Népal 2021 : l’escalade pour atteindre Lo Manthang

Pour commencer quelques images supplémentaires de notre retour à Dhee La veille … et l’intérieur très rustique de notre sympathique guest house …

Nara est inquiet me concernant …compte tenu de mon grand âge …il a des doutes concernant ma capacité à grimper cette falaise et envisage déjà de louer un cheval pour moi : pas question !!!

Premièrement parce que j’aurai honte et deuxièmement …je n’ai pas confiance dans la capacité du cheval à grimper cette falaise !!!

A Dhee la guest house est simple mais l’ambiance est sympa …par contre il n’y a absolument pas de réseau : Nara et Bishnu essaient de céder quelques unités téléphoniques à cette jeune fille mais pas question …ce qui signifie également qu’en cas de problème …on ne peut prévenir personne !!!

Dès le lendemain matin …on attaque la montée …j’ai quand même un petit regret d’avoir annulé le cheval …On arrive à un premier plateau mais pas de chance …il y a une deuxième série de falaises derrière !!!

On arrive en haut mais ce n’est qu’un début …on a encore 5 heures de marche pour atteindre Lo Manthang !!!

Mais maintenant c’est nettement moins dur car on suit globalement une ligne de crêtes …le sentier n’a pas été emprunté depuis un bon moment certains passages sont éboulés …bonjour l’aventure !!! Sujets au vertige …s’abstenir !!!

On arrive en vue de Lo Manthang et là malheureusement pas le choix …on doit prendre la poussière et avaler la poussière qui y est associée …On aura marché 7 heures avec 1000 mètres de dénivelé positif !!!!

Lo Mantang est une petite ville du Népal, située dans le district de Mustang, de la province de Gandaki. Ancienne capitale du royaume du Mustang (ou royaume de Lo), elle se trouve à cinq heures de marche de la frontière du Népal, à 3 840 mètres d’altitude. Entourée de murs, elle renferme environ cent-vingt maisons, trois monastères et un palais royal. Au recensement de 2011, elle compte 569 habitants1. Ils parlent principalement le tibétain et pratiquent le commerce avec le Tibet au nord et le reste du Népal au sud.

Lo Manthang voit fleurir un nombre impressionnant d’hôtels et de lodges dont la plupart sont fermés du fait de l’épidémie …mais compte tenu de l’affluence des motards Népalais cela devient un vrai problème de se loger …on change plusieurs fois et heureusement on finit par trouver un endroit sympa où les Népalais sont moins bruyants et indisciplinés qu’ailleurs …

A part cela la ville n’a pas trop changé depuis 2012 ..ce qui est plutôt rassurant !!!

Népal 2021 : Retrouvailles avec Luri Gompa

Ce n’est pas la première fois que je m’aventure dans cette région du Mustang : j’y suis venue en 2009 et j’avais gardé un souvenir impressionnant de cette Gompa dont la marche d’approche m’avait semblé éreintante …mais cette région du Mustang est peu touristique et offre des paysages magnifiques !!!

On démarre de Dhee et on commence par marcher dans le lit de la rivière Kali Gandaki …pratiquement à sec en cette saison .. marche qui n’a rien d’aisé car on circule sur des gros galets très instables …cette marche se termine par une belle grimpette qui nous donne un aperçu de ce qui nous attend.

Sur notre chemin nous traversons 2 villages : Yara puis Ghara.

A Yara impossible de trouver un logement …tout est fermé et pourtant c’était le village où nous avions campé en 2009…

A Ghara nous sommes plus chanceux car on trouve une guest house très propre où les propriétaires sont très accueillants : nous sommes les seuls clients .

L’idée est de coucher à Ghara de partir à l’aube jusqu’à Luri Gompa et de marcher au retour jusqu’à Dhee …tout cela me semble bien ambitieux …mais je ne discute pas…

Nous voilà arrivés au pied de Luri Gompa : on a un peu de mal à trouver le novice qui a la clé et cela se comprend car les touristes ne se bousculent pas pour visiter ce site magnifique …

Luri Gompa est un site assez incroyable. Nichée à l’intérieur d’une cheminée de fée, le petit monastère est creusé dans la roche. Ce n’est d’ailleurs pas tout à fait une roche mais plutôt un agglomérat. Un stupa impressionnant a été construit dans une grotte creusée en forme d’ogive. Les peintures sont autant surprenantes par leur situation improbable que leur esthétique. De même époque que celle de Lo Manthang, les pigments ont traversé les siècles pour nous offrir ces fresques magnifiques motifs interprétant des représentations de Bouddha ou d’autres divinités. Il faut imaginer les lowa (habitants du Mustang), grimper à mi-hauteur de ces formations pour ensuite y creuser les roches et installer ces monastères miniatures.

