Inde 2022 : Déception à Jaisalmer !!!

J’étais venue à Jaisalmer il y a 40 ans…normal que la ville ait changé !!!

Mais dans mes souvenirs c’était une succession de palais en dentelle de pierre dorée …maintenant ce ne sont que des boutiques à touristes qui en plus vendent de la marchandise de piètre qualité …quel dommage !!!

Mais reprenons la route …nous passons devant un hôpital pour vaches …le sens des priorités en Inde !!! Les routes sont toujours encombrées de vaches kamikazes et de transports de fourrage poussifs et encombrants …

Nous nous arrêtons cependant dans un endroit très sympa : un petit temple dédié à Shiva avec des Indiens très accueillants. Je n’arrive pas à savoir si ils appartiennent à une quelconque ethnie avec mon Vijay qui ne parle pas anglais…

Quelques chameaux se baladent dans la campagne qui est vraiment désertique …on comprend le pourquoi des transports de fourrage …

On s’arrête pour un « tea break » dans un petit restaurant qui vient juste d’ouvrir qui est tenu par des Sikhs super sympas .

Nous voilà enfin arrivés à Jaisalmer ….

Jaisalmer surnommée  » La ville dorée « , est une ville de l’ État indien du Rajasthan , située à 575 kilomètres (357 mi) à l’ouest de la capitale de l’État, Jaipur . La ville se dresse sur une crête de grès jaunâtre et est couronnée par l’ancien fort de Jaisalmer . Ce fort contient un palais royal et plusieurs temples jaïns ornés. De nombreuses maisons et temples du fort et de la ville en contrebas sont construits en grès finement sculpté. La ville se trouve au cœur du désert du Thar (le grand désert indien) et a une population, y compris les habitants du fort, d’environ 78 000. C’est le siège administratif du district de Jaisalmer . Jaisalmer était autrefois la capitale de l’État de Jaisalmer .

Vijay m’amène directement aux cénotaphes appelés Bada Bagh et je dois reconnaître que l’endroit est absolument splendide !!!

Bada Bagh , également appelé Barabagh (lit. « grand jardin » en hindoustani ) est un complexe de jardins situé à environ six kilomètres au nord de Jaisalmer dans l’État indien du Rajasthan . Surplombant une mangueraie se trouve un ensemble de cénotaphes royaux chhatri construits par les maharajas de l’ État de Jaisalmer aux 18e, 19e et début 20e siècles de notre ère.

Un descendant de Maharawal Jaisal Singh , le fondateur de l’État de Jaisalmer , Jait Singh II (1497-1530), a commandé un barrage pour créer un réservoir d’eau pendant son règne au 16ème siècle de notre ère. Cela a rendu le désert vert dans cette région.

Après la mort de Jait Singh II, son fils Lunkaran (1530-1551) a construit un beau jardin au bord du lac et un cénotaphe commémoratif chhatri sur une colline surplombant le lac. Plus tard, de nombreux autres cénotaphes ont été construits ici pour Lunkaran et d’autres Bhattis . Le dernier chhatri, destiné au Maharawal Jawahir Singh, date du XXe siècle et reste inachevé après l’indépendance de l’Inde . Il y a 2 époques de construction : les domes carrés sont de construction ancienne …les domes bulbes sont construits à l’époque Moghol et sont d’inspiration musulmane .

C’est aussi un endroit où on peut constater la concrétisation du mythe des veuves sacrifiées sur le bûcher : sati dont l’origine se retrouve dans la mythologie indienne …

Sati (« Vertueuse ») est le nom de la première Déesse aimée du Seigneur Shiva ; mais le père de Sati, Daksha, refusant que sa fille puisse épouser Shiva, un Dieu ascète hirsute et asocial, pousse Sati (voulant échapper à la douleur d’être séparé de Shiva), à méditer et à retenir son souffle (technique du Yoga), au point que son corps s’enflamme de lui-même et que son âme se réincarne ensuite dans le corps qui sera celui de Parvati, la future épouse de Shiva. Shiva, apprenant la perte de Sati, décapite Daksha et remplace sa tête par celle d’un bouc pour le purifier et tuer son orgueil, et erre fou de douleur dans l’univers avec le cadavre carbonisé de Sati dans ses bras ou sur son trident (trishula, symbole shivaïte) : les morceaux du cadavre de Sati, qui tombèrent sur terre, forment des lieux sacrés vénérés dans l’hindouisme (nommés Shakti Pithas) ; Shiva pleura tellement et pendant si longtemps, que ses larmes créèrent deux étangs sacrés – un à Pushkar, Ajmer, et l’autre à Ketaksha, qui signifie littéralement « pluie des yeux », en sanskrit.

La Bhâgavata Purana exprime cette mythologie concernant la Déesse Sati :

« Après avoir ainsi accablé d’injures Daksha, au milieu du sacrifice, Satî [future Parvati réincarnée] s’assit par terre en silence, se tournant du côté du Nord, puis, ayant porté de l’eau à ses lèvres et s’étant enveloppée dans son vêtement de couleur jaune, elle ferma les yeux et entra dans la voie du Yoga.
Ayant supprimé également toute inspiration et toute expiration, maîtresse de sa position, après avoir rappelé de la région du nombril le souffle vital nommé Vdâna, et avoir peu à peu arrêté dans son cœur à l’aide de sa pensée, ce souffle qu’elle venait de fixer dans sa poitrine, la déesse irréprochable le fit remonter jusqu’à sa gorge et de là jusqu’au milieu de ses deux sourcils.
C’est ainsi que, voulant abandonner ce corps que le plus grand des êtres avait tant de fois placé par tendresse sur son sein, la vertueuse Satî, poussée par la colère de Daksha, soumit son corps à l’épreuve qui consiste à renfermer en soi-même le feu du souffle vital.
Pensant ensuite au nectar du lotus des pieds de son époux [le dieu Shiva], du Précepteur de l’Univers, elle ne vit plus autre chose ; et son corps, purifié de tout péché, parut tout d’un coup embrasé par le feu qu’y avait allumé la Contemplation. »

Le père de Sati avait organisé un Yajña, une cérémonie du feu, mais il avait refusé par arrogance d’inviter Shiva, le mari de sa fille. Sati alors s’immola puis Shiva arriva, il décapita son père et remplaça sa tête par respect par celle d’un bouc. Le père de Sati représente l’égo qui rejette l’âme, ici Shiva. En conséquence, la vérité, représentée par Sati dont la racine est sat- qui signifie vérité, est brûlée, détruite[réf. nécessaire]. Mais l’âme (Shiva) finit toujours par anéantir l’ego et Shiva remplace sa tête par une tête de bouc parce que son ego fut tué lorsque Shiva décapita la tête à forme humaine, le père de Satî désormais purifié avec une tête de bouc (histoire comparable à la naissance du dieu Ganesh, décapité par son père Shiva, et désormais avec sa tête d’éléphant, symbole de sagesse). De même dans l’ancienne Égypte, avec les dieux à têtes d’animaux, l’être animal ne sert pas de symbole à la bassesse humaine, mais au contraire de purification intérieure : les démons dans l’hindouisme ont uniquement des visages humains.

La légende de Sati, épouse de Shiva, ou celle de Sītā, épouse de Rāma dans le Ramayana, sont souvent évoquées pour justifier l’origine d’une coutume funéraire appelée la sati. Cependant, ni l’une ni l’autre ne sont veuves lorsqu’elles décident de monter sur le bûcher. Savitri offre tout de même son enveloppe charnelle afin que son âtman rejoigne celui de son mari.

