Indonésie 2025 : Exploration Ile Ape avant l’explosion du volcan Lewotolok

Ma première idée était de prendre le fast boat (4 heures) pour relier Kupang à Larentuka…pas le temps de s’énerver sur l’état de décrépitude et de saleté du bateau… Mais compte tenu du réchauffement climatique …la météo en Indonésie est complètement perturbée …

Les grosses vagues sont a priori présentes en mer en avril mai…cette année fin juin et juillet !!! C’est d’ailleurs ces grosses vagues qui ont provoqué le naufrage de 2 ferry boats au large de Bali

Donc avec des grosses vagues, il n’est pas question que parte le fast boat …déjà que la sécurité en Indonésie est proche de zéro …pas la peine d’en rajouter !!!

On se rabat donc sur un trajet en avion et on se dépêche car la liaison est faite par un ATR une fois par jour uniquement !

Arrivés à Larentuka …on fonce au port pour prendre un bateau qui nous conduira à l’ile de Lembata …heureusement à cet endroit la mer est plus calme donc on peut prendre le fast boat …le volcan Lewotolok est en éruption modérée donc après un embarquement mouvementé comme d’habitude : pas de problèmes pour accoster à Lewoleba.

La traversée se passe sans problème et on arrive avec un beau soleil à Lewoleba.

Lewoleba est une ville et aussi la capitale de la régence de Lembata, province de East Nusa Tenggara en Indonésie. Elle est située dans le district de Nubatukan sur l’île de Lembata, qui comprend sept communautés urbaines et onze villages ruraux qui forment ce district administratif.

On commence par aller visiter un atelier de tissage en ville dont les tisserandes sont originaires de Ata Dei qui le type de motifs que je préfère à Lembata. Cette fois ci, il n’y a pas beaucoup de tisserandes car elles étaient toutes invitées à une fête en dehors de la ville …

Un beau tissage est celui sur la 2ème photo qui représente des humains …ce motif ne peut être réalisé que par des tisserandes ayant un haut niveau de tissage …

Nous décidons de commencer par visiter la région de Ile Ape, le Lewotolok (photo ci dessous) ayant un niveau d’activité raisonnable pour l’instant !!

Le mont Ile Lewotolok ou Lewotolo (en indonésien : Gunung Lewotolok), ou Gunung Api Lewotolok (« Lewotolok Fire Mountain »), est un stratovolcan situé dans la partie nord-centrale de l’île de Lembata dans la province de Nusa Tenggara en Indonésie. Sa plus récente éruption a eu lieu en mai 2025 et juillet 2025.

Le 27 novembre 2020, une éruption s’est produite à 5h57 heure locale (21h57 UTC),qui a généré une colonne de cendres qui s’élevait à une altitude de 500 mètres dans le ciel. Le 29 novembre, deux jours plus tard, une explosion majeure a eu lieu, envoyant dans le ciel une colonne de cendres atteignant jusqu’à 50000 pieds (15,24 km). Les bombes volcaniques ont un rayon d’impact d’environ 2 km à partir du cratère principal.

Le 2 décembre, il a été signalé que plus de 5 500 personnes avaient été évacuées de leurs maisons près du volcan. Les résidents sur les pentes du Mt Ile Lewotolok avaient été avertis de coulées de lave froides potentielles, en particulier pendant les périodes de fortes pluies, et avaient été conseillés de rester à l’extérieur d’un rayon de 4 kilomètres du cratère.

Ci dessus, la photo du volcan en éruption le 8 juillet …

Mais on n’en est pas là donc on part tranquillement en mobylette …et notre premier arrêt sera le village de Wawala où on nous montre de beaux tissages mais qui n’ont rien d’exceptionnel …

Les numéros portés sur ces ouvrages ont une signification en tant que hierarchisation de niveaux de qualité

Il existe de nombreux types différents de sarong pour femmes fabriqués sur Ilé Apé. En augmentant leurs niveaux de statut, ils sont les suivants :

.wate mohle et wate kerokong sont tous les jours des sarongs à rayures de chaîne à deux panneaux tissés à partir de coton filé à la main et sont dépourvus d’ikat
.wate buraken sont aussi tous les jours des sarongs à deux panneaux rayés en chaîne tissés à partir de coton filé à la main mais dominés par des bandes de blanc
.wate topon et wate krokon sont des sarongs à deux panneaux avec un centre noir uni et des rayures teintes chimiquement qui peuvent être en coton filé à la main ou commercial. Ils sont utilisés pour un usage quotidien, pour une cérémonie adat ou pour aller à l’église
.wate botangen sont des sarongs modernes à deux panneaux, comme le wate topon mais ils ont une coloration plus tamisée Soit N°3
.wate hebaken sont des sarongs à deux panneaux cérémoniels tissés à partir de coton filé à la main qui ont un centre rayé simple et des bandes d’extrémité contenant des bandes étroites d’ikat. Sur la côte est d’Ilé Apé, ils sont connus comme un wate hebak soit N°2
.wate ohin sont des sarongs de mariage cérémoniels à deux panneaux tissés à partir de coton filé à la main et décorés avec des bandes alternées d’ikat et de brun uni. Dans le sud d’Ilé Apé, ces sarongs sont appelés wate bala ohin N°1
.wate senewaken sont des sarongs cérémoniels à deux panneaux tissés à partir de coton naturellement teint à la main et sont complètement recouverts de bandes étroites d’ikat
.wate tenépa sont des sarongs à trois panneaux très haut de gamme tissés à partir de coton naturellement teint et filé à la main contenant un panneau central distinctif, souvent décoré d’un treillis.
Certains des sarongs de statut supérieur sont une partie essentielle de la contre-prestation requise pour sécuriser une alliance matrimoniale. La composition de la contre-prestation peut varier en fonction du statut des conjoints et du village.

Le sarong le plus important inclus dans la contre-prestation pour l’échange de mariage est le wate ohin. Cela peut être donné seul, ou en combinaison avec d’autres types de sarong. Généralement en échange d’une seule défense d’éléphant, il existe plusieurs types de contre-prestation :

un wate ohin et cinq bracelets en ivoire
un wate ohin et un wate hebaken
un wate ohin et une plaque en céramique chinoise

À Napasabok, ils affirment que la contre-prestation standard consiste en un wate ohin, un wate hebaken, un wate topon et cinq bracelets en ivoire.

La région d’Ilé Apé sur l’île de Lembata a une riche tradition de tissage qui se poursuit à ce jour, ses femmes produisant certains des meilleurs textiles ikat warp dans l’est de l’Indonésie. En 1929, Ernst Vatter a noté les textiles ikat d’Ilé Apé aux côtés de ceux de Lamalera, South Solor et Loba Tobi sur Flores

Les textiles traditionnels Ilé Apé sont tissés à partir de coton cultivé localement et filé à la main qui a été initialement teint avec de nombreuses immersions dans l’indigo, puis teint avec de nombreuses autres immersions dans le morinda brun rouillé. Aujourd’hui, ils produisent également de nombreux textiles en utilisant du fil commercial filé à la machine.

Les villages d’Ilé Apé dépendent de l’agriculture sur brûlis, donc les hommes sont principalement des agriculteurs de subsistance qui cultivent le maïs, le riz sec en montagne, les patates douces, le manioc et les haricots. De nombreux rituels locaux sont basés sur le cycle agricole annuel, comme la récolte importante de haricots. Il y a très peu de pêcheurs.

Les premiers explorateurs portugais à atteindre les Indes orientales en 1511 devaient bien connaître Ilé Apé alors qu’ils naviguaient de près le long des côtes nord d’Adonara, Lembata et Pantar sur leur chemin vers les îles aux épices de Banda (Cortesão 1975, 286-289). Un manuscrit portugais ultérieur daté de 1624-1625 mentionne que Levotolo (Ilé Apé) et Queidao (Kédang) sur Lembata et Galiyao (Pantar/West Alor) étaient habitées à la fois par des païens et des musulmans .

L’une des premières descriptions d’Ilé Apé a été écrite en avril 1660 lors d’une éruption majeure. Comme une tromperie, le commandant néerlandais, Johan van Dam, a décidé de dissimuler sa flotte de 33 navires à ‘Lombatta’ avant le bombardement du Makassar portugais. L’un des chirurgiens de la flotte, Wouter Schouten, a rapporté que l’île avait une ‘montagne merveilleuse qui brûle’ sur sa côte nord ‘se tenant loin au-dessus des nuages et se gonflant de sa couronne, du feu, de la fumée, du soufre et de la vapeur’. Son terrible cratère était rempli d’incendies et de neige-frêne blanc a roulé sur ses flancs jusqu’à la mer. Ailleurs, l’île avait de nombreux arbres, des dunes de sable, de belles vallées cultivées et d’agréables villages (Schouten 1676).

Les Néerlandais ont initialement administré l’île depuis Hadakewa dans le havre de la baie voisine de Waienga. En 1920, ils ont commencé à utiliser de la main-d’œuvre locale pour construire une route non pavée le long de la côte nord de Lembata, qui n’a été achevée qu’en 1935 . Une carte néerlandaise de 1931 montre qu’à ce moment-là, une route non pavée avait été construite qui encerclait complètement le volcan, longeant les côtes nord et est. Pendant cette période, les Néerlandais ont commencé à encourager les chefs tribaux à déplacer leurs villages des flancs de la montagne vers la nouvelle route côtière.

