Indonésie 2025 : 1ère étape du voyage de Kupang à Kisar …
Ca y est je suis dans les starting blocks pour rejoindre Kisar …le seul problème est que le seul moyen pour rejoindre cette ile qui est une crotte de mouche perdue dans l’océan …et cela pose pas mal de problèmes : on sait lorsque l’on part mais il existe pas mal d’incertitudes sur la date d’arrivée et encore plus sur la date à laquelle on pourra retrouver un bateau pour continuer notre route …
En tenant compte de ces incertitudes, j’ai pris un visa indonésien de 2 mois en espérant que cele sera suffisant !!!
Nous commençons notre périple à Kupang sur l’ile deTimor …1ère escale à Alor c’est à dire à Kalabahi …cela semple proche sur la carte mais vu que notre bateau était très ancien avec des moteurs en mauvais état (tellement mauvais état qu’un des moteurs ne fonctionnait pas …).
Les voyages en bateau en Indonésie sont l’école de la patience : le 17 mai on est censés partir à 19 heures mais l’équipage nous contacte pour nous demander d’être là avant 17h …on arrive à 16h mais on ne part qu’après 20h …les Indonésiens sont tellement mal organisés que les documents du bateau ne sont pas prêts et cela se reproduira tout le long du voyage…
Notre cabine est riquiqui …elle est prévue pour 4 mais nous avons négocié de l’occuper qu’à deux …la salle de bain est vraiment pourrie mais je m’apercevrai par la suite que c’est la meilleure que nous aurons jusqu’à Ambon.











Mauvaise surprise le matin nous devions arriver à Alor à 8h …mais compte tenu de l’état de notre moteur …notre arrivée est prévue à 13h puis 15 heures et en fait on arrivera à 17h …comme il est prévu d’y rester un certain temps pour essayer de réparer le 2ème moteur ce qui nous laisse 3 heures de battement avant le départ !!!
On se précipite à terre pour commander du poisson grillé …je suis déjà lassée des nouilles lyophilisées.
Selon l’histoire circulant dans la communauté d’Alor, le plus vieux royaume de la Régence d’Alor était le royaume des Abui à l’intérieur des montagnes d’Alor et le royaume des Munaseli à la pointe est de l’île de Pantar. Autrefois, ces deux royaumes étaient impliqués dans une guerre magique. Ils utilisaient des pouvoirs surnaturels pour se détruire mutuellement. Munaseli a envoyé des abeilles à Abui, tandis qu’Abui a envoyé des ouragans et du feu à Munaseli. Cette guerre a finalement été gagnée par Munaseli. On dit que le crâne du roi Abui qui a mené la guerre est encore stocké dans une grotte à Mataru.
Le royaume suivant qui a été établi était le royaume de Pandai situé près du royaume de Munaseli et le royaume de Bunga Bali centré à Alor Besar. Munaseli et Pandai, qui étaient voisins, ont finalement également été impliqués dans une guerre qui a amené Munaseli à demander de l’aide au roi du royaume de Majapahit, considérant qu’il avait précédemment perdu la guerre contre Abui.
Vers le début des années 1300, un détachement de troupes d’aide du royaume de Majapahit est arrivé à Munaseli mais tout ce qu’ils ont trouvé étaient des ruines du royaume de Munaseli, tandis que les habitants avaient fui vers divers endroits à Alor et ses environs. Beaucoup de ces soldats majapahit ont finalement décidé de s’installer à Munaseli, donc il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, beaucoup de gens de Munaseli aient l’air javanais.
L’événement d’envoi de troupes Majapahit à Munaseli est le contexte de la mention de Galiau (Pantar) dans le livre Negarakartagama de Mpu Prapanca qu’il a écrit pendant l’apogée de Majapahit (1367). Le même livre mentionne également Galiau Watang Lema ou les zones côtières des îles. Galiau qui se compose de 5 royaumes, à savoir Kui et Bunga Bali en Alor et Blagar, Pandai et Baranua en Pantar. L’alliance de 5 royaumes sur la côte est considérée comme ayant des relations étroites entre eux, même leurs rois prétendent avoir les mêmes ancêtres.







Très mauvaise nuit dans le bateau car outre Ridwan qui ronfle, il faisait une chaleur caniculaIre dans la cabine : le bateau est resté en plein soleil toute la journée et nous n’avions qu’un petit ventilateur pour nous rafraichir !!!
Le lendemain on arrive à Lirang une petite ile au large de Wetar où on reste plus de 3 heures le temps nécessaire pour décharger le riz destiné à cette ile qui n’en cultive pas…
Un deuxième arrêt est prévu à Wetar à Arwala et là impossible de repartir car on est cantonné au port pendant 3 jours car il y a une alerte de grosses vagues et compte tenu de l’état du bateau …il vaut mieux rester au port…
Du coup comme on peut un peu se promener à terre on essaie de louer une mobylette mais pas question : les villages autour sont réputés dangereux et les villageois ont trop peur que l’on se fasse attaquer et que l’on nous vole la mobylette …
On passe notre temps à faire des aller et retour à pied afin de visiter tous les restaurants (il y en a 2…)du village







Enfin une bonne nouvelle : on appareille le 21 mai et on devrait arriver à Kisar …qui est pour moi le graal du tissage le 23 mai …
Mais pour l’instant on ne bouge pas d’un poil…
Il existe plusieurs langues malayo-polynésiennes endémiques au Wetar et aux îles voisines de Liran et d’Atauro . Appelées wetarese , elles sont l’aputai , l’ili’uun , le perai et le tugun . Il existe également le talur , un dialecte du galoli du Timor oriental. Ces langues sont parlées par de petits groupes d’environ 1 000 personnes chacun. L’ indonésien, langue nationale, et le malais ambonais régional sont couramment utilisés.
La principale activité économique du Wetar est l’agriculture de subsistance , principalement basée sur le sagou . Les carapaces de tortue sont également récoltées et exportées vers des pays où leur commerce n’est pas interdit.










Toujours à Wetar avant le grand départ on trouve dans un des restaurants, un exemple de tissage dit « traditionnel » mais qui ne l’est pas vraiment …le coton est du marché et les couleurs sont synthétiques.









Dans le fond du paysage, sur la 5 ème photo…On voit des éboulis Il s’agit d’une énorme mine de nickel qui emploie beaucoup d’ouvriers des iles environnantes …
On arrive enfin à Kisar à 6 heures du matin dans un homestay qui n’a rien de terrible …Les nouvelles sont mauvaises le prochain bateau arrive cette nuit et sinon il faut attendre plus de 5 jours ce qui risque d’être très long dans cette ile microscopique !!!
On loue une mobylette et on fonce au petit aéroport local qui assure une liaison une fois par semaine avec Saumlaki …mais là c’est encore pire …tout est complet jusqu’au 4 juillet …
Nous avons donc 12 heures pour visiter l’ile et il va falloir faire avec !!! Mais vu la taille de l’ile …c’est très vite fait !!!
On parle à Kisar deux langues qui appartiennent à deux familles différentes : le kisar, qui est une langue austronésienne, et l’oirata, qui est une langue papoue.









On commence la visite par le village de Yahura qui nous montre des tissages en coton classique du marché tels que l’on peut s’en procurer à Kupang …donc rien d’exceptionnel !!!
Dans le village suivant de Lebelau , on fait une belle découverte : un sarong kapas …photo è (coton filé à la main, couleurs naturel, tissage main ) La tisserande en veut 10 millions que je n’ai pas …on se contentera des photos !!!

















Avant dernière photo ci dessus : maison traditionnelle de Kisar
Les motifs du sarong kapas, ci dessous représente des danseuses sur un bateau.












Enfin dans le dernier village à Oirata on tombe sur 3 merveilles qui sont kapas et qui sont vraiment des pièces de musée. La femme ne veut pas les vendre car elle les réserve pour ses enfants et je la comprend …
Les motifs du premier sarong représente des fleurs…





















Le 3ème représente des danseuses avec des fleurs …il s’agit du motif le plus traditionnel de Kisar
Au début du XIXe siècle, la petite île de Kisar était devenue l’île la plus riche de l’archipel du sud-ouest, grâce à sa population industrieuse, son agriculture fertile et sa tradition de commerce interinsulaire. Les meilleurs textiles des îles du Sud-Ouest ont été produits sur Kisar, Leti et Luang ,mais ceux de Kisar étaient les plus fins et n’étaient apparemment concurrencés que par ceux de la petite ville de Luang dans l’archipel de Sermata, à 165 km à l’est de Kisar. La communauté minoritaire de Kisar, parlant oirata, qui vit dans les deux villages d’Oirata Barat et d’Oirata Timur, a produit les meilleurs textiles de tous.
Les textiles Kisar étaient très appréciés et ont été exportés vers de nombreuses îles voisines. Selon Kolff, en 1825, ils étaient exportés vers Leti, Moa, Wetar, Romang et Damar et même plus loin à Tanimbar (Kolff 1840, 257). Presque un siècle plus tard, Jasper et Pirngadie ont identifié les principaux territoires d’exportation comme étant Alor, Wetar, Timor, Moa, Babar, Tanimbar et Aru (Jasper & Pirngadie 1912, 276). Riedel, d’autre part, a constaté que les insulaires commerçaient avec les marchands de Bugis et de Makassar, troquant leurs sarongs, pagaies, ceintures de taille, moutons et chèvres en échange de sarongs de Makassar, lin coloré, et même des patolas (Riedel 1886, 426).
Les tissages de Kisar sont principalement un produit du monde austronésien – les influences étrangères ont été légères. Les premiers dessins ikat ont peut-être été apportés à Kisar, au Timor oriental et peut-être dans d’autres parties des îles de la Sonde par une vague tardive d’immigrants austronésiens du sud de Sulawesi. Ils ne semblent être arrivés qu’il y a environ mille ans, avant cela les habitants de cette région parlaient seulement des dialectes du papuan (Hull 1998,149-53). Ils ont introduit un nouveau style de tubeskirt à deux panneaux, avec un centre étroit rayé en chaîne entouré d’une paire de larges bandes ikat en chaîne composées de motifs carrés, terminés à chaque extrémité par de larges bandes noires unies.
Les premiers dessins ikat ont peut-être été apportés à Kisar, au Timor oriental et peut-être dans d’autres parties des îles de la Sonde par une vague tardive d’immigrants austronésiens du sud de Sulawesi. Ils ne semblent être arrivés qu’il y a environ un millier d’années, avant cela les habitants de cette région parlaient seulement des dialectes du papuan (Hull 1998,149-53). Ils ont introduit un nouveau style de tubeskirt à deux panneaux, avec un centre étroit rayé en chaîne entouré d’une paire de larges bandes ikat en chaîne composées de motifs carrés, terminées à chaque extrémité par de larges bandes noires unies.
Au cours des siècles suivants, il y a eu des échanges réguliers entre Kisar, le Timor oriental, Luang et les autres îles voisines, ce qui a encore influencé les conceptions textiles locales. L’arrivée de quelque 500 immigrants parlant fataluku du Timor oriental en 1721 a probablement injecté de nouveaux motifs dans un répertoire local déjà bien établi. De nombreux motifs trouvés sur les textiles Kisar fabriqués au cours des derniers siècles et demi présentent des similitudes étroites avec ceux trouvés dans la partie extrême-orientale du Timor-Leste. Certains motifs classés comme rou sont des dessins restreints qui, dans le passé, étaient confinés à des familles aristocratiques spécifiques et même aujourd’hui ne peuvent être fabriqués et portés que par un clan ou un domaine spécifique .
Les contributions non asiatiques aux textiles Kisar semblent être minimes, limitées à quelques motifs – l’un provenant de l’Inde et l’autre de l’Espagne des Habsbourg.
Notre courte visite est malheureusement terminée …




