Chine 2025 2026 : premier contact avec les Yugurs
Nous sommes arrivés à Sunan une petite station de ski chinoise …vu les températures il n’y a pas un chat dans la station …ni dans l’hotel !!!
On trouve heureusement une candidate pour être modèle dans le cadre de nos photos ethniques … C’est une femme de ménage de l’hotel qui a eu la bonne idée de garder son costume traditionnel avec elle !!!






bbb





Les Yugurs ( chinois :裕固族; pinyin : Yùgùzú ; Yugur occidental : Sarığ yoğır ; Yugur oriental : Shera yogor ), traditionnellement appelés Ouïghours jaunes , sont un groupe ethnique turco- mongol et l’un des 56 groupes ethniques officiellement reconnus en Chine . Ils comptaient 14 706 personnes selon le recensement de 2020 . Les Yugurs vivent principalement dans le comté autonome yugur de Sunan, dans la province du Gansu . Ils sont majoritairement bouddhistes tibétains . La plupart des Yugurs parlent une langue turque , tandis que le mongol et le chinois sont également utilisés dans les provinces de l’est.
Environ 4 600 Yugurs parlent le yugour occidental , une langue turque sibérienne , et environ 2 800 le yugour oriental , une langue mongole . Le yugour occidental a conservé de nombreux archaïsmes de l’ancien ouïghour . Les deux langues yugours sont aujourd’hui orales, bien que l’ alphabet ancien ouïghour ait été utilisé dans certaines communautés yugours jusqu’à la fin du XVIIe siècle.







Les Yugurs turcophones sont considérés comme les descendants d’un groupe d’anciens Ouïghours qui ont fui la Mongolie vers le sud jusqu’au Gansu après l’effondrement du Khaganat ouïghour en 840, où ils ont établi le prospère royaume ouïghour de Ganzhou (870-1036) avec une capitale près de l’actuelle Zhangye au pied des monts Qilian dans la vallée de la rivière Ejin .
En 1037, les Yugurs passèrent sous la domination des Tangoutes . Suite à l’invasion de Qumul par Khizr Khoja , de nombreux habitants qui refusèrent de se convertir à l’islam s’enfuirent vers les régions voisines de Dunhuang et du Hunan , en Chine continentale. Ce sont les ancêtres des Yugurs, qui sont restés bouddhistes vajrayana jusqu’à nos jours.





Les Yugurs adoptèrent l’ ordre Gelug du bouddhisme tibétain à la fin du XVIe siècle, sous l’influence de Sonam Gyatso , le troisième dalaï-lama.
En 1893, l’explorateur russe Grigori Potanine , le premier scientifique occidental à étudier les Yugurs, a publié un petit glossaire de mots Yugur, ainsi que des notes sur leur administration et leur situation géographique.







Près de 90 % des Yugurs vivent dans le comté autonome Yugur de Sunan, et le reste dans la région de Huangnibao, près de la ville de Jiuquan, dans l’ouest de la province du Gansu.
Pour des raisons historiques, cette minorité ethnique utilise trois langues : le raohul, une langue turque de la famille altaïque, parlée par les Yugurs de l’ouest du comté ; l’englé, une langue mongole de la même famille, parlée par ceux de l’est ; et le chinois, parlé par les habitants de Huangnibao. Le chinois est également une langue de communication courante chez tous les Yugurs.





Je discute un peu avec cette femme Yugur par Lee interposé : il y a encore quelques mois elle vivait dans la steppe en tant que nomade …elle regrette un peu son changement dee situation.
En tant que nomade …elle était libre …maintenant elle bénéficie de plus de confort mais le prix à payer est plus élevé ..
La sédentarisation des nomades est un grand projet du gouvernement : les nomades sédentarisés sont plus faciles à contrôler …








Chine 2025 2026 : les collines colorées de Zanghye
Le parc géologique national de Zhangye Danxia (张掖丹霞国家地质公园 en chinois), également connu sous le nom de géoparc de Zhangye Danxia, est un parc géologique, à cheval entre le xian de Linze et le xian autonome yugur de Sunan, dans la ville-préfecture de Zhangye, dans la province de Gansu, en Chine.
D’une superficie de 510 km2, il a d’abord été un parc provincial avant d’être fait parc géologique national en 2011. Reconnu pour ses formations rocheuses colorées, il a été désigné par des médias chinois comme présentant l’un des plus beaux paysages de Chine.







Le parc est situé au pied des parois nord des monts Qilian, dans les xian autonome yugur de Linze et de Sunan. Les principales zones du relief Danxia se retrouvent ainsi à Kangle et Baiyin[1].
Le cœur du parc, Linze Danxia, est la partie la plus développée et visitée et se situe à 30 km à l’ouest du centre de Zhangye[1]. Le 3 août 2014, un deuxième endroit d’importance, Binggou (冰沟), est inauguré sur la rive nord de la rivière Liyuan (梨园河)[2]. Binggou s’étend sur 300 km2, pour une altitude variant entre 1 500 et 2 500 mètres[2].
Une troisième aire, Sunan Danxia, est située sur le bourg de Ganjun (zh) (甘浚镇), au sud de Linze.





Zhangye Danxia est réputé pour les couleurs inhabituelles des rochers. Ces dernières résultent d’environ 24 millions d’années de dépôt de grès rouge et d’autres minéraux du conglomérat du Crétacé (-80 millions d’années), donnant un résultat semblable à un mille-feuille[3]. Vers -65 millions d’années, de nombreuses failles ont fait leur apparition[3]. Vers -23 millions d’années, des mouvements géologiques, liés à la plaque tectonique responsable de l’Himalaya, ont perturbé les terres autour du relief de Danxia dans la province chinoise du Guangdong[3]. Le vent, la pluie et le temps ont sculpté les montagnes selon différentes formes particulières, notamment en chevrons[4], un processus d’érosion étalé sur 6 millions d’années[5].
La topologie est analogue à la Serranía de Hornocal située dans le canyon Quebrada de Humahuaca, dans le nord de l’Argentine. Cette formation sédimentaire Yacoraite culminant à 4 761 mètres remonte aussi à la fin du Crétacé (vers -75 millions d’années).





L’histoire de la structure géologique du géoparc de Danxia remonte à la formation des roches s’entassant les unes sur les autres. En effet, le conglomérat est le résultat du dépôt de couches de sédiments de couleurs variées entre deux plaques tectoniques depuis 24 millions d’années.
Cette formation est le résultat de l’altération et de l’érosion des terres dû au changement climatique et à la force du vent.
Zhangye, fut dans l’antiquité, l’une des quatre préfectures de l’ouest du Fleuve Jaune.





Ce géoparc représente la plus grande étendue de reliefs colorés et variés de la Chine. Ces reliefs composés de crêtes de feu rouge aux formes ondulées s’empilent avec les montagnes aux plis multicolores pour offrir l’un des plus beaux tableaux. Cette singularité naturelle artistique lui a valu le surnom de géoparc des montagnes arc-en-ciel.
Le conglomérat rouge de Zhangye est composé de roches rouges, de grès et de mudstone. Des signes d’aridité et de sècheresse sont visibles dans ce parc et lui procure aussi des nuances de couleurs particulières.
Le conglomérat rouge de Zhangye représente une grande valeur dans le domaine de la recherche scientifique ainsi que dans le domaine du tourisme en Chine. C’est pour cela que le site fut inscrit sur la liste des patrimoines sous la protection de l’UNESCO et qu’il se classe parmi les « Top 10 » des merveilles géographiques du monde.





La structure géologique du conglomérat rouge provient de l’entassement des roches. Le conglomérat rouge est découpé de pics isolés et des rochers escarpés, érodés par le vent et l’eau, en même temps soumis à l’ influence par les changement de la structure géologique et du climat, et la force du vent.
Le parc géologique du conglomérat rouge de Zhangye se trouve dans la ville de Zhangye qui était, dans l’antiquité, une des quatre préfectures de l’ouest du Fleuve Jaune(Hexi), au milieu du corridor Hexi de la province de Gansu. Le conglomérat rouge de Zhangye, dans les Monts Qilian, se compose de roches rouges, de grès et de mudstone. On peut y voir nettement des signes d’aridité. Le parc est réputé pour ses lignes de stratification entremêlantes, les pentes abruptes de ses collines, ses diaclases verticales et la riche variété de ses couleurs, c’est un site pittoresque préservé où les paysages sont restés à l’état naturel.
Le conglomérat rouge de Zhangye est situé dans une région de collines de 100 km². On y trouve le conglomérat rouge sous différentes formes et avec une grande variété de couleurs. Elle est l’une des régions de conglomérat les plus grandes qui possèdent des formes aussi variées, celles qui rappellent les vitaux et les palais sont les étoiles du conglomérat rouge. Recouvrant une superficie énorme, les collines coloriées sont uniques en Chine.





Voilà Je dois dire que la beauté de ces montagnes en termes de relief et de couleurs…m’ont laissée sans voix !!!

Chine 2025 2026 : La traite des chamelles …un exercice compliqué…
Au cours de ce festival, il y a une compétition de traite des chamelles …à première vue, je suis un peu étonnée mais vu la complexité de l’opération …tout s’explique !!
La traite des chameaux de Bactriane, animaux à deux bosses d’Asie centrale, est une pratique ancestrale fournissant lait, laine et viande, essentielle à la survie des nomades, notamment en Mongolie et dans le désert de Gobi, avec des pratiques traditionnelles comme le brossage pour la laine et une traite deux fois par jour pour le lait, valorisant cet animal résistant aux climats extrêmes.
Le lait de chameau
Qualité et usages : Riche en nutriments, il est utilisé pour l’alimentation nomade et a des vertus médicinales (tuberculose, diabète, etc.).
Production : Les femelles donnent du lait pour nourrir leur petit pendant un an, et les nomades en récoltent environ un litre par traite, deux fois par jour, pour leur propre consommation.
La laine
Récolte : Elle est obtenue par brossage manuel pendant la mue printanière, une fois par an.
Propriétés : Isolante, résistante, anti-statique et de couleur naturelle, elle est filée pour fabriquer des vêtements chauds.
La traite des chameaux de Bactriane (à deux bosses) est une pratique ancestrale en Asie centrale, principalement en Mongolie et en Chine.
Voici les points clés de cette pratique en 2026 :
Saisonnalité : La traite a lieu principalement de juin à octobre, lorsque les pâturages sont abondants et que les chamelles allaitent leurs petits .
Technique : Contrairement aux vaches, la chamelle ne donne son lait que si son chamelon est présent pour stimuler l’éjection. La traite est généralement manuelle et s’effectue plusieurs fois par jour .
Production : Une chamelle de Bactriane produit environ 2 à 5 litres de lait par jour, ce qui est inférieur à la production du dromadaire .
Transformation : Le lait est rarement consommé frais. Il est le plus souvent fermenté pour produire de l’khoormog (similaire à l’aïrag de jument) ou transformé en fromages séchés (aaruul) et en beurre .
Déjà pour la traite, cela nécessite la présence de camions équipés de générateurs afin de faire fonctionner les trayeuses …mais pas uniquement !!
A chaque traite le lait de chamelle est pesé consciencieusement afin de désigner la chamelle et le propriétaire gagnants







