Indonésie 2020 : fantastiques costumes traditionnels à Rote

Me voilà revenue dans l’ile de Rote, en principe pour rencontrer quelqu’un que je ne verrais qu’une heure mais surtout pour continuer l’exploration de cette île dont je n’ai vu qu’une petite partie …il y a deux ans !!

Je commence dans le luxe en prenant un billet VIP dans l’hydroglisseur express…

Arrivée à Ba’a je me retrouve dans le même homestay où les propriétaires me font un prix car je crois être là pour au moins une semaine …

Comme de juste, pour commencer en beauté je vais visiter les ateliers de tissage de Ba’a où il y a des merveilles …mais mon objectif est surtout de trouver des ornements en argent typiques de l’île …les miens ayant été malheureusement perdus par la poste indonésienne !! Cette fois ci je les rapporterais dans mon sac …

Après cette visite dont je repartirai avec les ornements mais également avec quelques textiles …je décide de partir pour prendre des photos de gens de la région…portant ces magnifiques costumes traditionnels …compte tenu de l’aggravation de l’épidémie de coronavirus où l’Europe est stigmatisée comme hautement contagieuse …l’accueil est plutôt mitigé et à Ba’a certains commerçants m’ont interdit l’accès de leur magasin …

Heureusement je voyage en mobylette avec Christos qui montre comme une preuve irréfutable le petit papier jaune que j’ai reçu il y a un mois à mon arrivée à Denpasar certifiant que je n’avais pas le virus …alors qu’aucun examen n’avait été fait …même pas la température !!!

On arrive à un petit village qui s’appelle Loeoe…je veux photographier une maison traditionnelle mais le propriétaire me réclame de l’argent pour la prise de vue …je refuse mais lui propose de donner un pourboire si les gens s’habillent en costume traditionnel…après un palabre pour être bien sûrs que je ne suis pas infectée par le virus …un couple part s’habiller avec un certain enthousiasme !!!

Malheureusement la femme n’a pas les ornements traditionnels mais son ikat est très beau !!

Le monsieur par contre revêt tous les éléments du costume, y compris le Tii Langua ..le fameux chapeau des habitants de Rote tissé en feuilles de palmes..

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Un jeune homme insiste également pour être pris en photo également …voilà une séance photo qui a démarré avec limite de la mauvaise volonté …qui se termine avec enthousiasme …Bien sûr je leur enverrais les photos !!!

Comme je reste un peu sur ma faim concernant les ornements féminins, on essaie de trouver une autre famille dans un autre village : Tunuahur … Là j’obtiens un accueil enthousiaste de la part des villageois !!!

Et là la jeune fille porte les ornements traditionnels …superbe !!!

On termine par les photos du couple et de toute la famille …là aussi je me dépêche de leur envoyer les photos !!

Indonésie 2020 : Retrouvailles à Tarung Sumba

C’est un de mes derniers jours à Sumba avant de retourner à Timor …pour changer un peu, nous retournons dans la région de Waikabukak..c’est à dire plein sud pour visiter quelques villages traditionnels

Nous nous rendons dans le village de Praijing situé sur une colline avec un joli point de vue sur la vallée…Hugo m’avait parlé d’un trekking et j’étais déjà toute contente de faire de l’exercice …mais en fait il s’agissait seulement d’une grimpette de 500 mètres. Il n’empêche que le village est très beau : il est construit de manière classique autour de tombes mégalithiques.

Après la grimpette, on a un point de vue fantastique sur l’ensemble du village …

Les buffles qui ont été sacrifiés lors de funérailles ont des cornes vraiment impressionnantes …c’est d’ailleurs la taille des cornes qui détermine la valeur du buffle. Pour les funérailles les buffles sont offert en sacrifice par la famille et les amis. Il sera de bon ton de renvoyer l’ascenseur en offrant un buffle de valeur équivalente lorsque les circonstances s’y prêteront

Ensuite je décide de retourner à Tarung …Tarung est un village que j’ai visité il y a plus de 10 ans et j’avais passé une soirée fantastique avec une femme et son père qui est Rato c’est à dire chaman à Sumba. On avait sacrifié un coq et examiné ses entrailles pour savoir quel serait mon avenir…à l’époque j’avais beaucoup de problèmes à mon travail et même si j’étais à moitié convaincue …cette cérémonie m’avait fait du bien car elle m’avait rassurée.