Notre nouveau bateau qui est encore un Sabuk est plus petit que le premier et arrive seulement à 3 heures du matin …encore une journée sans dormir !!!
Heureusement on est pistonnés par le chef de la police du port qui nous accompagne jusqu’au bateau pour réquisitionner une cabine …celle du mécano …gros problème il dort au dessus des moteurs qui sont très bruyants …comme cela impossible de dormir et on peut contrôler le ronronnement ou plutôt le rugissement des moteurs !!!
Inde 2025 : le dernier village Baiga et la fin du voyage !!!
Nous avons passé la nuit dans un endroit magnifique : un plateau entouré par la jungle !!!
Je suis réveillée par le chant des oiseaux…c’est nettement mieux que le braillement des indiens dans leur téléphone !!!
Bon le problème c’est qu’ils ont allumé des feux partout qui bien sur sont sans surveillance …nous sommes en Inde où le laisser aller est une institution !!!
C’est mon dernier jour en Chhattisgarh et nous avons un village Baiga juste à proximité de l’hotel …je ne rate pas l’occasion de rencontrer ànouveau ces belles personnes !!
Le village s’appelle Sarodha Dadar …





C’est un petit village avec des gens très souriants …je me répète mais en Inde et plus particulièrement en Odisha et au Chhattisgarh, les gens très tribus sont très pauvres mais adorables …je n’en dirai pas autant des Indiens …
Ici aussi les constructions des habitations sont des plus sommaires… Pas de fenêtres …Toits en feuilles de plastique recouverts parfois uniquement avec de l’herbe !!!






Quelques femmes, les plus âgées portent des tatouages sur tout le corps !!










La situation économique et sociale actuelle des Baiga n’est pas brillante et il y a peu de chances qu’elle s’améliore à court terme !!!
La communauté tribale des Baiga dans l’Inde centrale a été la communauté la plus vulnérable dans cette région. Les droits sociaux, économiques, politiques et culturels des tribus Baiga ont été violés. Même après 69 ans d’indépendance, les conditions des communautés tribales Baiga n’ont pas été améliorées.
Les droits fondamentaux des tribus Baiga ont été oubliés et la discrimination, la répression et la brutalité ont été perpétrées contre elles, en particulier contre les femmes de ces tribus. Les communautés tribales Baiga ont été confrontées à la discrimination sociale et à l’isolement dans le centre de l’Inde.










Les facteurs historiques ont déterminé la vie politique, idéologique, sociale, culturelle et économique des communautés tribales. La Constitution de l’Inde, la Commission nationale des droits de l’homme, le Ministère des affaires tribales, la Commission nationale pour les tribus répertoriées ont fortement plaidé en faveur de la justice sociale et des droits humains des tribus Baiga.
Malgré ces plaidoyers, l’expérience démocratique n’a pas réussi dans cette entreprise. Dans ce contexte, il est donc nécessaire que des mouvements tribaux Baiga émergent en Inde centrale pour protéger leurs droits humains.








Les réalisations industrielles et technologiques de la civilisation ont conduit à l’extinction et à l’absorption d’un grand nombre des peuples et cultures tribaux du monde.
En dépit du fait que les tribus affirment actuellement leurs droits et redécouvrent leur patrimoine culturel, des tentatives sont en cours dans certains milieux pour expliquer la destruction des cultures tribales. Après avoir détruit l’autonomie politique des Adivasis, l’État a pris le contrôle de leurs terres .
La mondialisation a eu un impact négatif sur les moyens de subsistance des communautés tribales Baiga. Enfin, il a conduit au déplacement des tribus Baiga en Inde centrale. Les activités économiques et commerciales, les forces et cultures étrangères ont influencé la culture autochtone des tribus Baiga.
Les tribus Baiga se sont vu refuser leurs droits fondamentaux en matière d’accès à la forêt et aux terres. Ainsi, cela mène à la mort culturelle ou à l’ethnocide des tribus Baiga en Inde centrale. Finalement, tout ce processus a miné leur culture. Ces facteurs les ont amenés à mener une vie très difficile dans le monde global contemporain







Le scénario actuel ne les accueille pas dans une économie non sectorielle ni n’inculque aux tribus Baiga aucune compétence technique pour faire face à la situation du monde contemporain .
Il y a une forte présence d’usines sidérurgiques massives, c.-à-d. NALCO, BALCO dans le centre de l’Inde. Un certain nombre d’industries polluantes, de projets hydro-électriques et d’industries forestières exploitent les ressources naturelles des tribus Baiga en Inde centrale. L’emploi tribal est très négligeable malgré la forte présence d’industries dans les zones habitées Baiga du centre de l’Inde. Des opportunités d’emploi doivent être créées pour les tribus Baiga afin de les autonomiser et de développer leurs conditions socio-économiques et politiques …




Mais pour l’instant ceci ne semble pas d’actualité ..par exemple dans le resort où j’ai couché la veille …visiblement aucun Baiga n’était employé et pourtant le village est juste à coté du parc …Liberté …égalité…fraternité n’est pas pour demain en Inde !!!
Inde 2025 : Le marché de Taregaon et les femmes Baiga tatouées…
Les femmes tatouées Baiga sont pour moi un des points forts du voyage …car j’ai déjà eu l’occasion de les admirer il y a 5 ans et la signification de ces tatouages me fascine…
Je suis prévenue il va falloir prendre les photos discrètement sans se faire repérer …c’est à dire sans demander la permission et moi j’ai horreur de ça !!!
Pour moi la photo est un moment d’émotion partagé PAS une image que l’on vole …
Donc je commence par vraiment faire la grimace !!!







Comme le montre la photo ci dessus, les tatouages Baiga sont très beaux et très sophistiqués.
Les Baigas sont une tribu qui vit dans la forêt et les motifs des tatouages de Baiga sont principalement inspirés par la nature. Ils considèrent que l’œil de la vache est beau et énigmatique, d’où le tatouage « oeil de vache » représenté stratégiquement sur les seins et le dos.
Des motifs de lignes triangulaires représentent des montagnes et un motif du soleil est tatoué au milieu de la poitrine. Les points, croix et cercles sont les autres formes majeures qui sont tatouées de manière symétrique entre des lignes plus grandes et plus épaisses. Le tatouage sur le front consiste en une forme de lune symbolique au milieu et des lignes géométriques qui se prolongent au-dessus des sourcils — l’emplacement de ce tatouage, qui est la marque d’un Baiga. Le tatouage sur le front est fait lorsqu’une fille approche de la puberté, entre 8 et 10 ans, marquant son entrée à l’âge adulte. Le dos, les bras et les jambes sont complètement terminés au moment où elle est de l’âge nubile. Cependant, les cuisses sont faites après le mariage, seulement si demandé par le mari. Le cou et les seins sont généralement tatoués après la grossesse, pour signifier qu’elle a maintenant accompli sa condition de femme.














Les Baigas ne se tatouent pas, mais utilisent les services des Ojhas. Ces femmes, appelées Badnins, qui sont essentiellement des tatoueuses, ont appris l’art de leurs mères et grand-mères. De cette façon, le tatouage a été transmis à travers les générations et les dessins sont faits entièrement à partir de la mémoire ou de l’histoire orale. Ils recueillent la suie d’une lampe à huile de sésame et la diluent avec de l’eau. À l’aide d’une fine pièce de bois, on dessine d’abord le dessin sur le corps et la suie liquide est ensuite piquée dans la peau à l’aide d’aiguilles, une piqûre à la fois. Pour les lignes fines, une seule aiguille est utilisée; pour un tatouage plus épais, 3 à 4 aiguilles sont attachées et piquées ensemble.














Au cours des dernières années, en raison de la migration humaine, du déboisement et de l’application de la loi sur la protection des forêts, les Baiga ont lentement quitté les terres forestières pour vivre près des petites villes.
Ce déplacement de leur environnement ancestral a eu un effet négatif sur leur culture et leurs traditions. Les femmes Baiga qui vivent plus près des villes ne portent pas les tatouages traditionnels élaborés. La plupart d’entre eux avaient un tatouage sur le front; mais au lieu des lignes et des motifs sur leurs bras et jambes, ils avaient de plus petits motifs qui semblaient être influencés par la tribu Gond.
Le seul endroit où il existe encore des femmes Baiga avec leurs corps tatoués était dans les villages intérieurs du district de Dhindhori. C’est seulement la génération plus âgée qui porte encore ces marques. Les jeunes ne se font plus tatouer pour être comme les autres enfants.
A l’école les enseignants et les enfants qui viennent d’autres tribus et villages se moquent des enfants tatoués. Dans la plupart des tribus tatouées, avec la mort de leurs membres plus âgés, les compétences et la mémoire orale associée au tatouage seront également perdues à jamais.