Les Véda ne font pas non plus mention du sacrifice des veuves. Dans l’Atharva-Veda, le quatrième Véda, où sont exposés les rites de la cérémonie funéraire, il n’est fait aucune mention, encore moins de prescription, de la sati : il indique au contraire que la veuve doit monter sur le bûcher funéraire, se coucher auprès de son mari, puis redescendre avant que la crémation ne commence. Dans la section Ashvalâyana Grihyasûtra (4.1.) du Véda, il est précisé qu’on doit inviter la femme à se relever afin de ne pas mourir avec son mari sur le bûcher une fois que ce bûcher est allumé ; en termes exacts voici comment se déroule le rite :

« A droite du bûcher on attache la vache ou la chèvre et l’on invite la femme du défunt à se coucher près de lui sur le bûcher. Immédiatement, le frère du défunt, ou, à défaut, un de ses élèves, ou encore un domestique âgé, invite l’épouse à se relever en récitant la stance que voici : « Lève-toi, femme ! viens au monde des vivants ! Viens çà ! ne reste point étendue près de lui ! Te voici comme une épouse à qui son mari saisit la main, voulant la prendre auprès de lui ! »

Toutefois le Mahabharata (I, 68, 44-45), dans l’éloge de l’épouse prononcé par Shâkuntalâ, semble bien évoquer l’obligation morale pour une épouse vertueuse de suivre son mari dans la mort :

« Même au moment de sa transmigration, de sa mort, ne faisant qu’un dans l’infortune avec son mari, une épouse qui est fidèle le suit toujours. Une épouse, lorsqu’elle est morte la première, attend son mari dans l’au-delà, et si son mari est mort avant elle, ensuite une femme vertueuse [sati] le suit. »

L’explication brahmanique de ce verset est simple : la femme suit la destinée de son mari, et l’influence. Ainsi, si le mari se réincarne, la femme se réincarnera aussi, mais, s’il se libère, son épouse le suivra aussi dans la délivrance (Moksha ou Nirvana). C’est l’amour (kâma) pour son époux qui est le devoir premier (dharma) de la femme, non la recherche de l’ascèse et le contrôle de soi comme c’est le cas pour l’homme.

Le rituel de la sati fait l’objet d’une description détaillée dans le Padma Purana ; il commence par un bain de purification, et suppose que la femme ne soit pas en période de règles ou de grossesse. «La combustion de l’enveloppe charnelle de la veuve permettra à son atman (son vrai Soi) de rejoindre l’esprit de son mari»

La pratique de la sati est tardive en Inde (vie siècle apr. J.-C.) et limitée à la caste des kshatriyas.

Les mains de « sati » au Fort Junagarh à Bikaner.
Les épouses des guerriers rajpoutes étaient familières de la sati. On découvre souvent à l’entrée des forts du Rajasthan des symboles de mains indiquant le nombre de veuves de haut rang ayant pratiqué la sati lors des guerres avec les troupes islamiques (à Jodhpur par exemple) : les femmes nobles préféraient s’autosacrifier au dieu-feu Agni plutôt que finir esclaves ou violées ou tuées. Selon Alain Daniélo, « la pratique de la sati est inconnue des textes anciens sur les devoirs des varnas », mais elle était, dans le contexte de l’époque, une manière d’échapper à des humiliations futures, tout en réalisant un idéal de purification – comparable à celui des premiers martyrs pour les chrétiens. Ainsi, c’est par centaines que les femmes des guerriers rajpoutes se jetèrent dans les flammes pour ne pas tomber aux mains des envahisseurs musulmans, qui en auraient fait leurs esclaves s’ils ne les avaient pas tuées. Se donner ainsi la mort était pour ces femmes un sort infiniment plus noble que se rendre aux mains de l’ennemi.

Selon Jean-Claude Pivin, chercheur au CNRS, le fait de brûler une veuve sur un bûcher est une déformation et la preuve de la méconnaissance du mythe originel concernant la déesse Sati :

« Ceux qui crurent y voir une invitation aux veuves de s’immoler ont mal interprété le mythe, puisque ce que Sati voulait ainsi témoigner était son chagrin d’être reniée par son père pour avoir épousé un dieu « païen » (l’aspect Rudra de Shiva). Ce qui se voulait au départ un appel à la tolérance devint une incitation à la barbarie. D’ailleurs, si on lit attentivement les textes, il y est dit que Sati s’immole dans le feu du yoga, au cours du sacrifice de Daksha : ce n’est pas une auto-destruction mais une fusion en Shiva. »

La sati est une pratique rare : traditionnellement, seule la caste guerrière suit cette coutume et, au sein de cette élite, une minorité de veuves accomplit cet « auto-sacrifice ».

Les femmes qui s’immolent sur le bûcher funéraire sont considérées comme de quasi-divinités1 ; leur mari et leur belle-famille recueillent également un surcroît d’honneur du fait de cette marque suprême de fidélité qu’est le sacrifice de la vie1. Selon Gayatri Spivak, «l’auto-immolation des veuves est codée comme un pèlerinage, plutôt que comme un suicide, qui, du reste, est strictement interdit dans la loi de la religion Hindou ». Certaines formes de suicide sont traditionnellement autorisées mais elles le sont pour les hommes uniquement.

La veuve qui s’immole se voit attribuer des pouvoirs posthumes : elle peut intercéder en faveur de ses proches afin que leurs souhaits se réalisent, ses cendres ont le pouvoir de purifier les membres de sa famille pour plusieurs générations, et elle est capable d’accomplir des miracles1. Cependant, pour que l’immolation soit efficace, elle doit être pleinement volontaire ; la femme prononce ainsi une « déclaration d’intention » par laquelle elle affirme sa décision de suivre son mari dans la mort1.

Un commentaire plus précis sur ce monument : les stèles représentent l’effigie du maharadjah défunt et du nombre de femmes qui se sont immolées par le feu à sa mort. Lorsque le cheval est au repos le défunt est mort dans son lit de maladie ou de vieillesse .

Lorsque le cheval se cabre le défunt est mort à la guerre …

Le second empereur moghôl, Humâyûn (1508-1556) tenta d’interdire la pratique de la sati. Il a été suivi par Akbar, puis Aurangzeb en 1663. La coutume de la sati était « contestée et marginale » quand les Britanniques au début du XIXe siècle l’ont présentée comme une coutume inhumaine à laquelle ils devaient mettre fin.

En 1812, l’administration coloniale britannique établit, par l’intermédiaire de son gouverneur général, les règles suivantes à destination des officiers de police : empêcher, autant que possible, toutes les pressions exercées sur les femmes hindoues de la part de leurs proches, des Brahmanes ou d’autres personnes, visant à les inciter à s’immoler,
prévenir les usages criminels de drogues et de liqueurs pour l’accomplissement de cet objet,
s’assurer que la femme ait bien l’âge minimum requis par les « lois hindoues » pour le sacrifice,
se renseigner, dans la mesure du possible, sur une éventuelle grossesse de la femme
prévenir la crémation dans ce cas.

Cependant, en 1818, on ne compte pas moins de 839 cas de sati au Bengale, dont 544 dans le secteur de Calcutta, ce qui a été considéré comme une « épidémie » de satî en réaction à la prétention des Britanniques à s’ingérer dans les pratiques religieuses. La puissance coloniale va alors adopter une position en retrait concernant les problèmes religieux tout en observant les éventuelles évolutions de la société indienne qui pourraient aller dans son sens. Les dix années qui suivent voient précisément la formation de deux camps opposés sur le problème de la sati, Mrityunjay Vidyalankar et le réformateur social Ram Mohan Roy rejoignant celui des adversaires de cette pratique, alors qu’il aurait souhaité que l’abolition de la sati prenne appui sur les ressources offertes par la tradition indienne, plutôt qu’elle ne soit imposée par les autorités coloniales. Les années 1830 voient, notamment au Bengale, l’émergence de réformes socio-religieuses sur lesquelles les Britanniques vont pouvoir s’appuyer dans leur effort de codification juridique des coutumes des différentes communautés

Le 4 décembre 1829, le gouverneur général Lord William Bentinck de la présidence du Bengale, soutenu par Ram Mohan Roy, promulgue le Bengal Sati Regulation, 1829 interdisant la pratique. Il est rapidement suivi par les autres présidences de l’Inde, Madras et Bombay. Contestée devant les tribunaux, cette règlementation fut toutefois entérinée en 1832 par le prédécesseur du Comité judiciaire du Conseil privé, la plus haute instance judiciaire de l’Empire colonial britannique.