Contre toute attente j’effectue la grimpette sans aucune difficulté …je ne comprends pas que j’en ai gardé un souvenir si douloureux …

A l’intérieur il existe un petit temple avec de jolies peintures qu’il est absolument interdit de prendre en photos…mais par contre nous avons le droit de prendre en photo cette magnifique stupa. on me dit qu’elle date de 600 ans après JC …je suis un peu septique .. Elle a failli être détruite par les chinois mais heureusement les magnifiques peintures qui ornent les murs autour de la stupa sont presque intactes..;

Une peintures qui représente des genres de barrettes est un décompte du temps passé à décorer la stpa : jours semaines ou mois ???

Par contre si la montée extérieure vers la Gompa est plus facile que prévu…la descente des échelles à l’intérieur est carrément acrobatique !!!

Nous retournons tranquillement à Dhee …par contre je me tords une cheville en marchant dans le lit de la rivière …j’espère ne pas être handicapée pour le lendemain car nous devons grimper au milieu des falaises …

Népal 2021 : une escapade réussie loin de la foule …vers Dhee !!

On commence par attendre plus d’une heure notre jeep …l’heure Népalaise n’est pas l’heure Suisse !!! Nous partons enfin … temps splendide et paysages à couper le souffle …surtout lorsque l’on ne respire pas la poussière …

Le Dhaulagiri toujours présent à l’horizon…

A Jhaité…sur la route petit arrêt pour le thé et le reste …

Une jeune femme est en train de tisser une ceinture sur un métier traditionnel à pédales …soit un outil nettement plus perfectionné que ce que j’ai vu en Indonésie …Le tissage est par contre très simple et les couleurs complètement chimiques !!!

Notre Jeep nous lâche à Charang que l’on traverse rapidement pour prendre la route vers Dhee.

Les couleurs des montagnes sont étonnantes …on se retrouvent tous les 3 sur une piste où l’on rencontrera une moto locale pendant tout le trajet …quel soulagement !!!

Sur notre route on découvre une petite maison thé …très rustique mais avec un accueil très chaleureux rien à voir avec celui que nous avons rencontré dans les lodges et les hôtels de la route principale où les contacts étaient très business complètement dénués de chaleur humaine…

Nous continuons ensuite dans un paysage complètement désertique mais le fait de se retrouver avec l’air pur des montagnes nous fait chaud au coeur ..;même si on se sent tous petits face à ces étendues !!!

Nous arrivons enfin à Dhee …un petit village blotti au pied de falaises qui me paraissent infranchissables …et pourtant 2 jours plus tard il faudra bien que je les escalade …

Sur les 2 guest houses …une seule est ouverte du fait du manque de touristes due à la pandémie…on a de la chance !!! Bien que le logement soit très rustique mais on ne va pas faire les difficiles …notre hôtesse est presque souriante et c’est ce qui compte !!!

Demain départ aux aurores pour Luri Gompa !!! Un endroit où j’ai cru mourir de fatigue il y a 10 ans !!!

Népal 2021 : de Kagbeni à Charang …de la poussière au menu !!!

Nous voilà arrivés à Kagbeni qui est envahi par des touristes Népalais particulièrement bruyants …c’est la période des festivals et les jeunes en profitent pour monter en moto jusqu’à Lo Manthang car maintenant la route leur permet de rouler jusqu’à la frontière chinoise ce qui est un « must pour les Népalais…une halte à Kagbeni s’impose … Kagbeni est également un carrefour incontournable pour les pèlerins hindous qui se rendent à Muktinath !!!

Bref il y a des gros changements par rapport à mon précédents passages …et ce ne sont pas des changements positifs …

En désespoir de cause …car toutes les guest houses sont complètes …on s’installe dans celle relativement minable où j’avais séjourné en 2009 et pour laquelle aucune maintenance n’a été effectuée depuis lors…

Je réquisitionne la seule chambre possédant des toilettes sommaires et je suis obligée de virer un client népalais qui avait pris l’habitude de les utiliser …trop feignant pour descendre un étage pour utiliser les toilettes communes de la Guest house.