Le conflit entre les valeurs urbaines et tribales n’est pas la seule raison pour laquelle cette forme d’art disparaît. Au cours du siècle dernier, il y a eu un changement démographique majeur dans le centre de l’Inde en raison de l’influence des missionnaires chrétiens. De nombreux membres de la communauté Baiga se sont convertis au christianisme. La plupart des membres de la communauté Ojha, qui selon les traditions de caste étaient des tatoueurs, ne font plus de tatouages.
La déconnexion des Baigas de leurs racines païennes a été un facteur majeur dans le déclin constant de leur culture autochtone et de leurs anciens systèmes de croyances.
Les photos qui suivent sont celles d’une très belle jeune fille Baiga dont mon guide et mon chauffeur sont tombés instantanément amoureux …










Moi je trouve que la jeune fille à la peau brune a beaucoup de charme également …
Le déclin de la culture du tatouage parmi les groupes tribaux ne reflète pas la culture générale du tatouage en Inde. Avec l’urbanisation croissante, le tatouage a gagné en popularité parmi la population jeune comme une forme d’expression de soi. Dans l’espace urbain, les tatouages sont associés au fait d’être « rebelle » et d’être « cool ».
Cela a créé un binaire où le tatouage traditionnel est considéré comme quelque chose d’inculte et de primitif — des termes qui sont désobligeants envers la forme d’art et ses porteurs. C’est ironique. parce que contrairement au tatouage moderne qui est largement individualiste, les tatouages tribaux sont enracinés dans la mémoire collective, les mythes d’origine, les croyances religieuses locales, le folklore, le culte des ancêtres, la représentation de l’environnement naturel, etc., qui ont beaucoup plus de valeur pour les personnes qui les portent et qui possèdent un langage et un sens communs.













Chez les femmes Baiga, les tatouages ne sont pas simplement faits pour décorer son corps.
En fait, chaque tatouage a une signification et une signification bien définies dans la vie d’une femme Baiga. La signification des différents tatouages Baiga comprennent la classe sociale, le statut et le rang, local et ethnique, l’identité, les croyances religieuses et spirituelles, la reconnaissance du travail courageux, les leurres sexuels : affection, punition, amulettes, talismans, protection etc.
Prosenjit Das Gupta, dans son livre – After Elwin, tout en explorant les régions centrale et l’expérience de la culture Baiga, a documenté les noms et les symboles des différentes tatouages populaires parmi les femmes Baiga.
Généralement, une femme Baiga se fait décorer son corps avec différents types de tatouages
sur différents endroits de son corps dans différentes phases de la vie. Chaque conception de tatouage a une signification.
Seeta Rasoi, un dessin de tatouage se compose d’un coeur, une assiette et une cuillère tatouée sur le front d’une fille Baiga lorsqu’elle devient adulte (Das Gupta, 2007).
Le concept de tatouage Seeta Rasoi a un lien avec Sita, l’épouse de Rama de Ramayana, qui cuisinait des plats délicieux illimités dans sa cuisine pour les Pandavas. Ils croient que la nature aide une femme avec un tel tatouage à cuisiner de la nourriture délicieuse pour un grand nombre de personnes .














Le tatouage a plusieurs significations sociales, culturelles et spirituelles parmi les femmes Baiga.
Elles font également des tatouages de divers symboles liés à leur totem, dieu et déesse.
Les Baiga croient que les symboles des divinités et des ancêtres les protègent de différentes
calamités, les mauvais esprits, la magie noire, les ennemis, les animaux sauvages, etc. Et même ils croient que la vie d’une femme Baiga est incomplète sans tatouage sur son corps.













Un tatouage pour l’éternité
Selon les Baiga, même si chaque être humain quitte son corps sur terre après la mort, mais les tatouages restent avec la femme Baiga tout au long de la vie et après la vie.
Les tatouages ne peut ni être volés, ni enlevés . Elles croient aussi que si une femme Baiga fait
tatouer son corps dans sa vie, elle serait tatouée après sa mort.
Dans la culture Baiga, le tatouage est traité comme l’ornement des femmes. Elles croient que tout ornement fait de métal, de plastique, de bois et d’herbe ne sont pas permanents et peuvent être cassés
ou volés à tout moment. Même si toutes les femmes Baiga ne peuvent pas acheter des bijoux coûteux en raison de leur mauvaise situation économique, le tatouage est permanent et ne quitte jamais le corps, même après la mort.
Une femme Baiga traite le tatouage comme une richesse et aime décorer son corps avec différents dessins de tatouages dans différentes phases de la vie.













bbbb













Parmi les Baiga, la femme décore son corps avec un tatouage pour provoquer le désir sexuel. Dans les yeux des mâles Baiga le tatouage améliore grandement la beauté d’une fille. Les femmes elles-mêmes prennent une grande fierté pour leurs marques …
Ils sont une forme d’expression sexuelle et un puissant stimulant. Ceci est en partie du par le fait que les bras et les seins d’une fille ne sont pas tatoués jusqu’à ce qu’elle soit adolescente, ni ses jambes jusqu’à son mariage.
Le tatouage d’une figure oblongue juste au-dessus de la fesse de la femme Baiga est fait pour représenter la porte.
Les filles sont tatouées à l’arrivée de la puberté avec une représentations du tulsi ou basilic, quatre pointes de flèche avec la forme d’une croix et l’ornement de pied connu sous le nom
pairi. De même, le symbole du paon est tatoué sur le sein d’une fille Baiga, quand elle atteint la puberté. Le symbole du panier (dauri) sur le sein d’une jeune fille Baiga est fait pour attirer son partenaire masculin.













Les Baiga croient que le tatouage sur certaines parties spécifiques du corps a un effet médicinalLes dessins particuliers des tatouages sur des parties spécifiques du corps les guérissent des maladies. Le processus de tatouage agit comme un traitement d’acupuncture pour eux.
Les femmes Baiga croient que le tatouage d’un cobra au-dessous de la bouche protège des effets de la consommation d’une substance toxique.
De même, tatouage de l’image de Chandi mata (déesse lune avec des points et des lignes) au front préserve et garde la séparation des cheveux. Les femmes Baiga croient que le processus de tatouage et leur présence sur leurs corps augmente leur force pour lutter contre les troubles liés au sang et empêche l’arthrite
Ils croient également que les tatouages les rendent immunisés les changements climatiques et les effets des substances toxiques surleur santé.
















Il est nécessaire pour une fille Baiga d’obtenir son premier tatouage à l’âge de huit ans. Même parfois, des filles aussi jeunes que cinq ans sont vues avec des tatouages. Il est considéré comme un devoir sacré des parents de faire tatouer leurs filles. Ils croient que s’ils donnent des ornements à leurs filles, elles peuvent les vendre facilement. Mais les tatouages ne peuvent être vendus ni enlevés, ils durent pour toujours.
Traditionnellement, une fille de la tribu des Baiga se fait tatouer un « V » au centre du front
l’âge de huit ans. En dehors de cela, trois points, une ligne verticale et horizontale sont également tatoués.
La Godharin, qui fait ce tatouage, reçoit du curcuma, du sel, du piment et quelques autres objets avec de l’argent en gage de respect. Elle bénit la jeune fille par l’accomplissement du rituel.
A l’âge de 16 ans, le dos de la fille est tatoué avec divers motifs tels que des chaînes, des points,
cercles, parallèles, horizontales, obliques et verticales. Après cela sèche, près de quatre mois.
Plus tard, les cuisses des filles sont tatouées. Par la suite, les jambes et les mains sont toutes tatouées.
A 20 ans, le corps entier d’une fille Baiga est recouvert de beaux tatouages.
Fait intéressant, une fille Baiga doit tatouer son corps avant son mariage, si elle ne suit pas la coutume sociale alors le mari peut exiger une compensation. En fait, le tatouage sur son corps est considéré comme la meilleure dot dans la société Baiga.
la personnalisation en plus de satisfaire les besoins esthétiques, le corps et sa décoration ou ornement peut être utilisé pour délimiter les position, rang, sexe, profession, identité locale et ethnique; et la religion au sein d’une société.
Inde 2025 : Un mariage chez les Gond
Nous arrêtons sur la route car il y a un grand attroupement …comme nous sommes toujours en période de festival …je pense à une enième cérémonie…mais pas du tout …il s’agit d’un mariage Gond !
Je suis la première occidentale qu’ils rencontrent en chair et en os et j’ai droit à une super ovation.
Pas question de repartir …il faut que je rencontre les mariées car ils célèbrent 2 mariages en même temps …un est déjà terminé mais l’autre reste à faire !!!






La tribu Gond est présente dans tout le district. C’est la plus importante comparée aux autres tribus. On pense qu’elle est d’origine dravidienne. En fait, le mot « foul » vient du télougou et signifie « montagne ». Il existe au total 30 branches Gond, dont la principale est Amat Gond. Ses tribus les plus populaires sont Netam, Marakam, Comrra, Kunjam, Mandavi, Manjhi, Tikam, etc.







Chez les Gond, l’autorisation de mariage est obtenue auprès du garçon et de la fille lors des rituels de mariage Bagheli.
Lors de ce rituel, la fille quitte la maison de son amant et le mariage se déroule selon une certaine tradition sociale. À l’occasion du mariage chez les Gond, la famille de la fille se rend chez le garçon avec une procession ; ce mariage est alors appelé « mariage Patthoni ».
Mariage Tchad – Dans la pratique, le mariage Tchad se déroule chez la mariée avec une procession du marié.