En raison du volcan actif, les sources d’eau locales sont contaminées par le soufre. Bien que le gouvernement local ait investi dans une usine de dessalement et un système de distribution d’eau douce il y a plus d’une décennie, cela n’a jamais été mis en service et est maintenant démantelé. Par conséquent, les camions-citernes doivent désormais livrer de l’eau potable fraîche depuis Lewoleba.

Autrefois gouvernée dans le cadre de l’East Flores, Lembata est devenue un Kabupaten séparé en 1999. Aujourd’hui Ilé Apé est divisé en deux Kecamatan, Ilé Apé avec 17 desa et Ilé Apé Timur avec 9 desa.

Justement le deuxième village où on s’arrête est Napasabok…et là c’est le top !!!

Un Sarong 3 panneaux donc statut très supérieur avec un motif de folie utilisant 3 teintes…Waté Ohin Arabon Dragon Snake motif …

Alors là impossible de l’acheter ou pas loin de 1000 euros mais c’est un vrai chef d’oeuvre !!!

Sur la dernière photo, on constate pas mal de poussières grises sur le chemin en béton …il s’agit des cendres de la dernière explosion du Lewotolok…

D’ailleurs les femmes nous ont confirmé qu’elle ne commençaient plus d’ouvrages de valeur, ayant trop peur d’être obligées de fuir leurs villages en catastrophe vu l’instabilité du volcan…

Notre prochaine est le village de Miwa avec des sarongs très classiques.

Lorsqu’un textile est tissé sur une chaîne circulaire continue à tension dorsale ou sur tout autre métier, il arrive un moment où le tissage est presque terminé mais où les chaînes non tissées restantes sont devenues trop courtes pour pouvoir continuer à faire passer la navette à travers l’espace ouvert. Le tisserand s’arrête normalement à ce point, retire le tissu du métier et coupe les chaînes non tissées, laissant un morceau de tissu rectangulaire avec des chaînes lâches à chaque extrémité. Cela peut ensuite être façonné en une robe tubulaire, une couverture à franges ou un autre article si désiré.

Si le tissu doit être transformé en une jupe tubulaire à porter, le rata ou revot dans chaque panneau est coupé, les deux panneaux sont assemblés bord par bord et les extrémités coupées sont jointes avec une couture enroulée.

Cependant, dans de nombreuses régions de Lamaholot sur Lembata, y compris Lamalera, l’est de Mingar et Ata Déi, ainsi que dans certaines parties de Flores orientale, il était – et dans certains cas est toujours – essentiel qu’un sarong de mariée ait été/soit fabriqué à partir de deux longueurs de tissu continu dans lesquelles le rata ou revot est resté/reste intact. Une telle jupe peut être utilisée pour une contre-prestation non pas une seule fois, mais à plusieurs reprises. Cependant, une fois que ces chaînes sont coupées, elles ne peuvent plus être utilisées à cette fin.

En repartant, on rencontre des femmes sympas sur la route mais les sarongs qu’elles portent ne sont pas cérémoniels …au mieux numéro 3 pour celui de la première photo.

Toujours sur la route on rencontre 2 femmes très souriantes qui portent de drôles de végétaux desséchés sur leur tête …

On surveille toujours notre volcan qui gronde tous les quarts d’heures …

Pour l’instant plus de peur que de mal …il lâche de temps en temps un panache de fumée grisâtre..

Dans 3 jours il sera nettement plus méchant et crachera un jet de fumée impressionnant qui interdira tout vol dans la région !

Mais pour l’instant rien de sérieux …on continue donc à en faire le tour tranquillement en mobylette !!!

On rencontre sur notre route un fier cavalier qui promène ses chiens …

Sur la route de retour vers Lewoleba : on s’arrête comme à chaque fois pour prendre une photo du squelette de baleine …mais plus interessant on rencontre une dame qui file le coton à l’ancienne !!!

Elle porte le coton brut dans le seau qui est sur sa tête …c’est certainement pour réaliser un tissage kapas de valeur supérieure …

Indonésie 2025 : nouvelles aventures à Eban

Sur la route pour revenir de Faturika à Atambua …par un miracle seulement possible en Indonésie à Timor, je découvre que j’ai du réseau …

Dans une recherche de magasins textiles qui tient du miracle …je découvre un magasin textiles qui nous était complètement inconnu à Biloe ….en plus ce magasin est spécialiste des textiles de Biboki ..

Personne n’est emballé par mon idée mais personne n’ose me contredire …

Arrivés sur place je découvre le sarong de mes rêves avec les caractéristiques souhaitées : magnifique partie au centre avec un beau motif ikat, 3 bandes de motifs buna en haut et en bas soit un ouvrage de qualité supérieure…

Reste le prix qui est à l hauteur de la qualité de l’ouvrage …On arrive juste de Futurika donc je ne dispose pas d’un budget à la hauteur …

Je fais mes poches devant les vendeurs qui me consentent un bais de presque 50% pour que je reparte avec cette merveille : je suis trop contente !!!

Un dernier regard sur le marché d’Atambua avant de repartir vers Soe au Sud …Une profusion de légumes et de fruits variés que l’on ne retrouve absolument pas dans la cuisine indonésienne servie aux restaurants.

Apres Kefamenanu nous faisons un stop rapide dans la campagne au niveau d’un lopo où nous découvrons pas mal de tissage futus.

6ème photo …un bref passage au musée de Soe pour vérifier la provenance de certains tissages achetés afin de fournir des informations exactes au musée en rentrant !!!

Pour terminer notre exploration à Timor …nous n’avons pas trop le choix : la seule route +piste praticable est celle qui nous mène à Eban.

Eban …je ne connais pas c’est une bonne occasion pour découvrir la région…en mobylette !!

C’est dimanche et sur la route, nous rencontrons plusieurs hommes qui portent encore le selimut traditionnel du pays Mollo.

On retrouve les lopos en forme de cases…le temps est correct… heureusement car on a oublié les imperméables à l’hotel…

On rencontre en chemin plein de gens sympas et souriants …pratiquement ici, tout le monde te dit bonjour et t’invites à la maison …

On s’arrête souvent mais on ne voit pas de tissages très intéressants avant d’arriver à Eban …là on rencontre une vieille dame en train de préparer son métier à tisser …elle se fait tirer un peu l’oreille avant de nous montrer ses chefs d’oeuvre …mais on insiste et cela valait la peine !!!

Le chef d’oeuvre est ce magnifique selimut orange buna style Mollo…

Bien sur la plus belle pièce est le selimut orange Buna que la vieille dame ne veut pas vendre …on laisse le numéro de téléphone de Ridwan au cas où !!!

Prochaine étape toujours à Eban avec une vieille dame …visiblement les jeunes ne s’intéressent pas à ce type d’ouvrages..Elle détient un magnifique sarong Buna …mais j’ai presque le même !!!

Notre dernier arrêt toujours à Eban est également auprès d’une vieille dame qui tisse des selimut Mollo très classiques de couleur rouge et blanc …

Elle ne roule pas sur l’or et lorsque je lui achète un de ses selimut …elle ne cache pas sa joie …

Nous rentrons en vitesse à Soe car la pluie a commencé à tomber et nous sommes vite complètement trempés.

Ainsi se termine notre périple à Timor …la semaine prochaine une petite escapade à Lembata avant de rentrer à Bangkok pour repartir en Chine !!!

Indonésie 2025 : Objectif Faturica …un ilot de tisserandes artistes !!!

En attendant d’arriver dans cet oasis artistique, nous continuons notre route vers Basikama.

On nous indique un village : Teu où existe un groupement de tisserandes …

Bien sur, on se précipite et on est énormément déçus …le seul exemple de style Besikama sont un foulard et un sarong qui ne datent pas d’hier …

Les autres tissages sont de style Malaka …très simples : les femmes recherchent maintenant des tissages vite faits qui ne réclament pas une technicité extraordinaire…ce qui est très triste !!

Un peu décontenancés nous continuons notre route vers Faturica (qui est un hameau) …Ici il n’y a pas de cartes et personne ne connait les villages à 10km de chez eux , ni le chauffeur, ni Ridwan qui lui a des excuses car il est de Flores …

Bref on se perd lamentablement …

De guerre lasse, on se dirige vers Atambua … On s’arrête sur la route dans un village qui s’appelle Maraj mais partout dans le district de Malaka on retrouve le même style de sarong !!!

Mais pourtant dans ce village on a trouvé un magnifique selimut (photo 4)…

Toujours dans le même village …un beau sarong plutôt dans le style Insana . 3ème photo : les tombes de la famille dans le jardin …en général chaque tombe est dotée d’un toit …il faut dire qu’ici les pluies peuvent être diluviennes et il est important de veiller sur le comfort des ancêtres …

On nous montre un superbe sarong qui n’est pas à vendre …le motif est souvent que la tisserande est maintenant trop âgée ou décédée et les villageois restants sont incapables de réaliser l’équivalent car les techniques se sont perdues ce qui est triste !!!

Maintenant nous sommes à proximité d’Atambua et nous n’avons toujours pas trouvé Faturika. le chauffeur et Ridwan se fient à des « on dit » dans les villages traversés …Ni l’un ni l’autre ne sont capables de lire une carte …ce qui est normal puisqu’il n’y en a pas …

Profitant d’un rare moment où j’ai un peu de réseau, je repère sur google que nous avons dépassé l’embranchement pour Futurika, il y a longtemps …Il est trop tard pour faire demi tour.

Je fais savoir que je ne suis pas contente …bref on devra y retourner !!!