Depuis plus de nouvelles et pour être honnête je n’avais pas vraiment mémorisé le nom du village …Mais l’année dernière en me promenant à Tarung j’ai un flash …je suis sure d’être déjà venue à cet endroit …pour confirmer mon impression je tombe sur une femme et là pas de doutes …c’est mon amie d’il y a 10 ans …on tombe dans les bras l’une de l’autre mais ni l’une ni l’autre avons le temps de passer plus de temps ensemble. Je lui promets de revenir l’année suivante et c’est ce que je fait !!!

Je retrouve la maison mais mon amie n’est pas là …elle travaille aux champs …Son mari part en mobylette la chercher …Pendant ce temps je retrouve le papa qui me reconnait également !!!

Lorsque mon amie arrive, on décide de faire des photos ensemble vêtues du costume traditionnel : je porte un costume en songket c’est à dire que le dessin est réalisé au moment du tissage avec des fils de différentes couleurs …je porte la coiffe traditionnelle de Sumba. Mon amie porte un costume en ikat où les motifs sont réalisés en teignant les fils de différentes couleurs grâce à un système de noeuds avant le tissage …

Quelles retrouvailles !!!

Il faut repartir mais il est bien prévu l’année prochaine !!!

Pour terminer la journée …on se rend au village de Waigali qui est habité par la tribu des Wanukaka. Ce village possède des statues assez élaborées pour célébrer le culte Marapu.

Le Marapu est une « foi vivante » qui est toujours célébrée par les Sumbanais. Ceux ci qui adhèrent à la croyance Marapu ou aux « enseignements des ancêtres », font toujours des cérémonies rituelles et des célébrations pour accompagner les différentes étapes de leur vie. Cette croyance est symbolisée par des rituels, des cérémonies de célébration et des sacrifices en l’honneur du créateur de la vie : Dieu ainsi que leurs ancêtres…

Marapu en langue Sumba signifie « L’Altesse Royale » pour désigner principalement les esprits de leurs ancêtres. Le marapu pour les habitants de Sumba dans le monde réel est représenté et symbolisé par des symboles sacrés tels que des bijoux en or ou en argent (mais aussi une statue ou une urne) nommés Tanggu Marapu . Ces symboles sacrés sont stockés dans le Pangiangu Marapu , au sommet de l’uma bokulu (maison sumbanaise en bambou). Bien que les Sumbanais aient beaucoup de Marapu dont les noms sont souvent appelés, loués et même sollicités, mais ils ne nient pas l’existence du Dieu. Le but principal de la cérémonie d’adoration n’est pas seulement de louer les esprits de leurs ancêtres, mais aussi de louer Mawulu Tau-Majii Tau (Dieu) en tant que créateur de vie et humain. La reconnaissance de l’existence de Dieu est généralement exprimée dans certains proverbes. Et cela ne peut se faire que dans des occasions spéciales. Dans la croyance Marapu, Dieu ne participe à aucune affaire du monde et est considéré comme un sujet abstrait. Par conséquent, les adhérents de Marapu sont pas autorisés à mentionner le nom de Dieu. Le Marapu lui-même est considéré comme un intermédiaire entre l’homme et Dieu. Le statut et le rôle de Marapu sont glorifiés en tant que lindi papakalangu – ketu papajolangu, ce qui signifie un lien entre l’homme et Dieu. Presque tous les aspects de la vie des Sumbanais sont influencés par la religion. Marapu est au cœur de leur culture en tant que source de leurs valeurs, de leur philosophie de vie, tout en ayant une influence majeure sur leur vie. Le marapu est aussi quelque chose dont les gens (les natifs sumbanais) ne pourraient pas vivre sans. Ils croient que l’homme fait partie de l’univers et en est inséparable.

On se balade dans le village et quelque chose m’interpelle : je vois une femme avec les jambes complètement tatouées…

Faire des tatouages sur la communauté de Sumba est une coutume qui doit être faite à la fois les hommes et les femmes qui grandissent plus ou moins âgés de 17 ou 18 ans. Avant l’accouplement, ils doivent effectuer des cérémonies traditionnelles ou rituels de tatouage (kamattuka) sur les bras et les jambes.