Mariage Lamseena-Lors de ce rituel de mariage, le garçon séjourne chez sa belle-famille. Ce service est présent dans la forme tribale du mariage. Selon le mariage préférentiel en vigueur dans les tribus, le mariage entre cousin maternel et cousin paternel est appelé « Dudh Lautawa ». Le
mariage d’enlèvement, en vigueur dans la tribu, est appelé « Piesotur » chez les Gondi.





Ici pas possible de savoir de quel type de mariage il s’agit …car un homme m’entraine pour voir la mariée et Sanjay est laissé loin derrière …ne parlant pas le Gondi j’ai un peu de mal à suivre les explications de mon guide !
J’arrive à comprendre qu’en fait ils célèbre 2 marriages mais pas simultanément …
Un marriage est déjà célébré : c’est la jeune femme dans les photos qui précède qui porte le sari jaune …celle en sari vert pale est un genre de demoiselle d’honneur et celle un peu forte …est peut être sa mère …pas trace du jeune marié qui a déjà « abandonné » sa promise …







La deuxième mariée qui n’est pas encore officiellement mariée est celle qui est sur la photo qui précède …Son visage est enduit de curcuma qui lui donne cette couleur jaune et elle porte également un sari jaune. Le jaune en Inde est la couleur de la lumière et place cette belle jeune fille sous des auspices favorables …
Je remarque que plusieurs personnes dans le cortège sont également vêtus de jaune.








La famille est tellement emballée par ma présence qu’ils insistent pour que l’on reste pour le repas de mariage …on fait un tour à la cuisine et on constate que la préparation du repas a à peine commencé !!
On est bien obligé de refuser pour conserver notre planning… mais je promets d’envoyer toutes les photos du mariage par Whatsapp …ce que je fais !!!








Un dernier au revoir à un groupe dont les femmes portent des tenues magnifiques …je regrette un peu de ne pas pouvoir rester bien qu’à mon avis je n’aurais pas pu manger grand chose tellement leur cuisine est épicée.







Inde 2025 : un autre village Baiga encore plus pauvre…
Je suis venue dans ce village il y a 3 ans et cela n’avait pas été un succès : tous les villageois s’étaient cachés dans leurs maisons.
j’espère qu’avec Sanjay qui parle leur langue, nous allons réussir à sympathiser …ce village s’appelle Satnami …pour y arriver il faut traverser une petite rivière en sautant de cailloux en cailloux et ensuite on a une belle grimpette sous la canicule : de quoi arriver en pleine forme dans le village…
Dans le village, ils sont en train de distiller de l’alcool (photo 2) ..certaines maisons ont été fraichement repeintes avec un sens de la symétrie discutable …







Les gens que nous rencontrons sont très accueillants cela change !!!
Ci dessus un exemple de toit courant chez les Baiga : une feuille de plastique recouverte de terre …autant dire : avec les premières pluies de mousson …il ny a plus de toit !!!
Les murs sont construits en terre et dans la plupart des cas, il n’y a pas de fenêtres…
pour bercer le bébé, cette jeune femme a installé son sari sur une poutre, ce qui fait que le bébé est confortablement installé.












Ces jeunes filles sont occupées à casser de petites graines pour obtenir des amandes pas plus grosses qu’un grain de riz !!!
Les principales divinités adorées par la communauté Baiga comprennent Burkhan, Narak, Bhandarnath, Dharti Mai, Narayan Dev, Noyagin Devi, Kshetra Mai, Mahadev et Bhim Dev.
Narak et Noyagin Devi sont adorés dans de petits sanctuaires à l’intérieur de leurs maisons, où ils offrent des sacrifices et du poisson une fois tous les trois ans. Le peuple Baiga effectue également une cérémonie d’offrande de poisson au seigneur Narayan tous les douze ans, qui est connu comme « Lakhu culte. »
Ci dessous les inscriptions sur les murs ne sont des décorations mais des slogans de partis politiques…
Sur la photo 2 : une pierre à moudre le grain … Les Baiga sont très pauvres mais leurs maisons sont étonnamment propres…








En s’arrêtant rapidement dans un autre village qui s’appelle Diabar, nous rencontrons des sadhus sympathiques qui me donne une bénédiction qui arrive un peu tard car j’ai la jambe gauche abimée. En effet la porte de la voiture s’est refermée dessus un peu brutalement !!








Les décorations des misons Baiga sont superbes et ils ont vraiment un sens de l’esthétique très développé …en plus ces petits rangements intégrés dans le mur, sont très modernes !
La communauté Baiga est profondément enracinée dans les rituels et la musique. Hommes et femmes chantent et dansent ensemble. Ils chantent des chansons en travaillant dans les champs ou en voyageant sur la route.
Leurs principaux rituels comprennent les danses Dekh, Saaila, Jhunk et Byele. La danse Saaila est exécutée par des hommes et des femmes ensemble, qui se déplacent d’un village à l’autre pendant la nuit. Durant cette période, elles finalisent également le mariage d’un couple non marié. La danse Saaila est aussi appelée « la danse Chholay ».
Les Baiga dansent la danse Jhunk pendant la journée, et la danse de Byele est exécutée lors des mariages.
Dans les collines, cette communauté est invitée à effectuer leurs danses lors de diverses occasions.






Nous sommes ensuite invités à prendre le thé dans une belle maison habitée par des gens plutôt riches comparés aux autres habitants du village. Le collier de la belle maman est particulièrement beau !!






La communauté Baiga aime porter des vêtements colorés. Les femmes de cette communauté, avant le mariage, se parent avec divers ornements sur presque toutes les parties de leur corps. Ceux-ci comprennent des bracelets, des boucles d’oreilles, colliers, ceintures et bracelets de chevilles.
Cependant, après le mariage, les femmes ne portent pas de voile.
Les hommes de la communauté Baiga portent un turban sur la tête et se parent avec des bracelets et des bagues pendant les festivals. Ils portent également de grandes tiges de fer avec eux.
Les femmes Baiga enroulent un sari autour d’elles jusqu’au genou.






Les histoires et croyances de la communauté Baiga Adivasi, déroulent des contes culturels qui ont été appréciés à travers les générations. Quelques-uns des plus célèbres sont mentionnés ci-dessous :
Il était une fois, quand le monde était que de l’eau, Dieu a pris une pause sur une feuille flottante. Désirant la terre, Dieu a fait un corbeau à partir de la saleté de sa poitrine et lui a demandé de trouver le sol. Le corbeau fatigué a demandé l’aide de Kunwar Kakaramal, une tortue sage, qui l’a guidé à Paataal Lok, où Raja Kichakmal a caché la terre. Le corbeau a ramené la terre, et Dieu l’a utilisée pour créer la terre, en la remuant dans un récipient et avec un serpent. Pour stabiliser la terre, Dieu a créé l’Agarie, qui a fait des clous de fer. Le Nanga Baiga a sécurisé les coins, empêchant la terre de trembler. Depuis lors, les Baigas sont connus comme protecteurs de la Terre.
Une dernière rencontre avec un couple âgé dont le mari a beaucoup de mal à marcher suite à un AVC.








Pour finir une jolie décoration de porte …
Et 2 contes Baiga supplémentaires !!!
Les ailes perdues des éléphants : Dans l’antiquité, les éléphants possédaient des ailes colossales et pouvaient s’envoler dans le ciel. Un jour, au bord d’un lac, une curieuse rencontre avec un crocodile conduit à une lutte qui dure 12 ans et 13 yugs (époques). Submergé, l’éléphant chercha une intervention divine. Dieu, trouvant l’éléphant avec les ailes déchirées et presque mort, a utilisé ses oreilles pour le sauver et le tirer de l’eau. Dans un effort pour empêcher sa destruction en descendant sur la terre, Dieu a enlevé les ailes restantes, décrétant que les éléphants ne pouvaient plus voler. Ainsi, les oreilles larges des éléphants sont devenues un témoignage de leur passé.
et un dernier …
Les Baiga et le conte du tigre : Une fois sur une colline, Baiga Latiya et sa femme enceinte se promenaient dans la forêt pour chercher des racines. Quand le travail a commencé, une étrange prédiction a été faite – si un garçon vient, gardez-le à l’écart ; si c’est une fille, amenez-la.
Un garçon est né, ce qui a rendu Latiya furieuse. Pour protéger le bébé d’une menace de la part du tigre, la mère s’est enfuie, laissant les tigres élever l’enfant. En grandissant, le garçon s’est occupé des tigres et a pris soin d’eux en chassant pour les nourrir jusqu’à leur mort. Une histoire unique d’un Baiga et d’un tigre, chéri par la communauté Baiga comme une amitié durable.
Inde 2025 : Premiers villages Baiga
Nous arrêtons dans un petit village Baiga qui s’appelle Thuapani.
Les gens sont charmants et accueillants mais sont extrêmement pauvres. Je suis avec Sanjay qui parle un peu leur langue ce qui permet d’avoir des contacts un peu plus amicaux.










Dans ce village les femmes ne portent que le tatouage frontal alors que dans d’autres villages le corps est complètement tatoué.
La tribu Baiga vit généralement dans de petits villages où des groupes de 5 à 10 maisons sont situées autour d’une cour. Leurs maisons sont généralement construites de manière simple, souvent avec des murs faits de boue et de chaume, les toits couverts de feuilles et de branches.
Ces maisons mesurent généralement entre 10 et 20 pieds de long et comportent de petites portes.
par laquelle ils se faufilent pour entrer. Les murs extérieurs des maisons sont souvent décorés de motifs peints à la main.








Cette femme n’est pas tatouée, elle est bien Baiga mais est originaire d’un autre village …
Les Baiga construisent généralement leurs maisons comme des structures temporaires. En raison de leur pratique de la culture itinérante, …Ils avaient l’habitude de déménager et de reconstruire leurs maisons tous les deux ou trois ans.
Autrefois, lorsqu’un membre de la famille décédait, les Baiga abandonnaient cette maison et s’installaient dans un nouvel emplacement.
Après le mariage d’un fils, il construisait une nouvelle maison. Cette pratique était due à la petite taille de leurs maisons.
Les Baiga vivent généralement à la périphérie des villages et, par conséquent, leur foyers ont souvent des enclos pour les bovins et les caprins.