La coutume de la sati a engendré des « débats universitaires passionnés » dans le champ des études postcoloniales, portant sur le statut de des femmes.

La philosophe féministe indienne Gayatri Spivak fait des veuves hindoues qui s’immolent sur le bûcher funéraire les figures emblématiques de la femme subalterne, dans un des textes les plus commentés des études postcoloniales publié en 1985, intitulé Les subalternes peuvent-elles parler ?. Elle souligne le fait que ces veuves, qu’elles aient été « sauvées de la barbarie » par les colons britanniques, ou exaltées pour leur « fidélité » par les nationalistes indiens, n’ont jamais été entendues, et que les uns et les autres ont parlé pour ces femmes, à leur place, sans jamais leur donner la possibilité de s’exprimer.

Les Britanniques ont présenté les veuves comme des victimes du patriarcat, et se sont donné pour mission de les protéger (attitude que Gayatri Spivak a condensée en une formule célèbre : « Les hommes blancs sauvent les femmes brunes des hommes bruns »). En réponse, des Indiens nationalistes conservateurs ont affirmé que ces veuves, issues de la caste guerrière, choisissaient librement leur mort. Quoique opposés, ces deux discours se ressemblent selon Gayatri Spivak dans la mesure où ils font des femmes des objets de représentation, au lieu de les laisser se représenter elles-mêmes.

Selon la chercheuse Mrinalini Sinha (en), qui s’inscrit également dans le courant du féminisme postcolonial, les colonisateurs auraient instrumentalisé la condition des femmes indiennes, leur assujettissement symbolisé par la sati, pour dénier au peuple indien le droit à l’autodétermination. Partha Chatterjee (en) souligne lui aussi l’instrumentalisation non pas seulement politique, mais plus largement culturelle, de la sati, par les Britanniques qui ont fait de la veuve indienne immolée « un signe de la nature répressive et asservissante de toute la tradition culturelle d’un pays ».

Après cet épisode culturel, nous retournons près du petit lac qui jouxte Jaisalmer et qui permet d’admirer des construction de l’époque moghole.

À l’origine établi comme un lac de conservation d’eaux de pluie à Jaisalmer, le lac Gadisar constitue aujourd’hui une attraction touristique à part entière. Il est devenu un endroit très touristique mais toujours agréable à visiter…

Je suis arrivée au moment de ma grande déception : le fort !!!

Le fort de Jaisalmer est situé dans la ville de Jaisalmer , dans l’ état indien du Rajasthan . On pense qu’il s’agit de l’un des rares « forts vivants » au monde (comme Carcassonne , France ), car près d’un quart de la population de la vieille ville réside toujours dans le fort. Pendant la majeure partie de ses 860 ans d’histoire, le fort était la ville de Jaisalmer. Les premières colonies à l’extérieur des murs du fort, pour accueillir la population croissante de Jaisalmer, seraient apparues au 17ème siècle.

Le fort de Jaisalmer est le deuxième plus ancien fort du Rajasthan, construit en 1156 après JC par le Rajput Rawal (souverain) Jaisal dont il tire son nom, et se tenait au carrefour d’importantes routes commerciales (dont l’ancienne route de la soie ).

Les murs massifs de grès jaune du fort sont d’une couleur de lion fauve pendant la journée, se fanant en or miel au coucher du soleil, camouflant ainsi le fort dans le désert jaune. Pour cette raison, il est également connu sous le nom de Sonar Quila ou Golden Fort . Le nom Sonar Quila (bengali pour Golden Fortress) a été popularisé par les touristes après le célèbre film bengali du même nom, qui a été tourné dans ce fort par l’éminent cinéaste Satyajit Ray. Le fort se dresse au milieu de l’étendue sablonneuse du grand désert du Thar sur la colline de Trikuta, également connue sous le nom de Trikutgarh. Il est aujourd’hui situé le long de la limite sud de la ville qui porte son nom ; son emplacement dominant au sommet d’une colline rend les tours tentaculaires de ses fortifications visibles à de nombreux kilomètres à la ronde.

En 2013, lors de la 37e session du Comité du patrimoine mondial tenue à Phnom Penh , au Cambodge , le fort de Jaisalmer, ainsi que cinq autres forts du Rajasthan, ont été déclarés site du patrimoine mondial de l’UNESCO sous le groupe Hill Forts of Rajasthan .

La légende raconte que le fort a été construit par Rawal Jaisal , un Bhati Rajput, en 1156 CE. L’histoire dit qu’il a remplacé une construction antérieure à Lodhruva, dont Jaisal n’était pas satisfait et ainsi, une nouvelle capitale a été établie lorsque Jaisal a fondé la ville de Jaisalmer.

Vers 1299 CE, Rawal Jait Singh I a fait face à un long siège par Alauddin Khalji du Sultanat de Delhi , qui aurait été provoqué par un raid Bhati sur sa caravane au trésor. À la fin du siège, face à une défaite certaine, les femmes Bhati Rajput ont commis « Jauhar », et les guerriers masculins sous le commandement de Mularaja ont rencontré leur fin dans la bataille avec les forces du sultan. Pendant quelques années après le siège réussi, le fort est resté sous l’emprise du sultanat de Delhi , avant d’être finalement réoccupé par quelques Bhatis survivants.

Pendant le règne de Rawal Lunakaran, vers 1530-1551 CE, le fort a été attaqué par un chef afghan Amir Ali. Quand il a semblé au Rawal qu’il menait une bataille perdue d’avance, il a massacré ses femmes car il n’y avait pas suffisamment de temps pour organiser un jauhar . Tragiquement, des renforts sont arrivés immédiatement après l’acte et l’armée de Jaisalmer est devenue victorieuse dans sa défense du fort.

En 1541 de notre ère, Rawal Lunakaran a également combattu l’ empereur moghol Humayun lorsque ce dernier a attaqué le fort alors qu’il se rendait à Ajmer. Il a également offert sa fille en mariage à Akbar. Les Moghols contrôlèrent le fort jusqu’en 1762.

Le fort est resté sous le contrôle des Moghols jusqu’en 1762, lorsque Maharawal Mulraj a pris le contrôle du fort.

Le traité entre la Compagnie des Indes orientales et Mulraj le 12 décembre 1818 permit aux Mulraj de conserver le contrôle du fort et prévoyait une protection contre l’invasion. Après la mort de Mulraj en 1820, son petit-fils Gaj Singh hérita du contrôle du fort.

Avec l’avènement de la domination britannique , l’émergence du commerce maritime et la croissance du port de Bombay ont entraîné le déclin économique progressif de Jaisalmer. Après l’indépendance et la partition de l’Inde , l’ancienne route commerciale a été totalement fermée, retirant ainsi définitivement à la ville son ancien rôle d’importance dans le commerce international. Néanmoins, l’importance stratégique continue de Jaisalmer a été démontrée pendant les guerres de 1965 et 1971 entre l’Inde et le Pakistan.

Même si la ville de Jaisalmer ne sert plus de ville commerciale importante ou de poste militaire majeur, la ville est toujours en mesure de générer des revenus en tant que destination touristique majeure. Initialement, toute la population de Jaisalmer vivait dans le fort, et aujourd’hui, l’ancien fort conserve encore une population résidente d’environ 4 000 personnes qui descendent en grande partie des communautés brahmane et rajpoute. Ces deux communautés servaient autrefois de main-d’œuvre aux anciens dirigeants Bhati du fort, ce service permettant alors aux travailleurs de résider au sommet de la colline et à l’intérieur des murs du fort. Avec la lente augmentation de la population de la région, de nombreux habitants de la ville se sont progressivement installés au pied de la colline de Trikuta. De là, la population de la ville s’est depuis largement répandue bien au-delà des anciens murs du fort et dans la vallée adjacente en contrebas.