Donc dès le départ une impression très mitigée …heureusement le Dhaulagiri nous accueille le matin sous un soleil radieux !!!

On part de bonne heure dès le matin …aucune raison de nous attarder dans notre guest house miteuse mais où la propriétaire se souvenait de moi …

On traverse Kagbeni qui est un village très intéressant ..

Kagbeni est situé à 2 800 m dans la vallée de Kali Gandaki, porte d’entrée vers le Mustang. Ancien « fort auprès des deux rivières », il n’en reste que quelques ruines au milieu du village, ainsi que des vestiges de son monastère. Longé par la rivière traversant l’Himalaya, il fût une grande route entre le Tibet et l’Inde empruntée par les caravaniers pour le transport du sel, de l’orge et des épices.

Le trek du Haut Mustang qui relie Jomosom à Lo Mantang, ancienne capitale du Royaume de Lo, passe par Kagbeni qui est souvent considéré comme la porte officielle d’entrée dans le Haut Mustang puisqu’il faut avoir obtenu le permis de trekking spécial Mustang pour suivre la gorge de la Kali Gandaki au-delà et atteindre le village de Tangbe après environ trois heures de marche.

Le Tour des Annapurnas, trek le plus populaire au Népal, passe également par Kagbeni : il faut dans ce cas prendre la direction de Muktinath en suivant la gorge de la Jhong Khola.

L’attraction touristique principale est le monastère « Kag Chode Thupten Samphel Ling », qui a été fondé par le maître tibétain Tenpa Gyaltsen de l’école Sakyapa en 1429.

Pleins de bonnes résolutions nous ne nous attardons pas et décidons (plein d’illusions…) de visiter le monastère au retour !!!

Nous partons en marchant presque à reculons pour continuer à admirer la vue sur le Dhaulagiri …éclatant dans le ciel bleu matinal …

Notre objectif es t d’atteindre au moins Chhusang …mais très mauvaise surprise : la piste de trek a été détruite par la construction de la route et rien n’a été fait pour la remplacer …le gouvernement Népalais extrêmement corrompu n’est pas gêné de taxer les touristes occidentaux par un permis de trek de 50 dollars par jour avec un minimum incompressible de 10 jours …alors que rien n’est fait pour rendre le trek intéressant …Vu le tarif c’est CARREMENT DU VOL !!!

Nous sommes donc obligés de marcher sur la route avec la poussière soulevée par les jeeps et les motos qui accélèrent dès qu’ils nous voient !!!

Vers 10h du matin le vent thermique se lève et cela devient carrément irrespirable même avec un masque…

On arrive quand même pour un court moment à trouver un sentier de trek qui permet de s’échapper de la route !!!

Heureusement les paysages environnants sont toujours aussi beaux ce qui permet de me consoler partiellement des mauvaises conditions du voyage.

On arrive finalement à Chhusang par la route dans des nuages de poussière …

Le village est toujours aussi sympa mais malheureusement il est également envahi par une multitude de motards népalais très bruyants …très difficile de trouver un logement …et certains propriétaires nous dissuadent de rester vu l’indiscipline des occupants actuels …

On finit en désespoir de cause par atterrir dans un hôtel où il y a a beaucoup de de Népalais qui hurlent carrément en téléphonant dans le couloir : au niveau sinon pires que les touristes indiens.

Je sors et essaie de leur faire la leçon en dramatisant mon âge et mon état de santé …j’ai de la chance …cela marche à peu près !!!

Conseil de guerre le soir avec mes 2 compagnons …pas question de continuer comme cela !!! On décide de prendre une Jeep jusqu’à Charang pour éviter le gros de la route et de prendre ensuite une route secondaire vers Luri Gompa où on espère qu’il y aura moins de circulation …

Népal 2021 : De Pokhara à Kagbeni

Pokhara est la ville préférée des touristes car nettement moins polluée que Kathmandu …plus calme …peut être pas car avec le temps elle s’est transformée en gigantesque shopping center …

Donc plus propre mais nettement moins népalaise …donc ce n’est pas ma préférée !!!

A l’époque du festival de Dashain elle est envahie par les touristes népalais qui sont encore pires que les touristes indiens …bref la plaie !!!

Pokhara est située à 200 km à l’ouest de Katmandou, dans la partie nord-ouest de la vallée de Pokhara, qui est un élargissement de la vallée de Seti Gandaki. La rivière Seti et ses affluents ont creusé des canyons dans le fond de la vallée, seulement visibles à partir de points de vue élevés ou dans les airs. À l’est de Pokhara, la ville de Lekhnath fait suite dans la vallée.