Les femmes du village portent toutes un tatouage frontal …
Le tatouage sur le front se compose d’une forme de lune symbolique au centre et de lignes géométriques se poursuivant au-dessus des sourcils ; l’emplacement de ce tatouage, était la marque de l’appartenance à la communauté Baiga. Le tatouage sur le front est réalisé à l’approche de la puberté, vers 8-10 ans, marquant ainsi l’entrée dans l’âge adulte.







Les Baiga s’adonnent beaucoup à la chasse qui permet d’améliorer leur nouriiture quotidienne … Nous rencontrons (photo 2) un homme en train de fabriquer des flèches pour son arc. Il forge les pointes de flèches lui même et les insère dans une tige de bois dur.
Photo 6 : ces hommes sont en train de distiller de l’alcool : on aperçoit un alambic rudimentaire juste derrière eux.








La communauté Baiga est engagée dans diverses activités. Ils travaillent dans l’agriculture, la collecte de produits forestiers, les industries artisanales, l’élevage, la pêche, la chasse, le travail et d’autres activités pour leur subsistance. Toutefois, ils ne sont pas connus comme des commerçants qualifiés.
Les hommes et les femmes de la communauté Baiga participent à leurs occupations ensemble. Les femmes ne font pas de filage ni de tissage.
Ils sont également qualifiés pour fabriquer des outils et des articles nécessaires à leur travail, tels que des filets, les paniers, les cordes, les nattes, les charrues, les houes et les objets en bois surtout des femmes.
Par conséquent, on peut dire que les Baiga sont non seulement compétents en agriculture et en artisanat, mais aussi en médecine traditionnelle, en phytothérapie et sont d’excellents chasseurs.










La femme qui est présente sur les photos 4 à 7 n’est pas Baiga mais Gond …son niveau de vie est nettement supérieur à celui des Baiga …surtout lorsque l’on considère les enfants sur les 2 dernières photos !
Traditionnellement, la communauté Baiga pratiquait la culture itinérante appelée « Bevar », ou la chasse et la cueillette. Toutefois, en raison des restrictions imposées à la culture itinérante et à la chasse, ces pratiques ont été abandonnées.
Les champs sont cultivés et produisent du kodo, du maïs, du riz sathi, du madia,et les lentilles jaunes.
Auparavant, on chassait des cerfs, des lapins et des porcs sauvages, mais la chasse est maintenant bannie. Ils collectent en forêts et zones de montagne : racines sauvages, légumes, cornichons, gomme, laque, feuille tendu, miel, bichandi, tikhur, etc
Ces produits sont récoltés et vendus près du marché. Certains baiga pêchent les poissons de la rivière avec un filet, une fourche, kumani, etc.
La communauté Baiga n’hésitent pas à chasser un tigre et le considèrent comme leur frère cadet.







Leur structure familiale est patriarcale, et le mariage entre cousins est courant.
L’âge du mariage des filles est de 13 à 16 ans et pour les garçons de 14 à 18 ans. La communauté Baiga pratique plusieurs formes de mariage, qui sont connus par des noms tels que « Eanguli mariage, » « Ispeel mariage, » « Chor mariage, » « Yelsuna mariage » et « mariage Madharia » parmi ceux-ci, le mariage Eanguli est considéré comme le plus prestigieux.
Pour ce type de mariage, la famille du garçon paie le prix de la mariée et mènent les rituels de mariage avec des cérémonies appropriées. Pendant le mariage, le frère du marié joue un rôle important en menant la conduite d’une simulation de cérémonie.
Dans un mariage Ispeel, si la fille aime un garçon, elle emménage chez lui. Dans un mariage Eanguli, les mariés vivent ensemble après la cérémonie, avec une cérémonie religieuse appropriée qui aura lieu plus tard.




Et en repartant nous avons juste le temps d’entrevoir un petit chacal !
Inde 2025 : Le temple de Bhoramdeo et le marché de Chilpi
Nous commençons par le Madwa Mahal …un peu abimé à l’extérieur mais célèbre pour ses sculptures érotiques …ci dessous quelques exemples !!!
Le temple Madwa Mahal est un temple du Chhattisgarh . Il est situé à environ un kilomètre du temple Bhoramdeo . Il est dédié à Shiva . C’est un monument protégé par l’État .
Selon une inscription à l’intérieur du mandapa, le temple est daté de 1349 de notre ère.








Le nom original de ce temple a été perdu. Il est généralement connu sous le nom de Madwa Mahal, également orthographié Marwa Mahal ou Mandava Mahal. Ce nom dérive d’une forme corrompue de mandapa , qui désigne la salle à colonnes. L’autre nom du temple est Dulha Rao. Le mot dulha signifie « marié », ce qui fait allusion au fait que la salle à colonnes du temple était utilisée pour les mariages. Ces deux noms ont été donnés par les Gond locaux.
1ère photo : une position acrobatique …qu’il me semble impossible à réaliser !
il est intéressant d’observer les techniques de montage des voutes ..sans clef de voute 4ème photo ..










Le temple est orienté à l’ouest. Il est entièrement construit en pierre.
Le mandapa mesure 9,5 mètres carrés. Quatre rangées de piliers carrés soutiennent le toit. Ces piliers sont dépourvus de sculptures, mais ornés de quelques moulures simples.
Une antichambre mène au sanctuaire, d’une superficie de 4,2 mètres carrés. La tour du temple est construite en granit. Elle abrite deux rangées de sculptures, presque toutes érotiques. Au milieu de chacune des trois faces de la tour se trouve une niche, aujourd’hui vide.
A proximité, nous nous dirigeons vers le temple de Bhoramdeo qui est nettement mieux conservé.
Le temple de Bhoramdeo est un temple hindou dédié au dieu Shiva , situé à Bhoramdeo, dans l’ État indien du Chhattisgarh . Il comprend un groupe de quatre temples, dont le plus ancien est un temple en briques. Le temple principal est le temple de Bhoramdeo, construit en pierre. Les éléments architecturaux, avec des sculptures érotiques, lui confèrent un style distinct, proche des temples de Khajuraho et de Konark Sun en Odisha . C’est pourquoi le complexe de Bhoramdeo est connu sous le surnom de « Khajuraho du Chhattisgarh ».










J’arrive à me glisser à l’intérieur du sanctuaire pour photographier les personnes qui viennent faire des offrandes à Shiva : Le ligam de Shiva surmonté d’un cobra …
Le complexe du temple, riche en histoire et en détails archéologiques, est daté de la période Kalachuri (Xe-XIIe siècles, période qui régnait sur des régions de l’Inde centrale dans l’est du Madhya Pradesh, au Rajasthan, et qui était appelée Chedi ou Haihaya (Heyheya) (branche nord)) avec une étroite identité avec les sculptures trouvées dans les sites archéologiques voisins tels que Janjgir, Kalachuri, Narayanpur et Ratanpur. Les temples en briques ont été construits sous le règne de Pandus et sont similaires à ceux construits à Kharod, Palari, Rajim et Sirpur dans l’État.
Le temple fut construit par Laxman Dev Rai et Gopal Dev, de la dynastie Faninagvansh. Ce complexe, décrit comme une « poésie scintillante gravée dans la pierre », est attribué aux rois Naga de Chakrakota , pratiquants du tantrisme et régnant sur la région du Koshal méridional , aujourd’hui l’État du Chhattisgarh. Sa construction est datée entre le VIIe et le XIIe siècle. Les tribus Gond de la région vénérant le Seigneur Shiva, qu’elles appelaient Bhoramdeo, le temple fut également baptisé Bhoramdeo, avec le Shiva Linga à l’intérieur.
Ci dessous des jeunes femmes sympathiques qui viennent de se recueillir au temple .











Le temple de Bhoramdeo, construit en pierre et datant du XIe siècle , plus ancien que le groupe de temples de Khajuraho , est considéré comme une « structure exceptionnelle ». Ses murs extérieurs sont ornés d’une profusion d’images sculptées. Son style architectural est connu sous le nom de type Gurur, contrairement au style Nagara du nord de l’Inde. Sa particularité structurelle réside dans les rangées ou gradins en retrait placés successivement vers le haut dans la partie supérieure de la tour du temple .
Le premier étage du temple est une grande plateforme, ou socle, d’une hauteur de 1,5 m. Sur ses faces extérieures, la plateforme elle-même est ornée de nombreuses sculptures de divinités hindoues.





La sculpture qui précède est une déité appartenant au culte des tribus Gond…a priori son nom serait Bhoromdeo.
Le temple construit sur cette plate-forme qui mesure 60 pieds (18 m) x 40 pieds (12 m) présente la composition conventionnelle d’un temple hindou : un mandapa (salle), suivi d’un antral ou passage menant au Garbhagriha ou sanctum sanctorum, l’enceinte principale du temple où la divinité principale, Shiva sous la forme d’un Shiva Linga , est déifiée. Le mandapa est de plan carré et repose sur quatre piliers centraux principaux, outre les piliers périphériques. Le sanctum sanctorum mesure 9 pieds (2,7 m) x 9 pieds (2,7 m). Les trois enceintes sont reliées par des passages.
Notre prochaine étape est le marché de Chilpi qui est un marché important fréquenté par la tribu Baiga.
Je suis déjà venue dans ce marché il y a 5 ans et en garde un excellent souvenir !!!
Les Baiga sont un groupe ethnique présent en Inde centrale principalement dans l’état du Madhya Pradesh, et en plus petit nombre dans les états environnants de l’Uttar Pradesh, Chhattisgarh et Jharkhand. Le plus grand nombre de Baiga se trouve à Baiga-chuk dans le district de Mandla et le district de Balaghat du Madhya Pradesh. Ils ont des sous-castes : Bijhwar, Narotia, Bharotiya, Nahar, Rai maina et Kath maina. Le nom Baiga signifie « sorcier-guérisseur ».