Le jeune homme ci dessous du fait de son costume et surtout de sa coiffe …appartient au groupe de mongols implantés à Alxia right banner..
Il est en train de mettre en place sa trayeuse sur une énorme femelle mais pour déclencher la lactation il doit amener le chamelon au niveau des pis de la mère …









Dès que la lactation a commencé, on vire le chamelon ce qui stresse la chamelle …c’est pourquoi il faut lui présenter des animaux qui vont calmer son stress : le mâle (?), une frère ou une soeur …afin que la lactation puisse continuer …lorsque l’on équipera ses pis avec la trayeuse…












Le festival se termine …. et je voudrais bien monter un chameau pour voir !!!
Bien sur Lee est carrément contre …car il me considère plutôt comme miss catastrophe !!
Mais j’en ai trop envie, je passe outre dt on choisis pour moi un chameau de couleur crème …en principe réservé à la promenade pour les petits enfants …
Ce n’est effectivement pas compliqué et nettement plus comfortable que de monter un dromadaire …car on est coincé entre les 2 bosses !!!
Il n’y a que la méthode utilisée pour le diriger qui me pose problème …il n’y a qu’une seule renne reliée à un petit baton qui traverse les naseaux ce qui me semble cruel et pas trop pratique pour le diriger vers la gauche et la droite et également pour l’arrêter…









Pour clôturer en beauté cette journée …la secrétaire du PCC m’emmène chez une spécialiste réputée des costumes mongols …il s’avère qu’il s’agit de mon amie Khalkha …je ne dis rien …mais lorsqu’elle me tombe dans les bras, tout le monde a compris que l’on se connaissait depuis longtemps !
Bref elles se consultent et choisissent pour moi, une ravissante robe bleue, avec une ceinture en cuir et un petit chapeau assorti…me voilà à nouveau une vraie mongole …j’envisagerai le chameau pour plus tard !!!


Chine 2025 2026 : les courses de chameaux mongols
Le chameau de Bactriane est en voie de régression en Chine et la sauvegarde des races les plus menacées est une urgence. Pourtant, soyons pour une fois optimiste sur la préservation de la biodiversité. La race Alashan (ou Alxa) est l’une des 4 races de Bactriane répertoriée en Chine et qui s’apparente au groupe chameau de Mandchourie.
Entre 1982 et 2002, sa population a décliné de 250 à 60.000 têtes. Ce déclin est lié comme dans d’autres pays émergents (par exemple en Inde) à la mécanisation du transport transdésertique et au fait que l’élevage de la chèvre cachemire s’avère bien plus rentable pour les éleveurs de ces zones. Et la privatisation des terres ne facilite plus l’utilisation extensive des zones de parcours, d’autant que celles-ci se dégradent considérablement avec la disparition du saxaul (Haloxylon ammodendron), la plante miracle de tous les déserts d’Asie Centrale.
Dans ce contexte défavorable, les éleveurs se sont groupés au sein d’une association pour la conservation du chameau Alxa et ont reçu l’appui des autorités locales et nationales. L’association a organisé des festivals du chameau avec courses, concours de beauté et autres manifestations ludiques.
La production de laine de bonne qualité est également visée au travers d’une sélection appropriée des meilleurs producteurs ; le lait et ses produits fermentés sont bien valorisés sur le marché local arguant des propriétés médicinales de ces produits (soi-disant anti-cancéreux). La viande de chameau a également été valorisée par l’interdiction faite aux bovins de pâturer librement du fait de leur action prépondérante sur le surpâturage. Il n’est pas jusqu’aux os de chameau d’être utilisés pour les calligraphes chinois en herbe.
Par des actions simples de revalorisation des produits zootechniques, la population est ainsi remontée à 70000 têtes en 2004. Les éleveurs et leur association travaillent désormais à une meilleure gestion des pâturages encore communautaires et par la réintroduction du Saxaul et la lutte contre les rats qui dévorent les racines de cet arbuste essentiel dans la ration alimentaire des chameaux.
Une leçon d’optimisme pour le futur.
Dans l’emplacement du festival lui même …il y a plus de 5000 chameaux !!!







Les animaux se préparent à la course ainsi que leurs cavaliers …il est assez rare de les voir galoper …ce sont plutôt des trotteurs …
Les courses sont organisées par âges ce qui permet de rassembler au sein d’une même course …des animaux de force similaire ..











L’apparence du chameau de Bactriane est bien connue, notamment du fait de ses deux bosses caractéristiques. Le chameau de Bactriane a un corps dense et arrondi, avec des pattes postérieures dépassant de sa silhouette.
Au bout de jambes assez longues, ses larges pieds bifides terminés par des griffes reposent sur des coussinets adaptés à la marche dans le désert. Sa peau épaisse et dure au niveau des genoux et du torse le protège de la chaleur du désert une fois allongé. Son cou long et fortement courbé forme un « U » vers le bas, de sorte que sa tête se trouve au niveau de ses épaules. La queue est relativement courte par rapport au reste du corps, mesurant environ un demi-mètre, et terminée par un pinceau de longs poils fins.
Son pelage épais et dense, de poils longs d’en moyenne 7 cm, n’a pas une longueur uniforme : les poils sous le cou sont plus longs, de même que ceux au sommet des bosses, de la tête, sous le menton (d’une apparence semblable à une barbe) et sur la nuque. Cette fourrure épaisse et laineuse le protège du froid nocturne et de la chaleur du jour.
Le chameau de Bactriane, comme le dromadaire (Camelus dromedarius), a une double rangée de longs cils denses qui, lorsque l’œil est fermé, forment une barrière hermétique à la poussière et au sable. Lorsqu’il est bien nourri, les bosses graisseuses du chameau se tiennent bien droites, mais après une diète, elles peuvent partiellement ou complètement basculer sur le côté (parfois d’un côté et de l’autre), ballotant lors du mouvement de l’animal.
Les bosses dressées et denses permettent d’identifier que le chameau est bien nourri. Les lèvres charnues et extrêmement dures lui permettent de manger les plantes épineuses du désert. La lèvre supérieure, comme chez les autres camélidés, est fendue. Les oreilles, petites, de forme ronde et garnies de longs poils protecteurs, sont presque impossibles à distinguer à distance. L’occiput comporte deux glandes, particulièrement développées chez le mâle, dont les sécrétions noires, visqueuses et odorantes permettent à l’animal de marquer son territoire. Les naseaux, qui peuvent s’ouvrir et se refermer, sont particulièrement adaptés pour se protéger de la chaleur du désert et du sable.

















L’avant dernière photo représente un chameau au galop … Il est monté par une femme ce qui n’a rien d’extraordinaire ici !!!
L’anatomie interne du chameau de Bactriane est similaire à celle des autres tylopodes, à savoir un estomac à trois poches séparées (abomasum, panse, réticulum) sans feuillet. Le cæcum est court. La femelle a quatre glandes mammaires, à l’instar de la vache.
Le cri du chameau de Bactriane n’est pas très agréable à l’oreille humaine, rappelant un peu celui de l’Âne commun (Equus asinus). Lorsqu’il est chargé et qu’il doit se lever ou s’accroupir (baraquer), le chameau pousse souvent un cri. Le chameau pousse un cri particulier lors des phases de rut (il blatère).
Lorsqu’il est irrité, il est susceptible de cracher, comme le dromadaire, sauf qu’il ne rejette pas de la salive mais des sucs de rumination. Ce qui doit faire encore plus de taches …








Le chameau de Bactriane est un animal imposant. Sa taille au garrot, de 2 mètres en moyenne, peut atteindre 230 cm, et 270 cm bosse incluse. Le creux entre les deux bosses se trouve souvent à une hauteur supérieure à 1,7 m, c’est pourquoi il faut faire s’accroupir le chameau pour pouvoir le chevaucher. La distance entre les bosses est de 30 cm, ce qui laisse suffisamment de place pour un cavalier.
Le mâle adulte pèse en moyenne entre 450 et 500 kg, mais souvent sensiblement plus, des spécimens de 690 kg ayant été recensés. Les chameaux élevés en Transbaïkalie ont une masse d’en moyenne 740 kg.
La femelle est moins massive, pesant en moyenne moins de 450 kg. Une grande disparité existe entre les races, certains mâles d’élevage bien nourris ayant atteint 1 000 kg[2]. Les individus de la race de Kalmoukie sont les plus massifs (entre 800 et 1 000 kg pour les mâles, 650 et 800 kg pour les femelles). Le chameau atteint sa taille définitive au bout de 7 ans.
Le poids du chameau varie en fonction du dernier moment où il a bu : en cas de diète prolongée, il utilise les réserves contenues dans ses bosses (permettant de stocker jusqu’à 23 kg de réserves), et peut ainsi perdre jusqu’à 100 kg sans mourir.
Il est phytophage, mange de l’herbe, des feuilles et des graines et est capable d’ingurgiter 120 litres d’eau en quelques minutes.










La robe du chameau domestique est très variable, le plus souvent brune, mais il existe d’autres nuances : gris, noir, blanc et même crème (la laine de cette couleur est plus chère que les autres). Les chameaux de couleur claire, en revanche, sont beaucoup plus rares ; chez les chameaux de Transbaïkalie, les spécimens marron dominent (78,6 %), les jaunes et jaune clair représentent 18,6 %, et les blancs 2,8 %.
La laine du chameau de Bactriane est beaucoup plus longue et drue que celle du dromadaire ; c’est l’une des caractéristiques qui permettent au chameau de vivre dans le froid intense, qui dans certaines parties de son habitat peut atteindre −40 °C ou plus froid encore.
La laine sous le cou et au sommet des bosses peut être longue de 30 cm et plus, et sur les autres parties du corps, elle est également assez longue, en moyenne de 7 cm. La structure de la laine du chameau est remarquable : les poils sont creux à l’intérieur, ce qui contribue à la faible conductivité thermique du pelage. De plus, autour de chaque poil poussent de minces cheveux qui aident la robe à retenir l’air, de sorte que, quelle que soit la densité du pelage, il reste toujours beaucoup d’air, ce qui contribue à baisser la conductivité thermique.
Le pelage du chameau de Bactriane devient spécialement long en automne, et il est déjà bien couvert quand arrive l’hiver. Puis, il change rapidement sa longue laine d’hiver contre un pelage court aux premiers temps chauds (mars-avril). Ce processus s’accompagne de la chute de grosses pelotes de laine de différentes parties de son corps. Durant cette période de mue, le chameau a un aspect lépreux et peu propre.