Ce tatouage (kamattuka) a été fait avec le motif de celui présent sur le côté opposé de la tombe, pour les âmes d’une famille décédée. Selon la croyance des gens de Sumba, le tatouage sur le corps est un signe de reconnaissance pour les esprits ancestraux afin de servir toutes les exigences des membres vivants de la famille. Les jeunes hommes ou les jeunes femmes qui se marient sans avoir d’abord pratiqué ou fait des tatouages seront méprisés. La cérémonie de tatouage traditionnelle est effectuée chaque année pendant la pleine lune entre 3 et 7 jours.

Indonésie 2020 : incroyables villages de Sumba

Aujourd’hui, nous retournons au super lagon de Waikuri dont la couleur de l’eau est d’un bleu étonnant …sur ce lieu magnifique le gouvernement indonésien a construit des passerelles en béton qui gâchent un peu la perspective mais qui permettent de faire facilement le tour du lagon …

L’eau est d’une clarté incroyable !!!

A proximité du Lagon il y a un petit marché de textiles mais compte tenu des problèmes liés au corona même si l’Indonésie n’est pas encore en lockdown …il n’y a pas de clients et très peu de vendeurs …

Heureusement je retrouve les vendeurs de l’année dernière y compris celui avec lequel j’avais sympathisé. Comme il n’y a absolument personne …mon ami Ugo s’habille en guerrier de Pasola afin que je puisse compléter mes photos …et il a fière allure !!!

Bon d’accord sans les tongs cela aurait été mieux …

Comme on a le temps on décide d’aller saluer la maman du vendeur avec qui j’avais sympathisé. La maison est dans un village très pauvre non loin de là…

Notre arrivée fait sensation comme l’année dernière …avec beaucoup d’enfants…certains très sale et en mauvais état sanitaire …

Quand à la maman …elle sort juste de l’hôpital… pour une mauvaise toux …mais attention ce n’est pas le Corona (on finit par être complètement parano) mais un bon coup de froid et lorsqu’on voit le nez qui coule de certains gosses.

On repart pour visiter d’autres villages car nous sommes dans la région de Kodi…la Mecque de la culture de l’ouest Sumba.

On passe devant un très beau village qui s’appelle Aka Buku Bani où le chaman local qu’on appelle le Rota …détermine la date du Pasola.

Ensuite nous passons devant le village de Tosi où je prends les photos de loin pour éviter de payer le droit d’entrée habituel ..

Pour changer un peu on va piqueniquer près du petit port de Pero…où il existe un genre de geyser sur le littoral.. En fait la cote est très découpée avec des rochers qui sont d’anciens récifs coralliens donc bourrés de trous ce qui permet d’observer ce phénomène !!

On se dirige ensuite vers le village à Ratenggaro que j’ai visité l’année dernière…L’une des caractéristiques des villages de Sumba est qu’il existe des tombes mégalithiques. La plupart des tombes ressemblent à de grandes tables en pierre. C’est là que les redevances et le guerrier sont enterrés. Il y a des centaines de telles tombes dans ce village. Pour être précis, il y a 304 tombes dans ce village. De plus, les tombes ne sont pas seulement des dalles de pierre assemblées, il y a aussi des sculptures.

Les cérémonies funéraires et les enterrements peuvent être retardés pendant des décennies pendant lesquelles les corps des défunts sont conservés dans les maisons des vivants. Une fois que des fonds suffisants ont été acquis, il n’est pas rare que plusieurs générations de Sumbans soient enterrées ou réenterrées ensemble dans des compartiments segmentés de la tombe souterraine d’une manière qui ne viole pas les tabous de l’inceste. Alors que certains utilisent maintenant des treuils et des camions à bestiaux pour soulever et transporter ces pierres, tandis que d’autres les construisent à partir de ciment, la pratique de transporter à la main des dalles de roche pesant jusqu’à 70 tonnes au sommet de rouleaux à bois à travers la campagne persiste dans certaines parties orientales du île. L’événement proprement dit est précédé de mois de négociations entre les clans alliés et les villages, qui ont abouti à la participation de centaines d’hommes à la cérémonie de tarik batu . Le non-respect des rites nécessaires, y compris l’abattage d’un grand nombre de buffles , de vaches, de porcs et parfois de chevaux, et les rituels de protection nocturne dans les carrières où les pierres sont coupées, risque une réaction violente de la part de forces ancestrales malveillantes dont l’approbation est demandée par le deviner des entrailles d’animaux.