La tribu baiga est officiellement reconnue comme tribu inscrite dans huit États : Madhya Pradesh (414 526), Chhattisgarh (89 744), Uttar Pradesh (30 006), Bengale occidental (13 423), Jharkhand (3 583), Bihar (544), Odisha (338) et Maharashtra (333). Dans l’Uttar Pradesh, la population baiga est de 47393 habitants. Parmi eux, les Baigas du district de Sonbhadra sont reconnus comme tribus inscrites, soit 30 006, tandis que dans d’autres districts de l’Uttar Pradesh, ils sont classés en caste inscrite, avec une population de 17 387 personnes.













Les Baiga ne labourent pas la terre, parce qu’ils disent que ce serait un péché de gratter le sein de leur Mère et qu’ils ne pourraient jamais demander à leur Mère de produire de la nourriture du même morceau de terre encore et encore : elle aurait été affaiblie. Les tribus baiga pratiquent la culture itinérante, appelée « bewar » ou « dahiya ».
Les relations sexuelles avant le mariage sont courantes chez les Baiga. Si le mariage a lieu, l’homme indemnise la famille de la femme pour la perte d’un membre actif. Cette dot inversée consiste soit à payer la facture de la célébration du mariage ou à offrir l’alcool mahua de la famille de la femme.
En cas de divorce, le nouveau mari doit dédommager l’ancien pour la dot. Si le couple divorcé a des enfants, c’est la femme qui a le premier droit, suivie du mari. Si aucun des deux ne veut élever l’enfant, la collectivité attribuera un tuteur à l’enfant jusqu’à l’âge de 15 ans.














Les Baigas de Chhattisgarh sont classés comme groupe tribal particulièrement vulnérable (PVTG) par le gouvernement de l’Inde en raison du déclin de leur population et de leur faible niveau d’alphabétisation.
Le gouvernement de l’Inde a noté 75 PVTG qui résident dans 18 états et dans une UT, qui sont classés sur la base de cinq critères. À Chhattisgarh, Baigas, Abhujmaria, Kamar, Pahadi Korwa et Birhor sont inclus dans ce groupe. Les femmes de ces tribus n’avaient pas auparavant accès aux droits reproductifs, mais en 2018, un litige d’intérêt public à la Haute Cour de Chhattisgarh leur a permis d’avoir accès aux contraceptifs. Les Baiga se sont montrés très axés sur la planification familiale.











On croit que les ancêtres des Baigas parlaient une langue austroasiatique, mais il n’en reste plus aucune trace. Certains Baigas (en particulier ceux du district de Mandla) ont mentionné « Baigani » comme leur langue maternelle dans le passé : Baigani est maintenant reconnu comme une variété de Chhattisgarhi influencée par Gondi. La plupart des Baigas parlent le hindi, et certains d’entre eux connaissent aussi quelques langues locales comme le gondi et le marathi selon la région où ils vivent .
La cuisine des Baiga se compose principalement de grains grossiers, tels que le millet kodo et le kutki, et comprend très peu de farine. Un autre aliment de base des baiga est le pej, une boisson qui peut être faite à partir de macca moulu ou de l’eau de cuisson du riz bouillant. Ils complètent ce régime avec de la nourriture provenant de la forêt, y compris de nombreux fruits et légumes. Ils chassent principalement des poissons et des petits mammifères.













Ci dessus, un homme Baiga avec la coiffure traditionnelle de cette ethnie qui comprend un petit chignon sur le front.
Les Baiga croient que leurs ancêtres mythiques étaient Nanga Baiga, l’ancêtre masculin, et Nanga Baigin, l’ancêtre féminin. Ils sont nés de la déesse Dharti Mata, et Nanga Baiga avait un « grand » pouvoir magique.
Ils ont aidé Bhagavan à créer le monde et à en être les gardiens.
Depuis les années 1960, les Baiga sont victimes d’expulsions forcées par les autorités indiennes. Ces activités sont souvent menées au nom de la conservation, dans le but de protéger les populations de tigres, mais elles ont des conséquences désastreuses pour les communautés déplacées.











Ce marché malgré les années qui passent est resté vraiment authentique !!!
Inde 2025 : Le marché de Bodla
Ala fraiche…ce qui est tout relatif dans cette région …disons 42 degrés à l’ombre au lieu de 47…nous allons visiter le temple du Guru Ghasidas qui se situe à Giroudpuri Dham à coté d’une construction relativement récente du gouvernement indien absolument IMMONDE !!! Lorsque les Indiens décident de contruire quelque chose de mauvais gout …ils sont les champions toute catégorie.
Je n’ai pas pris cette horreur en photo bien que son objectif soit d’attirer les touristes …sans moi !!
Giraudpuri est un village du district de Baloda Bazar, dans le Chhattisgarh , en Inde. Situé au bord de la rivière Jonk , c’est le lieu de naissance du fondateur de la secte Satnami , Guru Ghasidas , et un lieu de pèlerinage pour les Satnamis.
Ce qui est enveloppé dans des tissus « blancs » qui apparaissent gris sur la photo …sont des noix de coco qui seront des offrandes.
Photo 2 le siège du Guru en argent massif …photo 3 ses sandales …je préfère ne pas avoir à marcher avec ce genre de chaussures !!!








Avant dernière photo : un officiant qui collecte les offrandes qui ne sont pas uniquement des noix de coco …
Le village est connu pour être le lieu de naissance de Guru Ghasidas , le fondateur de la secte religieuse Satnam . C’est un lieu de pèlerinage ( dham ) majeur pour les Satnamis. Son fils Balakdas acheta des terres à Girodhpuri pour renforcer la secte Satnami. Une jayanti mela (foire d’anniversaire de naissance) organisée en l’honneur de Ghasidas fut organisée pour la première fois à Giraudpuri en 1932.
Le village était initialement connu sous le nom de « Girod ». Lorsque Chhattisgarh est devenu un État en 2000, les Satnamis étaient devenus un groupe électoral politiquement important . Le gouvernement de l’État a rebaptisé le village « Girodpuri » (« ville de Girod ») et a commencé à développer la région comme centre touristique afin de générer des revenus et d’obtenir le soutien politique des Satnamis.
Le gouvernement a construit un temple, entouré d’autres infrastructures telles que des auberges , des parkings et des espaces pour les boutiques et stands improvisés qui devaient être installés pendant la mela annuelle . Le gouvernement a également aménagé des routes menant à la zone et a fait connaître le site comme un important centre de pèlerinage de l’État. Grâce à ces efforts, la fréquentation de la mela est passée d’environ 20 000 personnes en 2001 à plus de 500 000 en 2008.
En 2022, le gouvernement du Chhattisgarh dirigé par l’INC a annoncé que le village serait rebaptisé « Baba Guru Ghasidas Dham Giroudpuri ».
Le principal point de repère du village est Guru Ghasidas Jaitkham , une tour de 77 mètres de haut utilisée comme centre de pèlerinage par les Satnamis. Un jaitkham (« pilier de la victoire ») est un objet de culte Satnami et un symbole de leur identité sectaire distincte. Il est également connu sous le nom de Jaithkham , Jaitkhambh , Jait Khamba , Jait Khamb ou Jai Stambh . C’est la construction immonde que j’évoquais au début de mon topo.
Le Jaitkham de Giraudpuri a été commandé par le gouvernement du Chhattisgarh dirigé par le BJP et construit par une entreprise basée à Kolkata comme une structure résistante aux tremblements de terre . Le projet devait être achevé en 2007 pour un coût de ₹ 17 crores , mais a été achevé en 2015 pour un coût de ₹ 51,43 crores . En 2010, alors qu’ils interrogeaient le gouvernement sur le retard et les dépassements de coûts, les dirigeants de l’opposition INC ont affirmé que la tour devait initialement mesurer 122 m de haut, ce que le gouvernement BJP a nié. Lorsque le ministre en chef Raman Singh a inauguré la tour le 18 décembre 2015, elle était considérée comme la plus haute structure en béton d’Inde. Les visiteurs peuvent gravir la tour jusqu’à 65 m en empruntant les escaliers en colimaçon ou les ascenseurs. En son centre, la structure dispose d’une salle de conférence d’une capacité de 2 000 personnes.
Je n’y ai pas mis les pieds …
Ensuite beaucoup plus intéressant, nous sommes allés au marché de Bodla qui est surtout fréquenté par les Gond.
Les Gonds sont un groupe de peuples aborigènes (aujourd’hui officiellement désignés comme tribus répertoriées) du centre et du centre-sud de l’Inde , comptant environ deux millions de personnes. Ils vivent dans les États du Madhya Pradesh , du Maharashtra , du Télangana , de l’Andhra Pradesh , du Bihar et de l’Odisha . La majorité d’entre eux parlent des dialectes variés, parfois inintelligibles entre eux .Le gondi est une langue non écrite de la famille dravidienne . Certains Gonds ont perdu leur langue maternelle et parlent désormais l’hindi , le marathi ou le télougou , selon la langue dominante dans leur région.











Il n’existe pas d’uniformité culturelle chez les Gonds, bien que la religion de tous les peuples Gond soit centrée sur le culte des divinités claniques et villageoises, ainsi que sur le culte des ancêtres.
Les plus développés sont lesRaj Gond, qui possédait autrefois un ordre féodal élaboré. Les rajas locaux, liés par des liens de sang ou de mariage à une maison royale, exerçaient leur autorité sur des groupes de villages. Hormis les sièges fortifiés des rajas, les implantations étaient autrefois peu stables ; l’agriculture, même pratiquée à la charrue et à l’aide de bœufs, impliquait de fréquents déplacements de champs et le défrichage de nouvelles étendues de forêt.
Les Raj Gond continuent d’exister en dehors du système de castes hindou , ne reconnaissant ni la supériorité des brahmanes ni ne se sentant liés par des règles hindoues telles que l’interdiction de tuer des vaches.