On compense en allant visiter le marché d’Atambua ville limitrophe deTimor Leste où parfois nous avons de belles surprises …

C’est vrai que le marché d’Atambua est très sympa et les prix sont abordables…

Atambua a été fondée par les Néerlandais en octobre 1916, après avoir déménagé d’Atapupu, un village portuaire à Kakuluk Mesak. Atambua a été brièvement occupé par l’armée impériale japonaise de 1942 à 1943. Ils ont planté de nombreux arbres, que l’on peut voir à Hutan Jati Nenuk.

Après l’indépendance, le premier président de l’Indonésie, Sukarno s’est rendu à Atambua et a planté plus d’arbres dans l’endroit maintenant appelé Lapangan Umum. L’arbre le plus notable planté là-bas est le banyan.

En septembre 1999, plus de 250000 réfugiés sont arrivés ici depuis le Timor oriental, après leur vote pour l’indépendance et les violences qui ont suivi. En 2002, on estimait à 60000 le nombre de réfugiés dans les camps.

Malgré tout la proximité de Timor Leste où la vie est plus chère et plus difficile engendre pas mal de problèmes (la monnaie utilisée à Timor Leste est le dollar US). Il est impossible de louer une mobylette à Atambua …les habitants on trop peur que l’on aille la revendre à Timor Leste …

Le lendemain on reprend un taxi collectif et on part dans la montagne retrouver Faturika. C’est moi qui pilote donc si on ne trouve pas…je n’aurais qu’à m’en prendre à moi !!!

Mais on finit par y arriver …je retrouve même la maison où les femmes du village nous avaient montré leurs trésors et à chaque fois ..c’est le même émerveillement !!!

Ces ouvrages sont très recherchés et bien valorisés ce qui explique que ces techniques aient été conservées.

Et ce n’est pas fini …la grande difficulté est de choisir quand on a un budget restreint !!!

Il y a tellement de belles choses qu’il est extrêmement difficile de résister …

De plus en plus de tisserandes arrivent avec des merveilles …chaque pièce représente plusieurs mois de travail …et le prix d’achat reste dérisoire par rapport au temps passé…

J’avais acheté un beau selimut buna, la première fois que j’étais venue dans ce village …cette fois ci je repars avec 2 sarongs et les poches vides …

Dernières photos de ces femmes qui ont su conserver ces techniques magnifiques …

Indonésie 2025 : Retour à Manulea

La route est coupée pour aller de Kefa à Manulea …du fait de la pluie !!!

Par contre on peut y aller à partir de Malaka …nous voilà partis pour Malaka en trifle (taxi collectif)

Sur la route nous rencontrons un marché à Maubesi où se vend pas mal de textiles..

On discute avec une vendeuse sympa qui vient juste de vendre le sarong de mes rêves !!! A un prix correct …elle nous promet d’en trouver un autre à un prix similaire : mon moral remonte !!!

Nous arrêtons dans le district de Malaka que nous devons traverser avant de rejoindre celui de Toianas …

Les habitants de Malaka utilisent également des lopos pour se mettre à l’ombre …on s’arrête dans un premier village qu’i s’appelle Sasita Mean où nous sommes accueillis par 2 tisserandes sympathiques ..Elles nous montent des sarongs de type Malaka qui ne sont pas super intéressants par rapport à ce que nous avons déjà vu !!!

Notre prochain arrêt dans la zone de Manulea, concerne le village traditionnel de Fatuarin où je suis déjà venue plusieurs fois mais quand on aime …on ne se lasse pas !!!

vvvv

Au premier abord, le village semble abandonné …mais nous repérons 2 vieilles dames qui vont se charger de rameuter plusieurs villageois.

En premier lieu …un monsieur presque aveugle qui nous informe qu’il est d’accord pour nous montrer des textiles mais qu’ils ne sont pas à vendre …cela tombe bien car ils sont plutôt abimés et je n’avais pas l’intention de les acheter …

Par rapport à mon précédent passage …certains tissages se sont nettement détériorés comme ce superbe sarong ci dessous dont les motifs buna sont très altérés par les conditions de stockage …

Mais heureusement, d’autres villageoises arrivent et nous montrent des pièces magnifiques qui sont à vendre mais à des prix prohibitifs.

On se contente d’admirer !!!

Je suis particulièrement admirative sur la qualité du dernier selimut qui comporte malheureusement des fils dorés ( la grande mode actuellement…) ce qui est rédibitoire en ce qui me concerne !!!

Malgré l’état des routes où plutôt des pistes qui est désastreux, nous continuons vers le district de Besikama.

Indonésie 2025 : La quête d’un sarong Biboki

En redescendant vers Soe …on se permet un petit détour pour se rendre près du lac à Temenos …cela fait presque 10 ans que je ne suis pas venue visiter ce lac et je suis un peu déçue car un nombre important de plastique et de déchets jonchent le sol …pour un parc qui se soucie de la protection de l’environnement…ce n’est vraiment pas fort !!!

Heureusement à l’entrée, un groupe local avec un mini orchestre et quelques danseurs me redonnent le moral !!!

Comme la journée est loin d’être terminée, on décide d’aller faire un tour à Benteng None …un autre village traditionnel, à proximité de Soe.

Benteng None est un site historique situé dans la Régence de Timor Sud-Centre, à l’est de Nusa Tenggara (NTT). Ce site est une relique du royaume d’Amanuban qui est maintenant utilisée comme attraction touristique culturelle.

Fort None est l’une des preuves historiques qui est étroitement liée au royaume d’Amanuban. Ce fort a été construit en même temps que le centre du royaume Banam Amanuban déplacé de Pilibesabnao à Niki-niki. La zone du fort se dresse sur une surface mesurant 80 mètres x 44 mètres.

Benteng None a été fondé par Nai Neno Tauho, un ancêtre du clan Tauho en 1800-1804 après J.-C. Cependant, l’âge exact du fort est inconnu jusqu’à présent car il n’y a pas de preuve authentique montrant quand le fort a été construit ou achevé. Cependant, ce fort est gardé depuis neuf générations.

De plus, Benteng None a une architecture unique avec une forme en U qui suit le contour de la falaise rocheuse. Les murs du fort utilisé sont également en pierre et un type de plante épineuse. À l’intérieur de Benteng Aucun il y a plusieurs sites intéressants, tels que des maisons traditionnelles sous la forme d’Ume Kbubu et Lopo.

Ce fort est un lieu de défense des peuples indigènes None dans l’Antiquité pour combattre les ennemis et les envahisseurs. Autour de la forteresse d’None, il y a aussi un ravin très escarpé, de sorte que les ennemis ont du mal à attaquer la forteresse d’None.

Les disques sur les piliers des lopos sont protégés par des rondelles qui empêchent les rongeurs de grimper et de s’installer dans le toit de chaume …

Dès notre arrivée, les villageois se précipitent pour essayer de nous vendre des tissages ou de petits souvenirs aux quels, je résiste vaillamment !!!

De retour à l’hotel de Soe …un problème se pose : nous avions l’intention de nous rendre dans le district d’Ayotupas et Toianas …mais il a tellement plu ces derniers jours, que les routes sont coupées !!!

Nous cherchons en vain une carte, pour étudier un trajet alternatif mais il n’y a pas de cartes routières à Timor ce qui complique un peu les choses…

Les informations que nous récupérons sur Google Map, sont nettement insuffisantes et les chauffeurs de bus et de taxi ne connaissent que les routes principales qui ne sont pas celles qui nous intéressent.`

Nous décidons de rejoindre Kefamenanu en taxi et de là louer une mobylette pour découvrir par nous mêmes, les districts d’Insana et de Biboki…

Nous avons de la chance car il fait beau …car la route est longue jusqu’à Biboki …

Au début la route est bonne pour traverser le district d’Insana …nous nous arrêtons dès que nous repèrons un métier à tisser sous les lopos locaux qui n’ont pas de murs et servent de parasol et d’abris aux villageois.

Nous sommes dans le village de Fatuata qui est situé aux confins de l’Insana et du district de Biboki.

C’est pour cela que les tissages qui nous sont présentés, sont représentatifs des 2 types de styles …Une des femmes nous montre un sarong style Insana particulièrement beau …elle ne veut pas le vendre et je la comprends !!!

Un peu plus loin, on fait la connaissance d’une très vieille dame qui porte un magnifique sarong futus…Ce type d’ikat était le style Insana avant que les tissages utilisent la technique Buna (l’utilisation d’un fil supplémentaire pour réaliser les motifs ) …j’avoue que je préfère de beaucoup les ikats futus au motifs Buna.

Photo 4 et 5 …un homme très sympa enfile un selimut Insana avec des motifs buna pour photo …ici aussi les gens sont super cools.

Nous arrivons dans un tout petit village en territoire Biboki qui s’appelle Sapun (6ème photo et suivantes)…

Là une vieille dame (qui est plus jeune que moi !!!) nous montre de très belles pièces : un sarong ikat futus magnifique et un superbe selimut. Les 2 pièces sont de style ancien Insana même si on est en plein territoire Biboki.

La dame est tellement contente que j’achète ces textiles (elle vit dans une petite maison en mauvais état) qu’elle me saute au cou pour m’embrasser à la mode locale : on se frotte le nez l’un contre l’autre …

Nous n’avons toujours pas trouvé le sarong Biboki que je recherchais …avec 3 bandes de motifs buna.