Au sud, la ville est bordée par le lac Phewa (d’une superficie de 4,4 km2 pour une altitude d’environ 800 m au-dessus du niveau de la mer) ; au nord, à une altitude de près de 1 000 m, la périphérie de la ville touche le pied de la chaîne des Annapurna.

Il n’y a pas d’autres endroits au Népal où les montagnes s’élèvent aussi vite. Dans cette zone, sur moins de 30 km, l’altitude passe rapidement de 1 000 m à plus de 7 500 m. Le Dhaulagiri, la chaîne des Annapurna et celle du Manaslu, qui culminent chacun à plus de 8 000 m d’altitude, sont visibles depuis Pokhara. Les montagnes dominent l’horizon nord de la ville.

De l’autre côté de la ville, il y a un lac du nom de Phewa Tal (Tal signifie lac en népalais), trois grottes (Mahendra, Bat et Gupteswor) et une chute (Patale Chhango ou Devi’s Falls) où l’eau du lac Phewa disparaît dans une perte.

Les bords du lac sont certainement les endroits les plus calmes et les plus reposants de la ville…Il y a un petit temple hindou étonnamment calme vu la période de festival hindou !!!

Le lendemain on part à l’aube en jeep …l’objectif est de rallier Kagbeni qui est la porte du Mustang et où nous devons accomplir nos formalités d’entrée

Je constate qu’il y a beaucoup de monde sur la route ce qui n’est pas trop rassurant pour la suite du voyage …ce sont seulement des népalais …la frontière indienne n’étant pas encore ouverte !!!

La route est dans un état déplorable pire que lorsque je l’avais empruntée en 2012 pour aller au festival Teiji …de toute manière nous n’avons pas le choix …il n’y a pas de vols pour Jomson …la ville la plus proche de Kagbeni …et heureusement il ne pleut pas …

En arrivant à Jomson, je trouve les paysages désertiques qui me plaisent tant au Mustang !!!

Le ciel est bleu tout va bien…

Nous sommes arrivés il ne nous reste plus qu’à marcher …je ne sais pas encore que ces imbéciles ont détruit la piste de trek pour construire la route et n’ont pas prévu de solution de remplacement …nous sommes donc condamnés à marcher en grande partie sur la route…dans la poussière et les gaz d’échappement …vu le prix des droits de trek au Mustang (50 USD par jour) c’est carrément du vol !!!

Népal 2021 : De retour à Kathmandu

Je n’avais pas vraiment l’intention de revenir au Népal mais par les temps qui courent c’est un des rares pays qui n’impose pas de quarantaine dans les hotels (chers…) imposés par le gouvernement …

Et en plus cela me permet de revoir mes copains qui sont très contents que je leur donne un peu de travail !!!

Bon déjà le départ un peu compliqué …je n’ai pas le fameux formulaire imposé par le gouvernement népalais …indispensable pour pouvoir embarquer !!!

Je galère pour le remplir en ligne car malgré un forfait amélioré sur Free …la connexion vers le Népal est plus que moyenne …

Je me débrouillerai pour faire imprimer le document à Dubai …et on ne me le demandera même pas à l’arrivée !!

Je suis accueillie à l’arrivée par Nara et une écharpe blanche …cela fait du bien de se retrouver en famille …la France ne m’a pas laissée un souvenir suffisamment bon.

Je retrouve ma guest house à Paknajol…Kathmandu Garden House avec un grand jardin …tout à fait appréciable pour fuir la pollution et la poussière de la ville …

Sur ce plan cela est loin de s’être arrangé avec des conséquences sur la santé de la population : Les 2 enfants de Nara font de l’asthme…

Quelques images pour prouver à ceux qui connaissent que rien ne change ….

Juste il y a plus de pollution et d’embouteillages …spécialement les motos qui n’ont pas peur de vous jeter en dehors du passage pour pouvoir passer …on est loin de la gentillesse proverbiale des Népalais …ils copients de plus en plus sur les Indiens et c’est bien dommage !!!

Bon à part les embouteillages …rien ne change et c’est plutôt rassurant …

Par contre le bruit, la foule sont vraiment fatigants après une nuit dans l’avion et je me dépêche de rentrer dans mon havre de paix !!!