La constitution spécifique du chameau de Bactriane lui donne des capacités d’adaptation hors du commun aux biotopes pauvres en eau et en nourriture. Il peut supporter la privation d’eau à un point qui serait désastreux pour tout autre mammifère, capable de survivre à une perte de 40 % de son eau alors que les autres animaux à sang chaud meurent après une perte de 20 % de leur eau.
Les reins du chameau peuvent absorber une partie importante de l’eau des urines et la rendre à l’organisme. Ses érythrocytes ont une forme ovale (les autres mammifères ont des globules de forme ronde), qui permet au sang de conserver une fluidité normale même en cas d’épaississement, parce que les globules minces continuent de passer sans entrave à travers les capillaires.
De plus, les érythrocytes du chameau ont la capacité d’accumuler des fluides jusqu’à augmenter de 2,5 fois leur volume. Le fumier du chameau de Bactriane est plus concentré que celui du gros bétail, il contient entre 6 et 7 fois moins d’eau et consiste en un mélange de fibres végétales grossières presque sèches (les crottes de chameau bien formées se présentent sous la forme de boulettes allongées de 4 × 2 × 2 cm) ; le chameau a la capacité de réduire le taux d’humidité de ses excréments à 45 % de leur teneur normale. L’urine peut également être extrêmement concentrée.
Après une privation d’eau de plusieurs jours, le chameau peut être considérablement amaigri, n’ayant plus que la peau sur les os. Cependant, une fois qu’il a à nouveau accès à l’eau, il récupère à vue d’œil : il est capable de boire une douzaine de seaux d’eau d’une traite et retrouve son aspect normal dans la demi-heure qui suit.
Sa constitution extérieure lui permet aussi d’économiser au maximum les ressources en eau de son organisme. La dissipation d’eau par les naseaux est minime grâce à sa capacité à les fermer, ne les ouvrant que pour inspirer ou expirer. La capacité de thermorégulation du chameau est bien connue. À la différence des autres mammifères, le chameau ne commence à transpirer que si la température de son corps atteint 41 °C (au-delà, sa vie est en danger). Lors des nuits froides, sa température corporelle peut descendre à 34 °C.
La graisse contenue dans les bosses ne se désagrège pas dans l’eau, comme on le pensait autrefois, mais joue un rôle de réserve de nourriture pour l’organisme. Elle sert également pour l’isolation thermique du corps du chameau, s’accumulant avant tout sur l’échine, qui est la partie la plus exposée au soleil. Si la graisse était également répartie sur le corps, elle gênerait la régulation thermique de l’organisme. À elles deux, les bosses peuvent représenter une masse de graisse allant jusqu’à 150 kg.
Le chameau vit habituellement en troupeau de 5 à 20 têtes (parfois jusqu’à 30) composé principalement de femelles et de petits ; le chef est le mâle dominant. Des jeunes mâles sexuellement matures peuvent parfois être conservés au sein des troupeaux, mais cela n’arrive jamais pendant la période de rut,. Il peut vivre jusqu’à 40 ans.
Le chameau est actif pendant le jour ; pendant la nuit, il dort ou est moins actif, occupé à ruminer. Pendant les tempêtes, le chameau peut rester allongé immobile pendant quelques jours. Par temps de pluie, il essaye de s’abriter sous des arbrisseaux ou dans des ravins, et par forte chaleur, il marche volontiers en haletant et en s’éventant de sa queue pour faire chuter la température de son corps.
Le chameau domestique a tendance à être « lâche, stupide et apathique », comme le caractérisait Prjevalski ; confirmant ces défauts, Brehm ajoute qu’il est obstiné et peut faire preuve de méchanceté, mais qu’il est sensible à la musique. Cependant, d’autres sources considèrent que ces défauts sont dus au comportement du chamelier, et que le chameau est en réalité intelligent, doux et fidèle. Il est capable en circonstances extrêmes de courir jusqu’à 65 km/h sur de courtes périodes. Le chameau va à l’amble, c’est-à-dire qu’il marche par bipèdes latéraux, en déplaçant alternativement ses membres antérieur et postérieur droits, puis ses membres antérieur et postérieur gauches.
Marronnage
Des cas de marronnage (retour à l’état sauvage) du chameau de Bactriane ont été rapportés ; de retour à l’état sauvage, le chameau adopte une structure sociale similaire à celle observée chez le chameau sauvage de Tartarie, se regroupant en troupeaux de 5 à 20 individus constitués d’un mâle dominant, de femelles et de jeunes, les autres mâles étant exclus et vivant seuls.
Chine 2025 2026 : L’inauguration incroyable du festival des Chameaux de Alxia left banner …
Déjà ce qui est incroyable est que je sois la seule occidentale présente lors de ce festival …
Du coup Lee reste prudent et moi également car par le passé je me suis déjà faite expulsée de festivals où j’étais la seule étrangère.
Il décide d’aller sans moi , d’aller tâter le terrain auprès du bureau du parti communiste local…ceux ci pas très emballés par ma candidature, mais à partir du moment où j’accepte de porter le costume local ce qui ne me pose aucun problème …m’invite en tant que VIP au festival.
Je suis très surprise et très intéressée par la manière dont je vais être traitée…Le résultat dépasse ce que j’avais pu imaginé !!!
J’arrive donc en robe mongole avec un chapeau qui ressemble plutôt à un modèle des années 30 !!
Une voiture vient me chercher avec mon costume d’apparat, un vidéaste photographe, une journaliste et la secrétaire du service de la propagande…
On commence par un solide petit déjeuner à base de lait de chamelle (encore !!!), de fromage du même lait et d’un genre de beignets …on est plus que lestés !!!
Ensuite avec « mon équipe » on se rend à l’entrée du festival …
Là c’est tout juste si les policiers ne se mettent pas au garde à vous…dès que je franchis le portail du festival, je suis accueillie par un groupe de danseuses mongoles en folie …ce sont des Torghut !!!
Dès qu’elles savent que je suis française, elle me font un accueil triomphal…elles connaissent même le nom de Macron !!
Le clan Torghut apparaît pour la première fois comme un groupe oïrat au milieu du XVIe siècle. Après l’effondrement de l’Alliance des Quatre Oïrats, la majorité des Torghuts, sous la conduite de Kho Orluk , se séparèrent des autres groupes oïrats et migrèrent vers l’ouest, dans la région de la Volga , en 1630, formant le noyau des Kalmouks .
Quelques nobles Torghuts suivirent Toro Baikhu Gushi Khan jusqu’au lac Qinghai (Koke Nuur), intégrant ainsi le groupe des Hauts-Mongols . En 1698, 500 Torghuts entreprirent un pèlerinage au Tibet , mais ne purent en revenir. Ils furent alors réinstallés sur les rives de la rivière Ejin par l’ empereur Kangxi de la dynastie Qing . En 1699, 15 000 foyers Torghuts revinrent de la région de la Volga en Dzoungarie, où ils rejoignirent les Khoïts . Après la chute du khanat dzoungar , l’un de leurs princes, Taiji Shyiren, s’enfuit vers l’ouest, dans la région de la Volga, avec 10 000 familles en 1758. Le nom Torghut ou Torgut dérive probablement du mot mongol « torog » qui signifie littéralement « soie ».
En raison des mauvais traitements infligés par les gouverneurs russes , la plupart des Torghuts finirent par retourner en Dzoungarie et en Mongolie occidentale , quittant la région en masse le 5 janvier 1771.
Si la première phase de leur migration donna naissance aux « Anciens Torghuts », les Qing désignèrent les Torghuts arrivés plus tard sous le nom de « Nouveaux Torghuts ». La taille de ce groupe a été estimée entre 150 000 et 400 000 personnes, accompagnées peut-être de six millions d’animaux (bovins, ovins, équins, chameaux et chiens).
Victimes de raids, de la soif et de la famine, environ 85 000 survivants atteignirent la Dzoungarie , où ils s’installèrent près du fleuve Ejin avec l’autorisation de l’empereur Qing. Les Torghuts furent contraints par les Qing d’abandonner leur mode de vie nomade et d’adopter une agriculture sédentaire, dans le cadre d’une politique délibérée visant à les affaiblir.






L’accueil chaleureux des femmes Torghut …



Après avoir salué poliment tous les responsables de la communauté, on m’installe confortablement dans les tribunes officielles où j’ai malheureusement le soleil en pleine face …dommage pour mes yeux (j’ai oublié mes lunettes de soleil) et les photos !!
J’en profite pour aller visiter quelques chameaux sympathiques c’est à dire ceux qui ne bavent pas ce qui veut dire qu’ils sont moins stressés que les autres !!!






Sur la dernière photo, on peut remarquer un estrade sur lequel est installé un genre d’oracle que l’on trouve également dans les pays himalayens…
Ensuite j’ai droit aux défilés de la police qui malheureusement ne dansent pas …Mais par contre ce n’est pas le cas des ethnies qui les suivent : …


















Ces danseurs sont suivis par 2 importants défilés de chameaux…



















Ci dessous le film de la propagande du parti communiste mongol qui m’étais destiné…
On continue avec le défilé impressionnant de tous les chameaux apportés par les nomades … Il parait qu’il y a plus de 5000 chameaux présents sur le site pour ce festival !!!













Les personnes habillées en orange sont là spécialement pour ramasser le crottin de chameaux qui ferait mauvais effet sur ce splendide tapis rouge !!!
Le chameau de Bactriane (Camelus bactrianus), appelé aussi chameau à deux bosses (par opposition au dromadaire ou chameau d’Arabie) ou simplement chameau, est une espèce d’artiodactyles de la famille des Camelidae. Il est natif des steppes et des régions arides de l’Asie centrale. L’épithète spécifique bactrianus évoque l’une des régions où les chameaux domestiques étaient autrefois communément élevés : la Bactriane. La femelle est dénommée la chamelle et le juvénile le chamelon. Ce mammifère ruminant diffère du dromadaire (encore appelé chameau d’Arabie) par ses deux bosses dorsales graisseuses (contre une chez le dromadaire), par son poids et sa taille plus élevés, et par une fourrure bien plus abondante. Le chameau et le dromadaire appartiennent tous deux au genre Camelus et peuvent produire des hybrides viables et fertiles.
La constitution du chameau de Bactriane est bien adaptée aux conditions d’un climat continental extrêmement sec, avec des étés chauds et secs et des hivers rigoureux et enneigés. Ses particularités physiologiques et anatomiques lui permettent de vivre pendant un temps exceptionnellement long sans eau, et il se contente d’une nourriture grossière et pauvre en éléments nutritifs. Le chameau s’adapte très bien aux hivers rudes grâce à sa laine très épaisse. Cependant, il est très sensible à l’humidité, et il ne se rencontre que dans les zones où le climat est sec.
Le chameau est depuis longtemps un animal domestique important dans beaucoup de régions d’Asie. Il est prédominant dans les steppes et les régions semi-désertiques d’Asie centrale, de Mongolie, et sur certains territoires avoisinant la Russie et la Chine. La population mondiale de chameaux domestiques serait de 670 000 à 2 millions de têtes. Différentes races de chameaux domestiques ont été développées. Le chameau peut être utilisé comme animal de bât ou de trait, il fournit aussi du lait, de la viande et de la laine.
Contrairement au dromadaire, le chameau existe encore à l’état sauvage, bien qu’en nombre très restreint : il s’agit du chameau sauvage de Tartarie. Le chameau domestique diffère un peu du chameau sauvage, ce qui a amené certains scientifiques à en faire deux espèces distinctes, Camelus bactrianus et Camelus ferus. Si les recherches génétiques du début des années 2000 sont plutôt en faveur d’une séparation entre le chameau sauvage et le chameau domestique, le niveau de séparation des deux taxons reste encore à préciser et la question de l’origine du chameau domestique et de son lien avec le chameau sauvage actuel reste encore ouverte.