Celui en photo 3 n’a pas de bandes buna…celui en photo 7 correspons à ce que je cherche mais sont prix est inabordable …

Notre quête continue mais la piste devenant de plus en plus difficile voire dangereuse, on envisage sérieusement de faire demi tour …avant d’arriver à Tamkesi.

Sur la route du retour, en traversant Le village de Anleu, on repère un métier à tisser …La tisserande nous montre un tissage qui est bien un sarong Biboki mais qui n’est pas asez décoré à mon gout et qui en plus …est horriblement cher : on laisse tomber !!!

En revenant à l’hotel de Kefa …particulièrement rustique, on nous parle d’une vendeuse à l’extérieur de la ville qui a une collection de textiles impressionnante.

Cette femme pas franchement sympathique, nous accueille en nous annonçant qu’elle vend des textiles, au Japon, au Etats Unis et en Australie …une bonne justification pour annoncer des prix stratosphériques !!!

Effectivement, elle nous montre des pièces magnifiques mais inabordables …en particulier le sarong mixte Biboki et Insana …bien que je préfère le pur style Biboki.

Par contre son selimut style Besikama me donne l’envie de voir comment les tissages ont évolué sur place …

Indonésie 2025 : Retour à Soe …le paradis des textiles !!

Après les aventures éreintantes aux Molluques, j’ai besoin d’un petit plan confortable et sans risque à Timor …ma seconde maison !!!

Aussitôt dit …Aussitôt fait on réquisitionne un trifle (taxi collectif indonésien) pour nous emmener à Soe …

Soe (parfois appelé SoE) est la capitale administrative de la régence du sud-centre du Timor, dans la province de Nusa Tenggara orientale en Indonésie. Soe est situé sur l’île de Timor.

Il a été lourdement bombardé en 1944 pendant la seconde guerre mondiale

L’approvisionnement en eau de la localité est un problème depuis longtemps, malgré l’aide pour aider avec les barrages et d’autres moyens de trouver de l’eau

La ville avait une population de 40190 habitants au recensement de 2020, l’estimation officielle à la mi-2023 était de 41640.

Soe peut être une base pour les touristes pour des voyages vers d’autres endroits. Oinlasi, Boti, Niki Niki et Kapan sont accessibles depuis Soe.

C’est sur la route (via Kapan) vers la plus haute montagne du Timor occidental, le mont Mutis.

Soe est un centre artisanal textile important avec entre autres le style « Mollo ». On commence par faire le tour des boutiques pour avoir une meilleure idée de l’offre locale…

En visitant une boutique légèrement plus haut de gamme que le marché local, je tombe sur ce magnifique sarong style Biboki …le prix est par contre inabordable !!!

Je me contente d’admirer par contre, cela me donne des idées sur les textiles à rechercher : car celui ci est inabordable compte tenu de mon budget !

Nous visitons également les échoppes du marché …beaucoup de tissages très colorés mais je craque pour un sarong Amanatun (au nord de West Timor) et un selimut c’est à dire le tissage réservé aux hommes de provenance Biboki…ces 2 régions étant situées plus au nord …j’attends d’être sur place pour me faire une meilleure idée .

En attendant, nous partons en mobylette pour visiter la région en particulier la région de Fatumnasi sur la montagne Mutis …célèbre pour ses tissages naisa.

Le tissage naisa n’utilise pas les techniques classiques mais une technique utilisée dans la fabrique des tapis ce qui prend 2 fois plus de temps … On ne trouve ces tissage que dans la région mord Mollo.

Il fait beau …nous partons en mobylette dans un paysage magnifique avec pour pratiquement chaque maison …un lopo en chaume dans l’arrière cour …

Les maisons Lopo sont faites de bambou et de roseaux. Le bambou est utilisé comme plancher de la maison Lopo, tandis que les roseaux sont utilisés comme toit de la maison Lopo.

La maison Lopo a une forme de pyramide. Cette maison est soutenue par plusieurs piliers de soutien en bois. La maison Lopo n’a pas de murs. La maison Lopo peut avoir trois niveaux .

Chaque niveau a sa propre fonction. Le rez-de-chaussée sert de salle de repos et de cuisine. En effet lorsqu’il fait chaud, il est nettement plus agréable de se reposer dans une maison de chaume mieux isolée qu’une maison en béton.

Lorsqu’il pleut ce type de maison qu’une maison avec un toit en tôle sur lequel la pluie résonne !!!

Le deuxième niveau fonctionne comme un endroit pour stocker de la nourriture. Le niveau supérieur fonctionne comme un entrepôt qui peut être utilisé s’il y a trop de nourriture au deuxième niveau. Les maisons Lopo sont divisées en deux types, à savoir la maison Kolwat qui comporte 2 pointes au sommet du toit et la maison Kanuruat qui n’en comporte qu’une seule !!!. Les enfants et les femmes sont autorisés à entrer dans la maison Kolwat, tandis que la maison Kanuruat ne peut être pénétrée que par certains groupes.

Un magnifique Lopo avec des gens amicaux et souriants …cela me change de Ambon !!! Le tissage rouge et blanc est caractéristique de la région et est surtout porté les hommes …

Sur l’avant dernière photo l’intérieur d’un lopo, plutôt sympa mais très enfumé car la fumée ne peut s’échapper que par la porte …il n’y a pas de cheminée !!

Nous continuons à grimper vers Fatumnasi qui est presque au sommet de la montagne Mutis, pour cela nous traversons une forêt résineux .

A l’entrée du village un homme nous accueille avec le selimut (couverture pour homme) caractéristique de la région …c’est de bonne augure !!!

Là également , un lopo par maison …sur l’avant dernière photo : on voit bien la fumée qui sort de l’entrée, puisqu’il n’y a pas de cheminée..

Sur les photos suivantes on voit quelques exemples de tissage naisa …la première photo représente le point « serpent » qui ne peut âtre réalisé que par les plus expertes !!!

La chef de groupe des tisserandes nous montre un beau sarong réalisé avec la technique de tissage « lotis » auquel il me sera impossible de résister !!!

La technique « Lotis » est un tissage classique en alternant les fils de trame pour obtenir un motif…

Aucun touristes dans ce village car du fait de pluies importantes le mois dernier, les routes sont en très mauvais état …L’absence d’organisation et l’importante corruption fait que les réparations risquent de prendre un temps très important !!

Cela nous permet de visiter plusieurs ateliers et de discuter avec les tisserandes …Photos 2 et 3 ci dessous : exemples de tissage naisa avec le point « serpent »…

Nous préparons à redescendre vers Soe en empruntant le même chemin …et admirons sur notre chemin les paysages autour du mont Mutis.

Le mont Mutis (en indonésien : Gunung Mutis), également connu sous le nom de Nuaf Nefomasi, est une montagne et le point culminant de l’East Nusa Tenggara, en Indonésie, à 2417 mètres d’altitude. Il est situé dans la réserve naturelle de Gunung Mutis dans le sud-centre du Timor, à 150 km de la ville de Kupang et à environ 40 km au nord de la ville de Soe. La montagne est un site d’escalade populaire.

Le peuple Dawan croit que le Tout-Puissant, qui donne la pluie, l’aile et la vie, réside sur le mont Mutis.

Parmi les groupes locaux vivant dans la région près de Mt Mutis, certains s’inquiètent que le développement des ressources locales par les entreprises minières et forestières cause des dommages à l’environnement dans la région. La zone autour du mont Mutis est un parc national indonésien d’une superficie d’environ 12000 ha. La gestion environnementale est une préoccupation majeure pour les gestionnaires du parc.

C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je reviens dans cette région …outre la présence des lopos, les villageois sont particulièrement accueillants !!!

Indonésie 2025 : Retour à Rammang Rammang

On s’ennuie ferme à Makassar et donc en désespoir de cause on envisage de repartir à Rammang Rammang …au moins là bas on est au vert et il n’y a pas de pollution !!!

Rammang-Rammang est une zone de paysage naturel sous la forme d’un amas de montagnes karstiques situé dans le village de Salenrang, district de Bontoa, régence de Maros, sud de Sulawesi. Cette zone karstique est intégrée à la zone de Maros-Pangkep Karst. Cette zone karstique bénéficie désormais d’une protection spéciale, en raison de ses conditions de préservation naturelle.

Cette zone karstique est située à 42,30 km au nord de la ville de Makassar. Auparavant, vers 2005, cette zone à plusieurs endroits était utilisée comme site d’extraction de marbre et de ciment par une entreprise qui avait reçu la permission du service minier de Maros Regency, le gouvernement régional de Maros Regency.

Cependant, des groupes communautaires locaux, des amoureux de la nature, des écologistes et plusieurs autres parties sont intervenus et ont rejeté l’utilisation de cette zone comme lieu d’exploitation minière. Ces parties ont travaillé ensemble pour exprimer leur rejet de la mine jusqu’à ce que finalement, pendant deux ans, le permis minier soit révoqué et le service minier de Maros Regency dissous.

En 2007, la zone karstique de Rammang-Rammang a été pionnière et transformée en l’une des attractions touristiques qui est actuellement l’une des principales attractions touristiques de la régence de Maros. La destination touristique de Rammang-Rammang a amélioré l’économie locale et augmenté le revenu régional d’origine.

Auparavant, la zone de Rammang-Rammang ne pouvait être atteinte que par le marché de Bone River situé sur la route principale de Maros-Pangkep en bateau. Ensuite, il a été découvert que la société de ciment Bosowa avait ouvert l’accès et construit un pont dans le village de Salenrang.