Demain départ pour Pokhara pour démarrer notre trek pour le Mustang !!!!

Départ pour Kathmandu !!!

Mon séjour en France a été plutôt décevant …beaucoup de problèmes avec ma banque …

Un colis en provenance de l’Indonésie volé …pas de chance c’était celui avec mes plus beaux textiles et les plus onéreux !!!

Des relations un peu décevantes avec certains de mes amis …on ne se comprend plus …ils sont déprimés, centrés sur eux mêmes …bref on n’a plus grand chose à se dire et donc on ne fait même pas l’effort de se rencontrer !!!

Bref tout cela a affecté grandement mon moral et je pense avec nostalgie aux moments magnifiques et chaleureux passés en Asie.

Donc prenant en compte les contraintes liées au Covid …Je REPARS au Népal !!!

Pour moi c’est important de ne pas attendre …j’espère être encore capable de trekker et je dois le faire avant de marcher avec un déambulateur …

Retour prévu mi novembre et j’espère départ quasi immédiat avant Noel pour l’Inde ou l’Indonésie en fonction de l’ouverture des frontières !!!

Je passerai peut être du temps en France l’été prochain …mais pas sûr …

Indonésie 2021 : Au revoir Bali !!!

Oui au revoir pas adieu…ce serait trop triste !!!

La situation se dégrade ici de jour en jour …Aujourd’hui 13 juillet 2021 …hier plus de 40 000 nouveaux cas plus que l’Inde et le Brésil..Il est temps de rentrer en France !!!

Les dispositions vaccinales ont été prises avec beaucoup de retard et la situation ne devrait pas s’améliorer à court terme…moi même j’ai du attendre juillet et profiter du bouche à oreilles pour profiter d’une injection Astra Zeneca probablement made in India.

Je ne peux plus voyager inter iles et le séjour à Bali devient très ennuyeux…

Je me sens très coupable d’abandonner ce pays au plus mauvais moment …J’ai attendu au maximum l’ouverture de l’aéroport international de Denpasar à Bali, pour éviter de passer par Jakarta (la ville la plus infectée de l’Indonésie et peut être de toute l’Asie …mais en vain …donc maintenant pas le choix : un premier vol avec Garuda Bali …Jakarta et ensuite le retour vers la France avec Qatar Airways …plus de 24 heures de voyage en temps local …soit 6 heures de plus en temps réel…

Malgré de nombreuses rumeurs alarmistes (faillite de Garuda, refus des compagnies arabes de desservir Jakarta) il semble que mon vol sur Qatar airlines soit maintenu …donc dans 2 jours je m’envole pour Paris (sauf si mon swab/pcr est positif …)

Ici c’est un genre de semi confinement : les restaurants qui ne sont pas en faillite sont fermés ou limités au take away. Pratiquement toutes les boutiques sont fermées sauf les magasins d’alimentation (heureusement !!!). J’ai de la chance car les 2 restaurants que je fréquente me servent dans un endroit masqué de la vue extérieure…

On n’a plus le droit d’aller sur la plage et les accès sont fermés par des barricades que j’escalade quotidiennement …je ne suis pas la seule …les pêcheurs locaux en font autant !!!

La preuve en images ci dessous …je suis seule à me promener …heureusement les vigiles me connaissent et me salue chaleureusement !!!

Je suis triste malgré tout de rentrer …car ici c’est quand même le paradis : paysages magnifiques, fleurs oiseaux …et moustiques !!!

Mais c’est triste de voir ces plages désertés …cela ressemble à un mauvais film de science fiction !!!

Les seuls qui en profitent sont les chiens qui recherchent la fraicheur dans le sable

Sur la plage où je suis un passager clandestin j’ai trouvé un bar qui m’accueille pour un café à condition que je me cache au premier étage !!!

Mais positivons !!! Lorsque ce post sera publié ce sera en novembre 2021 et j’espère bien que d’ici là les choses se seront arrangées et que je serais sur le départ pour de nouvelles aventures au bout du monde !!!