En fait un cavalier s’approche de l’estrade où est installé l’oracle et y met le feu …cela marque l’ouverture du festival !!
Cet épisode est accompagné de jets de 6 couleurs qui sont celles du bouddhisme …bleu, blanc, vert, jaune, rouge et orange…le festival est ouvert !
Les 6 couleurs du bouddhisme sont celles du drapeau bouddhique, symbolisant l’aura de Bouddha à l’éveil : le bleu (compassion), le jaune (voie du milieu/équilibre), le rouge (bénédictions/énergie), le blanc (pureté/libération), l’orange (sagesse/détermination) et une bande multicolore représentant l’unité de ces vertus et de toutes les traditions bouddhistes. Ces couleurs sont liées aux cinq éléments (terre, eau, feu, air, espace) et aux cinq sagesses, et sont aussi utilisées dans les drapeaux de prière tibétains (les 5 couleurs de base) et la symbolique des chakras.
Il s’en suit un épisode de fumée qui pique les yeux et fait tousser…avant que les danses reprennent !!!




Les danses reprennent …puis suit un genre de défilé des ethnies locales mais avec des costumes très « théâtre » et pas trop authentiques …












vvvv




Sur cette dernière photo …pour moi uniquement des costumes de théâtre …Rien à voir avec la réalité !!!






Pour la fin des festivités d’ouverture, je retrouve mes copines Torghut…toujours aussi enthousiastes et colorées …
Voilà une première partie qui m’a laissée presque sur les rotules et cela est loin d’être fini !!!
Chine 2025 2026 : Le musée du chameau et des tapis à Alxia Right Banner
Plusieurs stations camelines ont récemment été créées dans la ville d’Aobao, bannière d’Alxa Right, dans la ligue d’Alxa, comprenant une base d’élevage camelin, un parc de démonstration du lait de chamelle et un centre de recherche scientifique de l’Université agricole de Mongolie intérieure.
Tout a l’air plus ou moins fermé …Heureusement on retrouve une jeune fille Han particulièrement excitée qui nous propos d’aller réveiller le personnel du musée…
Je ne suis pas enthousiasmée par ce type d’intervention… surtout par une Han..mais si c’est le seul moyen de voir quelques choses…pourquoi pas !!!
Nous commençons par la fabrication des tapis en soie et/ou en laine et poil de chameau !!














L’installation est plutôt moderne mais la méthode fabrication est artisanale …les femmes installent un carton derrière les fils ce qui facilite le choix des couleurs et le suivi des motifs …
Les couleurs et les motifs me font rêver mais moyen de financer ou de ramener la bête sur mon dos …j’aime particulièrement le tapis du milieu en laine et soie avec un motif floral !!!








La 5ème photo représente un tapis entièrement réalisé en poil de chameau et avec des couleurs naturelles..
Le dernier cri en terme de motifs est de réaliser un motif à partir d’une photo …un travail de folie pour les ouvrières mais absolument pas dans mes gouts…Je préfère de très loin celui de la 6ème photo …beaucoup plus classique !!










Je découvre sur ces dernières photos le nombre important de races de chameaux avec une ou 2 bosses
Après la cérémonie d’inauguration de ces stations, de nombreuses activités ont été organisées, notamment la mise à l’honneur d’éleveurs de chameaux locaux exceptionnels, la distribution de machines à traire électroniques et un concours de traite de chameaux.
La base d’élevage de chameaux du désert de Gobi et la station de démonstration de production de lait de chamelle ont été financées conjointement par une entreprise de biotechnologie locale de Mongolie-Intérieure et le Centre de recherche sur les chameaux de Mongolie-Intérieure.
La base cameline s’étend sur une superficie de 21 645 mètres carrés et abrite environ 250 chameaux.
Depuis sa construction, la base cameline a principalement élevé des chameaux laitiers pour la production de lait, des chameaux à fourrure pour la production de fourrure et des chameaux de boucherie pour la production de viande.
En tant que base complète, elle offre des services d’élevage de chameaux, de transformation du fourrage et de vente de produits camelins, ainsi que de recherche et de développement de nouvelles espèces.
Sur la 2ème photo, vous voyez en rouge le tracé de la route de lasoie !
Les chameaux étaient outre des animaux domestiques, des montures utilisées pendant les combats et des moyens de transports …





Connue comme une « ville de chameaux », la bannière droite d’Alxa, en Mongolie intérieure, compte environ 51 000 chameaux, soit environ 20 % de la population totale de chameaux de Chine et 45 % de celle de la ligue d’Alxa.
À l’heure actuelle, la bannière d’Alxa Right compte cinq coopératives d’élevage de chameaux, un centre de recherche scientifique, deux usines de transformation de fourrure de chameau et deux entreprises de transformation de viande de chameau, dont la viande de chameau séchée à l’air et la viande de chameau en sauce ont déjà reçu une certification alimentaire ainsi qu’une certification biologique.
De nombreux produits laitiers à base de lait de chamelle, comme le lait de chamelle en poudre, les bonbons en forme de comprimés de lait de chamelle et le lait de chamelle liquide, ont été produits à grande échelle et contribueront, dans une certaine mesure, à stimuler l’économie locale.
Grâce à la construction de ces bases camelines, les secteurs locaux de l’agriculture et de l’élevage ont été profondément remaniés ces dernières années, entraînant une transformation des rapports de production, l’emploi des éleveurs et même une dynamisation du tourisme local.



Nous terminons l’exposition sur une présentation de construction d’une yourte et de selles pour Chameaux …
Je peux vous dire u’elles sont très confortables, ayant eu la chance d’en essayer une !!!
Chine 2025 2026 : Les rochers gravés de Mandela…
Le désert de Gobi est le plus grand désert d’Asie, s’étendant sur une superficie impressionnante de 1,3 million de kilomètres carrés. Ce vaste désert n’est pas seulement le plus grand d’Asie, il est aussi le cinquième plus grand désert du monde, ce qui témoigne de son immensité et de la diversité des paysages qu’il englobe.
S’étendant sur le sud de la Mongolie et le nord de la Chine, le désert de Gobi mongol comprend des régions distinctes telles que la steppe du désert de Gobi oriental et le semi-désert du plateau d’Alashan. Son paysage s’étend des imposantes dunes de sable de Khongor aux montagnes accidentées de l’Altaï de Gobi.
Au-delà de ses étendues sablonneuses, le Gobi présente des environnements variés tels que des plaines de gravier, des chaînes de montagnes et des champs de glace, qui ajoutent tous à son attrait unique.
Classé parmi les déserts froids, le Gobi connaît des températures extrêmes, allant de 45°C en été à -40°C en hiver. Ces fluctuations drastiques créent un environnement difficile pour la flore et la faune.
Malgré ses conditions difficiles, le gobi mongol abrite un mode de vie unique. Les bergers nomades mongols illustrent la capacité d’adaptation de l’homme à ce climat rigoureux.
Les rares pluies saisonnières peuvent modifier radicalement le paysage, transformant les étendues sèches en lacs temporaires et revitalisant la végétation clairsemée. Les tempêtes de poussière provenant du Gobi ont également un impact sur le climat mondial en répandant des aérosols.






Un total de 172 pétroglyphes — dessins ou gravures sur roches — réalisés par l’homme préhistorique de la fin de l’âge de pierre à l’âge du fer ont été récemment découverts dans la bannière gauche d’Alshaa, dans la ligue d’Alshaa, en Mongolie-Intérieure, dans le nord de la Chine, selon les informations du bureau des reliques culturelles de la ligue d’Alshaa.
Les archéologues ont expliqué que la plupart des pétroglyphes avaient été réalisés à l’aide de techniques telles que le meulage, le ciselage, et quelques-uns par grattage.
Ils ont indiqué que les thèmes abordés incluent les moutons, les chevaux, les tigres, les cerfs, les cavaliers, les empreintes de sabots, les chameaux, les dieux, les personnages et les chevaux.
Ces images révèlent la vie sociale et les croyances spirituelles des anciennes tribus et nations claniques qui vivaient autrefois dans la prairie d’Alshaa.
« En termes de contenu thématique, de techniques de production, d’expressions et de caractéristiques stylistiques, certains de ces pétroglyphes étaient d’une qualité exceptionnelle », a déclaré Jing Xueyi, directrice du bureau des reliques culturelles de la Ligue d’Alshaa.
« Ils sont extrêmement rares et les pétroglyphes d’Alshaa ont une grande valeur pour la recherche universitaire », a ajouté Jing.
La ligue d’Alshaa, peu peuplée, possède de riches ressources en art pétroglyphique.
Les pétroglyphes présentent des caractéristiques distinctives telles que leur petite taille et la densité et la netteté des images. Leurs thèmes expriment principalement les activités quotidiennes des populations.
Nous nous arrêtons sur le site de Mandela pour en savoir plus sur le sujet …











