sont entièrement vides à l’exception des tombes qu’ils contiennent.

Il y a quatorze «Chatris» ou monuments commémoratifs pour les dirigeants d’Orchha, regroupés le long du Kanchana Ghat de la rivière Betwa. Ce sont des beaux cénotaphes des souverains d’Orchha des XVIIe et XVIIIe siècles.

Au milieu de ce groupe de structures cubiques avec des temples comme des flèches, seul le cénotaphe de Bir Singh a des caractéristiques islamiques explicites. Le prince Salim fuyait Agra. Il s’était rebellé contre son père, le tout puissant empereur moghol Akbar. Akbar a envoyé son bras droit, Abul Fazl pour capturer le prince. Ils traversèrent le royaume des Bundelas. Les Bundelas étaient de féroces chefs Rajput qui régnaient sur leur ville cachée d’Orchha. En fait, le mot Orchha signifie « caché ». Le chef Bundela, Bir Singh Deo est venu en aide à Salim. Il fit tuer Abul Fazl dans une embuscade et envoya la tête à Salim. On dit qu’en voyant la tête d’Abul Fazl, Salim s’est tellement fâché qu’il l’a jetée dans ses toilettes. Le prince Salim s’est finalement réconcilié avec son père et est retourné à Agra. La faveur de Bir Singh Deo n’a pas été oubliée et il a été couvert de récompenses moghol. Avec les coffres maintenant pleins, Orchha est maintenant entré dans son âge d’or. Le style d’architecture Bundelkhand a fleuri et plusieurs palais et temples de conte de fées ont été construits. Les Chattris ou Cénotaphes ont été construits pour honorer les ancêtres décédés des Rajas Bundela. Le premier raja de la dynastie offrait des gouttes de son sang à la déesse Kali et s’appelait Bundela – « Celui qui a offert des gouttes ». Ses descendants portaient ce nom jusqu’à ce que la lignée s’efface. Le premier raja de la dynastie offrait des gouttes de son sang à la déesse Kali et s’appelait Bundela – « Celui qui a offert des gouttes ». Ses descendants ont porté ce nom jusqu’à ce que la lignée s’efface. Le style d’architecture Bundelkhand a fleuri et plusieurs palais et temples de conte de fées ont été construits. Les Chattris ou Cénotaphes ont été construits pour honorer les ancêtres décédés des Rajas Bundela. Le premier raja de la dynastie offrait des gouttes de son sang à la déesse Kali et s’appelait Bundela – « Celui qui a offert des gouttes ». Ses descendants ont porté ce nom jusqu’à ce que la lignée s’efface. Le style d’architecture Bundelkhand a fleuri et plusieurs palais et temples de conte de fées ont été construits.

Je garde un souvenir émerveillé de cette visite où j’étais la seule présente … Franchement Orchha vaut vraiment le détour …pourvu que cette charmante bourgade ne devienne pas trop touristique rapidement !!!

Inde 2022 : découverte du fantastique palais de Orchha

Orchhâ (ou Oraccha) est une petite ville d’Inde dans le District de Tikamgarh de l’état du Madhya Pradesh qui était la capitale de l’état princier du même nom. La ville se trouve à 15 km au sud de Jhansi (Uttar Pradesh) et 80 km de Tikamgarh, sur un plateau entouré de petites montagnes formant ainsi un site aisément défendable.

Au premier coup d’oeil je suis emballée par cet endroit !!!

Je prends même un guide à qui je fais réviser son français pour visiter le palais !!!

C’est le petit rajâ Rûdra Pratâp (1501 – 1531) qui entame le développement de la ville en construisant un palais et un pont enjambant la Betwâ, un affluent de la Yamuna qui traverse le plateau d’Orchhâ. Ces travaux furent achevés par son successeur Bharti Chand (1531 – 1554).

L’un de ses dirigeants, le rajâ Bîr Singh Déo (1605 – 1627) prit le parti du prince Salîm, le futur Jahângîr révolté contre son père Akbar, ce qui assura, à la suite de l’accession au pouvoir du premier, sa position de souverain sur la région.

Orchhâ resta capitale jusqu’en 1783 lorsque les Bundelâ la déplacèrent à Tikamgarh, et l’État princier d’Orchhâ subsista jusqu’en 1950 puis fut intégré dans les États du Vindhya-Pradesh puis du Madhya-Pradesh.

3 palais peuvent être visités dans cette ravissante petite ville !!!

Le Jahângîr Mahal est un palais construit par le Rajput Bundelâ Bîr Singh Déo en l’honneur de l’empereur Jahângîr, qui vint en visite à Orchhâ en 1606 et ne l’utilisa qu’une seule fois. Le Jahângîr Mahal est construit selon un plan rectangulaire. Les tours d’angle sont surmontées d’un dôme, tandis que deux lignes de balcons gracieux soutenus par des supports marquent les étages centraux. Le toit est couronné par huit grands dômes cannelés, avec des dômes plus petits entre eux, reliés par une balustrade ornementale. Le Jahângîr Mahal est considéré comme un spécimen singulièrement beau de l’architecture Moghole1.
Le Raja Mahal a été construit par le troisième raja Madhukar Shâh, qui fut défait par Akbar et exilé jusqu’à son décès en 1592. Ce palais, résidence des anciens rois d’Orchhâ, est construit sur une base carrée avec un extérieur très simple, relevé par des fenêtres et une ligne de dômes délicats le long du sommet. Des peintures murales exceptionnelles ornent les intérieurs2.
Le Sheesh Mahal est flanqué de chaque côté par le Raja Mahal et le Jahângîr Mahal. C’étaient des appartements royaux construits pour le roi Udwat Singh et c’est désormais un hôtel. L’intérieur de cet édifice se compose d’une immense salle à manger, impressionnante avec son haut plafond. Il ne subsiste que deux des suites royales à l’étage supérieur, offrant des vues panoramiques sur la ville.