Les Sumbanais croient que sept paires d’hommes et de femmes sont descendues du ciel sur une échelle faite de cornes de buffle jusqu’à un point situé dans la partie centrale nord de l’île, et que convenablement enterrés, ils graviront finalement cette même échelle pour retrouver leurs familles. .

On est obligés de renoncer à la visite du village pour se réfugier dans une cabane où sont déjà installés des villageois.. Un d’entre eux vient avec un instrument de musique dont chacun commence à jouer .. Je ne résiste pas et achète ce joli instrument joliment sculpté …

Alors que l’influence des églises évangéliques augmente à Sumba et se reflète dans les cérémonies de conversion de masse, de nombreux insulaires conservent leurs croyances pratiquées en secret. Ces conversions peuvent être traumatisantes pour les Sumbans âgés qui croient qu’en se convertissant, ils rompent la relation avec leurs ancêtres. D’autres, en particulier les jeunes, se convertissent pour des raisons plus pragmatiques. L’Indonésie reconnaît officiellement cinq religions d’État et les postes recherchés dans la fonction publique, la police et l’armée sont fermés aux pratiquants de Merapu. Bien que cela ne soit pas courant, il existe des cas où des Sumbanais christianisés pieux ont reconstruit des tombes funéraires ancestrales ou fourni de l’argent et un soutien pour assurer que les générations précédentes sont enterrées de la manière prescrite. De même, les Sumbanais chrétiens sont souvent enterrés dans des tombes en ciment sur le modèle du Merapu, bien que le service soit organisé par des responsables de l’église.

Mais la pluie ne s’arrête pas et notre véhicule est loin d’être amphibie … On doit traverser de véritables rivières avant de rentrer à Tambolaka.

Indonésie 2020 : Pasola in Sumba …Le tournoi !!!

Les chevaux sont chauffés à blanc …les cavaliers aussi …le tournoi peut donc commencer ..

Le pasola est un jeu complexe ..Chaque équipe défini le nombre de joueurs et la stratégie en fonction de la réaction de l’autre équipe …un peu comme au foot mais sans le ballon et avec des chevaux …

Comme je suis la seule occidentale …la police et l’armée me laisse cotoyer les guerriers de très près avec quelques risques alors que les locaux sont confinés derrière les barrières …enfin confinés c’est un grand mot …sans distanciation !!

Une semaine après lockdown de toute l’Indonésie …une chance que j’ai pu assister à cette fameuse cérémonie avant d’être enfermée à l’hotel de Kupang …cependant j’ai beaucoup de chance car l’hotel La Hasienda est absolument génial !!

Quelques photos de plus de ces magnifiques chevaux …

Les supporters ne cachent pas leur joie en cas de victoire …mais tout se passe dans la bonne humeur !!!

D’accord il y a trop de photos mais je me suis tellement régalée ..

Sur ces photos, le cavalier était un peu lourd pour le cheval …donc il y a un « lanceur »c’est à dire un gars qui cours à coté du cheval pour le « lancer » afin qu’il atteigne sa pleine vitesse rapidement !!!

Un supporter très content !!!

Et pour terminer une petite vidéo pour vivre le Pasola comme si vous y étiez !!

Bon par contre pour rentrer …problème …on engage les 2 roues dans une ornière très profonde …résultat 2 pneus crevés et obligés de changer les roues sous une pluie battante …mais quelle journée!!!

Indonésie 2020 : Pasola à Sumba !!! ….Le début !


Le pasola est un rituel originaire de l’ouest de Sumba, dans les petites îles de la Sonde. Longtemps délaissé par les empires balinais et javanais, Sumba a su conserver ses traditions et sa culture atypique. L’île est ainsi réputée pour ses habitations pointues, ses élevages de chevaux, ses somptueux ikats et ses tombeaux mégalithiques. De nombreux visiteurs viennent notamment y apprécier les célébrations annuelles liées au pasola. Si vous aimez découvrir de nouvelles cultures, vous ne serez pas déçu(e) par cet événement !