Malheureusement les habitants du fort se sont tous convertis en commerçants et l’atmosphère féerique qui habitait ces ruelles a complètement disparu. J’ai eu bien du mal à éviter ces boutiques pour faire les photos ci dessous.

Pour continuer mon exploration nous tâchons de trouver des villages intéressants autour de Jaisalmer . Dans celui ci les maisons étaient pimpantes, propres (toujours dans les tribus au contraire des maisons indiennes). Les gens étaient souriants et accueillants mais ne possèdaient que des vêtements en synthétique.

Nous tentons la même expérience un peu plus loin avec moins et plus de succès …oui ils ont bien des vêtements et des bijoux traditionnels…non il est impossible de prendre des photos …A priori il pourrait s’agir de tziganes Bopa. Mais non après enquête il s’agit de broderies Mukho qui est un mélange de fils métalliques maintenu ensemble par des fils de couleurs de coton. Ce type de broderies est réalisé au Pakistan et au Rajhastan notamment à Jaisalmer et Barmer. La tribu qui porte ce type de vêtement sont les Sunni Musulmans.

Visite d’un village abandonné Dawa habité précédemment par les Moridevi où il ne se passe plus grand chose ….

On me propose d’aller visiter Sand Dunes …un endroit idéal parait il pour voir des danses traditionnelles en costumes et prendre des photos romantiques de coucher de soleil.

En fait l’endroit est une concentration de camps de toile pour touristes …les racoleurs sont super agressifs et impolis…l’endroit est super sale avec des amoncellement de bouteilles plastiques…Je n’attend pas le coucher de soleil et repars à Jaisalmer immédiatement !!!

Voilà c’est la dernière image que j’aurai de Jaisalmer : Quel dommage d’avoir transformé cette cité de rêve en cité surtout mercantile !!!

Inde 2022 : Prochaine étape Bikaner

Nous reprenons une route baptisée pompeusement autoroute mais encombrée par des troupeaux de vaches sans surveillance …bien sur nous sommes en Inde …j’en ai quand même vu quelques unes qui avaient du être renversées par un camion les pattes en l’air gonflées comme des baudruches sans que personnes ne s’en occupe ….

Pour l’instant nous roulons tranquillement sur cette route et Vijay qui a retenu la leçon s’arrête à Nokha près d’un hameau dont les maisons sont toutes rondes et très bien tenues . Les habitants qui sont très sympas mais très timides …je suis la première touriste à leur rendre visite (la jeune femme refuse d’enlever son voile … Ce sont des Tikupajapati qui appartiennent à une communauté de potiers.

La maman du maitre de maison est par contre très contente d’avoir de la visite !!!

La région étant complètement désertique on croise de nombreux camions et tracteurs qui transportent du fourrage dans des quantités impressionnantes en débordant largement sur la route …mais la sécurité routière n’est pas vraiment un problème en Inde !!!

On a un mal fou pour trouver l’hotel et je dois courir pour arriver à temps avant la fermeture du fort …du coup j’ai droit à un guide qui ne parle que l’Hindi et qui nous fait visiter ce splendide édifice au galop …c’est tellement beau que je reviendrai sans problème une autre fois …

Junagarh Fort est un fort de la ville de Bikaner , Rajasthan , Inde . Le fort s’appelait à l’origine Chintamani et a été rebaptisé Junagarh ou « Vieux Fort » au début du XXe siècle lorsque la famille dirigeante a déménagé au palais de Lalgarh en dehors des limites du fort. C’est l’un des rares forts majeurs du Rajasthan à ne pas être construit au sommet d’une colline. La ville moderne de Bikaner s’est développée autour du fort.
Le complexe du fort a été construit sous la supervision de Karan Chand, le Premier ministre de Raja Rai Singh, le sixième dirigeant de Bikaner, qui a régné de 1571 à 1611 après JC. La construction des murs et des douves associées a commencé en 1589 et s’est achevée en 1594. Il a été construit à l’extérieur du fort d’origine de la ville (le premier fort construit par Rao Bikaji), à environ 1,5 kilomètre (0,93 mi) du centre-ville. Certains vestiges de l’ancien fort sont conservés près du temple de Lakshmi Narayan.

Les archives historiques révèlent que malgré les attaques répétées des ennemis pour capturer le fort, il n’a pas été pris, à l’exception d’une occupation solitaire d’une journée par Kamran Mirza . Kamran était le deuxième fils de l’empereur moghol Babur qui a attaqué Bikaner en 1534, alors dirigé par Rao Jait Singh.

L’enceinte du fort de 5,28 hectares est parsemée de palais, de temples et de pavillons. Ces bâtiments dépeignent une culture composite, manifeste dans le mélange de styles architecturaux.

Avant la construction de l’actuel fort Junagarh, un ancien fort en pierre existait dans la ville. Ce fort a été construit en 1478 par Rao Bika qui a établi la ville de Bikaner en 1472. Rao Bika était le deuxième fils du Maharaja Rao Jodha du clan Rathor, le fondateur de la ville de Jodhpur . Il a conquis les vastes terres arides de la région nord du Rajasthan pour y établir son domaine. En tant que deuxième fils de Jodha, il n’avait aucune chance d’hériter du territoire de son père de Jodhpur ou du titre de Maharaja. Il se réconcilie donc et décide de construire son propre royaume à Bikaner à l’endroit alors appelé « Jungladesh ». Bikaner, bien qu’une partie du désert du Thar , était considérée comme une oasis sur la route commerciale entre l’Asie centrale et la côte du Gujarat car elle disposait de sources d’eau de source adéquates. Le nom de Bika a donc été associé à la ville de Bikaner ainsi qu’à l’état de Bikaner (« la colonie de Bika ») qu’il a établi. L’ histoire de Bikaner et du fort qui s’y trouve commence donc avec Bika. Ce n’est qu’environ 100 ans plus tard que la fortune de Bikaner a prospéré sous Raja Rai Singhji, le sixième dirigeant de Bikaner, qui a régné de 1571 à 1611. Pendant le règne de l’Empire moghol dans le pays, il accepta la suzeraineté des Moghols et occupa un poste élevé de général d’armée à la cour de l’empereur Akbar et de son fils l’empereur Jahangir. Ses exploits de guerre réussis en remportant la moitié du royaume de Mewar lui ont valu des distinctions et des récompenses de la part des empereurs moghols. Il a reçu les jagirs (terres) du Gujarat et de Burhanpur . Avec les revenus importants tirés de ces jagirs, il a construit le fort Junagarh sur un terrain plat, qui a une altitude moyenne de 760 pieds (230 m). La cérémonie officielle de fondation du fort a eu lieu le 17 février 1589 et le fort a été achevé le 17 janvier 1594. Raja Rai Singhji, était un expert en arts et en architecture et les connaissances qu’il a acquises au cours de ses nombreux séjours dans plusieurs pays. se reflètent amplement dans les nombreux monuments qu’il a construits dans le fort de Junagarh. Ainsi, le fort, structure composite, est devenu un exemple d’architecture exceptionnel et un centre d’art unique, au milieu du désert du Thar .

Karan Singh qui a régné de 1631 à 1639, sous la suzeraineté des Moghols, a construit le palais Karan Mahal. Les dirigeants ultérieurs ont ajouté plus d’étages et de décorations à ce Mahal. Anup Singh , qui a régné de 1669 à 1698, a fait des ajouts substantiels au complexe du fort, avec de nouveaux palais et le quartier Zenana (habitation royale pour les femmes). Il a rénové le Karan Mahal avec un Diwan-i-Am (salle d’audience publique) et l’a appelé Anup Mahal. Gaj Singh qui a régné de 1746 à 1787 a rénové le Chandra Mahal (le palais de la Lune). À sa suite, Surat Singh régna de 1787 à 1828 et il décora somptueusement la salle d’audience avec du verre et des peintures vives. Dungar Singhqui a régné de 1872 à 1887 a construit le Badal Mahal (le palais de la météo) nommé ainsi en vue d’une peinture de pluie et de nuages ​​​​(un événement rare dans l’aride Bikaner). Ganga Singh , qui a régné de 1887 à 1943, a construit le palais Ganga Niwas, qui a des tours au patio d’entrée . Ce palais a été conçu par Sir Samuel Swinton Jacob . Le fils de Ganga Singh, Sadul Singh, a succédé à son père en 1943 mais a adhéré à l’ Union de l’Inde en 1949. Il est mort en 1950.