Certaines pièces conservent des peintures avec des couleurs étonnantes qui racontent la vie quotidienne au temps des Maharajahs…

Malgré la température caniculaire …je grimpe dans les étages du palais Raja Mahal…pour découvrir l’architecture imposante de ce palais qui abrite de nombreux bassins et plateformes rectangulaires pour organiser des spectacles afin de divertir le Maharajah et ses invités.

Sur la 3ème photo on aperçoit un bâtiment assez austère qui ressemble plus à un fort qu’à un palais …en fait c’est un théâtre destiné à accueillir les spectacles dédiés au Rajah.

Sur la 6ème photo on peut voir un magnifique petit palais …c’est le palais qui accueille les danseuses du palais.

Voilà une ville qui me ravit et qui me donne une envie incroyable de revenir !!!

Inde 2022 : Le magnifique temple Jaïn de Kajuraho …

Pour terminer ma visite …je me rends aujourd’hui au temple Jaïn de Khajuraho…

Le jaïnisme ou jinisme (du sanskrit : जैनमतम्, IAST : jainamatam de jina, « vainqueur » et mata « doctrine ») est une religion qui aurait probablement commencé à apparaître vers le xe ou ixe siècle av. J.-C.1. Toutefois la tradition jaïne se considère immémoriale : sa lignée de tîrthankara (maîtres spirituels) est perçue sans commencement et cyclique. Le jaïnisme ou dharma jaïn compte près de dix millions de fidèles dans le monde, ascètes et laïcs confondus, en majorité en Inde : il est difficile de comptabiliser le nombre exact de jaïns en Inde, car les jaïns se déclarent souvent et simplement « hindous » aux autorités du pays (du fait, entre autres, que les mariages mixtes entre jaïns et hindous sont nombreux), et, de plus, les non-moines jaïns, c’est-à-dire les laïcs jaïns, ont le même style de vie que les hindous pieux (port du tilak au front, régime végétarien, fréquentations de temples divers, etc.) ; il y aurait 30 000 jaïns en Europe et 100 000 aux États-Unis5,6 (sur l’ensemble total des jaïns en Inde et de par le monde, la très grande majorité des adeptes du jaïnisme sont des laïcs, qu’ils soient mariés ou non ; les moines et les nonnes jaïns y sont très minoritaires, bien que très vénérés par les laïcs, puisque garants de la tradition jaïne dans son ascèse pure immémoriale ; il est à noter qu’un moine ou nonne jaïns peuvent redevenir laïcs, comme c’est la pratique dans le monde monastique du bouddhisme theravada/hinayana).

Le but de la vie pour les jaïns est le même que pour l’hindouisme, le bouddhisme et le sikhisme : l’adepte doit atteindre l’illumination menant à la fin des transmigrations de son âme appelée moksha ou nirvana. L’humain doit sortir du flux perpétuel de ses transmigrations : le samsara, par des choix de vie appelés vœux dont le premier, qui mène à tous les autres, est celui de l’universelle non-violence nommée ahimsâ, non-violence basée sur sa devise clef Parasparopagraho Jivanam (« toutes les vies sont interdépendantes et se doivent un mutuel respect/assistance ») ; la méditation et le jeûne sont aussi des pratiques jaïnes. Les Maîtres éveillés, guides spirituels de cette religion dénommés les Tirthankaras (en sanskrit « les faiseurs de gué ») ont enseigné, depuis la préhistoire, les principes du jaïnisme et sont, à ce titre, cités par les Veda des brâhmanes : les hindous reconnaissent la lignée des tîrthankar comme authentique et ils placent l’origine du jaïnisme au commencement du monde, là où vit le Dieu Vishnou .

Pendant le règne de Chandela , de nombreuses villes du Bundelkhand , y compris Khajuraho , abritaient de grandes et florissantes communautés jaïns . À Khajuraho, les jaïns vivaient apparemment du côté est de la ville. Un certain nombre de temples jaïns de cette période ont survécu dans cette partie de Khajuraho dans divers états de conservation. De nombreuses inscriptions jaïns de la période Chandela peuvent être vues à Khajuraho. Tous les temples Jain sont maintenant enfermés dans un mur composé moderne construit au 19ème siècle, à l’exception du temple Ghantai, lorsque la restauration des temples a été lancée. Il y a aussi un musée archéologique où sont conservés des artefacts historiques jaïns de la période chandella.

Une différence clé entre les temples jaïns et la plupart des autres temples de Khajuraho est que les temples jaïns sont vivants avec des prières et des cultes actifs. Les moines Digambar Jain les visitent encore de temps en temps et peuvent être vus en train de méditer, d’étudier ou de prêcher.

Deux des grands temples sont encore en bon état de conservation dans leur forme originale. Le portique du temple d’Adinath est un ajout ultérieur. Le temple fermé de Shantinath abrite une image monolithique massive de Shantinath. Il intègre également au moins un autre temple de la période Chandella. À l’est de ces temples se trouvent plusieurs petits temples Chandella qui ont été restaurés à l’aide de maçonnerie. Le complexe du temple a subi une restauration en 1870 après JC, lorsqu’un festival Gajarath a été organisé par Kanchhedtilal Jain de Nagaur marquant un renouvellement du site accompagné d’installations de nouvelles images, comme l’indiquent les inscriptions. [5] Les structures en pierre ont été stabilisées à l’aide de maçonnerie et le temple Shantinath a été construit en incorporant deux temples de la période Chandella.

C’est sur cette dernière image que je quitterai Khajuraho et après un brin de causette avec un prêtre Jaïn qui m’a réconciliée avec la population locale …Prochaine étape Orcha !!!