Selon Gai Shanlin (1986, 343-8), les pétroglyphes en Mongolie intérieure couvrent la période allant du début du Néolithique (vers 8000 av. J.-C.) aux dynasties ultérieures (XIXe siècle).
Néanmoins, la datation précise et l’attribution ethnique de ces sculptures ne sont que partiellement possibles, étant donné la quantité insuffisante de données archéologiques et la limitation des méthodologies de datation. La datation repose sur des méthodes traditionnelles, telles que la comparaison stylistique avec des artefacts fouillés ; la présence/absence d’animaux éteints ou domestiqués et de nouvelles technologies ; les techniques de sculpture ; les outils ; les superpositions ; et les inscriptions et documents historiques (cf. cependant Li Xiangshi & Zhu Cunshi (1993, 319-24) qui discutent de la datation des lichens).
Puisque la Mongolie intérieure et le Ningxia partagent de nombreux traits culturels, la chronologie proposée par Gai Shanlin pour l’art rupestre du Yinshan aide également à dater les pétroglyphes d’Helanshan (Xu Cheng & Wei Zhong 1993, 376-87). Gai identifie trois grandes périodes de l’art rupestre du Yinshan :
1) Néolithique – Âge du bronze ancien (8000-1000 av. J.-C.);
2) Âge du bronze postérieur – Âge du fer ancien (1000 av. J.-C. – 200 apr. J.-C.);
3) Historique (500 apr. J.-C. – 1900 apr. J.-C.).
Dans le Helanshan, Xu et Wei identifient également trois périodes, même si elles commencent un peu plus tard que celle de Gai et sont liées à la chronologie chinoise :
1) les dynasties Shang-Zhou (1600-200 av. J.-C.);
2) les dynasties Qin-Han et Nord-Sud (200 av. J.-C. – 600 apr. J.-C.);
3) les dynasties Sui-Tang, Xiaxia, Mongol Yuan (600 ap. J.-C. – 1900).
Sauf pour des différences mineures, les périodisations proposées et les développements stylistiques des pétroglyphes de Yinshan-Helanshan s’accordent entre eux et avec ceux identifiés pour l’art rupestre mongol (Nowgorodowa 1980) et d’Asie du Nord et centrale (Martynov 1991 ; Francfort 1998). La périodisation proposée par Gai Shanlin est acceptée ici comme un outil de travail (même si elle a besoin d’être améliorée). La périodisation de Gai peut être considérée comme préférable à celle suggérée par Xu et Wei car elle se concentre sur la culture matérielle et l’histoire de la zone nord, plutôt que sur la chronologie dynastique chinoise.
En traitant cette chronologie, il est néanmoins utile de garder à l’esprit quelques points clés. Tout d’abord, la datation des pétroglyphes est suggestive plutôt que ferme, et doit donc être prise avec un certain degré de flexibilité. Deuxièmement, mais surtout, tous les sites décrits ci-dessus présentent des pétroglyphes qui semblent stylistiquement dater différentes phases, suggérant ainsi que ces zones étaient utilisées pendant des périodes prolongées et que les images visibles forment des palimpsestes à couches temporelles. Troisièmement, nonobstant cette production prolongée, la majeure partie des pétroglyphes datent de la deuxième période de Gai, qui est l’époque de l’activité pastorale-nomade la plus élevée dans la région. Donc, même si certains sites peuvent avoir une concentration plus élevée d’un type de signe, il n’est pas possible de dater un site à partir d’une seule phase.
La première période de Gai, l’âge néolithique-bronze ancien (8000-1000 av. J.-C.), est subdivisée en trois phases : précoce (8000-4000 av. J.-C.), moyenne (4000-2000 av. J.-C.) et tardive (2000-1000 av. J.-C.).
Il les attribue à la chasse précoce ; à la chasse développée et à l’agriculture primitive ; et aux phases de subsistance des premiers éleveurs. Dans la première phase, les animaux représentés incluent Megaloceros, l’autruche et le cerf (Elaphurus davidianus), qui ont disparu de la région au début du post-Pleistocène.
La deuxième phase, en plus des représentations de différents animaux (bouquetin, mouton bleu, cerf rouge, ours brun, renne), présente pour la première fois des représentations humaines soit sous forme de figures complètes ou de visages (pseudo-humains) en vue frontale (c’est-à-dire Helankou). La datation de ces visages à cette phase semble sûre pour des raisons de style, d’altération, de patinage et de techniques de sculpture (Chen Zhaofu 1990), et par comparaison avec des images similaires d’Asie du Nord et centrale (Martynov 1991;
La troisième phase comprend des représentations des premiers animaux domestiqués, tels que les chevaux, le bétail, les moutons, l’âne, ainsi que des animaux sauvages qui ont continué à être chassés. Compte tenu du peu d’informations disponibles, l’art rupestre de cette période précoce ne peut être provisoirement attribué qu’à des populations pré- et proto-historiques documentées archéologiquement, mais il est clair que leur arrière-plan culturel était similaire à celui des chasseurs ultérieurs.pasteurs qui occupaient les mêmes zones.
La deuxième période de Gai, l’âge du bronze-début de l’âge du fer (1000 avant J.-C. à 200 après J.-C.), comprend deux phases : l’élevage précoce et la chasse, et l’élevage développé. Une caractéristique distinctive de cette période est la présence de « scènes » avec plusieurs acteurs et un rebondissement narratif, plutôt que des figures isolées uniques.
Dans la première phase, il y a des représentations de l’élevage et de la guerre, ainsi que l’apparition de marqueurs temporels importants comme le chariot et le chameau.
La deuxième phase comprend des images de troupeaux entourés par des balustrades (preuve d’un élevage développé), des promenades à cheval, des chevaux sellés (généralement sans étriers), chars de guerre, arc et flèches, armes à la taille, et un nombre croissant de chameaux.
Les pétroglyphes de cette période forment l’essentiel de la production au Yinshan, et ceux de la deuxième phase ont une affiliation ethnique provisoire. D’après une analyse stylistique comparative avec des artefacts mis au jour, Gai les a attribués au peuple Xiongnu, qui était actif ici et dans le sud de la Sibérie et de la Mongolie, du IIIe siècle av. J.-C. au Ier siècle apr. J.-C. Après cette période, la zone a été occupée par les Xianbei (150-400 après J.-C.), une phase dont Gai Shanlin ne discute pas de manière inexplicable, mais qui appartient également à juste titre à cette période générale (cf. Xu & Wei 1993).
La troisième période de la chronologie de Gai (la période historique) comprend les pétroglyphes produits par divers groupes ethniques du sixième au dix-neuvième siècle. Ceci doit être compris comme la période historique de la frontière nord de la Chine, qui commence avec l’adoption de l’écriture par les Turcs Tujue au sixième siècle. Après la disparition des Tujue au VIIIe siècle, la région a été occupée par les Tufan, les Huihu et les Tangut Danxiang qui ont établi la dynastie Xixia.
Enfin, au XIIIe siècle, les Mongols, qui ont balayé la Chine et créé la dynastie Yuan, se sont installés dans cette région, où ils sont restés jusqu’à aujourd’hui. L’art rupestre de cette période se caractérise par un style raccourci (presque caricatural) dans la représentation des figures humaines et animales, des sculptures peu profondes, l’utilisation d’outils en fer et le mélange avec des inscriptions (en caractères turkik, mongol ou tibétain). Gai Shanlin, Xu Jie et Wei Zhong, considèrent cela comme la phase de déclin de la tradition d’art rupestre de Yinshan et Helanshan, un fait qu’ils attribuent à l’introduction de l’écriture et au passage des images vers le mot écrit.
Cette périodisation de l’art rupestre trouve un certain soutien dans les archives archéologiques de la frontière nord de la Chine, bien qu’étant donné le nombre limité de fouilles et d’études spécifiquement dans la région de Yinshan-Helanshan, les associations entre les vestiges archéologiques et l’art rupestre soient peu probables.
Les preuves archéologiques relatives au Néolithique local sont rares car peu de fouilles ont été effectuées dans ces zones spécifiques. Certains chercheurs soutiennent qu’à Helanshan et dans le Ningxia, les preuves de vie sédentaire indiquent que la région faisait partie du système culturel du grand Yangshao, et spécifiquement des types Majiayao et Qijia (tous deux entièrement sédentaires et agricoles) (Li & Zhu 1993, 11).
D’après les sondages effectués sur environ 30 sites, le Néolithique de Ningxia semble cependant avoir été caractérisé par la tradition microlithique du nord (avec des preuves d’une tradition céramique et d’une vie sédentaire). Des fouilles dans la partie sud de la province, sur les sites de Caiyuan (comté de Haiyuan), indiquent que bien qu’elle soit contemporaine de Majiayao, la culture Caiyuan avait des traits régionaux très distinctifs, qui ont finalement influencé le développement de la culture Qijia ultérieure (âge du bronze) (Bureau des reliques culturelles de Ningxia 1999, 468-9).