Bikaner est passé sous la suzeraineté du Raj britannique en vertu d’un traité de prépondérance signé en 1818, après quoi les maharajas de Bikaner ont investi massivement dans la rénovation de leur fort de Junagarh. Cependant, au cours du 18ème siècle, avant que ce traité ne soit signé, il y eut une guerre intestine entre les dirigeants de Bikaner et de Jodhpur et aussi entre autres Thakur , qui fut réprimée par les troupes britanniques. Il est rapporté que lors de l’attaque par l’armée de Jodhpur, des deux entrées du fort (une à l’est et l’autre à l’ouest), l’entrée est et le rempart sud ont été endommagés ; des marques de boulets de canon tirés sont visibles sur la façade sud du fort.

Ganga Singh était le roi le plus connu parmi les princes du Rajasthan. Un favori du Raj britannique, il a obtenu le titre de Chevalier Commandeur de l’ Étoile de l’Inde . Il a été membre du cabinet de guerre impérial , a représenté le pays aux conférences impériales de la Première Guerre mondiale et l’ Empire britannique à la conférence de paix de Versailles et était conscient du changement de fortune de la Seconde Guerre mondiale .mais mourut en 1943, avant que la guerre ne soit gagnée par les alliés. Sa contribution à l’activité de construction à Junagarh impliquait des salles séparées pour le public et le privé dans le Ganga Mahal et une salle durbar pour les fonctions formelles. La salle où il a tenu son jubilé d’or en tant que dirigeant de Bikaner est maintenant un musée. Il a également obtenu un nouveau palais – au nord du fort de Junagarh – conçu et construit par Swinton, le troisième des nouveaux palais construits à Bikaner et l’a nommé Lalgarh Palace au nom de son père et a déplacé sa résidence du fort de Junagarh à ce palais en 1902. La famille royale vit toujours dans une suite spéciale du palais Lalgarh, qu’elle a transformé en hôtel patrimonial.

Le fort comporte un petit musée qui comporte des pièces d’armurerie très intéressantes notamment les armes blanches et les armures de l’époque …il y a également une pièce qui présente les sièges qui étaient utilisés pour monter les éléphants.

Vijay m’attend à la sortie du fort avec une bonne surprise : il a trouvé un tuk tuk qui peut nous faire visiter la vieille ville !!!

Nous partons imédiatement car la lumière baisse très rapidement

J’adore la vieille ville de Bikaner : un mélange coloré d’échoppes traditionnelles et de havelis qui n’appartenait pas à des maharadja mais à des hommes d’affaires car autre fois la ville était très prospère …

J’y resterai des heures mais la lumière baisse de plus et la qualité des photos s’en ressent …Il nous reste une chose à faire : visiter le temple Jaïn

Le temple Jaïn de Bikaner …

Ce temple a été construit par Bhandasa Oswal au 12ème siècle. Le temple est dédié à Sumatinatha , le 5ème tirthankara . Selon les légendes, 40 000 kg de ghee ont été utilisés dans la construction de ce temple au lieu de l’eau dans un mortier.

Le temple Bhandasar Jain est un temple de trois étages, célèbre pour ses belles peintures de feuilles, ses fresques et ses miroirs ornés. Ce temple a été construit en grès rouge avec de belles peintures et des sculptures en pierre jaune sur les murs, les piliers du sanctuaire et le mandapa . Sur les murs, il y a des illustrations illustrant la vie des 24 tirthankaras . Le temple se compose de garbhagriha , antarala , mahamandapa et ardhamandapa . Le sanctuaire est pancharatha ( cinq rathas ) est couvert par shikhara ayant karna- amalakaset amalakas en haut.

Effectivement ce temple est une splendeur et en plus on a le droit de prendre des photos à l’intérieur ce qui me permet de vous faire admirer ces superbes peintures !!!

Le soir on admire une voiture de mariés et le lendemain il y a un grand marriage à mon hotel avec des garçons d’honneur au top !!!

Decidemment Bikaner 10 sur 10 …une ville où je reviendrai avec plaisir !!!

Inde 2022 : Le marché des chameaux à Pushkar !!!

J’avais bien choisi ma période pour visiter Pushkar car c’était la semaine de la grande foire aux chameaux …sauf que arrivés sur la place où a lieu d’habitude cette grande foire …nous sommes faits refouler par la police …

En effet du fait de la présence d’un personnage du gouvernement lors de cette fête …la présence des étrangers est interdite …pourquoi les étrangers et pas les autres ,,, Grand mystère comme pour beaucoup de choses en Inde …

Mais les policiers armés de lourds batons n’étant pas de la région et particulièrement nerveux nous avons préféré ne pas insister …J’avais déjà fait une croix sur la foire aux chameaux quand complètement par hasard nous sommes tombés sur une grande esplanade où se trouvaient des centaines de chameaux.

Ils étaient présents pour être vendus mais surtout pour être soignés..La plupart d’entre eux étant touchés par une infection de la peau …

Les vétérinaires et les infirmiers s’en donnant à coeur joie …chaque infection étant lourdement tarifée.

La foire de Pushkar , également appelée foire aux chameaux de Pushkar ou localement sous le nom de Kartik Mela ou Pushkar ka Mela , est une foire annuelle du bétail de plusieurs jours et une fête culturelle qui se tient dans la ville de Pushkar près de la ville d’ Ajmer dans le district d’Ajmer au ( Rajasthan , Inde ). La foire commence par le mois du calendrier hindou de Kartik et se termine sur le Kartik Purnima, qui chevauche généralement fin octobre et début novembre dans le calendrier grégorien . En 1998, plus d’un million de visiteurs sont venus à Pushkar tout au long de l’année. La foire de Pushkar attire à elle seule plus de 200 000 visiteurs.

Ils n’avaient pas malheureusement leur harnachement de parade celui ci étant réservé aux participants de la fête où nous étions interdits de séjour… Malgré tout de nombreuses boutiques vendaient des colifichets pour rendre ces animaux plus élégants : une fleur artificielle dans le naseau ou des bracelets de chevilles cliquetant élégamment à chaque pas.

La foire de Pushkar est l’une des plus grandes foires de chameaux, de chevaux et de bétail de l’Inde. Outre le commerce du bétail, c’est une saison de pèlerinage importante pour les hindous au lac Pushkar. La foire de Pushkar est également devenue une attraction touristique importante pour les voyageurs nationaux et internationaux, compte tenu de la saison plus fraîche, de l’abondance de thèmes culturels colorés. Les événements culturels et les compétitions comprennent des danses, des tirs à la corde entre équipes féminines et masculines, le  » matka phod « , le concours « la plus longue moustache », le « concours nuptial », les courses de chameaux et autres.

Des milliers de personnes se rendent sur les rives du lac Pushkar où se déroule la foire. Les hommes échangent leur bétail, qui comprend des chameaux, des chevaux, des vaches, des moutons et des chèvres. Les familles rurales font leurs courses dans les stands d’artisanat remplis de bracelets, de vêtements, de textiles et de tissus. Une course de chameaux commence le festival, avec de la musique, des chansons et des expositions à suivre. Entre ces événements, le plus attendu est le test de la capacité du chameau à apporter les objets. Afin de manifester, les hommes montent sur le groupe de chameaux les uns après les autres. nécessaire ]

Compte tenu de l’heure : il est autour de midi et tout le monde est accablé par la chaleur …les discussions commerciales sont relativement calmes pour un marché de négoce …

Les animaux sont également un peu éteints …rien ne se passe comme d’habitude du fait de la venue de ce personnage politique important …qu’importe c’est quand même très sympa de voir autant de chameaux rassemblés au même endroit.