Inde 2022 : visite du village traditionnel de Khajuraho

Mais Khajuharo n’est pas seulement un ensemble de temples mondialement connus …c’est également un village !!!

Mon copain Taylor qui bloqué par le covid et le confinement vit ici depuis 2 ans …me fait visiter !!

Certaines maisons affichent de belles couleurs surtout celles en bleu réservées aux basses castes d’après ce que j’ai compris.

Mais dans l’ensemble les gens ne sont ni accueillants ni amicaux …ou alors dans une optique très intéressée.

Cela m’est confirmé par mon ami qui me raconte qu’il est régulièrement sollicité pour contribuer financièrement aux projets de ses voisins…

Khajuraho est une ville de l’ État indien du Madhya Pradesh , située dans le district de Chhatarpur . L’une des destinations touristiques les plus populaires en Inde , Khajuraho possède le plus grand groupe de temples médiévaux hindous et jaïns du pays , célèbres pour leurs sculptures érotiques . L’ ensemble monumental de Khajuraho est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986 et est considéré comme l’une des « sept merveilles » de l’Inde. Le nom de la ville, anciennement « Kharjuravahaka », est dérivé du mot sanskrit kharjur signifiant « palmier dattier « .

La région faisait historiquement partie de nombreux royaumes et empires. La première puissance connue à avoir eu Khajuraho sur son territoire était le Vatsa . Leurs successeurs dans la région comprenaient les Mauryans , les Sungas , les Kushans , les Nagas de Padmavati , la dynastie Vakataka , les Guptas , la dynastie Pushyabhuti et la dynastie Gurjara-Praithara . C’est précisément pendant la période Gupta que l’architecture et l’art ont commencé à s’épanouir dans la région, bien que leurs successeurs aient poursuivi la tradition artistique.

De ce glorieux passé rien ne subsiste dans la petite ville et le village situé à coté …

Mais les habitants considèrent qu’ils sont toujours au centre du monde

Les Chandelas ont gouverné la région à partir du 9ème siècle bien qu’ils aient été soumis aux Gurjara-Praitharas. Sous le règne de Dhanga (vers 950-1002), les Chandelas sont devenus indépendants et de nombreux temples importants ont été construits pendant cette période. Les Chandelas ont d’abord reçu des coups fatals des Chahamanas de Shakambhari en 1182 puis de Qutb al-Din Aibak en 1202. Khajuraho a décliné dans un petit village alors que les Chandelas ont transféré leurs activités aux forts de Mahoba, Kalinjar et Ajayagarh.

Ibn Battuta a visité Karjuraho et a décrit la présence de temples et de quelques ascètes. Certains temples ont été endommagés par Sikander Lodi en 1495. Au 16ème siècle, Khajuraho est devenu un lieu insignifiant et n’a été « redécouvert » que par CJ Franklin (un géomètre militaire) en 1819. Cependant, la distinction réelle de ramener Khajuraho à l’attention du monde est donné à TS Burt (un capitaine de l’armée britannique) qui l’a visité en 1838. Le prochain visiteur important était Alexander Cunningham entre 1852 et 1855.

J’ai visité ces temples et le village pendant la canicule qui a sévit en Inde et au Pakistan …il est clair que cela n’a pas favorisé une impression favorable des incessantes propositions commerciales des habitants. Il faut dire à leur décharge que j’étais la seule touriste !!!

Inde 2022 : Découverte de Khajuraho

Me voilà arrivée à Khajuraho !!! Je fais une entorse sévère à ma passion pour les minorités et leurs costumes pour consacrer quelques jours à l’art indien ancien …

Le groupe de monuments de Khajuraho est un groupe de temples hindous et jaïns dans le district de Chhatarpur , Madhya Pradesh , Inde , à environ 175 kilomètres au sud-est de Jhansi . Ils sont un site du patrimoine mondial de l’UNESCO . Les temples sont célèbres pour leur symbolisme architectural de style nagara et leurs sculptures érotiques , qui sont à environ 10% de réduction sur les sculptures.

La plupart des temples de Khajuraho ont été construits entre 885 et 1050 après JC par la dynastie Chandela . Les archives historiques notent que le site du temple de Khajuraho comptait 85 temples au 12ème siècle, répartis sur 20 kilomètres carrés. Parmi ceux-ci, seuls environ 25 temples ont survécu, répartis sur six kilomètres carrés. Parmi les temples survivants, le temple Kandariya Mahadeva est décoré d’une profusion de sculptures aux détails complexes, au symbolisme et à l’expressivité de l’art indien ancien.

Lorsque ces monuments ont été construits, les garçons de l’endroit vivaient dans des ermitages , en étant brahmcharis (célibataire) jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge adulte et ces sculptures les ont aidés à apprendre le rôle mondain de «maître de maison». Le groupe de temples de Khajuraho a été construit ensemble mais était dédié à deux religions, l’hindouisme et le jaïnisme , suggérant une tradition d’acceptation et de respect des diverses opinions religieuses parmi les hindous et les jaïns de la région.

Le groupe de monuments de Khajuraho a été construit sous le règne de la dynastie Chandela . L’activité de construction a commencé presque immédiatement après la montée de leur pouvoir, dans tout leur royaume qui sera plus tard connu sous le nom de Bundelkhand . La plupart des temples ont été construits sous les règnes des rois hindous Yashovarman et Dhanga . L’héritage de Yashovarman est mieux représenté par le temple Lakshmana . Le temple de Vishvanatha met le mieux en valeur le règne du roi Dhanga. : Le temple survivant le plus grand et actuellement le plus célèbre est Kandariya Mahadeva construit sous le règne du roi Vidyadhara . Les inscriptions du temple suggèrent que bon nombre des temples actuellement survivants étaient achevés entre 970 et 1030 après JC, avec d’autres temples achevés au cours des décennies suivantes.