Le pasola est un rituel qui tire ses origines du passé guerrier de Sumba. Il s’agit d’une compétition de lances entre deux équipes montées à cheval. Le mot « pasola » en langue locale signifie « lance » et vient du sanskrit « sula ». Les équipes sont vêtues de couleurs chatoyantes et montent à cru sur leurs chevaux.
Ce festival a lieu juste après la saison des pluies pour célébrer le début des plantations de riz dans la région. Le but originel restait de verser le sang sur le sol pour apaiser les esprits, honorer les ancêtres et s’assurer des bonnes récoltes pour l’année à venir.
Autrefois, trouver la mort lors du pasola était considéré comme un honneur. Mais de nos jours, les morts accidentelles sont très rares ! D’autant plus que les lances ne sont plus conçues pour blesser l’adversaire. On remplace aussi le sang des hommes et des chevaux par celui de cochons ou de poulets.

Selon la légende, le pasola viendrait de l’histoire d’une femme originaire du Waiwuang qui épousa un chef local. Celui-ci dû s’absenter pendant une longue période et, le croyant mort, elle tomba amoureuse d’un autre villageois. Quand son mari revint, elle décida tout de même de rester avec son amant et de se marier avec lui. Pour redonner de la joie à leur chef, les gens de Waiwuang décidèrent alors d’organiser des jeux équestres mêlant agilité et combat. C’est ainsi que fut inventé le pasola.

Une autre version de cette légende est que le mari et l’amant ont du négocier pour savoir qui allait rester avec la femme et le Pasola correspondait à la fête organisée pour fêter le succès de cette négociation

Enfin une autre version serait que la femme en question , désespérée d’être la source de conflits au sein du village s’est noyée en mer…son corps s’est transformée en une multitude de vers de mers ..; Le pasola est donc une célébration de ce sacrifice …car la date correspond à l’apparition des vers marins Nyale

Cela fait dix ans que je rêve d’assister à cette cérémonie et à chaque fois que je reviens en Indonésie …ce n’est jamais la bonne période …mais cette année je bouscule mon planning pour me rendre à Sumba malgré les menaces de suppression de ce festival du fait de l’épidémie de Coronavirus…

Jusqu’à la fin compte tenu du fait que je suis occidentale et ai du mal à le cacher du fait de la couleur de mes cheveux…je n’étais pas sure d’être autorisée à y assister..

J’étais prête à acheter un voile local utilisé par les femmes musulmanes pour faire plus locale …

Mais j’ai beaucoup de chance ..pas de soucis même si je suis la seule touriste !!!

On commence par aller visiter le village de Wainyapu où se déroule le Pasola …

Ici il n’y a pas de vans pour transporter les chevaux …donc le transport se fait en mobylette pour les cavaliers …pas pour les chevaux !!! Ou carrément à pied!!!

Les maisons des Sumbanais sont de deux types : celles qui sont basses qui sont les maisons dans lesquelles les gens vivent habituellement et les maisons dites principales avec ce toit très haut qui sont les maisons dites principales où la famille entière se réunit notamment pour les cérémonies dédiées au culte Marapu…

La religion Marapu (également connue sous le nom de Marafu à Sumba) est une forme de religion ancestrale qui est pratiquée principalement dans l’île de Sumba en Indonésie . Le marapu est également pratiqué dans de nombreuses régions éloignées de Sumba et de Flores . Les chrétiens et les musulmans de ces îles ont tendance à combiner leurs croyances avec Marapu. Puisque Marapu, comme Kaharingan des Dayaks, n’est pas une religion officielle de l’Indonésie, et que tous les citoyens indonésiens sont tenus de s’identifier comme membre d’une des religions sanctionnées par la loi, les membres ont choisi le christianisme ou l’ islam pour s’identifier mais continuent à pratiquer régulièrement leur religion ancestrale.

Ils croient à la vie temporaire dans le monde et à la vie éternelle dans le Doomsday, le monde des esprits situé dans le ciel de Marapu – Prai Marapu.