Indonésie 2021 : la fabrication des Lau Wuti Kau à Prailiu

Nous voilà repartis à Prailiu car le vieux monsieur que nous avons rencontré sur place est encore un des rares qui sache réaliser les Lau Wuti Kau…

C’est un gros travail outre les nettoyer il faut poncer et percer les coquillages …ils sont ensuite cousus sur le sarong en effectuant le travail à main levée…

Les coquillages sont complétés éventuellement par des perles pour la mise en couleurs…

C’était une coutume dans les familles nobles d’East Sumba que lorsqu’ une fille était sur le point de se marier,
sa mère lui offrirait un lau wuti kau. Cela deviendrait une partie de la mbola ngandi et après le mariage resterait la propriété de la mariée. Dans la durée, la mariée pouvait donner le même lau wuti kau à sa propre fille. C’est pourquoi on peut dire que de telles jupes n’étaient pas portées, mais faisaient partie de la dot. Cependant

Les Lau wuti kau étaient parfois portés par des nobles lors des funérailles d’un autre noble ou la femme et aussi par les préposés aux rituels féminins spécialement costumés, connus sous le nom de Papanggang, qui sont affectés à la personne décédée et sont des esclaves de la famille.

Ils ont également été utilisés pour habiller le cadavre d’une dame noble, pour couvrir le cercueil ou pendre près du cercueil, tels comme de symboliser son passage à la mort après la vie. Il est dans la pratique d’enterrer lau wuti kau avec leurs propriétaires ce peut expliquer pourquoi ces sarongs sont relativement rares

Par contre vu la présence de ce vieux monsieur qui fait cela depuis 50 ans …ils ne sont pas rares à Prailiu…

Petit rappel …Le motif représente la loyauté d »un mari envers sa femme…Si il se passe de son autorisation pour prendre une deuxième femme …voilà ce qui risque de lui arriver : perdre sa virilité !!!

Cette technique peut être déclinée pour réaliser des sarongs beaucoup plus simples comme celui ci dessous.

Encore un teint avec de la boue et décoré sur les 2 faces…

D’autres variantes existent mais qui ne respecte pas le modèle traditionnel : une maison traditionnelle ou des crevettes symboles d’éternité.

Un foulard moitié ikat moitié broderies type Lau Wuti Kau.

Une photo à nouveau de mon Hinggi préféré avec les mamulis…et un autre dont la fabrication est complexe pour obtenir cette bordure bleue

Des informations supplémentaires concernant le mamuli…

Le mamuli peut être uni ( lobu ) ou décoré ( karagat ).

lobu mamuli de base ont la forme d’un diamant avec un centre concave. Il y a un trou rond et une fente au milieu qui représente les organes génitaux féminins, symbole de la sexualité et du pouvoir reproducteur de la femme.

Le karagat mamuli décoré (également connu sous le nom de ma pawisi(« ceux avec des pieds ») ont des embouts supplémentaires au bas du centre en forme de losange qui lui donne la forme de la lettre oméga. Des figures supplémentaires sont ajoutées, flanquant les organes génitaux féminins en forme de losange.

Ces figures supplémentaires peuvent être des coqs, des cacatoès, des cavaliers, des buffles, des chèvres, des crânes de chasseurs de têtes ou des guerriers ; tous les symboles de la grandeur masculine. Ainsi, les karagat mamuli les plus décorés sont considérés comme des hommes, tandis que les simples lobu mamuli non décorés sont considérés comme des femmes. Pendant la période coloniale, des versions baroques de mamuli ont été sculptées, qui comprenaient des scènes de bataille complexes et des pièces mobiles.

Les mamulis sont toujours des objets de valeur en métal précieux, généralement en or ou en argent. Dans la mythologie sumbanaise, les métaux précieux seraient d’origine céleste : l’or se dépose sur terre au coucher du soleil, tandis que l’argent provient du coucher de la lune ou des étoiles.

Les mamulis sont essentiellement des ornements d’oreilles portés sur les lobes d’oreilles allongés des femmes et parfois des hommes. Un très grand mamuli est généralement porté autour du cou en pendentif ou accroché à la coiffe. Un mamuli peut également être porté en broche sur une veste.  En tant que broche, un mamuli est porté avec d’autres ornements en métal sumbanais, par exemple le maraga plat torsadé , le tabelu en forme de croissant et le wula circulaire ; mais le mamuli a toujours la meilleure qualité de tous. 

Mamuli joue un rôle essentiel dans les échanges de cadeaux cérémoniels élaborés pratiqués par le peuple Sumba de l’ouest.

Le don d’une femme en mariage par un groupe à un autre est considéré comme l’expression la plus intime du don de la vie. Le groupe dont elle est issue est considéré comme le groupe « qui donne la vie » à celui qu’elle épouse. En raison de ce concept, la relation conjugale est considérée comme la clé de l’organisation de la société sumbanaise.