Les temples de Khajuraho ont été construits à environ 35 miles de la ville médiévale de Mahoba , la capitale de la dynastie Chandela, dans la région de Kalinjar . Dans la littérature ancienne et médiévale, leur royaume a été appelé Jijhoti, Jejahoti, Chih-chi-to et Jejakabhukti.

La première mention documentée de Khajuraho a été faite en 641 par Xuanzang , un pèlerin chinois qui a décrit avoir rencontré plusieurs dizaines de monastères bouddhistes inactifs et une douzaine de temples hindous avec un millier de brahmanes adorateurs. En 1022 EC, Khajuraho a été mentionné par Abu Rihan-al-Biruni , l’historien persan qui a accompagné Mahmud de Ghazni dans son raid de Kalinjar ; il mentionne Khajuraho comme la capitale de Jajahuti. Le raid a échoué et un accord de paix a été conclu lorsque le roi hindou a accepté de payer une rançon à Mahmud de Ghazni pour mettre fin à l’attaque et partir.

Jusqu’au 12ème siècle, Khajuraho était sous les rois hindous et comportait 85 temples. L’Inde centrale a été saisie par le sultanat de Delhi au 13ème siècle. Sous la domination musulmane, de nombreux temples ont été détruits et le reste laissé à l’abandon. Les ruines de certains anciens temples sont encore visibles.

La région centrale de l’Inde, où se trouvent les temples de Khajuraho, a été contrôlée par diverses dynasties musulmanes du XIIIe au XVIIIe siècle. Au cours de cette période, certains temples ont été profanés, suivis d’une longue période où ils ont été laissés à l’abandon. En 1495 après JC, par exemple, la campagne de destruction de temples de Sikandar Lodi comprenait Khajuraho. L’éloignement et l’isolement de Khajuraho ont protégé les temples hindous et jaïns de la destruction continue par les musulmans. Au cours des siècles, la végétation et les forêts ont envahi les temples.

Dans les années 1830, des hindous locaux ont guidé un géomètre britannique, TS Burt, vers les temples et ils ont ainsi été redécouverts par le public mondial. Alexander Cunningham a rapporté plus tard, quelques années après la redécouverte, que les temples étaient secrètement utilisés par des yogis et que des milliers d’hindous arriveraient pour le pèlerinage pendant Shivaratri célébré chaque année en février ou mars sur la base d’un calendrier lunaire. En 1852, FC Maisey a préparé les premiers dessins des temples de Khajuraho.

Le site du temple se trouve dans la chaîne de montagnes Vindhya, dans le centre de l’Inde. Une ancienne légende locale affirmait que la divinité hindoue Shiva et d’autres dieux aimaient visiter la spectaculaire formation de collines dans la région de Kalinjar. Le centre de cette région est Khajuraho, situé au milieu des collines et des rivières locales. Le complexe du temple reflète l’ancienne tradition hindoue de construction de temples où les dieux aiment prier.

Les temples sont regroupés près de l’eau, une autre caractéristique typique des temples hindous. Les plans d’eau actuels comprennent Sib Sagar , Khajur Sagar (également appelé Ninora Tal) et Khudar Nadi (rivière). ] Les légendes locales déclarent que le complexe du temple avait 64 plans d’eau, dont 56 ont été physiquement identifiés par les archéologues jusqu’à présent.

Tous les temples, sauf un (Chaturbhuja) font face au lever du soleil – une autre caractéristique symbolique prédominante dans les temples hindous. La disposition relative des temples intègre les divinités masculines et féminines et les symboles soulignent l’interdépendance. Les œuvres d’art mettent symboliquement en évidence les quatre objectifs de la vie considérés comme nécessaires et appropriés dans l’hindouisme – dharma , kama , artha et moksha .

Parmi les temples survivants, six sont dédiés à Shiva, huit à Vishnu et ses affinités, un à Ganesha, un au dieu Soleil, trois à Jain Tirthankars. Pour certaines ruines, il n’y a pas suffisamment de preuves pour attribuer le temple à des divinités spécifiques avec certitude.

Un examen global du site suggère que le principe de conception du mandala symbolique hindou du carré et des cercles est présent dans chaque plan et conception de temple. De plus, le territoire est aménagé en trois triangles qui convergent pour former un pentagone. Les érudits suggèrent que cela reflète le symbolisme hindou pour trois royaumes ou trilokinatha , et cinq substances cosmiques ou panchbhuteshvara . Le site du temple met en lumière Shiva, celui qui détruit et recycle la vie, contrôlant ainsi la danse cosmique du temps, de l’évolution et de la dissolution.

Les temples ont une riche exposition de statues finement sculptées. Alors qu’ils sont célèbres pour leur sculpture érotique, les thèmes sexuels couvrent moins de 10% de la sculpture du temple. De plus, la plupart des panneaux de scènes érotiques ne sont ni proéminents ni mis en valeur au détriment du reste, ils sont plutôt en équilibre proportionnel avec les images non sexuelles. Le spectateur doit regarder de près pour les trouver, ou être dirigé par un guide. Les arts couvrent de nombreux aspects de la vie humaine et des valeurs considérées comme importantes dans le panthéon hindou. De plus, les images sont disposées dans une configuration pour exprimer les idées centrales de l’hindouisme. Les trois idées d’ Āgamas sont richement exprimées dans les temples de Khajuraho – Avyakta, Vyaktavyakta et Vyakta.

Il est clair que venir visiter ce complexe de temples uniquement pour les sculptures érotiques est réducteur …ce qui frappe le visiteur est la profusion et la qualité des détails mis en scène sur ces temples …

Inde : une ballade en bateau mémorable à Varanasi !!!