La construction de la route du village a ensuite commencé à partir de la sous-station électrique PLN à travers cette zone, et était adjacente au site de Batu Tianang. La zone de Rammang-Rammang fait partie du karst de Maros-Pangkep. La zone karstique de Rammang-Rammang était autrefois proposée pour être exploitée par une entreprise de marbre et la communauté locale était autrefois attirée à devenir des ouvriers et des employés. Cependant, la communauté est restée déterminée à refuser.

Vers 2007, la zone karstique qui a été mise aux enchères était de 40 hectares à explorer par 3 grandes entreprises chinoises du gouvernement de la Régence de Maros. En plus de la communauté soutenue par des ONG et des universitaires qui ont refusé parce qu’ils connaissaient les conséquences destructrices, la zone elle-même a également été entourée par plusieurs mines de ciment et l’une d’elles est à environ 4 km de la zone karstique.

Par conséquent, diverses résistances ont été menées en rapportant cela au DPRD de Maros et en négociant avec le gouvernement et les hommes d’affaires. En 2011, les étudiants et la communauté ont envoyé une lettre au Maros Regent le 21 juillet 2011, s’opposant au projet de permis d’exploitation de marbre par PT Grasada Multinasional.

Après que la communauté se soit unie pour rejeter et même pendant 6 ans lutter contre la compagnie minière, les habitants ont réussi à sauver cette zone, et 12 permis d’exploitation minière ont été annulés, ouvrant la voie à ce que cette zone soit utilisée comme lieu touristique.

En 2017, cette zone karstique est devenue un parc national du géoparc et est soumise à l’UNESCO pour devenir un géoparc mondial de l’UNESCO ou un géoparc international. En 2018, les visiteurs de Rammang-rammang ont atteint 74 708 personnes, en 2019 ils sont tombés à 50 000 personnes. Ce chiffre, selon les calculs du responsable de zone, le chiffre d’affaires entrant a atteint 7,4 milliards d’IDR, en supposant que chaque visiteur dépense entre 100 000 et 150 000 IDR, des services de stationnement aux locations de bateaux, en passant par la nourriture.

Actuellement les dépenses dans le parc sont de minimum 200 000 IDR … c’est donc une zone économiquement intéressante …

Cette zone a commencé à être ouverte en tant que zone touristique en 2015 avec la présence d’un groupe de sensibilisation au tourisme. Les entreprises se sont développées en commençant par la location de bateaux, les guides, la nourriture et les boissons, jusqu’à la gestion de l’hébergement.

Les revenus de la gestion du tourisme sont utilisés pour le bénéfice mutuel et les fonds du village. Dans cette zone, il y a le village de Berua qui est habité par 15 chefs de famille avec 15 maisons sur pilotis dont les résidents moyens sont des cultivateurs de riz et des guides touristiques. Dans toute cette zone, la zone karstique est envahie par les plantes de nipah.

Près de cette rivière, une salle de prière et un lieu de repos sont fournis. Les gens ici utilisent également des bateaux pour le transport vers et depuis les étangs et vers les rizières. Dans cette région, la rivière Pute coule avec une grande forêt de pierres. Le village de Berua lui-même est entouré de tours karstiques dans d’anciennes grottes.

À partir du 17 mars 2020, pour prévenir la propagation de la pandémie de coronavirus, la zone touristique a été temporairement fermée. À ce moment-là, le gouvernement de la Régence de Maros, par l’intermédiaire de l’Office de la culture et du tourisme, avait distribué 185 colis alimentaires de base à la communauté affectée. Pendant l’épidémie, la zone a été désertée par les visiteurs.

Le tourisme a repris assez rapidement par contre le parc pêche par un manque manifeste e maintenance …les chemins piétonniers en bois sont pas été entretenu et présentent des dégradations dangereuses par endroits : un problème récurent en Indonésie est l’absence de maintenance et d’anticipation…

Une dernière image de Makassar avant de prendre l’avion qui partira avec plus de 3 heures de retard : la plage Losari qui n’est pas une plage mais un quai rempli de petits restaurants et cette mosquée assez buzarre qui ressemble à un empilement de salières … Demain Kupang à Timor !!!

Indonésie 2025 : Arrivée à Makassar

Nous voilà à Makassar …ce n’est pas ce qui avait été prévu, mais je renonce pour l’instant à reprendre un bateau indonésien.

Nous devions aller à Seram voir un village traditionnel mais les habitants sont en train de se battre à coups de machettes …donc il vaut mieux renoncer provisoirement !!!

Nous avions envisagé d’aller à Ternate mais le billet d’avion est vraiment trop cher et 4 jours de bateau sur une épave est au dessus de mes forces …donc nous voilà à Makassar où il n’y a vraiment pas grand chose à faire …

Comme tous les vols à prix abordables étaient complets, nous avons 4 jours à occuper …cela va être extrêmement dur car nous avons déjà visité tous les centres d’intérêt lors de nos précédents passages …

On se décide pour la cascade de Butimurung qui est une gigantesque arnaque pour les étrangers car nous sommes obligés de payer 8 fois le prix local pour une cascade qui n’a pas un grand intérêt.

Le parc national de Bantimurung-Bulusaraung est un parc national dans le sud de Sulawesi en Indonésie. Le parc contient la zone karstique de Rammang-Rammang, la deuxième plus grande zone karstique connue dans le monde après celle du sud-est de la Chine.
Le parc est à Maros Regency, à 50 kilomètres au nord de Makassar (une heure de route) La plupart des formations karstiques sont hautes et escarpées à un angle de presque 90 degrés le long des deux côtés de la route allant de la ville de Maros à Bantimurung en continuant jusqu’à la régence de Pangkajene et des îles (indonésien : Pangkajene dan Kepulauan, communément abrégé en Pangkep).

La zone karstique fait 43 750 hectares et compte 286 grottes, dont 16 grottes préhistoriques à Maros et 17 grottes préhistoriques à Pangkep. Il y a une cascade avec 2 grottes au parc national, celle de gauche est connue comme la grotte de rêve (un kilomètre de long) et celle de droite est connue comme la grotte de pierre. Rouler sur l’eau dans des chambres à air gonflées est une activité populaire pour les enfants sur le site

Un exemple de décoration kitschissime de décoration indonésienne qui aurait bien besoin d’un coup de pinceau..

La première exploration principale de la région de Bantimurung a été réalisée par Alfred Wallace en juillet–octobre 1857. Plus tard, il a publié les résultats de ses explorations dans L’archipel malais qui a encouragé de nombreux chercheurs à visiter Maros. Ensuite, en 1970–1980, il y avait cinq zones de conservation choisies dans le karst de Maros-Pangkep, comprenant deux parcs naturels (Bantimurung et Gua Pattunuang) et trois sanctuaires de faune sauvage (Bantimurung, Karaenta et Bulusaurung).

En 1993, le XIe Congrès de l’Union internationale de spéléologie a recommandé le Karst de Maros-Pangkep comme site du patrimoine mondial. Cinq ans après cela, le Séminaire sur l’environnement de l’Université Hasanuddin (PSL-UNHAS) a également recommandé la protection du karst de Maros-Pangkep. De plus, en mai 2001, le Bureau régional pour l’Asie de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO ont organisé le Forum Asie-Pacifique sur les écosystèmes karstiques et le patrimoine mondial au Sarawak, en Malaisie, qui a convaincu le gouvernement indonésien de conserver Maros-Pangkep Karst.

Enfin, en 2004, le ministère des forêts a déclaré l’allocation de 43750 hectares de terres de Bantimurung-Bulusaurung pour la conservation de la faune, le parc naturel, la forêt de conservation, la forêt à production limitée, la forêt de production, comme le parc national de Bantimurung – Bulusaraung.

Nous visitons ensuite une serre à papillon grace à la gentillesse du garde avec qui nous avons sympathisé …comparé à ce que j’ai vu au Japon avec Hiromi c’est un désastre absolu : il n’y a qu’une chrysalide et un seul papillon dans la serre !!!

Situé dans la zone de transition entre l’Asie et l’Australie, le parc national possède une collection d’animaux uniques, tels que le macaque de Sulawesi (Macaca maura), le calao à boutons rouges (Aceros cassidix, Penelopides exarhatus), les cuscus (Strigocuscus celebensis), le civette palmiste de Sulawesi (Macrogalidia musschenbroekii), chauve-souris et sanglier ventru (Sus scrofa vittatus).

Récemment, en mars 2008, le personnel du parc national de Bantimurung – Bulusaraung avait documenté l’existence de Tarsius fuscus et ils avaient également trouvé son nid à l’intérieur de la zone. Parmi la biodiversité des crustacés dans la zone karstique, il y a une espèce unique appelée « araignée de mer » (Cancrocaeca xenomorpha) qui ne se trouve que dans la grotte de Maros Karst.

Outre l’insectarium, les centres d’élevage de papillons, gérés à la fois par l’administrateur de la réserve et les résidents, servent à compléter le processus de métamorphose des papillons. Il y a de nombreux papillons autour de la cascade tels que Troides helena Linne, Troides hypolitus Cramer, Troides haliphron Boisduval, Papilio peranthus adamantius et Cethosia myrana. Le naturaliste britannique Alfred Russel Wallace a qualifié le site de royaume des papillons. Lors de son exploration en 1857, Wallace a trouvé 256 espèces de papillons dans la région de Bantimurung, différentes de celles signalées par Mattimu en 1977 qui avait trouvé 103 espèces de papillons à l’intérieur du parc national avec quelques espèces endémiques : Papilio blumei, Papilio polytes, Papilio sataspes, et Graphium androcles.