Ainsi, la société est divisée en donneuses et preneuses d’épouses. Les mamulis sont donnés par le groupe de prise d’épouses à leurs épouses dans le cadre d’un mariage. Ils deviennent l’héritage de la famille qui est échangée de famille en famille et de génération en génération. L’échange de mamuli peut également se produire dans un ménage et non par mariage. Par exemple, le cochon est considéré comme l’animal le plus précieux reconnu comme la propriété d’une femme.Un homme qui souhaite utiliser un cochon doit obtenir l’autorisation de la femme qui l’a élevé et la dédommager par l’échange des mamulus pour « refroidir l’auge ».

Comme il nous reste un peu de temps, on décide de jeter un coup d’oeil aux Pahikung de cette galerie … pour commencer 2 magnifiques Pahikung blanc sur fond bleu…

Celui là est vraiment beau…le seul point qui me chiffonne est que toutes les petites touches de couleurs sont faites au pinceau …technique Ndata … je demande à réfléchir et revenir le lendemain matin …mais je ne sais pas encore qu’une décision vient d’être prise par le gouvernement indonésien …compte tenu de l’aggravation de l’épidémie…dans une journée max …tous les vols vers Bali devront faire l’objet d’un PCR …Ici c’est hyper cher donc je décide dans l’urgence d’avancer mon vol à demain matin…

Ce beau Pahikung sera pour l’année prochaine si il est encore là.!!! A moins que je ne choisisse celui sur la dernière photo qui est très beau également …

Quelques beaux sarongs supplémentaires mais qui ne valent pas ceux vus précédemment !!!

En dernier une pièce intéressante mélangeant ikat et pahikung

Celui ci est intéressant également avec les 2 techniques pahikung et ikat mélangés

Après cette journée bien remplie on va se détendre près de la plage …

Je ne sais pas encore que de seront mes dernières heures passées à Sumba !!!

Indonésie 2021 : Retour à Haumara Sumba

Ce n’est pas la première fois que je passe à Haumara… J’en garde un souvenir ébloui par la qualité des tissages qui bien sur sont inabordables question prix.

Comme je ne suis pas venue pour acheter Hugo demande à voir les Hinngis les plus anciens qui constituent la collection personnelle de la famille qui possède cette galerie…

A l’arrivée du coton enduit de jus de candle nut pour fixer la couleur …

Le premier hinggi présenté est décoré avec un motif type patola kamba.

Un deuxième hinggi indigo avec des motifs d’influence hollandaise et une partie motif habak en son centre…

Un de mes préférés avec des femmes et des hommes en costume traditionnel ….les femmes portent des sarongs, un châle et la couronne traditionnelle à 2 cornes …il y a 3 ans j’avais pris une photo de la propriétaire de la galerie avec cette superbe coiffure !!!

Un autre magnifique Hinggi avec des motifs de dragons d’inspiration chinoise…

Celui ci est intéressant car pour conserver les bordures le long du motif de patola au centre les noeuds ont été réalisés en 2 fois : une partie étant le miroir de l’autre…

Un deuxième hinggi indigo d’inspiration hollandaise …très similaire au premier …à part les bandes blanches décorées de coqs. Même bande centrale décorée de motifs habak.

Un autre hinggi avec un motif papillon…

Celui ci est vraiment dans le style Kaliuda à part la bande centrale avec un motif Woripaita qui est juste là pour embellir le textile…

Encore un que j’aime beaucoup car très travaillé …dragons chinois et crevettes symboles d’éternité …

La technique de création des ikats se modernise …on dessine préalablement le motif sur les fils de chaine …

Au moment de la teinture on procède sur plusieurs exemplaires de l’ikat dont le motif a été noué une seule fois. L’opération de teinture étant la plus longue …le fait de teindre plusieurs fois le même motifs en une seule fois est un gain de temps appréciable.

Un autre Hinggi bleu indigo qui diffère des précédents par une bande motifs diamants en son centre.

Un beau textile motif patola ratu au centre et patola india sur les cotés…

A la fin quelques sarongs et foulards que je trouve nettement moins intéressants que les vêtements masculins…

Le 2ème selendang comporte un beau motif Woripaita.

Un beau foulard avec un motif Habak en son centre..

Photo de cette sympathique famille qui a passé toute l’après midi avec nous !!!

Encore une journée avec des textiles de folie !!!