Cette fois ci c’est départ avant le lever du soleil pour admirer son lever sur le Gange !!!

Bien que la tradition la fasse remonter à 3 000 ans avant notre ère, la ville de Varanasi a été probablement fondée au viie siècle av. J.-C., ce qui en fait l’un des plus anciens centres urbains continuellement occupé. Antique centre d’études religieuses, c’est dans sa périphérie, à Sarnath, localité située à dix kilomètres au nord, que le Bouddha fait son premier sermon après son Illumination. La ville est mentionnée dans les épopées hindoues du Mahabharata et du Ramayana.

Symbole emblématique de l’hindouisme, elle est pillée ou détruite plusieurs fois par différentes dynasties musulmanes, la première fois par l’armée des Ghaznévides en 1033, les matériaux des temples détruits étant réutilisés pour construire des mosquées. La dernière campagne de destruction est menée par l’empereur moghol Aurangzeb qui renomme la ville Mohammadabad. La ville passe sous contrôle britannique en 1775.

La ville de Varanasi est surtout célèbre pour ses dizaines de ghats, 84 au total, qui s’étirent sur 6,8 km le long de la rive gauche du Gange (qui épouse à Bénarès une forme de croissant). Les ghats sont des escaliers de pierres qui permettent d’accéder au fleuve. Mourir à Varanasi est réputé effacer tous les péchés et mettre un terme au cycle des renaissances, raison pour laquelle des milliers d’hindous souhaitent rendre leur dernier souffle dans cette ville12. Deux ghats sont dédiés à la crémation des morts, le plus fameux étant Manikarnika. Il est l’un des plus anciens et des plus sacrés de tous les gaths de Varanasi.

En outre, vers 1740, Jai Singh II de Jaipur construit en surplomb du Man Mandir Ghat un de ses cinq observatoires astronomiques.

Le Gange reçoit chaque jour les restes de quelque 475 cadavres humains et de 1 800 tonnes de bois utilisées pour les crémations, ainsi que 10 000 carcasses d’animaux qui y sont abandonnées, ce qui est une importante cause de pollution. Différentes méthodes ont été pensées pour aider à sa dépollution, comme la construction de stations d’épuration et leur raccordement à des kilomètres d’égouts, la construction de milliers de toilettes publiques et de crématoires électriques — comme ceux de Varanasi — mais ils ne sont guère utilisés que par les indigents. Il a été aussi opéré à des lâchers de milliers de tortues nécrophages pour que celles-ci puissent dévorer les cadavres insuffisamment brûlés, mais les reptiles ont été capturés et consommés par les riverains pauvres5.

Mourir dans le Gange permet d’atteindre la Moksha, c’est-à-dire la libération finale de l’âme dans l’hindouisme, un grand nombre de fidèles viennent donc y mourir.

Dès le xviie siècle, la propreté de l’eau du Gange est débattue par le voyageur Jean-Baptiste Tavernier : « Comme nous fûmes au Gange nous bûmes chacun un verre de vin où nous mîmes de l’eau, ce qui nous causa quelque mal de ventre ; mais nos valets qui la burent seule en furent bien plus tourmentés que nous. Les Hollandois qui ont leur maison sur le bord du Gange ne boivent point de l’eau de cette rivière qu’elle ne foit bouillie ; et pour ce qui est des naturels du païs ils y sont accoûtumez de jeunesse, le Roy même et toute la Cour n’en buvant point d’autre.6. »

La pollution du Gange est déjà soulignée par l’écrivain américain Mark Twain lors de son passage dans la ville de Varanasi, à la fin du xixe siècle.

En 1985, le Gange a été proclamé « héritage national » et une Autorité centrale du Gange fondée. Les premières analyses qui ont été effectuées l’année suivante dans un affluent où se déversent les égouts de Varanasi et qui se jette lui-même dans le fleuve en aval de la ville ont révélé un taux de coliformes fécaux de 1,5 million d’unités par décilitre, le maximum autorisé étant de 500 unités.

Cependant magnifique lever de soleil sur le Gange ….compte tenu de la taille un peu grande de mon bateau, mon rameur a beaucoup de mal à manoeuvrer.

Sur l’autre rive, on entrevoit quelques dromadaires…

Ces considérations sur la propreté du Gange n’empêchent pas les pèlerins de s’y baigner avec conviction.

Nous arrivons ensuite vers le ghat où on lieu les crémations…

Les hindous croient en la réincarnation dans le cadre de leurs pratiques religieuses. Selon le Sanatana Dharma, les gens naissent, vivent et meurent plusieurs fois.

La réincarnation de l’âme se produira autant de fois qu’il en faudra pour que l’âme soit enfin réunie avec sa source. L’âme fera cela jusqu’à ce qu’elle atteigne la liberté ou « Mukti ».

Les hindous croient que le corps est une prison pour l’âme et que l’âme est complètement pure.

Une fois que le corps meurt, les hindous croient que le corps libère temporairement l’âme de sa demeure terrestre. Mais, il sera bientôt transporté dans un nouveau corps.

Par conséquent, dans les funérailles hindoues, la crémation consiste à rompre les liens entre le corps et l’âme. Ils croient que l’incinération des corps permettra à l’âme de se déplacer vers le Mukti.

Ils espèrent que cela libérera l’âme et la déplacera plus loin vers le Mukti et le Nirvana.

Le feu est choisi car il est considéré comme purificateur pour aider à libérer l’âme et laver tous les péchés. Chaque jour, une centaine de corps sont incinérés au bord de l’eau à Varanasi, sur le Gange.

Ainsi, le processus des rites funéraires pourrait avoir lieu plusieurs semaines avant la mort. Beaucoup restent à Varanasi en attendant de mourir pour être incinérés dans la ville sainte.