En ce qui concerne la Mongolie-Intérieure, étant donné la taille et la diversité géographique du territoire, une variété de cultures est connue. Au Néolithique, les différences entre les groupes culturels sont plus apparentes, mais la tendance est à l’homogénéisation, de sorte que vers l’âge du bronze tardif, de nombreux traits similaires apparaissent d’ouest en est (cf. le complexe de la zone nord, Di Cosmo 1999, 893). Une séquence néolithique bien documentée (Xinglongwa, Zhaobaogou, Hongshan, Fuhe, Xiaoheyan) a été établie pour l’est de la Mongolie intérieure (Nelson 1995; Inner Mongolia 1999).
On en sait moins sur le Néolithique de la partie centre-sud de la province et spécifiquement sur le Yinshan, mais une séquence préliminaire (Lower Wangmushan 4000 avant J.-C., culture Haishengbuliang 3000 avant J.-C., culture Miaozigou, culture Laohushan 2000 avant J.-C.) a été établi pour la région de Haidai et du fleuve Jaune au sud-est du Yinshan. Ces preuves indiquent l’existence d’une économie agricole et d’élevage mixte.
Pour la période ultérieure, des fouilles dans les régions du fleuve Jaune et de l’Ordos en Mongolie intérieure ont mis au jour les vestiges des cultures de l’âge du bronze ancien de Dakou et Zhukaigou (vers 2000-1200 av. J.-C.). Le complexe xiajiadien inférieur (vers 1800-1400 av. J.-C.) est plutôt attesté dans la partie orientale de la région (Bunker et al. 1997, 18-28 ; Di Cosmo 1999, 897-8 ; Inner Mongolia 1999, 83-8), où les preuves montrent également le développement de céramiques élaborées et d’établissements fortifiés. Dans une phase ultérieure (1000-600 av. J.-C.) dans la même région, la production de bronze a joué un rôle important comme documenté par les fouilles des sites du Xiajiadien supérieur dans l’est de la Mongolie-Intérieure et les cultures connexes du nord (Shelach 1999, 143-76 ; Bunker et al. 1997, 18-98).
Après la fin du Xiajiadien supérieur (à partir de 600 av. J.-C.), la région entre dans une période caractérisée par des interactions prolongées et historiquement documentées entre les populations nomades (les Xiongnu et les Xianbei déjà mentionnés) et le monde chinois de la fin des Zhou et des Han (vers 500 av. J.-C. – 300 apr. J.-C.) (Ishjamts 1992 ; Shiji 1972, 2879-920 Xiongnu Liezhuan 50, ch. 110, vol. 9).
L’attribution aux Xiongnu d’une bonne partie de l’art rupestre du Yinshan (et peut-être du Helanshan) n’est pas sans raison : beaucoup des pétroglyphes montrent une similitude stylistique et thématique considérable avec les styles de travail du métal (boucles de ceinture, couteaux, poignards, accessoires pour chevaux) découvert dans des contextes xiongnu (Wu En 2002). Ils incluent le style dit strié ou radiographique (avec des animaux couverts par des lignes représentant leurs squelettes ou leur manteau), et le motif de combat d’animaux dans lequel les animaux sont montrés dans une étreinte mortelle (Kessler 1993, 37-65 figs. 35-6; Bunker et al. 1997; Rawson 1990). Les Xiongnu ont été anéantis au deuxième siècle après J.-C. par une nouvelle puissance nomade, les Xianbei (150-400 après J.-C.), un groupe ethniquement mixte qui pratiquait à la fois le pastoralisme et l’agriculture. Alors que les Xianbei occupaient ces zones, ils ont absorbé une partie de la population Xiongnu et semblent avoir été influencés par leur culture matérielle. Comme les Xiongnu, les Xianbei étaient très probablement responsables d’une production considérable de pétroglyphe, même si leur contribution est difficile à distinguer stylistiquement et iconographiquement de celle de leurs prédécesseurs (Kessler 1993, 75-6, figs. 46-48).
Théories interprétatives : Religion & Chamanisme
L’art rupestre est souvent perçu comme une manifestation des activités spirituelles de nos ancêtres, et la religion et le rituel ont historiquement joué un rôle majeur dans son interprétation. Dans le passé, les pétroglyphes étaient expliqués comme des représentations liées au monde de la religion « primitive » (chamanisme, animisme, etc.) et spécifiquement aux rituels de chasse et à la magie de fertilité (Breuil 1952 ; Lommel 1967 ; sur Lommel 1967).
En Chine, l’art rupestre est encore parfois interprété par l’ancienne génération de savants chinois en termes de fertilité et/ou de cultes de la nature (Ban Lan 1991), mais de nouvelles idées s’imposent également. Gai Shanlin et d’autres (Chen 1988, 163, 1990) voient certains pétroglyphes de la Mongolie intérieure et du Ningxia (visages et signes circulaires avec des motifs rayonnants) comme des représentations de divinités solaires et des preuves d’un culte solaire.
Des signes comparables d’Asie du Nord sont interprétés de la même manière par le Martynov russe (1991, 41-3), qui les voit comme des symboles solaires associés à des cultes indo-iraniens importés. La plupart des arguments à l’appui des hypothèses sur la fertilité et le culte de la nature sont basés sur des spéculations ou des preuves tirées de la tradition néolithique de la vallée du fleuve Jaune, qui est culturellement et géographiquement éloignée du Yinshan et du Helanshan (Gai 1986; 1989; Li & Zhu 1993). Ces croyances ne peuvent pas être exclues (en particulier le culte du soleil, qui peut être lié à l’adoration du soleil et de la lune documentée chez les Xiongnu et les Tujue), mais la nature de ces croyances et comment elles auraient influencé la création des pétroglyphes n’est pas claire (cf. Francfort 1998).
Dans la recherche occidentale, la phase « structuraliste » a été remplacée par un retour au chamanisme comme cadre interprétatif pour l’art rupestre, bien que l’accent se soit déplacé de la fertilité et de la magie de chasse vers des états de conscience modifiés. (pour un résumé, voir Bahn & Vertut 1997, 180-83, 189-97). Les interprétations chamaniques actuelles adoptent une vision étroite des processus chamaniques et considèrent l’art rupestre (et même les peintures rupestres paléolithiques) simplement comme la création de chamans qui, après une expérience de transe (induite par une danse obsessionnelle, un jeûne ou des drogues hallucinogènes), représentent leurs visions sur pierre. Bien qu’il y ait et qu’il y ait eu un certain nombre de variantes dans les théories chamaniques de l’art rupestre, le modèle dit « neuropsychologique », proposé il y a quelque temps par Lewis-Williams & Dowson (1988) est probablement celui qui a eu le plus grand impact dans le domaine des études sur l’art rupestre.
Le modèle « neuropsychologique » affirme que les marques révélatrices de l’expérience de transe chamanique dans l’art rupestre sont des signes sculptés ou peints abstraits (grilles, points, zigzags) à proximité des pétroglyphes ou intégrés dans ceux-ci. Ces signes abstraits sont interprétés comme des phénomènes entoptiques (phosphènes et constantes de forme), qui selon Dowson et Lewis-Williams sont des pseudo-images créées par le système optique sous la contrainte (dans ce cas, transe chamanique). On dit que les entoptiques se mélangent et fusionnent avec des hallucinations ‘vraies emblématiques’ (et spécifiques à la culture) lors d’une expérience de transe en trois étapes.
Si nous pouvons supposer que ceux qui hallucinent voient l’entoptique et les enregistrent en images, la présence de grilles, de points et de zigzags permet aux partisans du modèle d’identifier l’art rupestre comme un sous-produit de visions hallucinatoires par des personnes ayant vécu la transe (les soi-disant « chamans »). On dit que d’autres signes de la vision chamanique sont la présence de therianthropes (interprétée comme une vision de soi du chaman en transe) ou simplement d’animaux (le chaman complètement transformé) (Lewis-Williams & Dowson 1988).
À ce stade, il est clair que si nous devions suivre cette interprétation, l’art rupestre de Yinshan et Helanshan pourrait facilement être interprété comme chamanistique. Cependant, un tel seuil pour l’identification de l’iconographie chamanique est très bas, de sorte que pratiquement n’importe quel signe peut être compris comme un par-produit du chamanisme. C’est la première d’une série de faiblesses du modèle ‘neuropsychologique’.
Le second concerne son soutien scientifique. Les partisans du chamanisme utilisent des théories neuro-psychologiques pour suggérer que leur modèle est basé sur des preuves scientifiques applicables à tous les humains modernes et peut être utilisé pour expliquer l’art rupestre dans le monde entier, nonobstant les différences culturelles, géographiques et temporelles. Les spécialistes dans le domaine ont au fil des ans exprimé une grande perplexité face à ces affirmations et la littérature datée utilisée pour les justifier. Plus précisément, les neuro-psychologues sont troublés par la compréhension des phénomènes entoptiques, l’existence d’une expérience de transe en trois étapes et les médicaments disponibles dans l’antiquité qui pourraient induire le genre d’hallucinations décrites dans le modèle (Bahn & Helvenston 2002).
La troisième faiblesse vient de l’utilisation simpliste de l’analogie ethnographique. Ce modèle interprète l’« entoptique » à la lumière des ethnographies du XIXe siècle relatives à des groupes de San sud-africains originaires de zones désertiques qui étaient connus pour avoir pratiqué des activités chamaniques impliquant une transe hallucinatoire (Lewis-Williams 1983). Étant donné que ces groupes San n’occupaient pas historiquement des zones d’art rupestre, il est cependant discutable s’ils étaient des producteurs d’art rupestre et, dans la négative, si leurs activités religieuses étaient similaires à celles des groupes qui l’ont réellement créé (Salomon 1998; Jolly 1998). D’autres preuves sont rassemblées à partir d’ethnographies concernant les Amérindiens, qui sont connus pour s’être engagés dans des activités chamaniques (Whitley 1992), même si ces sources ne semblent pas non plus indiquer que le chamanisme était la seule raison de la création de l’art rupestre (Grant 1967, 28-39; cf. aussi Layton 2000). Dans une répétition de la théorie de la magie de la fertilité, des ethnographies sont utilisées pour présenter les gravures rupestres comme un phénomène religieux homogène partagé par tous les ‘primitifs’, des chasseurs paléolithiques européens aux San d’Afrique australe et à une variété de groupes amérindiens. Le message semble être que, tandis que les civilisations ‘hautes’ ont des religions et des iconographies religieuses complexes, les ‘primitifs’ de tous les temps et lieux ont une religion et une iconographie.
Cette approche ne laisse aucune place pour apprécier les idiosyncrasies culturelles et les différentes perspectives sur le sens, car elle est rigide dans son identification de la transe chamanique comme seule cause de l’art rupestre, et lâche dans sa définition du « chamanisme », qui est confondu avec les aspects mystiques inhérents à de nombreuses religions. La souplesse dans la définition du chamanisme et le caractère aléatoire de l’application du cadre interprétatif chamanique en matière d’iconographie préhistorique (pas seulement dans l’art rupestre) a généré un grand mécontentement dans la communauté scientifique (Francfort & Hamayon 2001; Klein et al. 2002), en particulier parmi ceux qui prennent au sérieux l’étude de ce phénomène.
La question du chamanisme revêt une importance croissante pour les études sur l’art rupestre d’Asie intérieure (Rozwadowski 2001 ; Devlet 2001 ; Francfort 1998), et étant donné la situation de la Mongolie-Intérieure et du Ningxia à la frontière de l’Asie intérieure, le locus classicus du chamanisme (Humphrey & Onon 1996 ; Eliade 1964), un rôle possible du chamanisme dans l’art rupestre de Yinshan et Helanshan ne peut être ignoré.
Des sources indiquent que les populations de ces régions vénéraient une variété d’esprits avec différents rituels, et que le ‘chamanisme’ n’était qu’un aspect de leur système de croyance. Selon des documents chinois, les Xiongnu, Xianbei, Tujue, Mongols et autres populations qui occupaient la région avant l’introduction du bouddhisme lamaïste au XVIe siècle, adoraient le ciel (vénéré par Daddy Rohgri), la terre, le soleil, la lune et les esprits des montagnes et rivières locales, et pratiquait les cultes des ancêtres avec divers degrés de complexité (Heissig 1970, 1992). Leongri était généralement au centre du système de croyance, et puisque les humains ne pouvaient pas l’approcher directement, les ancêtres étaient essentiels pour combler le fossé. Pour contacter leurs ancêtres ou être guéri, les gens employaient un spécialiste des rituels (le soi-disant chaman) ; il y avait cependant d’autres rituels (tels que la propitisation des esprits de la terre et de l’eau), qui étaient réalisés sans chamans (Ishjamts 1992; Lin 1988, 117-128; Zhoushu Liezhuan 42, juan 50, 1971, 907-12, vol. III; Humphrey 1994; Soucek 2000, 103-16; Baldick 2000, 93-125).
Cet aperçu montre que, bien qu’il y ait probablement eu des activités chamaniques parmi les peuples de Yinshan et Helanshan, les ancêtres jouissaient d’une position plus élevée que les chamans dans la hiérarchie religieuse et avaient un plus grand pouvoir pour se connecter avec le ciel suprême.
Avant le XVIe siècle, la religion locale était donc centrée sur le culte des ancêtres et le culte du ciel, avec les chamanes comme médiateurs (Fedorova 2001). Avec l’introduction du bouddhisme, le système de croyance s’est transformé en une religion syncrétique qui combinait des éléments lamaïstes et prébouddhiques. Au sein de ce nouveau système, les chamans se « convertissaient » et jouaient un rôle de lamas ou étaient marginalisés (Heissig 1970).
Certaines évidences de l’art rupestre de Yinshan-Helanshan peuvent indiquer un souci rituel (le choix des lieux spéciaux, la présence de visages anthropomorphes ou de masques rayonnant, ou la répétition de certains animaux). Étant donné les circonstances religieuses locales, on s’attendrait à ce que ces signes soient associés soit au culte des ancêtres/du ciel, soit au bouddhisme lamaïste, plutôt qu’à une forme abstraite de chamanisme. Comme nous le verrons ci-dessous, cela semble effectivement être le cas, même si cela ne signifie pas que les pétroglyphes n’ont jamais été associés à des activités chamaniques.
On pourrait accepter les activités du chaman (ou d’un autre chef religieux) comme une force importante derrière la production de l’art rupestre relatif à un certain système de croyance. Il faut cependant garder à l’esprit : 1) que la relation entre cet agent et la fabrication des images n’a pas nécessairement dû être directe ; et 2) que la fonction de l’imagerie était très probablement multiforme, allant au-delà du strictement religieux.
La signification religieuse des pétroglyphes, si elle était présente, pourrait avoir résidé dans l’offre ou la commande d’images, plutôt que dans leur production réelle, et les fabricants ou commissaires des images pourraient avoir été des dévots ou des spécialistes. La fonction des images peut avoir été liée à une pratique dévotionnelle, à l’enregistrement d’événements religieux ou à des récits didactiques avec des connotations mythiques, légendaires ou même historiques (Hoppál 1992, 138 ; voir aussi Salomon 1998). Ces utilisations d’images dans un contexte religieux sont courantes dans de nombreux arts religieux des civilisations dites « supérieures », mais elles sont rarement prises en compte dans les études sur l’art rupestre. L’art rupestre bouddhiste peut être très informatif sur les processus qui font exister des images religieuses. Ses différentes formes d’expression vont de la représentation des bouddhas et des bodhisattvas aux portraits de donneurs et aux récits sur des événements légendaires et historiques.
Ceux-ci ouvrent nos yeux sur les multiples significations qui pourraient se cacher derrière l’art rupestre. Fait intéressant, la preuve d’une telle offrande dévotionnelle d’images se trouve dans l’art rupestre de Helanshan. Sur plusieurs sites dans les comtés de Qingtongxia, Zhongwei et Shizuishan, il y a des gravures de petites pagodes ressemblant aux modèles de pagodes en céramique qui, lors d’actes de dévotion, ont été enterrées par des pasteurs dévoués au bouddhisme lamaïste. Ces preuves semblent indiquer que, du moins dans ce cas, la sculpture d’une image sur un rocher correspondait à l’acte d’offrir en enterrant un objet. Dans d’autres endroits, comme Helankou, les inscriptions du nom du Bouddha semblent s’adresser à cette figure ou l’invoquer, de sorte que les caractères écrits sont devenus le véritable centre du culte (Xu & Wei 1993, 83-5).
Bien qu’il y ait des indications selon lesquelles les pétroglyphes étaient parfois associés à la religion et au rituel, d’autres preuves montrent qu’ils étaient également le centre d’activités plus prosaïques. Des sources ethnographiques pour l’Asie intérieure (Hoppál 1992), l’Europe (Siikala 1992), l’Amérique du Nord (Grant 1967, 28-39), l’Afrique du Sud (Jolly 1998 ; Salomon 1998) et l’Australie (Layton 1992) montrent que l’art rupestre a été produit et utilisé dans une variété de contextes allant du rituel-religieux au mytho-historique pour le tout laïque (signes mnémotechniques ou même gribouillages).