Le garde nous montre les collections du musée …aucune boite n’est protégée avec du créosote de hêtre donc tous ces pauvres papillons sont dans un état désastreux …lorsque j’insiste auprès du garde pour l’achat de ce conservateur, il me répond que c’est impossible car c’est trop cher !!!

Donc 2 problèmes l’absence d’actions de maintenance et de projection dans le futur et la corruption endémique propre à l’Indonésie …

Toutes les bouriques autour du site vendent des papillons en sachets ou sous cadre …pour un parc qui est censé conserver les espèces protégées c’est un scandale !!! …bienvenue en Indonésie !!!

Depuis les années 1970, la région de Bantimurung est connue comme une source commerciale de papillons. Les collections de papillons sont fournies à la fois aux marchés locaux indonésiens ainsi qu’aux marchés internationaux en tant que souvenirs sous forme de spécimens individuels, de cadres de papillon, de porte-clés et d’autres accessoires.

En 2010, environ 600 000 touristes (principalement des visiteurs nationaux) ont visité le site. La surutilisation et la surexploitation de la ressource locale sont maintenant considérées comme un problème. En réponse, la gestion du parc national a décidé de changer le but de la conservation des papillons de l’extraction et de l’exploitation à la préservation de l’écosystème naturel comme une attraction touristique.

Cependant, le commerce informel local des papillons se produit encore. Les vendeurs attrapent encore des papillons dans le parc et les vendent à des revendeurs locaux plutôt que de les produire à partir d’un élevage ou d’une production agricole. Pour tenter de préserver les papillons, une grande variété a été inscrite comme priorité dans le groupe d’insectes des Orientations stratégiques nationales pour la conservation des espèces 2008–2018 du gouvernement indonésien.

Je repars déçue et en colère car sur la protection de la faune c’est un vrai désastre comme beaucoup d’endroits en Indonésie …

Pour se changer les idées on décide de visiter les antiquaires…

Je repars avec le tissage de Sumba que j’ai négocié à un prix acceptable …

Le lendemain, on décide de retourner au fort de Rotterdam. Un endroit tranquille sans la pollution de la circulation.

Fort Rotterdam est un fort du XVIIe siècle à Makassar sur l’île de Sulawesi en Indonésie. C’est un fort néerlandais qui a été construit sur un fort existant du royaume de Gowa. Le premier fort sur le site a été construit par un sultan local vers 1634, pour contrer les empiétements hollandais. Le site a été cédé aux Néerlandais en vertu du traité de Bongaya, et ils l’ont complètement reconstruit entre 1673 et 1679. Il avait six bastions et était entouré d’un rempart de sept mètres de haut et d’un fossé de deux mètres de profondeur.

Le fort était le quartier général militaire et gouvernemental régional néerlandais jusqu’aux années 1930. Il a été largement restauré dans les années 1970 et est maintenant un centre culturel et éducatif, un lieu pour des événements de musique et de danse, et une destination touristique.

Fort Rotterdam a été construit sur l’emplacement d’un ancien fort du Makassar, appelé Ujung Pandang. Il semble plus probable que le fort antérieur a été construit en 1634, dans le cadre d’un programme de fortification que les dirigeants Makassar ont entrepris en réponse à une guerre avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (abrégée en VOC) qui a éclaté cette année-là. Le fort d’origine, Jum Pandan (prétendument nommé d’après les arbres de pandanus poussant dans les environs), a donné son nom à la ville Ujung Pandang, un autre nom pour la ville de Makassar.

En 1667, le fort Ujung Pandang a été cédé aux Néerlandais dans le cadre du traité de Bongaya, après la défaite du sultanat de Gowa lors de la guerre de Makassar. Dans les années suivantes, il a été entièrement reconstruit à l’initiative de l’amiral néerlandais Cornelis Speelman, pour devenir le centre du pouvoir colonial néerlandais à Sulawesi.

Il a été renommé Fort Rotterdam d’après le lieu de naissance de Speelman. Dans les années 1673–1679, il a obtenu ses cinq bastions et la forme ‘tortue’ qu’il a encore à ce jour. Cette forme a donné au fort le surnom de « Benteng Penyu » (« fort de tortue de mer »).

La pierre pour la construction du fort a été extraite des montagnes karstiques de Maros, le calcaire de Selayar et le bois de Tanete et Bantaeng. Après la guerre de Java de 1825–1830, prince javanais et maintenant héros national, Diponegoro fut emprisonné dans le fort après son exil à Makassar en 1830 jusqu’à sa mort en 1855. Il a également été utilisé comme camp de prisonniers de guerre japonais pendant la Seconde Guerre mondiale.

Fort Rotterdam est resté le quartier général régional militaire et gouvernemental néerlandais jusqu’aux années 1930. Après 1937, le fort ne fut plus utilisé comme défense. Pendant la brève occupation japonaise, il a été utilisé pour mener des recherches scientifiques dans le domaine de la linguistique et de l’agriculture, après quoi il est tombé en ruine. Dans les années 1970, le fort a été largement restauré.

Pour la fête musulmane de Idul Adah, les musulmans sont autorisés à tuer les animaux dans la rue …particulièrement dégoutant !!! Le respect de la vie animale et l’hygiène alimentaire ne sont pas dans les habitudes du pays !!!

Indonésie 2025 : Galère nautique pour arriver à Ambon

A 5 heures du matin nous sommes prêts à embarquer…

Nous attendons le chef de la police pour nous aider à récupérer notre cabine …comme d’habitude pour monter sur le bateau c’est la GUERRE car les porteurs nous bousculent pour monter en premier et empêcher les gens de descendre !!!

La police ne fait rien de toute manière ils sont 3 pelés et ne font pas le poids comparés à ces hordes sauvages …il n’y a qu’en Indonésie qu’il existe ce bordel inacceptable …même en Inde les gens sont plus civilisés …

Arrivés non sans mal sur le bateau : très grosse déception !!

Ce bateau est pourri il faut faire attention où tu marches pour ne pas passer au travers du plancher …notre cabine qui est censé être une cabine 1ère classe a été vandalisée : toutes les lampes sont cassées ou arrachées, la chasse d’eau est hors d’usage, les placards sont complètement cassés et la clim est hors d’usage …rien à voir avec le film YouTube qui a du être tourné il y a plus de 30 ans !!!

Les indonésiens sont vraiment des vandales et comme il n’y a pas de maintenance …

Nous descendons à terre et en traversant la ville, Ambon confirme la mauvaise impression que j’avais eu à mon dernier passage …

En plus l’eau du bateau était corrompu ..nous avons bu cette eau pour le café et les soupes de nouilles …notre première action à notre arrivée est de courir les pharmacies !!!

Sinon, Ambon (anciennement néerlandais : Amboina) est la capitale et la plus grande ville de la province indonésienne de Maluku. Cette ville est également connue sous le nom d’Ambon Manise, ce qui signifie « beau » ou « joli » Ambon en langue ambonaise (il faudra revoir cette appellation !!).

Elle couvre une superficie de 359,45 kilomètres carrés, et avait une population de 331 254 au recensement de 2010[2] et 347 288 au recensement de 2020[3]; l’estimation officielle à la mi-2023 était 354 052. La ville est divisée en cinq districts administratifs (kecamatan) – à savoir Nusaniwe, Sirimau, Teluk Ambon (baie d’Ambon), Baguala (officiellement Teluk Ambon Baguala) et Leitimur Selatan (Leitimur sud). Connue comme la ville de la musique d’Indonésie, Ambon est devenue la première ville d’Asie du Sud-Est à être reconnue comme la ville UNESCO de la musique en 2019 Hé bien vu l’expérience que j’en ai eu …il faudrait revoir cette nomination également !.

La ville est peuplée par un mélange d’ethnie Alifuru (Moluques d’origine), Javanais, Balinais, Butoniens, Bugis, Makassar, Papuans, Minahasa, Minang, Flobamora (ethnies Flores, Sumba, Alor et Timor) et ceux de descendance étrangère (Chinois, Arabe-Ambonais, Espagnol-Ambonais, Allemand-Ambonais, Portugais-Ambonais et Néerlandais-Ambonais). Entre 1999 et 2002, il y a eu des troubles sociaux motivés par l’intolérance raciale. Vu l’agressivité larvée à mon passage …rien d’étonnant.

La ville est étonnament sale ce qui me donne envie de repartir aussitôt.

Ambon a été colonisée par le Portugal en 1526 et s’appelait à l’origine Notre-Dame de l’Annonciation, fondée par le gouverneur portugais des Moluques, Sancho de Vasconcelos. Les Portugais ont été chassés par les Néerlandais en 1605. Hormis de brèves périodes de domination britannique, l’île est restée sous contrôle néerlandais jusqu’à l’indépendance de l’Indonésie en 1945.

Pendant la période néerlandaise, Ambon était le siège du résident néerlandais et du commandant militaire des îles Maluku. La ville était protégée par le fort Victoria, et l’Encyclopædia Britannica de 1911 la caractérisait comme « une petite ville propre avec des rues larges, bien plantées ».

La population était divisée en deux classes, les orang burger (citoyens) et les orang negri (villageois), la première étant une classe d’origine autochtone bénéficiant de certains privilèges conférés à leurs ancêtres par l’ancienne Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

Il y avait aussi, en plus des Néerlandais, quelques Arabes, des Chinois et quelques colons portugais. Ambon était un centre d’activité missionnaire chrétienne, et Ambon et les îles environnantes comptent de nombreux chrétiens ainsi que des musulmans qui prédominent dans la majeure partie de l’Indonésie.