Bien sûr, beaucoup ne réalisent pas qu’ils vont mourir. Parfois la mort est soudaine. Ainsi, la famille transportera ses proches en voiture jusqu’au site de crémation.

Comme vous pouvez l’imaginer, avec la chaleur en Inde. Il faut beaucoup d’efforts pour empêcher le corps de pourrir. Ainsi, beaucoup bourrent le coffre de leur voiture avec de la glace.

Une fois la famille arrivée à Varanasi, ce sont les hommes de la famille qui prennent en charge le processus de crémation. Ce processus commence avec le fils aîné de la famille qui se fait raser la tête par un prêtre.

Ses cheveux sont un symbole de son chagrin pour le défunt et une offrande aux dieux pour aider l’âme à se libérer du corps.

Cela peut vous surprendre de savoir que les ghats sur lesquels vous êtes incinéré dépendent de votre caste. Si vous appartenez à une caste supérieure, vous serez incinéré dans une zone séparée de celle d’une personne de caste inférieure.
Une fois le corps arrivé, les derniers rites et prières sont exécutés sur le corps pour la purification par un Antyeshti ou un prêtre.

À ce stade, le corps est enveloppé dans un tissu orange et des soucis sont placés sur le dessus.

Il est ensuite amené à la rivière via les ghats sur une civière en bois et placé au bord de l’eau.

Les membres de la famille versent ensuite de l’eau sur le corps et dans la bouche du défunt. Ils attendent ensuite avec le membre de la famille pendant que le bûcher funéraire est préparé en bois.

Les familles de caste supérieure sont généralement incinérées avec du bois de santal car cela arrête l’odeur du corps en feu.

Le bûcher est ensuite allumé pour brûler le corps du défunt. L’ensemble du processus de crémation prend généralement entre 6 heures et toute la journée.

Une fois la cérémonie terminée, la famille revient ensuite chercher les cendres dans 13 jours. Pendant ce temps, il y a des rites funéraires qui ont lieu tous les jours.

Une fois que la famille a récupéré les cendres, elle les libère dans le Gange.

Bien que les crémations soient monnaie courante dans la religion hindoue. Il existe quelques exceptions à cette règle.

Les femmes enceintes, les très jeunes enfants et les prêtres ne sont pas autorisés à être incinérés car ils sont considérés comme «trop saints».

Les prostituées ne sont pas non plus autorisées à être incinérées car elles ne sont pas considérées comme suffisamment saintes.

Ils iront toujours dans le Gange mais avec des poids sur le corps pour éviter qu’ils flottent …personnellement je n’en ai pas vu…

De plus, certaines autres afflictions comme la lèpre, la variole et la morsure d’un cobra ne permettront pas la crémation. Ces gens sont enterrés dans le sol.

Ce qui est particulièrement impressionnant est l’empilement du bois pour alimenter les bûchers …

Ma balade est pratiquement terminée et je rejoins mon point de départ en bateau…Au passage je repère un cadavre de cochon les pattes en l’air …D’où vient il ;;;les Hindous ne mangent pas de porc, les musulmans encore mois…les chrétiens ??? Ils ne sont pas légions dans la ville bien qu’il y ait plusieurs églises …Enfin bref, cela ne donne pas envie de s’y baigner !!!

Cette journée sera le top de mes souvenirs en Inde !!!

Inde : Découverte des ghats de Vanarasi

Me voilà arrivée à Varanasi après un trajet éreintant en train indien …ceux qui se plaignent des cohues dans le métro parisien, devraient faire un essai un jour et ils se trouveraient privilégiés …

Dès mon arrivée, j’ai à peine le temps de déposer mes affaires à l’hotel qu’il faut foncer et se faufiler entre les motos, les voitures, les rickshaws, les tuk tuk et bien sur les marchands ambulants qui ont installé leurs échoppes sur le passage …pour rejoindre les ghats.

Le plus impressionnant est une avenue soit disante interdite à la circulations où se précipitent les motos …les indiens adorent bousculer les règles comme m’a dit un indien un jour !!!

Le Gange est en vue !!!

La foule est encore plus dense qu’auparavant !!!

Il y a des tas de gens qui font un petit business : ventes de coupelles avec fleurs et bougies pour déposer sur le Gange, souvenirs divers et variés vendus par des pseudos gurus …mais ce qui est le plus impressionnant est le nombre impressionnant de bateaux qui prennent en charge un nombre non moins impressionnant de passagers …

Le but est de se balader sur le Gange pour admirer les Ghats ou mieux, de le traverser pour rejoindre l’autre rives où ils peuvent faire un tour à dos de dromadaires !!!

Bénarès ou Varanasi (en hindi : वाराणसी, vārānasī, /ʋɑrɑɳɐsiː/n ), située dans l’État indien de l’Uttar Pradesh est la ville la plus sacrée de l’hindouisme et du jaïnisme. Située sur la rive gauche du Gange, la plus sainte des sept rivières sacrées de l’Inde, la ville est considérée comme l’une des plus anciennement habitées du monde3. Dédiée principalement à Shiva, elle est la cité qui accueille le plus de pèlerins en Inde.

Varanasi est également réputée pour sa production de soie et le benares gharana, un style de tabla. Elle était la capitale de la principauté de Bénarès jusqu’en 1947. Varanasi est aujourd’hui le chef-lieu de la division de Varanasi et du district de Vārānasī.

La construction des bateaux de Vanarasi ne m’inspire pas vraiment confiance en termes d’étanchéité …c’est pourtant ce type de bateau que je prendrais le lendemain pour me balader le long des ghats.

Le Gange (hindi : गंगा Gaṅgā, bengali : গঙ্গা Gōnga) est un fleuve de la plaine indo-gangétique, au nord de l’Inde. Sa longueur varie suivant les sources de 2 500 à 3 000 km, son bassin recouvre 907 000 km2 et son delta est commun avec celui du Brahmapoutre.