Les poissons vendus sur les marchés proviennent essentiellement de l’exploitation des étangs …Les poissons de mer sont essentiellement consommés sous forme de poissons séchés.









Les hautes terres de la région de Bastar, dans le sud du Chhattisgarh , abritent trois importantes tribus Gond : les Muria, les Bisonhorn Maria et lesHill Maria. Ces derniers, qui habitent les collines accidentées d’Abujhmar, sont les plus isolés. Leur agriculture traditionnelle est la culture sur brûlis ( jhum ) sur les pentes des collines ; les houes et les bâtons à fouir sont encore plus utilisés que les charrues.







Les villages sont périodiquement déplacés, et les terres communes de chaque clan comprennent plusieurs sites villageois occupés en rotation au fil des ans.
Les Bisonhorn Maria, ainsi appelées en raison de leurs coiffes de danse, vivent dans des régions moins vallonnées et possèdent des champs plus permanents qu’elles cultivent avec des charrues et des bœufs.
Les Muria sont connus pour leurs dortoirs pour jeunes, ou ghotul , dans le cadre duquel les célibataires des deux sexes mènent une vie sociale hautement organisée ; ils reçoivent une formation aux devoirs civiques et aux pratiques sexuelles.




Les vêtements traditionnels – généralement des pièces de tissu portées au-dessus du genou, ainsi que des bijoux en argent et en laiton – sont désormais réservés à ceux qui vivent au cœur des forêts. Dans les villes, et parmi les personnes instruites et aisées, il serait difficile d’identifier un Gondi à la seule vue de ses vêtements. Les tatouages, cependant, font toujours partie intégrante de l’identité gondi. Ils sont généralement réalisés à des étapes spécifiques de la vie, comme la majorité, le mariage ou la naissance d’un enfant, et sont censés protéger des forces du mal.
Le peuple Gondi pratique une religion panthéiste et sa divinité suprême est Parsapen, fils des êtres suprêmes Salla et Gandra. La légende gondi raconte qu’à la naissance de Parsapen, le peuple gondi et l’univers naquirent également. Chacun des 750 clans gondi possède ses propres divinités, à qui des sanctuaires sont érigés dans les maisons.
Dans la religion Gond, il n’existe pas de notion de paradis ni d’enfer, mais la croyance selon laquelle les mourants rejoignent les esprits de leurs ancêtres. À l’extérieur de chaque village se trouve un lieu sacré où sont érigés des monuments aux morts. Des offrandes de nourriture, de maïs et de céréales y sont faites pour apaiser les esprits des morts.
Inde 2025 : Shirnarayan et Ramnami
Nous sommes à Shirnarayan et la canicule est extrême …il parait que le mois prochain ce sera encore pire …heureusement je serais loin !! Le passage de l’air climatisé glacial à l’extérieur surchauffé fait que j’ai attrapé une crève carabinée et je tousse toute la journée …
Le soir presque à la tombée de la nuit on décide d’aller visiter le temple de Shirnarayan qui est très ancien …
A l’entrée je fais des photos d’une future mariée qui est venue là pour se recueillir avant la cérémonie.









Shivrinarayan se trouve à environ 30 km du siège du district de Janjgir-Champa de l’État du Chhattisgarh en Inde et à 60 km du siège du district de Bilaspur. Il est situé au confluent des rivières Mahanadi, Shivnath et Jok. Cet endroit tire son nom de Shivrinarayan en raison de la rencontre de Mata Shabri et Narayan, c’est-à-dire Lord Ram à cet endroit. Cet endroit est très sacré pour l’hindouisme.










Histoire de faire simple, il existe dans ce temple une histoire de fausse prune :
Shabari avait donné avec amour sa fausse prune au Seigneur Shriram et le Seigneur Shriram l’avait également accepté avec amour. La fausse prune signifie que la prune doit être douce et non aigre.
Il y a une belle statue surnaturelle du Seigneur Rama dans les locaux du temple. Il y a une statue de Mata Shabri donnant des baies au Seigneur Shri Ram mais je ne l’ai pas trouvée ….
Une belle statue du Seigneur Jagannath Swamy, de Balabhadra Bhaiya et de sa sœur Subhadra est installée. Parallèlement à cela, la statue de Hanumanji, du Seigneur Shiva, de la mère Parvati, du fils Ganesha, de Kartikeya et de la fille Ashok Sundari ainsi que de la famille sont assis dans les locaux du temple. Oui car comme si la religion hindoue n’était pas assez compliquée on a rajouté Jagannath, son frère et sa soeur !!!
Jagannath, dans l’hindouisme Odia , est le dieu suprême, Purushottama , et le Para Brahman . Pour la plupart des hindous Vaishnava , en particulier les Krishnaites , Jagannath est une forme de Krishna , parfois considéré comme l’ avatar de Vishnu.
Pour certains hindous Shaiva et Shakta , il est une forme tantrique pleine de symétrie de Bhairava , une manifestation féroce de Shiva associée à l’annihilation.
Le Jagannathisme ( aussi appelé Vaishnavisme Odia) — le secteur particulier du Jagannath en tant que divinité majeure — est apparu au début du Moyen Âge et est devenu plus tard une tradition régionale indépendante centrée sur les temples du Krishnaisme /Vaishnavisme.
L’idole de Jagannath est une souche de bois sculptée et décorée, dotée de grands yeux ronds et d’un visage symétrique. L’idole est remarquablement dépourvue de mains et de jambes. Les pratiques cultuelles, les sacrements et les rituels associés à Jagannath sont syncrétiques et comprennent des rites peu courants dans l’hindouisme. Fait inhabituel, l’icône est en bois et remplacée à intervalles réguliers.
L’origine et l’évolution du culte de Jagannath ne sont pas claires. Certains érudits interprètent l’hymne 10.155.3 du Rigveda comme une origine possible, mais d’autres ne sont pas d’accord et affirment qu’il s’agit d’une divinité syncrétique/synthétique avec des racines tribales. Le mot anglais juggernaut était la traduction en anglais de « Jagannath » par les premiers Britanniques en Inde, et en est venu à signifier une force très grande et imparable à partir des récits des célèbres processions du Ratha Yatra à Puri .
Ici, dans l’enceinte même du temple, se trouve un immense banian dont chacune des feuilles a la forme du chiffre deux. On pense que la mère Shabri avait nourri le Seigneur Shriram de ses fausses baies avec en fabriquant deux feuilles de ce banian et que le Seigneur Shriram mangeait également cette baie avec le même amour.








J’arrive à pénétrer dans le sanctuaire et prendre une photo des 2 prêtres qui ont l’air assommés par la chaleur…
La dernière photo représente Jagannath avec un visage noir, sa soeur à sa droite à un visage jaune …encore à droite mais non visible sur la photo le frère avec un visage vert.
Au confluent de Mahanadi, Shivnath et de la rivière Jonk, Shivrinarayan est célèbre comme ville religieuse, historique et mythologique. L’importance de ce lieu est connue du fait qu’on lui a donné le nom de cinquième lieu après les quatre principaux pèlerinages du pays, Badrinath, Dwarka, Jagannath Puri et Rameshwaram.
Cet endroit est le lieu d’origine de Lord Jagannath. C’est pourquoi il est célèbre sous le nom de Jagannathpuri du Chhattisgarh. Ici, la forme Narayani du Seigneur Rama réside secrètement. C’est pourquoi il est également connu sous le nom de Gupta Teerthdham ou Gupta Prayagraj. Le temple est très ancien et constitue un exemple unique d’art architectural.




Le lendemain, je retourne avec bonheur visiter la communauté Ramnami que j’avais rencontrée une première fois il y a 3 ans!!!
Le Rāmnāmī Samāj est une secte hindoue fondée par Sant Parasurām dans les années 1890, qui vénère le dieu Ram . Vivant principalement au Chhattisgarh , ses adeptes se font tatouer le mot « Ram » ( sanskrit : राम ) sur le corps et portent des châles imprimés du mot « Ram » ainsi que des coiffes en plumes de paon. On estime que la population du groupe varie de 20 000 à plus de 100 000 personnes.











Le chef du groupe qui me connait bien m’offre un petit foulard écrit par ses soins.
Sant Parasuram , le fondateur Chamar du Ramnami samaj né dans les années 1870 au village de Charpora selon des récits anecdotiques, serait la première personne à avoir tatoué le mot « Ram » sur son front dans les années 1890 et est considéré comme le fondateur de la secte.
Parasuram s’est tatoué en signe de défi après s’être vu refuser l’entrée d’un temple en raison de sa caste (intouchable). Selon Ramdas Lamb, la secte est une continuation du mouvement Bhakti du XVe siècle .
En 1910, les Ramnamis ont gagné un procès contre les hindous de caste supérieure concernant le droit d’utiliser le nom du dieu Ram. Jusque dans les années 1980, les adeptes tatoués se voyaient refuser l’entrée des temples parce que leurs tatouages « trahissaient leur caste ».
Pour me remercier de ma nouvelle visite, ils organisent une cérémonie d' »intronisation » qui sera conduite dans la bonne humeur !











Je retrouve avec bonheur la femme avec qui j’avais sympathisé il y a 3 ans ( ce sont les dernières photos du paragraphe précédent ): elle était malade et je lui avais laissé de l’argent pour acheter des médicaments…je lui avais également envoyé par la poste les photos que j’avais prises d’elle !!!
Je suis heureuse de la retrouver en pleine santé….
Les adeptes de la secte ne boivent ni ne fument, chantent le nom de Ram tous les jours, se font tatouer le mot « Ram » sur le corps et portent un châle imprimé du mot « Ram » ainsi qu’une coiffe en plumes de paon. Ceux qui portent des tatouages sur tout le corps sont appelés « purnanakshik » et ont pour la plupart plus de soixante-dix ans ; les jeunes générations de Ramnamis ne sont plus tatouées, craignant d’être victimes de discrimination et de se voir refuser un emploi à cause de leurs tatouages.
Les Ramnamis se rassemblent chaque année pour un Bhajan Mela de trois jours à la fin de la saison des récoltes, en décembre-janvier, dans le village de Sarsiwa, dans le district de Raipur. Ils y érigent un jayostambh (un pilier blanc portant le nom de Ram) et chantent les Ramcharitmanas .