Le mot Marapu signifie:

Premièrement, les occupants du ciel éternel, qui mènent une existence similaire aux hommes. Ils vivent en couple et l’un de ces couples est l’ancêtre des Sumbanais.

Deuxièmement, les esprits des ancêtres sumbanais à Prai Marupu.

Troisièmement, les esprits de leurs proches.

Quatrièmement, tous les esprits habitant l’univers.

Marapu a une autorité mystérieuse et magique sur la vie humaine. Selon les croyances de Marapu, tout esprit se compose de deux éléments: Ndewa et Hamanangu . Les enseignements du Marapu concernent l’équilibre de la vie universelle grâce auquel le bonheur peut être acquis. Cet équilibre est symbolisé par la Grande Mère ( Ina Kalada ) et le Grand Père ( Ama Kalada ) qui vivent dans l’univers et prennent les formes de la lune et du soleil . Dans la mythologie, ils sont mari et femme qui ont donné naissance aux ancêtres des Sumbanais.

Pour honorer Marapu, les Sumbanais ont mis des effigies, appelées statues Marapu, sur des autels de pierre où ils ont déposé leurs offrandes sous la forme de Sirih Pinang (un plat contenant des feuilles de bétel , des noix et du citron vert ) et du bétail sacrificiel. Les statues de Marapu sont en bois en forme de visages humains. Ces images sont généralement placées dans la cour de leurs maisons ou à l’intérieur des maisons traditionnelles.

Une autre manifestation de dévotion à Merapu et aux ancêtres se reflète dans la construction continue dans certaines parties de l’est de la Sumba d’impressionnants monuments funéraires en pierre, vestiges de l’une des dernières cultures mégalithiques survivantes de la planète. Dans de nombreux cas, les individus mettront leurs familles dans des dettes s’étendant aux générations futures afin de construire ces pierres tombales de manière traditionnelle.

Le villageest organisé autour des tombes mégalithiques des ancêtres …la raison d’être de ces toits si hauts est d’être plus près du ciel et des esprits des ancêtres pour prier le Marapu.

Pour la cérémonie du Pasola toutes les familles se sont rassemblées dans ces maisons. C’est pourquoi les femmes font cuire d’immenses marmites de viande de porc pour nourrir tout le monde !!!

Avant le démarrage du Pasola, on enlève le harnachement du cheval et on va assister à la cérémonie familiale menée par le Kota (chamane familial) qui sacrifiera un poulet et lira les auspices du tournoi …ensuite on harnachera à nouveau le cheval et on se rendra sur la pelouse du tournoi …

Il va être temps de se rendre sur le lieu du tournoi …on quitte donc le village. Sur le chemin je rencontre un Sumbanais qui porte une coiffe de guerrier et de chef avec un turban rouge …du même type que celle de mon copain de la tribu Abui. C’est un notable mais il pose très gentiment pour mes photos…

A fur à mesure que l’on se rapproche de la pelouse …on croise de plus en plus de chevaux et de cavaliers très excités. Le cheval sur la deuxième photo…a carrément failli me renverser …également j’ai échappé de justesse aux lances qui dépassaient de chaque coté !!

Les chevaux sont sur la pelouse mais le tournoi n’a pas encore commencé …les cavaliers paradent et échauffent les chevaux avant le début de la partie qui oppose 2 villages.

Les cavaliers montent leurs chevaux à cru ..ou avec une couverture qui n’est pas sanglée sur le cheval …glissade garantie !!

De nos jours, la Pasola n’est plus l’occasion de régler les contentieux entre villages, mais un rituel pour marquer le commencement de la plantation du riz, et célébrer la paix entre les communautés. Les pointes métalliques des lances ont disparu et l’ambiance est généralement bon enfant. Quelques litiges de voisinage sont cependant réglés ce jour-là !

Au cours des combats, le but reste de blesser ou faire tomber son adversaire. Le sang répandu sur le sol ayant des vertus fertilisantes, le récolte n’en sera que meilleure l’année suivante ! Ces valeureux guerriers donnent donc de leur sang pour nourrir leur famille et honorer l’esprit de leurs ancêtres.

Maintenant il n’y a plus de sang de versé à part celui des poulets et des porcs sacrifiés pour l’occasion.