Le Gange est la plus sainte des sept rivières sacrées de l’Inde.

Le Gange est considéré comme sacré par les hindous : l’immersion dans le Gange libère le croyant de ses péchés et répandre des cendres dans le fleuve peut apporter un futur meilleur et même permettre d’atteindre le moksha ou délivrance, c’est-à-dire la sortie du monde phénoménal. Pour les hindous, l’eau du Gange possède la vertu de purifier le corps des humains et de libérer l’âme des défunts.

Le Gange est vu comme l’ultime vérité, l’ultime réalité au sens spirituel. C’est Shiva qui tient la source du Gange dans ses cheveux, dénommés jata-mukuta : Shiva est aussi appelé Gangadhara.

Et malgré son apparence peu engageante cela explique pourquoi de nombreux hommes et femmes se baignent dans ce magnifique fleuve !!!

De nombreux gourous se mêlent également à la foule …

Guru (/gu.ʁu/), ou gourou, (du sanskrit : गुरु, guru, /gu.ru/) est un terme qui signifie « précepteur », « mentor », « guide spirituel », « maître ». Alors que le terme est employé en anglais pour désigner un expert dans un domaine quelconque, sans connotation péjorative, il est depuis le milieu du xxe siècle à l’origine du mot gourou, utilisé particulièrement en France (et en Occident seulement) d’une façon ironique ou péjorative, pour désigner un maître à penser, un expert, un manipulateur, ou plus généralement une personne qui réunit des adeptes.

Il désigne, en Inde, un enseignant reconnu de la religion, de la spiritualité, de la danse, de la musique ou de tout autre domaine de connaissance.

Dans le domaine spirituel, le guru est l’initiateur ou le leader d’une école de pensée autoproclamée ou traditionnelle dans le cadre d’un âshram ou gurukula. Les rapports entre le guru et le disciple (chela) sont ceux qui existent entre un patriarche et un jeune enfant, ce dernier devant libérer son maître des tâches du quotidien (lessive, cuisine, ménage) en échange de l’enseignement qu’il reçoit, ce contrat étant considéré, en Inde, comme faisant partie de l’apprentissage

Là il commence à faire vraiment nuit et la qualité de mes photos s’en ressent …

De nombreux estrades sont installés face au fleuve et des prêtres viendront bientôt officier. De nombreux spectateurs s’installent comme pour un spectacle …

Comme vous pouvez le constater …personne ou presque ne porte de masques …Il se dit que le covid a disparu du territoire indien…

J’espère que le bain dans le Gange aura un effet thérapeutique !!!

Le nom « Varanasi » vient probablement de la contraction des noms de deux affluents du Gange, la Varuna, qui coule toujours dans la ville, et l’Aussi, non visible si ce n’est un ruisseau près du ghat de l’Assi. Selon une autre hypothèse, le nom proviendrait directement de celui de la rivière Varuna, autrefois appelée Varanasi.

Dans le Rigveda, la ville est appelée Kasi ou Kâshî, « la Lumineuse » ou « la Resplendissante » (Ville resplendissante de toutes les lumières), en référence à son statut de centre d’érudition, de littérature et de culture. À travers l’histoire, Varanasi a été connue par d’autres noms, notamment Avimukta (« jamais oubliée », en référence à Shiva), Anandavana (« forêt de béatitude ») et Rudravasa (« là où Shiva (Rudra) réside »).

J’ai beaucoup de chance, je fais la connaissance d’un vrai gourou qui accepte pour une somme dérisoire de poser avec moi sur la photo…

Selon le Vedāntasāra, document du xvie siècle : « Un vrai guru est un homme à qui la pratique de toutes les vertus est familière, qui avec le glaive de la sagesse a élagué toutes les branches et arraché toutes les racines du mal […] qui se conduit avec dignité et indépendance. Qui voit l’or et les pierres précieuses avec autant d’indifférence que la ferraille et les tessons, qui met tous ses soins à écarter les ténèbres de l’ignorance dans lesquels le reste des hommes est plongé ».

Ces nombreux jerrycans sont utilisés pour prélever de l’eau dans le Gange afin de la vendre au pèlerins …

L’histoire raconte que c’est un roi qui cherchant la prospérité pour la terre, implora la déesse Ganga. Le roi Bhagiratha fut exaucé mais la déesse crut que les flots du Gange submergeraient la terre, c’est pourquoi elle les mit dans la coiffe d’un dieu : Shiva. Ce dernier libéra ensuite le fleuve de ses cheveux.

Statue de Shiva sur le bord du Gange à Haridwar.
Quand un pèlerin se baigne dans le Gange, c’est le symbole de la recherche de l’union avec l’ultime vérité. Le Gange est pris comme fleuve apportant la sagesse spirituelle.

Les dévots hindous font des pèlerinages pour se baigner dans ses eaux et pratiquer la méditation sur ses rives. Plusieurs sites sacrés hindous se trouvent le long des rives du Gange, comme Haridwar et Bénarès.

La Yamuna, une rivière importante et presque aussi sacrée, est un affluent du Gange dans lequel il se jette à Prayagraj. Tous les douze ans se tient, au confluent des deux cours d’eau — là où se trouverait également le confluent avec la Sarasvati (rivière mystique et invisible) —, la Kumbh Mela, qui veut dire « fête de la cruche »; un rassemblement religieux qui réunit plusieurs dizaines de millions de personnes.

Personnellement je préfère m’en tenir à l’eau minérale !!!