Le 22 décembre 1902, la Préfecture apostolique de la Nouvelle-Guinée néerlandaise a été établie dans la ville, pour être ensuite promue comme Diocèse d’Amboina.


Ambon Island était le site d’une grande base navale néerlandaise et avait une importance stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1941, les forces néerlandaises avec l’aide des forces australiennes ont renforcé Ambon en prévision d’une attaque japonaise.

Les forces japonaises ont attaqué Ambon dans le cadre de leur attaque sur les Indes orientales néerlandaises. Malgré des défenses formidables, Ambon tomba lorsque ses défenseurs se rendirent après quatre jours de combats le 3 février 1942.

Après la bataille, les forces japonaises ont commis de nombreuses atrocités, y compris l’exécution de plus de 300 prisonniers de guerre néerlandais et australiens à l’aérodrome de Laha.

Le seul point positif est que nous avons découvert un petit restaurant pas très propre …ici il ne faut pas être difficile …où le sate ayam est délicieux …malheureusement nous ne somes pas les seuls à le savoir et la disponibilité de ces brochettes est vite terminée.

En 1950, Ambon a été le centre d’un soulèvement contre la domination indonésienne, provoqué par l’autoproclamée République des Moluques du Sud. Les troupes indonésiennes ont envahi la ville lors de l’invasion d’Ambon et ont repris le contrôle en quelques mois seulement. De nombreux bâtiments importants tels que le fort Victoria (base principale du SIGPA) ont été fortement endommagés lors de la confrontation.

En avril et mai 1958 pendant la rébellion de Permesta dans le nord de Sulawesi, les États-Unis ont soutenu et approvisionné les rebelles. Des pilotes d’une organisation front de la CIA basée à Taïwan, Civil Air Transport, pilotant des avions CIA B-26 Invader, ont bombardé et mitraillé à plusieurs reprises des cibles dans et autour d’Ambon. Le 27 avril, un raid de la CIA a mis le feu à un poste de commandement militaire, une décharge de carburant et un complexe Royal Dutch Shell.

L’attaque contre Shell était délibérée : la CIA avait reçu des ordres pour attaquer les intérêts commerciaux étrangers afin de détourner le commerce extérieur de l’Indonésie et de saper son économie. Le lendemain, le même pilote de la CIA bombarde les intérêts de Shell à Balikpapan dans l’Est du Kalimantan sur Bornéo, ce qui a persuadé Shell de suspendre ses services de ravitailleurs à partir de là.

Le 28 avril, un raid aérien de la CIA a endommagé une caserne de l’armée indonésienne à côté d’un marché. Le 30 avril, un raid aérien de la CIA a touché la piste d’atterrissage. Le 7 mai, un raid aérien de la CIA a attaqué la piste d’atterrissage d’Ambon, endommageant gravement un Douglas C-47 Skytrain et un P-51 Mustang nord-américain de l’armée de l’air indonésienne et mettant le feu à plusieurs fûts de carburant. Le 8 mai, un B-26 de la CIA a tenté de bombarder une canonnière de la marine indonésienne dans le port d’Ambon. Sa bombe a raté mais elle a ensuite mitraillé le bateau, blessant deux membres d’équipage.

Les forces armées nationales indonésiennes ont renforcé les défenses antiaériennes de la ville d’Ambon avec un nombre de mitrailleuses de 12,7 mm (0,5 pouce). Le 9 mai, un B-26 de la CIA attaqua à nouveau la ville. Les mitrailleurs ripostèrent et un P-51 Mustang de l’armée de l’air indonésienne poursuivit le B-26, mais il s’échappa.

Le 15 mai, un B-26 de la CIA a attaqué un petit navire, le Naiko, dans la baie d’Ambon. Le Naiko était un navire marchand que le gouvernement indonésien avait forcé à faire son service militaire, et il ramenait une compagnie de troupes ambonaises de Java oriental. Une bombe de la CIA a frappé la salle des machines du Naiko, tuant un membre d’équipage et 16 fantassins, et mettant le feu au navire. Le B-26 a ensuite attaqué la ville d’Ambon, visant les casernes. Sa première bombe a été manquée et a explosé dans un marché à côté. Le suivant a atterri dans l’enceinte de la caserne mais a rebondi et explosé près d’une usine de glace. Le B-26 lors des raids aériens de mai a été piloté par un pilote de CAT appelé Allen Pope.

Tu m’étonnes que les occidentaux soit pas trop bien vus dans cette ville …

Comme il n’y a pas grand chose à faire en ville, on décide de retourner au musée Siwa Lima qui n’a rien d’extraordinaire ..mais au moins cela nous occupe !!!

Sur la 5ème photo , le portait d’une héroine locale : Martha Christina Tiahahu :

Tiahahu est née dans le village de Santiago de Abúbu sur l’île de Nusalaut, près de Maluku, le 4 janvier 1800. Son père était le capitaine Paulus Tiahahu du clan Soa Uluputi. Après la mort de sa mère quand elle était enfant, Tiahahu a été élevé par son père. Enfant, elle était têtue et suivait son père partout où il allait, le rejoignant parfois dans la planification d’attaques.

À partir de 1817, Tiahahu a rejoint son père dans la guerre de guérilla contre le gouvernement colonial néerlandais. Ils ont également soutenu l’armée de Pattimura. (Un autre héros local) elle a vu des combats. Dans une bataille sur l’île de Saparua, les troupes ont tué le commandant néerlandais Richement et blessé son remplaçant, le commandant Meyer. Dans une autre bataille, Elle et ses troupes ont réussi à brûler le fort Duurstede.

Pendant la bataille, elle aurait jeté des pierres sur les troupes néerlandaises si ses soldats manquaient de munitions, tandis que d’autres récits disent qu’elle utilisait une lance. Après que Vermeulen Kringer a pris le contrôle de l’armée néerlandaise à Maluku, Tiahahu, son père et Pattimura ont été capturés en octobre 1817.

Amenée sur le HNLMS Evertsen à Nusalaut, Tiahahu était le seul soldat capturé qui n’a pas été puni ; cela était dû à son jeune âge. Après avoir été détenue quelque temps au fort Beverwijk, où son père fut exécuté, à la fin de 1817 Tiahahu fut libérée. elle a continué à se battre contre les Néerlandais.

Lors d’une rafle en décembre 1817, Tiahahu et plusieurs autres anciens rebelles ont été capturés.

Les guérilleros capturés ont été placés sur l’ Evertsen pour être transportés à Java ; ils étaient destinés à être utilisés comme main-d’œuvre esclave dans les plantations de café. Cependant, en chemin, Tiahahu tomba malade. Refusant médicaments et nourriture, elle meurt le 2 janvier 1818 alors que le navire traverse la mer de Banda ; elle reçoit une inhumation en mer plus tard dans la journée.

Suite des aventures avec la CIA

Le 18 mai, Pope attaque à nouveau Ambon. D’abord, il fait une nouvelle descente sur la piste d’atterrissage, détruisant les C-47 et P-51 qu’il avait endommagés le 7 mai. Puis il a volé à l’ouest de la ville et a essayé d’attaquer un des deux navires de troupes escortés par la marine indonésienne.

Les forces indonésiennes ont abattu le B-26, mais Pope et son opérateur radio indonésien ont survécu et ont été capturés. La capture de Pope a immédiatement révélé le niveau de soutien de la CIA à la rébellion de Permesta. Embarrassée, l’administration Eisenhower a rapidement mis fin au soutien de la CIA à Permesta et retiré ses agents et les avions restants du conflit.

Dans le cadre du programme de transmigration des années 1980, le gouvernement Suharto a relogé de nombreux migrants, pour la plupart musulmans, de Java fortement surpeuplée.

Entre 1999 et 2002, Ambon a été au centre d’un conflit sectaire à travers les îles Moluques. Il y a eu de nouvelles violences religieuses en 2011.

La Permesta (Piagam Perjuangan Semesta, en français : Charte pour une lutte universelle) désigne un mouvement rebelle et séparatiste d’Indonésie lancé par des dirigeants civils et militaires d’Indonésie orientale le 2 mars 1957.

Le quartier général du mouvement est basé à Manado, la capitale de la province de Sulawesi du Nord. Son dirigeant est le colonel Ventje Sumual. Un autre officier originaire de la province, Alexander Evert Kawilarang, est général dans l’armée de la Permesta après avoir démissionné de son poste d’attaché militaire à l’ambassade d’Indonésie à Washington.

Dès le début de l’année 1958, la Permesta s’allie aux rebelles du gouvernement révolutionnaire de la république d’Indonésie (Pemerintah Revolusioner Republik Indonesia, PRRI) basés à Sumatra. Après les victoires du gouvernement central sur le PRRI, le conflit bascule à l’est, là où les rebelles Permesta sont actifs.

Les forces du gouvernement central réussissent à capturer la capitale des Permesta, Manado, à la fin du mois de juin 1958. Les rebelles de la Permesta continuent alors de combattre les troupes gouvernementales jusqu’à la reddition des derniers éléments. Une amnistie leur est accordée en 1961.

Les causes des rébellions dans l’est (de la Permesta) et dans l’ouest (du PRRI) de l’Indonésie sont multiples.