Maintenant on ne cherche plus à blesser l’adversaire …les points sont obtenus en touchant l’adversaire ou en heurtant sa lance lors du lancer… Toucher le cheval ne rapporte aucun point !!!

Comme les cavaliers montent à cru ou sur une couverture non fixée …les chutes sont possibles mais pas si nombreuses car les Sumbanais sont de super cavaliers …parfois très jeunes !!

Maintenant le tournoi peut vraiment commencer !!!


Indonésie 2020 : fête à l’école dans la tribu Adang à Alor.

Aujourd’hui c’est un de mes derniers jours à Alor et Marlon m’a organisé un super programme dans son village à Otvai. Je commence par visiter l’école : les classes sont claires et propres et les enfants profitent de pupitres tous neufs

Les enfants ne doivent pas avoir souvent la visite d’occidentaux car ils son particulièrement excités…mais très sages et obéissants.

Marlon pour parfaire ma connaissance des textiles de la tribu Adang …a organisé la photo de costumes traditionnels de statut supérieur …superbe !!! Que ce soit le costume de l’homme ou de la femme …

Je craque particulièrement pour le costume de l’homme dont le jaune éclatant est obtenu à base de turmeric …

Le costume de la femme m ‘est plus connu car il y a un an j’ai participé à de sombres tractations pour obtenir un sarong de ce type …ce qui n’enlève rien à sa beauté…

Ensuite photo du couple …c’est clair que la tribu des Adang possède un des plus beaux costumes traditionnels d’Indonésie …

Mais je suis super gâtée car l’école a prévu d’organiser spécialement pour moi un petit spectacle de danses traditionnelles …En conséquences on habille et on coiffe les « artistes » avant le spectacle ..

Pas de chance …il se met à pleuvoir des seaux d’eau …il ne faut pas oublier qu’ici en mars c’est encore la saison des pluies…donc pas le choix on décide de faire cela dans une salle de classe …on est au sec mais pour les photos…c ‘est loin d’être génial !! Heureusement cela ne dure pas trop longtemps …donc on peut migrer dehors ..

On réinstalle tout à l’extérieur ce qui est nettement plus agréable… D’accord les petites filles ne dansent pas complètement ensemble mais elles sont trop mignonnes et ont un sourire absolument craquant ..

3 vidéos dont la seconde qui est réalisée par les garçons est une danses de guerre …je précise qu’ils dansent avec de vrais couteaux ce qui n’est pas sans risques pour les petites filles qui sont juste à coté…

Je termine la journée en prenant des photos des filles de mon guide que j’ai obligées à s’habiller en costumes traditionnel …les sarongs appartiennent à un niveau social moyen …maintenant je suis incollable sur les textiles de la tribu Adang

Indonésie 2020 : inauguration d’un jardin d’enfants, à Pantar avec la tribu Muriabang

Sur le bateau, Marlon a fait la connaissance d’un mec sympa avec lequel il a un passé commun : genre ils ont quitté leur ile assez tôt et ont pris conscience un peu tardivement qu’ils devaient contribuer au développement de leur tribu …donc retour à des conditions de vie nettement plus frustes…

Ce monsieur faisait des affaires à Jakarta. Il appartient à la tribu des Muriabang et a décidé de monter un jardin d’enfants à Muliang à l’ouest de l’ile de Pantar.

Nous sommes invités pour l’inauguration et je suis reçue comme une reine …car pour l’occasion beaucoup de participants portent leur costume traditionnel …en partie pour me faire plaisir

Premier rendez vous avec le chef du village …tout ce qu’il y a de plus officiel !!!

J’ai droit à une haie d’honneur avec les femmes avec des costumes superbes et les enfants en costumes également …trop mignon!!!

Je me fais une nouvelle copine qui est absolument ravissante et maintenant je suis assez professionnelle pour reconnaitre d’après son sarong qu’elle appartient à un niveau social supérieur …

Nous réunissons dans une maison je suis la seule à être assise à table…on nous offre des noix de coco et un gateau délicieux réalisé avec des céréales dont j’ai carrément oublié le nom …mais c’était très bon !!

On m’offre également un très beau plateau réalisé avec des feuilles de latanier …

Les gosses ont vraiment trop mignons !!!

Ensuite séance photo surtout avec ma nouvelle copine qui est très photogénique …