Il y a quelques boeufs et des chèvres également mais assez peu comparé au nombre de camélidés.

Finalement je craque et m’achète une paire de bracelets de chevilles pour chameau ou chamelle que je n’i pas l’intention de porter moi même …mais je trouve l’idée trop drôle …

L’après midi est cool : on repasse pour la n ème fois devant le temple de Brahma. Il y atoujours des personnages intéressant qui sont assis de chaque coté du porche

En tant que non hindoue je n’ai pas le droit de pénétrer à l’intérieur !!!

On se b. lde dans la ville qui est très touristique mais très sympa …pas de hard selling comme j’y serai confrontée à Jaisalmer.

On termine sur les ghats où des fidèles se baignent et des et des femmes en sari colorés sont assises …une vraie tentation pour les photographes et d’ailleurs je ne m’en prive pas !!!

On patiente assis sur les ghats jusqu’au coucher du soleil car la lumière et les femmes sont trop belles.

Retour par la ville où j’arrive enfin à prendre une photo du temple de Brahma pendant que le garde a le dos tourné.

En rentrant tranquillement on assiste à un numéro d’équilibriste impressionnant d’une jeune Banjara

On retourne sur les ghats pour assister au coucher de soleil et je dois dire qu’à Puskar c’est vraiment un must !!!

bbb

nnnn

Inde 2022 : 1ère étape au Rajasthan : Pushkar !!!

Le Rajasthan« Terre des rois » est un État du nord de l’Inde .Il couvre 342 239 kilomètres carrés (132 139 milles carrés) ou 10,4 pour cent de la zone géographique totale de l’Inde. C’est le plus grand état indien par sa superficie et le septième par sa population . Il se trouve du côté nord-ouest de l’Inde, où il comprend la majeure partie du vaste et inhospitalier désert du Thar (également connu sous le nom de Grand désert indien) et partage une frontière avec les provinces pakistanaises du Pendjab .au nord-ouest et le Sindh à l’ouest, le long de la vallée de la rivière Sutlej – Indus . Il est bordé par cinq autres États indiens : le Pendjab au nord ; Haryana et Uttar Pradesh au nord-est; Madhya Pradesh au sud-est; et le Gujarat au sud-ouest. Sa situation géographique est de 23,3 à 30,12 de latitude nord et de 69,30 à 78,17 de longitude est, le tropique du Cancer passant par sa pointe la plus au sud.

L’État a été formé le 30 mars 1949 lorsque Rajputana – le nom adopté par le Raj britannique pour ses dépendances dans la région – a été fusionné avec le Dominion de l’Inde . Sa capitale et plus grande ville est Jaipur . D’ autres villes importantes sont Jodhpur , Kota , Bikaner , Ajmer , Bharatpur et Udaipur . L’ économie du Rajasthan est la septième plus grande économie d’État en Inde avec 10,20 lakh crore ₹ (130 milliards de dollars) de produit intérieur brutet un PIB par habitant de 118 000 ₹ (1 500 USD). Le Rajasthan se classe au 29e rang des États indiens pour l’indice de développement humain .

Je pars avec Vijay un de mes chauffeurs habituels qui parait il connait bien le Rajasthan mais ne parle pas l’Anglais …je sens que cela va être sportif car je ne suis pas une touriste ordinaire : je ne souhaite pas aller ce temple en temple …j’ai fait une overdose avec mon chauffeur brahmane il y a 4 ans …je veux voir des tribus …si au moins il en reste …

Nous commençons par la ville de Puskar…

Pushkar est une ville et le siège du tehsil de Pushkar dans le district d’Ajmer dans l’ État indien du Rajasthan . Elle est située à environ 10 km (6,2 mi) au nord-ouest d’ Ajmer et à environ 150 kilomètres (93 mi) au sud-ouest de Jaipur . C’est un lieu de pèlerinage pour les hindous et les sikhs . Pushkar possède de nombreux temples. La plupart des temples et ghats de Pushkar datent du 18ème siècle et plus tard, car de nombreux temples ont été détruits lors des conquêtes musulmanes dans la région. Par la suite, les temples détruits ont été reconstruits. Le plus célèbre parmi les temples de Pushkar est la flèche rougeTemple de Brahmâ . Elle est considérée comme une ville sacrée par les hindous en particulier dans le shaktisme , et la consommation de viande et d’œufs est interdite dans la ville. Pushkar est situé sur la rive du lac Pushkar , qui compte de nombreux ghats où les pèlerins se baignent. Pushkar est également important pour ses Gurdwaras pour Guru Nanak et Guru Gobind Singh . L’un des ghats de baignade s’appelle Gobind ghat construit par les Sikhs à la mémoire de Guru Gobind Singh.

A l’aide mon traducteur je me fais comprendre au niveau de mon cahier des charges …on commence par une famille de « gitans » qui sont en fait des « Banjara »

En tout cas j’ai un lit de princesse …cela se gâtera un peu par la suite …

Nous partons en rase campagne et arrivons dans des taudis où vivent nos futurs amis….

Je demande si je peux prendre des photos ce qui n’est malheureusement pas gratuit…on a un peu de mal à s’entendre sur le cout de l’opération qui s’avère très onéreuse …comme je ne suis pas bretonne pour rien …je ne cède pas avant que nous soyons revenus à un cout raisonnable …ce qui prendra un certain temps

Bon cela fait de très belles photos mais une bonne leçon pour moi …je dois négocier par moi même et et ne pas m’en remettre à Vijay …

C’est d’ailleurs ce que je vais faire pour les photos suivantes …

Les Banjara (également connus sous le nom de Vanzara , Lambadi , Gour Rajput , Labana ) sont une caste commerciale historiquement nomade qui peut avoir des origines dans la région de Mewar de l’actuel Rajasthan.

Les Banjaras se désignent généralement eux-mêmes comme Gor et les étrangers comme Kor , mais cet usage ne s’étend pas en dehors de leur propre communauté. Un usage connexe est Gor Mati ou Gormati , signifiant Propre Peuple . Motiraj Rathod pense que la communauté est devenue connue sous le nom de banjara vers le XIVe siècle après JC et qu’elle avait auparavant une certaine association avec les Laman , qui revendiquent une histoire de 3000 ans.

Irfan Habib pense que l’origine du banjara réside dans le mot sanscrit diversement traduit par vanij , vanik et banik , tout comme le nom de la caste Bania , qui était historiquement la communauté commerciale « prééminente » de l’Inde. Cependant, selon BG Halbar, le mot Banjara est dérivé du mot sanskrit vana chara .

Bien que la communauté adopte une multitude de langues, le banjara est utilisé dans toute l’Inde, bien qu’au Karnataka le nom soit changé en Banijagaru . Une enquête menée en 1968 par All India Banjara Seva Sangh, une association de caste, a enregistré 27 synonymes et 17 sous-groupes. Les groupes enregistrés incluent Charan, Dharia, Mathuria, Multani, qui était un produit principal qu’ils transportaient à travers le pays.