Cambodge : Ta Som et les derniers temples de ce périple …

Après une retraversée de la porte nord, nous partons encore sur un pont suspendu mais métallique visiter un petit temple au milieu d’un étang : le Neak Pean

On se rapproche de plus en plus du nouvel an Kmer et une foule de Cambodgiens ont eu la même idée que moi…

Le Neak Pean (khmer : ប្រាសាទនាគព័ន្ធ /prassate nikpône/, « temple des Nâgas enchevêtrés ») est un petit temple bouddhique à Preah Khan. Il fut construit et modifié par Jayavarman VII à la fin du xiie siècle. Il est de proportions régulières, avec un bassin carré entouré de quatre bassins plus petits.

Au centre du grand bassin, une « île » circulaire sur laquelle est édifié le prasat central (14 m de haut) est entourée de deux nâgas. Les têtes des serpents forment l’entrée, leurs queues entremêlées ont donné son nom au temple.

Quatre statues ornaient autrefois le grand bassin. Il n’en reste qu’une à l’Est, savamment reconstituée à partir des morceaux récupérés par les archéologues français qui ont déblayé le site. Cette étrange statue représente un cheval doté d’un entrelacs de jambes humaines. Elle évoque la légende selon laquelle Avalokiteshvara sauva un groupe de disciples naufragés sur une île de l’attaque de goules en se transformant en un cheval volant appelé Bâlaha.

Autrefois, l’eau s’écoulait du bassin central dans les bassins périphériques par quatre gargouilles ornementales, en forme de têtes d’éléphant au Nord, de cheval à l’Ouest, de lion au Sud et d’homme à l’Est, toujours visibles dans les pavillons portés à chaque axe du grand réservoir.

Ce dernier servait aux rites de purification. L’ensemble du site était lui-même au centre de l’immense baray de Preah Khan de 3 km sur 900 m, aujourd’hui asséché et envahi par la végétation.

Le site est supposé représenter l’univers dans la cosmogonie khmère, avec le mont Meru au centre des quatre océans, à moins qu’il s’agisse d’une réplique d’un lac mythique et sacré de l’Himalaya, source des quatre grands fleuves d’Asie.

J’arrive en fin de parcours pour la visite des temples …heureusement car je commence à tout mélanger !!!

Le Ta Som (ប្រាសាទតាសោម, l’ancêtre Som) est un temple bouddhiste sur le site d’Angkor au Cambodge.

Situé à l’extrémité Est du baray nord-oriental (Jayatatāka), au nord du baray oriental, cet ensemble de dimension modeste a été érigé par Jayavarman VII vers la fin du xiie siècle.

Construit dans le style du Bayon, il comprend deux enceintes entourant le temple lui-même :

L’enceinte extérieure, simple mur en latérite, est dotée uniquement de deux gopura est et ouest surmontées de tours à quatre visages. Au Nord et au Sud se trouvent deux fausses portes simplement décorées. Ce mur délimite un espace rectangulaire d’environ 200 m sur 240 m, dans lequel seuls subsistent deux bassins, de part et d’autre de l’allée Est.
L’enceinte intérieure, précédée d’une douve et à laquelle on accède par deux terrasses cruciformes ornées de nāgas, est une galerie en latérite et grès.
Le temple lui-même possède une enceinte de 20 m par 30 m entourant la tour-sanctuaire centrale, un prasat de plan cruciforme à faux étages, et deux petites « bibliothèques » à l’Est.

Le temple East Mebon apparait comme très différent de ce que nous avons vu auparavant …déjà il est plus ancien et éloigné géographiquement des temples précédents.

Le Mebon oriental (khmer : ប្រាសាទមេបុណ្យខាងកើត) est un temple datant du xe siècle à Angkor, Cambodge. Construit sous le règne du roi Rajendravarman II, il se distingue en ce sens qu’il est construit sur ce qui était une île artificielle (au même titre que le Mebon occidental) au centre d’un réservoir aujourd’hui à sec : le Baray oriental.

Le Mebon oriental fut dédié au dieu hindou Shiva et bâti en honneur de la famille royale. Sa situation reflète la préoccupation des architectes khmers pour l’orientation des sanctuaires en lien avec les directions cardinales.

Ainsi, le temple fut construit sur un axe nord-sud comprenant par ailleurs également le temple d’État de Rajendravarman, Pre Rup (situé environ à 1 200 mètres au sud, juste en dehors du Baray). Le Mebon oriental peut également être situé sur un axe est-ouest sur lequel se situe le temple du palais Phimeanakas, une autre création de l’époque du règne de Rajendravarman et situé à environ sept kilomètres à l’ouest.

Construit dans le style général de Pre Rup, le Mebon oriental a été bâti en 953.

Il se compose de deux murs d’enceinte répartis sur trois niveaux. La gamme complète des matériaux de construction durables khmers se retrouvent dans les diverses parties du temple: grès, brique, latérite et stuc.

Au sommet du temple se trouve une tour centrale servant certainement de sanctuaire, sur une plate-forme carrée entourée elle-même de quatre petites tours. Toutes les tours sont en briques.

Une des sculptures monolithiques d’éléphant.

Éléphant sur le premier niveau.
Le patrimoine sculptural du Mebon oriental est varié et exceptionnel.

On recense ainsi, entre autres, deux sculptures monolithiques d’éléphants en pierre de deux mètres de haut situées sur les premier et second niveaux.

De même, des scènes religieuses monumentales présentent le dieu Indra au sommet de son éléphant à trois têtes Airavata ainsi que Shiva sur sa monture, le taureau sacré Nandi.

Les gravures sur linteaux sont particulièrement élégantes.

La vue qui s’offre au visiteur du Mébon occidental depuis le niveau supérieur, lui permet d’imaginer les vastes étendues d’eau du Baray qui entouraient jadis le temple. Quatre pontons de pierre à la base du temple rappellent ainsi que l’accès au sanctuaire se faisait autrefois par bateau.