Tout d’abord, au cours des années 1950, certains groupes ethniques à Sulawesi et au centre de Sumatra estiment que les politiques gouvernementales de Jakarta stagnent l’économie locale, ce qui a pour conséquence de limiter les possibilités de développement régional. Il y a aussi une certaine animosité envers le groupe ethnique javanais qui est le plus nombreux et influent dans l’État unitaire nouvellement créé en Indonésie. Ainsi, ce conflit ne semble pas lié à des idées de sécession de l’État indonésien mais plutôt à une volonté d’avoir une répartition plus équitable du pouvoir économique et politique en Indonésie.

En 1957, les États-Unis deviennent de plus en plus préoccupés par le fait que l’Indonésie soit vulnérable au communisme en raison de l’influence croissante du Parti communiste indonésien. En janvier 1958, la CIA commence à développer des réseaux de soutien clandestins aux rebelles du PRRI et de la Permesta. Le soutien de la CIA aux rebelles de Permesta vient sous la forme d’un don de quinze bombardiers Douglas A-26 Invader et de chasseurs North American P-51 Mustang pour constituer une force aérienne, l’AUREV (Angkatan Udara Revolusioner, en français ; Armée de l’air révolutionnaire) basée sur l’aérodrome de Manado. Les rebelles reçoivent également des armes, de l’équipement militaire, des fonds et le soutien de mercenaires originaires de Taiwan, de Pologne, des Philippines et des États-Unis.

Grâce à ce soutien de la CIA, les rebelles bombardent des villes de Sulawesi et celles sur les îles Moluques tenues par le gouvernement central. Le 15 mai 1958, des avions insurgés bombardent le marché d’Ambon, tuant un grand nombre de civils célébrant le dimanche de l’Ascension.

Pour répondre aux attaques des insurgés, le président de la République Soekarno demande à l’armée indonésienne d’écraser les rebellions Permesta et PRRI. Une série de raids aériens de l’armée de l’air indonésienne (AURI) à Manado détruit la plupart des avions B-26 rebelles. Au cours de cette période, un bombardier rebelle B-26 est abattu le 18 mai 1958 par le pilote indonésien Ignatius Dewanto au-dessus d’Ambon.

Le pilote de cet avion, l’agent américain de la CIA Allen Pope, est capturé vivant, exposant l’implication profonde de la CIA dans la rébellion. En conséquence, la CIA commence à retirer son soutien à la rébellion. Pope est finalement jugé, condamné à mort à Jakarta, avant d’être libéré à la demande de l’administration John F. Kennedy le 22 août 1962. Les Américains ne se renouvellent pas en termes de stratégie avec toujours des résultats calamiteux !

Après l’anéantissement de l’armée de l’air rebelle AUREV, les troupes du gouvernement central lance un assaut contre la capitale rebelle Manado. Les troupes indonésiennes expulsent rapidement les rebelles. Ceux-ci continuent néanmoins le conflit sous la forme de guérilla dans la région du lac Tondano. Le gouvernement central finit par désamorcer le conflit en offrant une amnistie aux rebelles pour les inciter à la capitulation. Les derniers rebelles de Permesta se rendent et jurent fidélité au gouvernement central en 1961.

Bon c’est décidé LES BATEAUX INDONESIENS …C’est Terminé !!! On prend l’avion pour Makassar à Sulawesi ..

Indonésie 2025 : Ballades à Selaru et Yamdena

Au début de notre arrivée à Saumlaki …impossible d’aller sur l’ile de Selaru . En effet 2 principaux villages étaient en train de se battre à coups de fusil pour une querelle de limite de champ …il y a eu quand même 2 morts !

Maintenant les choses se sont calmées et on peut envisager la ballade …mais celle ci n’est pas sans risques : le seul moyen de rejoindre Selaru est de prendre ce bateau qui ressemble à un suppositoire géant sans tirant d’eau.

Il n’y a pas de gilets de sauvetage à bord car c’est contraire aux convictions du capitaine …les seuls éléments de sécurité sont 2 bouées qui sont acrochées sur le toit du bateau …très pratique !!!

La bête est équipée de 3 moteurs de 200 cv…qui permettent de faire le trajet en moins de 2 heures lorsqu’il n’y a pas de vagues …

Lorsqu’il y a des vagues …Il faut mieux prier pour que le suppositoire ne chavire pas !

Il y a toujours un pauvre gars muni d’une raclette qui sert d’essuie glace pour le pare brise par tous les temps …

L’intérieur est rustique et confiné ce qui fait qu’en cas de problème il est très difficile de s’échapper …

Mais cette fois ci, on a de la chance car il y a très peu de vagues …

Arrivés sur place on se précipite dans notre homestay habituel et on loue une mobylette (destroyed) pour aller en Australie !!!

Oui ici aussi ce sont les Anglais qui ont dessiné les frontières et ils ont coupé l’extrémité sud de Selaru pour le rattacher à l’Australie : trop nul…

Comme le chemin est boueux et détrempé …on rate l’Australie et on se retrouve dans un petit village de pêcheurs très sommaire !!!

On revient sur nos pas et on retrouve la frontière symbolisée par cette borne blanche …heureusement l’armée indonésienne est là au cas où !!!

Le phare est censé être Australien…

Les plages sont immenses et on ne s’y bouscule pas !!!

Sur le chemin du retour on fait quelques haltes pour admirer les tissages locaux …Selaru avait une réputation méritée en ce qui concerne le tissage traditionnel Kapas (filéet tissé main , couleurs naturel) mais par facilité, ces tissages sont de plus en plus rares !!!

On s’arrête à Elisa et on ne trouve que des tissages classiques réalisés avec du coton du marché …

A Ursuy , on trouve un tissage Kapas mais il s’agit de la moitié d’un sarong qui offre peu d’intérêt …Sinon un sarong avec les motifs caractéristiques de Yamdena comme ceux de nos petites danseuses !

Le lendemain on quitte Selaru pour retourner à Saumlaki …la mer est mauvaise car il y a de fortes vagues …on n’a pas le choix on doit repartir avec le suppositoire géant et je sens et j’ai raison …on va se faire rouler par les vagues !!! Je me bats pour m’installer près de la sortie …au moins j’aurais plus de chance de m’échapper si le bateau se retourne …

A bord …ambiance Titanic …les enfants hurlent et tout le monde est terrifié …comme on doit faire un détour pour éviter de prendre les grosses vagues de travers, cette équipée durera plus de 2 heures et je me jure de ne jamais remonter sur cette barcasse …

Revenus à Saumlaki je décide d’aller visiter le vaisseau en pierre à Sangliat Dol…c’est le seul endroit visité par les touristes !!!

Sangliat Dol Village est situé dans le district de Wertamrian, dans la régence des îles Tanimbar, à 45 kilomètres de la ville de Saumlaki et qui est précisément située sur la côte de l’île Yamdena. Ce village a encore des coutumes et une culture très fortes et intéressantes.

Dans ce village, nous pouvons trouver le Site Historique de Stone Boat qui est estimé avoir existé depuis 400 – 500 ans, et ce bateau en pierre fonctionne maintenant comme le centre du village où les résidents tiennent toujours des réunions et des cérémonies traditionnelles.

Cependant, il n’existe malheureusement aucune trace écrite de sa création hormis des récits transmis de génération en génération. D’après cette légende, personne ne connaît vraiment l’histoire de la formation de ce bateau de pierre. Aujourd’hui encore, le quartier du bateau de pierre est le centre des activités du village, notamment pour les cérémonies traditionnelles telles que l’élection du roi.

Je suis quand même un peu étonnée que les croisières fassent un détour pour voir ce monument …

Nous continuons la route vers le sud pour rejoindre Saumlaki …

A Amdassa on admire quelques textiles et le village qui est très sympa.

Dans des maisons du village, une très vieille dame (90 ans) me montre un superbe OLERATI qui est le type de sarong que je recherche depuis très longtemps !!!

Elle en demande un prix raisonnable et je repart avec !!!

Sur Yamdena, ce type de sarong est appelé un tais marin, sur Fordata un bakan maran.
Commentaire : Ce sarong se distingue par son poids extrêmement léger. Son poids spécifique est dans la classe la plus basse de l’archipel, ce qui rappelle l’observation de Marianne van Vuuren selon laquelle les tisserands tanimbarais sont capables de filer des fils solides mais extrêmement fins . La datation de ce sarong est problématique. Alors que l’utilisation de colorants synthétiques suggère une fabrication tardive, le fil filé à la main montre un degré avancé de dégradation, ce qui suggère une utilisation intensive sur une période assez longue. La précision du travail de l’ikat indique également une fabrication relativement précoce plutôt que tardive.

Les autres tissages sont sympas mais le premier est indicutablement le plus beau !!!

On effectue un arrêt dans le village de Atubul Où les rues du village sont joliment colorées bien qu’un peu passées vu la présence en bord de mer ! Mais les arches qui enjambent les rues de ce village et aussi les petites chapelles privées lui donne un charme incontestable !!!

Ce village est complètement chrétien …le clocher ajouré pour résister aux vents violent lui donne un look particulier !!!

Nous terminons notre ballade par le village de Olurun qui comporte une maison ancienne que l’on peut en principe visiter sauf aujourd’hui où malheureusement elle est fermée.

Voilà j’ai terminé mon pèlerinage dans ces iles que j’aime …

Demain, une nouvelle aventure nautique mais sur un gros bateau : le Leuser ! J’ai regardé quelques films de présentation sur You Tube et il a l’air d’être dans un état satisfaisant …méfiance cependant …je suis en Indonésie !!!