La communauté Banjara n’a pas de reconnaissance constitutionnelle en tant que communauté tribale. En tant que tel, le Gor Banjara est l’une des tribus historiques ethniquement identifiées par l’isolement, leur propre langue, culture et traditions, festivals, cuisine, danse et musique. Cette communauté banjara détient de manière significative une culture et une hospitalité si énigmatiques et une société patriarcale et matriarcale contrastée. Il s’agit d’une culture et d’une communauté populaire liées au bramhanical et au marwadi en Inde, qui est également connue sous différents noms dans diverses parties du pays, à savoir ‘Gor, Gour Banjara, Laman, Lambani, Lambadi, Gour Rajput, Nayak, Baldiya et Gouriya. ‘. Ils sont principalement distribués dans le Maharastra, le Karnataka, le Telangana, l’Andhra Pradesh, le Tamil Nadu, le Gujarat, le Madhya Pradesh, États de l’Odisha et du Bengale occidental et vivant dans tous les autres États à l’exception des États du Nord-Est et des territoires de l’Union. Les Gor Banjaras parlent leur langue distincte connue sous le nom de «banjara», également appelée «Gour Boli», «Lamani» ou «Lambadi» ou «Gormati» ou «Banjari». Ils ont leur littérature et leurs traditions orales, mais n’ont pas de littérature écrite parce qu’ils n’ont pas de script pour leur langue. Comme leur histoire et leurs traditions ne sont pas écrites, il est devenu difficile pour les historiens et les spécialistes des sciences sociales de faire la chronique de leur passé. On dit que même leur histoire ultérieure jusqu’à la migration aryenne est plongée dans l’obscurité, car peu de choses ont été discutées à leur sujet dans les livres d’histoire et de culture et aucune preuve significative n’a été retracée à leur sujet bien qu’il s’agisse de survivances de la période préhistorique ultérieure. Les Gor Banjaras parlent leur langue distincte connue sous le nom de «banjara», également appelée «Gour Boli», «Lamani» ou «Lambadi» ou «Gormati» ou «Banjari». Ils ont leur littérature et leurs traditions orales, mais n’ont pas de littérature écrite parce qu’ils n’ont pas de script pour leur langue. Comme leur histoire et leurs traditions ne sont pas écrites, il est devenu difficile pour les historiens et les spécialistes des sciences sociales de faire la chronique de leur passé. On dit que même leur histoire ultérieure jusqu’à la migration aryenne est plongée dans l’obscurité, car peu de choses ont été discutées à leur sujet dans les livres d’histoire et de culture et aucune preuve significative n’a été retracée à leur sujet bien qu’il s’agisse de survivances de la période préhistorique ultérieure. Les Gor Banjaras parlent leur langue distincte connue sous le nom de «banjara», également appelée «Gour Boli», «Lamani» ou «Lambadi» ou «Gormati» ou «Banjari». Ils ont leur littérature et leurs traditions orales, mais n’ont pas de littérature écrite parce qu’ils n’ont pas de script pour leur langue. Comme leur histoire et leurs traditions ne sont pas écrites, il est devenu difficile pour les historiens et les spécialistes des sciences sociales de faire la chronique de leur passé. On dit que même leur histoire ultérieure jusqu’à la migration aryenne est plongée dans l’obscurité, car peu de choses ont été discutées à leur sujet dans les livres d’histoire et de culture et aucune preuve significative n’a été retracée à leur sujet bien qu’il s’agisse de survivances de la période préhistorique ultérieure. ‘Lamani’ ou ‘Lambadi’ ou ‘Gormati’ ou ‘Banjari’. Ils ont leur littérature et leurs traditions orales, mais n’ont pas de littérature écrite parce qu’ils n’ont pas de script pour leur langue. Comme leur histoire et leurs traditions ne sont pas écrites, il est devenu difficile pour les historiens et les spécialistes des sciences sociales de faire la chronique de leur passé. On dit que même leur histoire ultérieure jusqu’à la migration aryenne est plongée dans l’obscurité, car peu de choses ont été discutées à leur sujet dans les livres d’histoire et de culture et aucune preuve significative n’a été retracée à leur sujet bien qu’il s’agisse de survivances de la période préhistorique ultérieure. ‘Lamani’ ou ‘Lambadi’ ou ‘Gormati’ ou ‘Banjari’. Ils ont leur littérature et leurs traditions orales, mais n’ont pas de littérature écrite parce qu’ils n’ont pas de script pour leur langue. Comme leur histoire et leurs traditions ne sont pas écrites, il est devenu difficile pour les historiens et les spécialistes des sciences sociales de faire la chronique de leur passé. On dit que même leur histoire ultérieure jusqu’à la migration aryenne est plongée dans l’obscurité, car peu de choses ont été discutées à leur sujet dans les livres d’histoire et de culture et aucune preuve significative n’a été retracée à leur sujet bien qu’il s’agisse de survivances de la période préhistorique ultérieure. il est devenu difficile pour les historiens et les spécialistes des sciences sociales de faire la chronique de leur passé. On dit que même leur histoire ultérieure jusqu’à la migration aryenne est plongée dans l’obscurité, car peu de choses ont été discutées à leur sujet dans les livres d’histoire et de culture et aucune preuve significative n’a été retracée à leur sujet bien qu’il s’agisse de survivances de la période préhistorique ultérieure. il est devenu difficile pour les historiens et les spécialistes des sciences sociales de faire la chronique de leur passé. On dit que même leur histoire ultérieure jusqu’à la migration aryenne est plongée dans l’obscurité, car peu de choses ont été discutées à leur sujet dans les livres d’histoire et de culture et aucune preuve significative n’a été retracée à leur sujet bien qu’il s’agisse de survivances de la période préhistorique ultérieure.

Les Banjaras étaient historiquement des pasteurs, des commerçants, des éleveurs experts et des transporteurs de marchandises dans les régions intérieures de l’Inde, pour lesquels ils utilisaient des bateaux, des charrettes, des chameaux, des bœufs, des ânes et parfois le cheval relativement rare, contrôlant ainsi une grande partie du commerce et de l’économie. Le mode de transport dépendait du terrain ; par exemple, les chameaux et les ânes étaient mieux adaptés aux hautes terres que les charrettes ne pouvaient pas négocier, tandis que les bœufs pouvaient mieux progresser dans les basses terres humides. Leurs prouesses dans la négociation de forêts épaisses étaient particulièrement appréciées. Ils voyageaient souvent en groupes pour se protéger, ce tanda étant dirigé par un chef élu diversement décrit comme un muqaddam ,nayak ou naik . Ces tandas comprenaient généralement le transport d’un produit spécifique et constituaient donc essentiellement une opération commerciale combinée. Il pouvait s’agir d’énormes troupeaux, certaines étant enregistrés comme comprenant 190 000 bêtes, et elles répondaient également aux besoins des armées, dont les mouvements suivaient naturellement les mêmes routes commerciales et caravanières. Le duc de Wellington les utilisa à cette fin dans sa campagne contre la Confédération Maratha vers la fin des années 1790 et Jahangir , un empereur moghol qui régna au début du XVIIe siècle, les décrivit comme une classe fixe de personnes, qui possèdent un millier de boeufs, ou plus ou moins, variant en nombre. Ils transportent le grain des villages vers les villes et accompagnent également les armées. Avec une armée, il peut y avoir au moins cent mille boeufs, ou plus.

Certains sous-groupes banjara se livraient au commerce de biens spécifiques, mais la plupart vendaient tout ce qui pouvait leur rapporter de l’argent – la gamme était vaste, englobant des produits des plaines tels que les oléagineux, la canne à sucre, l’opium, les fruits et les fleurs, les produits forestiers (par exemple, les gommes, chironji , mhowa , baies, miel) et des produits des collines, notamment du tabac et de l’herbe. Certains faisaient le commerce de biens spécifiques, comme le sous-groupe Labana (sel), les Multani (céréales) et les Mukeri (bois et grumes). Une pratique banjara courante à Beraravant la période coloniale britannique, il y avait le mouvement du coton hors de la région, puis un voyage de retour avec des produits d’épicerie, du sel, des épices et des consommables similaires dans la région.

Dans cette région, le plateau du Deccan et les provinces centrales , les Banjaras avaient le monopole du mouvement du sel avant l’arrivée de la Compagnie des Indes orientales . Plus généralement, ils font également le commerce du bétail, déplacent les bêtes dans les bazars du pays et louent leurs charrettes. Bien que certaines sources plus anciennes aient suggéré qu’elles n’utilisaient pas le crédit, l’analyse de Habib des sources historiques suggère qu’elles l’ont fait et que certaines en dépendaient.

La nature péripatéticienne de la vie banjara a considérablement affecté leurs comportements sociétaux. Satya note qu’il
a généré une énorme diversité au sein de la société banjara en termes de langue, de coutumes, de croyances et de pratiques. Cela a développé en eux une attitude plutôt désinvolte, peu orthodoxe et ouverte envers la religion, la famille et les femmes. Bon nombre des pratiques interdites dans la société hindoue orthodoxe traditionnelle étaient librement pratiquées dans la communauté banjara.