En tout cas une découverte très intéressante sans aucun touriste !!!
Chine 2025 2026 : Les pyramides de La Mongolie Intérieure
J’arrive en Mongolie Intérieure via la ville de Yinchuan où m’attend Lee. Je ne suis toujours pas remise de ma longue consommation d’antibiotiques prescrits successivement par les médecins chinois, Thais, Indiens et Indonésiens …Je n’y crois plus trop mais histoire de ne pas être un boulet pour mon guide chinois …j’accepte de tenter une dernière expérience !!!
Lee m’emmène à l’hôpital militaire de la ville et je suis reçue par un médecin charmant qui en 1à minutes va changer ma vie !!!
Bref mon problème est d’avoir le sang trop épais …d’où prescription de l’aspirine …je n’ai pas d’infection aux poumons mais des calcifications …donc arrêt des antibiotiques ..
Une nouvelle vie commence …donc on fonce à proximité des monts Helan pour aller visiter la nécropole royale des Xia.
Dans les années 1930, le pilote allemand Wulf-Diether Graf zu Castell-Rüdenhausen prit une photographie remarquable au-dessus des monts Helan, dans le Ningxia, en Chine : des groupes de monticules de terre blancs et coniques émergeant de la plaine désolée. Les prenant d’abord pour des termitières, Castell-Rüdenhausen publia l’image dans son livre Chinaflug , ignorant que ce qu’il avait immortalisé par hasard était en réalité la nécropole royale de l’une des dynasties les plus mystérieuses de l’histoire chinoise : les Xixia, ou Xia occidentaux.
Près d’un siècle plus tard, lors de la 47e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Paris, le 11 juillet 2025, les tombeaux impériaux de Xixia sont devenus le 60e site chinois inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Ce site comprend neuf mausolées impériaux, 271 tombeaux secondaires, 32 ouvrages de protection contre les inondations, les fondations d’un complexe rituel de 50 000 mètres carrés et plus de 7 000 reliques culturelles conservées dans le musée du site. Il pourrait constituer la clé permettant de percer les secrets d’une civilisation disparue.
Ce que l’on sait, c’est que la dynastie multiethnique des Xia occidentaux fut fondée en 1038 par Li Yuanhao (李元昊), chef du peuple Tangoute qui peuplait le nord-ouest de la Chine. Ses sujets comprenaient des Tangoutes, des Chinois Han, des Ouïghours, des Tibétains et d’autres ethnies. À son apogée, le territoire des Xia occidentaux s’étendait sur environ un million de kilomètres carrés, couvrant une grande partie des actuels Ningxia, l’ouest du Gansu, le nord-est du Qinghai et l’ouest de la Mongolie-Intérieure. La dynastie coexista pendant près de deux siècles avec les dynasties Song, Liao et Jin sur le territoire de la Chine actuelle, avant d’être conquise par les Mongols en 1227.
La Chine impériale a perpétué la tradition de compiler des histoires officielles pour les dynasties précédentes. Cependant, tandis que les historiens impériaux de la dynastie Yuan (1206-1368), d’origine mongole, ont scrupuleusement compilé l’ Histoire des Song (《宋史》), l’Histoire des Liao (《辽史》) et l’Histoire des Jin (《金史》) après la chute de leurs empires respectifs, ils ont ignoré le Xia occidental, l’excluant ainsi des 24 chroniques historiques que les historiens ultérieurs ont reconnues comme canoniques pour la Chine impériale.
Selon Chen Xuefei, maître de conférences à l’École d’études ethniques et historiques de l’Université du Ningxia, le manque de sources historiques sur les Xia occidentaux s’explique en grande partie par leur anéantissement particulièrement brutal par les forces mongoles. D’après les documents existants, les Xia occidentaux opposèrent une résistance farouche à la conquête mongole, et il est même dit que Gengis Khan lui-même fut tué par une flèche empoisonnée tirée par un soldat Xia occidental, ce qui aurait incité son successeur à jurer vengeance.
« À mesure que les villes [du Xia occidental] tombaient, les troupes mongoles se livraient à des massacres et à des pillages systématiques », explique Chen à TWOC. « Les archives judiciaires, les généalogies, les archives d’État… tout a péri dans les flammes. » Lorsque Toghto, historien et chancelier de la dynastie Yuan, hérita de la tâche de compiler les histoires dynastiques, lui et son équipe constatèrent une pénurie de sources primaires sur le Xia occidental.
De plus, le Xia occidental a prêté allégeance aux cours Song, Liao et Jin à diverses reprises, par stratégie diplomatique pour assurer sa survie. Ce statut tributaire a probablement incité les historiens ultérieurs à l’exclure de la reconnaissance dynastique officielle. C’est peut-être pourquoi les historiens Yuan ont accordé aux Song, aux Liao et aux Jin un statut impérial parallèle, tout en reléguant le Xia occidental au rang d’annexion dans leurs histoires officielles des trois dynasties.
Face à l’absence de documents écrits, les fouilles archéologiques sont devenues essentielles pour comprendre l’histoire de la dynastie. Les mausolées, le site archéologique le plus vaste, le plus grandiose et le mieux préservé de la dynastie Xia occidentale encore existant aujourd’hui, furent explorés pour la première fois durant l’hiver 1971 par une équipe dirigée par l’archéologue Zhong Kan, originaire du Ningxia, avant même que leur lien avec l’empire Tangout ne soit établi. Ils y découvrirent des fragments de stèles de pierre gravés d’une écriture mystérieuse : des caractères carrés, semblables à des caractères chinois, mais d’une apparence résolument étrangère. À partir de ces tablettes brisées, les archéologues se lancèrent dans une recherche minutieuse pour en déterminer l’origine.
En 1972, l’équipe archéologique du Ningxia a entrepris des fouilles archéologiques officielles dans la région. Se fondant sur leur taille et la forme particulière de leurs enceintes extérieures, les chercheurs ont identifié, parmi les centaines de tombes, neuf mausolées appartenant à neuf empereurs, ce qui correspondait aux récits de l’ Histoire des Song . Cependant, l’attribution de chaque mausolée à un empereur restait incertaine. De nombreuses inscriptions chinoises et tangoutes ont été découvertes autour des tombes, mais la plupart étaient gravement endommagées, apparemment de manière délibérée.
« Chaque fois que nous examinions les inscriptions, les informations essentielles manquaient », a constaté le chercheur Ma Shenglin dans le documentaire. « Là où l’on devrait lire “Untel Empereur”, les caractères permettant de l’identifier avaient été délibérément effacés. »
Certains chercheurs attribuent ces ravages aux troupes stationnées près des monts Helan par la dynastie Ming (1368-1644). Cependant, un nouveau répertoire géographique du Ningxia de l’époque Jiajing mentionne des fouilles antérieures n’ayant permis de découvrir « aucun artefact » dans les tombes, ce qui indique qu’un pillage systématique a dû avoir lieu avant les Ming.
L’éminent archéologue Niu Dasheng est parvenu à la conclusion suivante dans un article de 1995 sur le mausolée : « Ces mausolées ont été réduits en ruines lors de la conquête mongole de 1226 et 1227, lorsque les nobles mongols Yuan ont déployé des troupes pour des fouilles et des destructions organisées à grande échelle. »
Dans le documentaire de 2018 intitulé « Dévoilement des mausolées des Xia occidentaux », produit par la Télévision centrale de Chine (CCTV), Zhong a évoqué plus tard avoir vu des inscriptions similaires sur un fragment de sutras bouddhistes mis au jour une décennie auparavant. À l’époque, quelqu’un avait suggéré qu’il pourrait s’agir d’une écriture tangoute. Un nouveau répertoire géographique du Ningxia de l’époque Jiajing (《嘉靖宁夏新志》), un document historique datant du XVe siècle, mentionnait également : « À l’est d’Helan se dressent plusieurs tertres imposants : les mausolées Jia et Yu, attribués au régime pseudo-Xia, inspirés des tombeaux impériaux Song de Gongxian. » Ces deux sources désignaient la mystérieuse dynastie des Xia occidentaux comme les architectes de ces tertres.
Fondée par les Tangoutes en 1038, la dynastie Xixia régna jusqu’à sa destruction par l’armée mongole de Gengis Khan en 1227. Située sur la Route de la Soie, elle devint une civilisation multiculturelle, calquée sur les traditions impériales chinoises et centrée sur le bouddhisme. Le site témoigne de l’héritage religieux et socio-politique de cette dynastie.
Les tombeaux impériaux de Xixia constituent une nécropole de la dynastie Xixia, située dans la région autonome Hui du Ningxia, au nord-ouest de la Chine, au pied des monts Helan. Leur construction s’est étalée du XIe au XIIIe siècle. Composée de neuf mausolées impériaux, de 271 tombeaux secondaires, d’un complexe architectural au nord et de trente-deux ouvrages de protection contre les inondations, cette nécropole témoigne de manière unique de la dynastie Xixia et de sa lignée impériale. Celle-ci dura près de deux siècles et fut fondée par les Tangoutes, un peuple nomade d’éleveurs installé dans une région traversée par la Route de la Soie. Ce peuple rassembla une population diverse, composée, outre les Tangoutes, de Han, de Tubo, d’Ouïghours, de Khitans et de Jurchens.
Au contact des marchands, des caravanes, des moines et des nomades, les Tangoutes développèrent une civilisation inspirée du modèle impérial chinois, dont le bouddhisme était une composante essentielle. En témoignent les vastes et diversifiés sites architecturaux, ainsi que la richesse des objets mis au jour sur le site, notamment des fragments de stèles en écriture tangoute.
Les tombeaux impériaux de Xixia témoignent d’influences culturelles et religieuses multiples, allant des traditions des dynasties Song et Tang aux croyances et coutumes funéraires des Tangoutes, où le bouddhisme était prédominant et les traditions ancestrales se sont perpétuées. Ces caractéristiques se reflètent pleinement dans l’organisation spatiale, la conception et l’architecture du complexe funéraire de Xixia.
Les tombeaux impériaux de Xixia témoignent de l’originalité spirituelle et culturelle de la dynastie Xixia et du peuple Tangout. Cette civilisation s’est développée pendant près de deux siècles, du XIe au XIIIe siècle, au contact de la Route de la Soie, grâce aux échanges culturels et commerciaux dans le nord-ouest de la Chine.
Les mausolées des Xia occidentaux comprennent neuf mausolées impériaux et environ 250 tombes de membres de la famille impériale et de fonctionnaires de la dynastie des Xia occidentaux . Le complexe funéraire occupe une superficie d’environ 50 km² ( 19 mi²) au pied des monts Helan, à quelque 40 km (25 mi) à l’ouest de Xingqing , la capitale des Xia occidentaux ( l’actuelle Yinchuan , aujourd’hui capitale de la région autonome hui du Ningxia , dans le nord-ouest de la Chine).
Quelque 17 000 m² ( 180 000 pi²) ont été fouillés jusqu’à présent, et des efforts sont en cours pour sécuriser et préserver les vestiges d’une époque mal comprise.
La dynastie des Xia occidentaux a existé de 1038 à 1227, date de sa conquête par les Mongols de Gengis Khan . Cet empire fut fondé par le peuple Tangoute , dont on sait encore peu de choses. Seul le mausolée n° 3 a fait l’objet de fouilles et de recherches approfondies. Ce mausolée est attribué au premier empereur des Xia occidentaux , Jingzong , né Li Yuanhao (1003-1048), et a été identifié comme une construction à pavillon-tour, mêlant les styles traditionnels des mausolées et des temples, avec des caractéristiques bouddhistes .
La capitale des Xia occidentaux et le complexe funéraire ont échappé aux explorateurs de l’Asie centrale du début du XXe siècle , notamment Piotr Kozlov , Aurel Stein et Sven Hedin . Wulf-Dieter Graf zu Castell a documenté le site sur une photographie aérienne publiée en 1938 dans son ouvrage Chinaflug .
En 2019, le complexe muséal adjacent a été déplacé hors de la zone protégée en vue d’une candidature au patrimoine mondial . Ils ont été inscrits par l’UNESCO sous le nom de Tombeaux impériaux de Xixia en 2025.