Étant donné que les Ramnamis sont simplement répertoriés comme hindous dans les registres officiels, des données démographiques précises ne sont pas disponibles, mais les anciens estiment que leur population ne dépasse pas 20 000 personnes en se basant sur la participation au Bhajan Mela annuel ; cependant, d’autres l’estiment à plus de 100 000.
Les Ramnamis vivent principalement dans des villages le long de la rivière Mahanadi au Chhattisgarh , mais certains adhérents vivent également dans les régions frontalières du Maharashtra et de l’Odisha .
Compte tenu de la chaleur écrasante, il est hors de question de se réunir à l’extérieur …compte tenu du peu d’espace dans la salle ventilée …la performance es réduite au minimum !!!





Sur ces photos, le chef et sa dernière fille …
Le Ramnami Samaj du Chhattisgarh a trouvé une manière unique et pacifique de s’opposer au système des castes en Inde. Interdits d’entrer dans les temples, les membres de la communauté se tatouaient le corps entier, parfois même les paupières, du nom de « Nirgun Ram », en signe de défi pacifique aux restrictions qui leur étaient imposées.
Largement analphabètes, ils apprirent seuls à lire et à écrire, à lire les Ramcharitmanas , et développèrent leurs propres traditions musicales et vestimentaires. Ce mouvement, qui s’étend à des dizaines de villages du Chhattisgarh, trouverait ses racines dans le mouvement Satnami du Chhattisgarh et les traditions Bhakti du XVe siècle.
Le vieil homme dont les photos suivent a le corps complètement tatoué y compris les paupières …je compatis à la douleur qu’il a du supporter pour mener à bien cette opération. Cela n’empêche pas qu’il a un sourire absolument communicatif !!!









La communauté s’est développée jusqu’à compter deux cent mille membres à un moment donné, avec des membres provenant de dizaines de villages répartis dans quatre districts du Chhattisgarh. Ils sont connus pour se couvrir le corps et les vêtements du nom de Nirgun Ram, à l’aide d’une encre indigène spéciale. Les motifs des tatouages, appelés « Godna » dans la langue locale, s’inspirent des
Ramcharitmanas et de la nature environnante. Ils sont connus pour promouvoir un mode de vie simple, en opposition aux coutumes et rituels traditionnels. Ce mouvement, resté largement apolitique et dépourvu de structures hiérarchiques formelles, entre aujourd’hui dans une nouvelle ère, la génération actuelle de Ramnamis naviguant entre traditions ancestrales et modernité.








L’origine des Ramnamis n’est pas enregistrée officiellement. Les membres de la communauté en ont leurs propres versions. « Il y a plus de 150 ans, les membres des castes dites inférieures ont lancé un mouvement pour obtenir l’égalité. Tout a commencé par des réunions autour de la récitation du Ramayana », explique Guharam Ramnami, membre de la secte. Il dit que les castes supérieures étaient opposées au mouvement. « Les castes supérieures et les rajas ont répondu en brûlant les vêtements des membres de la secte ainsi que leurs coiffes. C’est à ce moment que les membres de la secte ont décidé de se faire tatouer le mot « Ram » sur tout leur corps », ajoute Guharam.
Pour terminer on fait une photo de groupe à laquelle je participe !!!







Le processus de tatouage dure presque trois semaines et est extrêmement douloureux. Souvent, la partie du corps tatouée devient enflée, ce qui nécessite l’utilisation d’huile de ricin pour réduire le gonflement. En fait, très peu de Ramnamis se font tatouer sur tout le corps. La secte considère l’encrage de leur corps comme une perte d’ancienne peau et l’adoption de nouvelles. Avec cela, ils se considèrent libres des hiérarchies de caste.
Un excellent moment partagé avec des personnes très intéressantes !!!
Inde 2025 : Marché de Kondagaon et visite de Sirpur
Le marché de Kondagaon est un magnifique marché surtout fréquenté par les Muria …Les gens sont très sympas mais il fait tellement chaud qu’ils sont obligés de s’abriter sous d’énormes parapluies …vraiment pas top pour les photos !!









Outre ses légumes et fruits magnifiques, cette localité est également célèbre pour son artisanat. Il y a de nombreux orfèvres sur le marché et je ne résiste pas longtemps avant d’acheter un superbe bracelet en argent comme j’en ai vu sur les femmes Muria.








Devant la température qui monte de plus en plus j’abandonne la visite du marché pour me réfugier dans la voiture climatisée.






Nous partons ensuite sur la route et nous arrêtons pour visiter un tout petit village qui s’appelle Fusradi et qui est habité par les Duru Gond. Ce village est très pauvre : les toits sont recouverts de feuilles de plastique …elle même recouvertes d’herbes et de terre et maintenu par des branchages …
Pour faire la cuisine, ils utilisent de la bouse vache séchée car les arbres sont rares dans cet endroit désertique !!!








Mais les maisons sont super propres et décorées avec gout !!!
Les Gonds ont formé de nombreux royaumes d’importance historique. Le Gondwana était le royaume régnant dans la région du Gondwana , en Inde. Celle-ci comprenait la partie orientale du Vidarbha du Maharashtra. Le royaume de Garha comprenait les parties du Madhya Pradesh immédiatement au nord et des parties de l’ouest du Chhattisgarh. La région s’étend au-delà, incluant également des parties du nord du Telangana, de l’ouest de l’Odisha et du sud de l’Uttar Pradesh.








On prétend que le gondi est apparenté à la langue télougou . Le recensement de l’Inde de 2011 a enregistré environ 2,4 millions de locuteurs du gondi en tant que macrolangue et 2,91 millions de locuteurs de langues du sous-groupe gondi, y compris des langues telles que le maria (également connu sous le nom de maadiya gond). De nombreux Gonds parlent également des langues régionales dominantes telles que l’hindi , le marathi , l’odia et le télougou.
Selon le recensement de 1971, la population gondi était de 5 653 422 personnes. En 1991, ce chiffre était passé à 7 300 998 et en 2001, ce chiffre était de 8 501 549. Ces dernières décennies, le groupe a été témoin de l’ insurrection naxalite-maoïste . À la demande du gouvernement du Chhattisgarh, les Gondi ont formé la Salwa Judum , un groupe militant armé, pour combattre l’insurrection naxalite. Ce groupe a cependant été dissous par décision de la Cour suprême de l’Inde le 5 juillet 2011.
On fait la connaissance d’une petite jeune fille qui a une petite tache de naissance au menton…les Gond ne considère absolument ceci comme handicapant …c’est même le signe que cette petite demoiselle fera un riche mariage !!!






Nous nous dirigeons maintenant vers le site bouddhiste de Sirpur.
Sirpur était autrefois la capitale de la dynastie Panduvanshi. Le village abrite le groupe monumental de Sirpur, composé de temples et de monastères bouddhistes, hindous et jaïns, datant du Ve au XIIe siècle.
Sirpur, également appelée Shripur, Sripura ou Sripur (littéralement, « ville de bon augure, d’abondance, de Lakshmi ») dans les anciens textes et inscriptions indiens, est un site archéologique majeur le long de la rivière Mahanadi .
Le site est important pour ses ruines de temples de Rama et de Lakshmana, célèbres pour le Ramayana, ainsi que pour celles liées au shivaïsme, au shaktisme, au bouddhisme et au jaïnisme. Les fouilles menées après 1950, et notamment après 2003, ont mis au jour 22 temples dédiés à Shiva, 5 à Vishnu, 10 Buddha Viharas, 3 Jain Viharas, un marché des VIe et VIIe siècles et un snana-kund (bains publics).
Le site présente un syncrétisme important, où statues ou motifs bouddhistes et jaïns se mêlent aux temples dédiés à Shiva, Vishnu et Devi.
Ce lieu est mentionné dans les mémoires du voyageur chinois Xuanzang comme un lieu de monastères et de temples. Il fut visité en 1872 par Alexander Cunningham, un fonctionnaire colonial britannique de l’Inde. Son rapport sur un temple de Laxman (Lakshmana) à Sirpur attira l’attention internationale.









Les nombreuses inscriptions du milieu du VIe siècle de notre ère dans la région mentionnent le roi hindou shivaïte Teevardeva et le roi Shivagupta Balarjuna du VIIIe siècle, qui établirent des temples et des monastères pour les hindous, les bouddhistes et les jaïns dans leur royaume. Le pèlerin et voyageur chinois Huen T’sang mentionne sa visite à Sirpur en 639 de notre ère dans ses mémoires. Il écrit que le roi était un Kshatriya bienveillant envers les bouddhistes et que la région était prospère. Selon ses mémoires, quelque 10 000 bhikshus (moines) bouddhistes mahayanas vivaient ici dans une centaine de monastères, et il y avait plus de 100 temples.
Le plus ancien monument daté de Sirpur est le temple de Lakshmana, daté de 595-605 apr. J.-C. De nombreux autres temples, situés le long du fleuve Mahanadi, sur plus de 150 kilomètres (93 mi), de Rajim à Kharod, ont été localisés et datés entre 600 et 710 apr. J.-C.
Le royaume du Kosala du Sud, ainsi que sa capitale Sirpur, furent conquis par la dynastie Kalachuri au XIe siècle, tandis que les parties orientales du Kosala du Sud furent reprises par le royaume Somavamshi à l’est.
L’histoire de la région aux XIIe et XIIIe siècles est floue. Les fouilles ont révélé des couches de dépôts, traçables depuis le milieu du Ier millénaire avant notre ère, la période de l’empire Gupta, jusqu’à la fin du Moyen Âge. La couche la plus récente est constituée de ruines mêlées à des chilum (pipes à fumer) et à des pièces de monnaie de l’époque du Sultanat, suggérant que Sirpur était un établissement humain actif au moins jusqu’au début du Sultanat de Delhi.