La circulation des marchandises à travers le pays signifiait que les Banjaras devaient être, et étaient, la confiance des marchands, des prêteurs et des commerçants. Toute perturbation causée par le pâturage de leur bétail le long des routes commerciales était tolérée car les mêmes bêtes fournissaient du fumier pour fertiliser la terre. Cependant, de nombreux Européens pensaient historiquement que les Banjaras étaient similaires aux Gitans , bien que cela soit injustifié car il y avait des différences significatives. Habib note que « les superstitions de toutes sortes, y compris les meurtres et les sacrifices présumés de sorcières, ont renforcé l’image tsigane de la classe ».

Au 19ème siècle, et malgré certains responsables britanniques tels que Thurston louant leur fiabilité en tant que transporteurs, les autorités coloniales britanniques ont placé la communauté sous le coup de Criminal Tribes Act de 1871 . Edward Balfour a noté dans son On the migratory tribes of natives in Central India (1843) que la réduction du nombre de guerres à cette époque avait contribué à leur privation économique, tandis que l’empiétement de la Compagnie des Indes orientales sur des monopoles tels que le sel les affectait également.

Beaucoup ont également perdu leur travail de transporteurs en raison de l’ arrivée des chemins de fer et de l’amélioration des routes. Certains ont essayé de travailler les forêts pour le bois et les produits, certains se sont installés pour être des fermiers et d’autres se sont tournés vers le crime. Avant cela, il y avait eu des Britanniques qui les considéraient comme indésirables en raison de leur rôle dans la transmission de messages et d’armes aux armées au cours de leurs voyages, et il y avait aussi une tendance générale parmi les Britanniques à traiter la criminalité comme quelque chose de normal dans les communautés sans domicile fixe.

Ils étaient parfois associés par les Britanniques à Thugee et dans les années 1830 avait acquis une certaine notoriété pour avoir commis des crimes tels que le vol en bordure de route, le levage de bétail et le vol de céréales ou d’autres biens. Les femmes jouaient un rôle de premier plan dans cette criminalité, dirigées par le chef du gang, et si quelqu’un était condamné, les autres membres du gang prendraient soin de leur famille. Pauvres, pour la plupart analphabètes et non qualifiés, les Banjaras étaient également résistants à l’amélioration par l’éducation, ce qui, selon les Britanniques, ne laissait aucun recours autre qu’un contrôle strict par la police. Leur réputation de méfaits a persisté jusqu’au début du XXe siècle.

Le statut des Banjaras en tant que tribu criminelle désignée s’est poursuivi jusqu’après l’ indépendance de l’Inde , lorsque l’abrogation de la loi sur les tribus criminelles les a amenés à être classés comme l’une des tribus dénotifiées .

Nous arrivons par hazard à un grand espace sablonneux où sont parqués des centaines chameaux. C’est en effet la période de la foire aux chameaux mais pour des raisons que je ne m’explique pas les étrangers sont interdits de séjour sur la place de la foire où viendra siéger un important personnage politique …

La suite sur le prochain post !!!

Inde 2022 : Lamayuru

Il ne faut pas oublier la fin du jour précédent qui s’est terminée par une course de chevaux

Les chevaux qui ne doivent pas être montés trop souvent sont rétifs mais les cavaliers insistent et on a bientôt droit à une course de chevaux dans la poussière…

Malheureusement nous devons rentrer à Leh et c’est le coeur gros que nous quittons cet endroit fabuleux bien qu’un peu froid à mon gout …même dans l’après midi …il est difficile d’atteindre les moins 5

Que dire du matin où nous avons moins 10 sans chauffage évidemment !!!

Nous retournons rapidement à notre gite pour saluer tout le monde avant de retourner à Leh !!!

Sur la route du retour …petit arrêt à mi chemin pour découvrir des sources d’eau chaude …très chaude !!!

Traversée de paysages somptueux surtout avec les couleurs d’automne pour arriver jusqu’à Lamayuru !!!

Le monastère de Lamayuru ou Yuru ( tibétain : བླ་མ་གཡུང་དྲུང་དགོན་པ་ , Wylie : bla ma gyung drung dgon pa « Monastère éternel ») est un monastère bouddhiste tibétain à Lamayouro , district de Leh , Ladakh , Inde . Il est situé sur l’ autoroute Srinagar – Leh à 15 kilomètres (9,3 mi) à l’est de Fotu La à une hauteur de 3 510 mètres (11 520 pieds).

AH Francke déclare que, « selon la tradition populaire », c’était à l’origine le premier monastère Bon du Ladakh; son nom signifie sauwastika et est un symbole populaire à Bon pour « l’éternité ». Yungdrung est le nom de l’école la plus populaire de Bon. Il est actuellement affilié à l’ école bouddhique Drikung Kagyu .

L’histoire de Drikung indique que l’érudit indien Naropa (956-1041 CE) aurait provoqué l’assèchement d’un lac qui remplissait la vallée et fondé le monastère de Lamayuru. Le plus ancien bâtiment qui subsiste à Lamayuru est un temple appelé Seng-ge-sgang, à l’extrémité sud du rocher de Lamayuru, qui est attribué au célèbre moine constructeur Rinchen Zangpo (958-1055 CE). Rinchen Zangpo fut chargé par le roi du Ladakh de construire 108 gompas, et certainement de nombreux gompas du Ladakh, de la vallée du Spiti et des régions environnantes, datent de son époque.

Les gompas les plus anciens, ceux datant de l’époque de Rinchen-zang-po — Alchi et Lamayuru, et les moins accessibles Wanla, Mang-gyu et Sumda — n’appartenaient à l’époque de leur fondation à aucune de ces écoles tibétaines dont ils sont antérieurs à l’établissement. Ils ont été à un moment donné repris par le Ka-dam-pa, et quand il est tombé en déclin, ils ont été repris, cette fois principalement par les Ge-lugs-pa. L’exception était Lamayuru, qui était pour une raison quelconque revendiquée par le Dri-gung-pa »

Le gompa se composait à l’origine de cinq bâtiments, et certains vestiges des quatre bâtiments d’angle sont encore visibles.

Lamayuru est l’un des gompas les plus grands et les plus anciens du Ladakh, avec une population d’environ 150 moines permanents. Il a, dans le passé, abrité jusqu’à 400 moines, dont beaucoup sont maintenant basés dans les gompas des villages environnants.

Lamayuru accueille deux festivals annuels de danse masquée au cours des deuxième et cinquième mois du calendrier lunaire tibétain, lorsque tous les moines de ces gompas environnants se réunissent pour prier.

En tout cas le point de vue sur la vallée est absolument fantastique !!!

Inde 2022 : La 2ème journée du festival

Le matin avant de partir, nous demandons à la charmante dame qui tient notre gite si elle peut nous faire une démonstration du port du costume local …La « perak » de la région de Muth est différente de celle de la région de Leh.

Celle de de Muth (partie brodée de turquoises) a une forme triangulaire alors que celle de Leh a la forme d’une tête de cobra.

Ce costume est magnifique, juste la dame ne le porte plus trop souvent et elle a besoin d’aide pour attacher la perak.

Ensuite nous prenons la voiture et retournons à Nyoma pour assister à la deuxième journée du festival !!!.

En passant nous admirons les superbes paysages et les grues en train de faire trempette dans une eau glaciale !!!

Nous grimpons à nouveau jusqu’au monastère …ce qui est toujours aussi dur compte tenu de l’altitude …

Les hommes sont en train de préparer leurs petits chevaux tibétains car il doit y avoir une course de chevaux cet après midi !!!

Nous commençons la journée par une petite cérémonie conduite par les moines à l’intérieur du temple …Les femmes sont venues avec leurs plus beaux habits et des bouquets de fleurs artificielles …Il est difficile d’envisager de faire pousser des fleurs à cette altitude !!!