La zone occupée par les tombeaux de la dynastie Xia occidentale s’étend du sud-ouest au nord-est le long des contreforts orientaux des monts Helan, sur environ 12 km de long et jusqu’à 2,5 km de large. Les mausolées les plus anciens semblent avoir été construits à l’extrémité sud, les constructions ultérieures progressant par étapes vers le nord.
Tous les mausolées présentent un plan similaire, comprenant généralement une enceinte extérieure rectangulaire flanquée de deux tours-portes au sud, un ou plusieurs pavillons (généralement deux) abritant des stèles commémoratives, une barbacane rectangulaire devant l’entrée d’une enceinte intérieure carrée ou rectangulaire, flanquée de tours de guet aux quatre angles. Le massif funéraire, construit en terre crue compactée , recouvre le lieu de sépulture . Il est situé de manière excentrée, au nord-ouest de l’enceinte intérieure, et mesure jusqu’à 30 mètres de diamètre et 23 mètres de hauteur. Des cavités dans les tumulus témoignent des soutènements de poutres en bois qu’ils contenaient à l’origine. La présence d’un grand nombre de tuiles dans chaque mausolée laisse penser que les tumulus subsistants constituaient le noyau d’un monument architectural plus imposant, recouvert de briques, de tuiles et orné de sculptures décoratives à chaque niveau.










Les mausolées 1 et 2 sont situés à proximité l’un de l’autre à l’extrémité sud du complexe funéraire ; ce sont les deux plus grands tombeaux, leurs enceintes extérieures mesurant chacune 340 × 224 mètres. On pense que ces deux tombeaux étaient occupés par le grand-père, Li Jiqian , et le père, Li Deming , de Li Yuanhao, le premier empereur du Xia occidental.











Il n’existe pas de mausolées pour les trois derniers empereurs de la dynastie Xia occidentale, Shenzong (8e empereur, règne : 1211-1223), Xianzong (9e empereur, règne : 1223-1226) et Modi (dernier empereur, règne : 1226-1227), probablement parce que l’empire Xia occidental fut détruit par les Mongols avant que leurs tombeaux n’aient pu être construits. [ 6 ]
Cependant, il a été suggéré que le tombeau 161, le plus grand du complexe (165 mètres de long et 100 mètres de large), serait le tombeau impérial commun des empereurs Shenzong et Xianzong. [ 9 ] Ce tombeau est situé à environ 200 mètres au sud-ouest du mausolée 6 et, bien que plus grand que les autres tombeaux ordinaires, il reste plus petit que les mausolées impériaux et ne présente pas la même configuration architecturale. Si Shenzong et Xianzong sont effectivement enterrés dans la tombe 161, alors ce serait le seul mausolée qui ne suive pas l’ordre sud-nord.

Les archives historiques rapportent que Gengis Khan lança six invasions contre le Xia occidental entre 1205 et sa chute en 1227. Les forces mongoles occupèrent à plusieurs reprises les monts Helan et assiégèrent la capitale, Zhongxing (aujourd’hui Yinchuan, capitale du Ningxia). Les Annales du Xia (《西夏纪》), écrites au début du XXe siècle par le célèbre historien Dai Xizhang (戴锡章), indiquent que lors de l’invasion de 1209, les troupes mongoles détournèrent des rivières pour inonder la capitale pendant six mois, provoquant l’effondrement des bâtiments et « la noyade d’innombrables habitants ». Le lettré Ming Hu Ruli (胡汝砺) décrivit la dernière campagne mongole de 1226-1227 : « [Les sujets Xia] creusèrent des tunnels pour échapper aux flèches mongoles ; à peine un sur cent survécut, leurs ossements jonchant le désert. » D’autres documents historiques, notamment l’Histoire secrète des Mongols (《蒙古秘史》), écrite 13 ans après la conquête, et le Compendium des Chroniques (《史集》) du XIVe siècle de Rashid-Din Hamadani de l’Ilkhanat, relatent tous deux l’exécution du dernier empereur Li Xian (李睍) et le massacre de Zhongxing.
Les pilleurs de tombes ont aggravé les dégâts. Chen Xuefei raconte à TWOC que dans les années 1970, des archéologues ont découvert trois squelettes dans une chambre funéraire. D’après les analyses médico-légales et les indices recueillis, ils ont supposé que deux pilleurs étaient entrés dans la chambre, s’étaient disputés le butin et que l’un avait assassiné l’autre. Alors qu’il s’enfuyait avec les objets pillés, le survivant a été tué à son tour par ses complices restés à la surface, qui ont coupé la corde et l’ont précipité dans le tombeau, où il a trouvé la mort.
La construction moderne a ensuite achevé le travail. « Depuis le XXe siècle, les chantiers de construction autour de Yinchuan ont permis de récupérer des briques et des tuiles provenant des structures subsistantes, et de mettre au jour des murs en pisé et des pagodes funéraires », explique Chen.
En l’absence de documents primaires et de stèles intactes provenant des mausolées des Xia occidentaux, le déchiffrement de l’énigmatique écriture tangoute constituait un autre obstacle majeur. Selon l’ Histoire des Song , avant de fonder son empire, Li Yuanhao chargea son ministre Yeli Renrong (野利仁荣) de créer un système d’écriture basé sur les principes des caractères chinois, créant ainsi près de 6 000 caractères pour la langue tangoute. Ces symboles sont réputés pour leur complexité, la plupart nécessitant plus de dix traits pour être tracés. Mais après la chute de la dynastie, cette écriture tomba dans l’oubli.

Petit passage obligé au musée de Yinchuan pour admirer les objets qui ont été collectés dans les tombes …dont le fameux boeuf doré !!!




















Juste au sujet des Kavalinka … Qui est décrit comme un corps d’oiseau sacré, avec ailes et une tête et des mains d’êtres humains …
La premières peintures de ce type furent découvertes au cours de la Dynastie du nord Wei pendant le 4ème siècle…Des centaines sont exposées sur les murs de la grotte de Dunhung…ce genre de statues a commencé à se répandre dans l’ouest de la région de Wei au 5ème siècle …
Ceux que l’on voit dans le musée de Yinchuan datent du 11ème siècle au 13ème siècle avant l’invasion mongole.
Ces statues étaient placées sur la corniche des toits qui abritaient les pyramides : les tombes des rois.
Les oiseaux « Kalavinka »sont également utilisés en Indonésie, au Myanmar, au Japon, en Thailande, au Cambodge et bien sur en Inde dont elles sont originaires …
Comme ce n’est pas trop loin on part pour Alxia left banner pour aller saluer nos amis Khalka.
Le Khalkha ( / ˈ k æ l k ə , ˈ k ɑː l k ə / ; mongol : Халх ᠬᠠᠯᠬᠠ Les Khalkhas ([ˈχa̠ɬχ] ) constituent le plus important sous-groupe des Mongols en Mongolie moderne depuis le XVe siècle. Les Khalkhas, ainsi que les Chahars , les Ordos et les Tumeds , furent directement gouvernés par des khans Borjigin jusqu’au XXe siècle. En revanche, les Oïrats étaient gouvernés par des nobles dzoungars et les Khorchins parles descendants de Qasar .
Les deux principaux groupes Khalkhas d’origine étaient gouvernés par les descendants directs en ligne masculine de Dayan Khan . Les Baarin , Khongirad , Jaruud , Bayaud et O’zeed (Ujeed) devinrent les sujets d’Achibolod, le cinquième fils de Dayan Khan. Ils formèrent les Cinq Halkhas du Sud.
Sept otogs du nord de Khalkha : 1) Jalairs , Olkhonud ; 2) Besut, Iljigin ; 3) Gorlos , Kerégut; 4) Khuree, Khoroo, Tsookhor ; 5) Khukhuid, Khatagine ; 6) Tanghut , Sartuul ; et 7) Uriankhai [ 4 ] est devenu le sujet du plus jeune (pourrait être le troisième) fils de Dayan Khan, Geresenje ( mongol : Гэрсэнз Жалайр Хан ). Les Khotogoïdes sont proches par la culture et la langue des Mongols Khalkha.
Il y avait aussi de nombreux descendants directs de Gengis Khan qui avaient formé la classe dirigeante des Mongols Khalkha avant le XXe siècle, mais ils étaient et sont toujours considérés comme des Mongols Khalkha plutôt que comme appartenant à une unité spéciale.
Les Treize Khalkhas de l’Extrême-Nord constituent le principal groupe sous-ethnique de l’État indépendant de Mongolie. Ils sont 2 659 985 (83,8 % de la population mongole).
Le dialecte Khalkha ou Halh est la langue écrite standard de la Mongolie.







On est invités à diner …et commence la longue série des diners à base de lait de chamelle avec fromage assortis et les fameux dumplings (raviolis à base de mouton)…pas forcément très digestes pour le soir !!!



Indonésie 2026 : exploration express à Kalimantan
Dès mon retour de Chine …je pars presque directement en Indonésie où j’atterris à Bali en pleine saison touristique …l’horreur totale !!!
Ma première guest house est celle où je descend d’habitude …mais le mobilier est en ruines …j’apprendrai par la suite que cet endroit va être vendu à la fin de la saison …ce ne sera pas un mal !!! Je tenterai plusieurs expériences toutes aussi désastreuses et bruyantes dont une propriétaire saoule du matin au soir … Définitivement je ne repasserai à Bali que pour récupérer mes affaires …
L’autre objectif de mon passage à Bali était de me rendre dans un hôpital sérieux afin de passer les examens nécessaires à un prompt rétablissement …en Chine impossible de trouver un médecin compétent et parlant l’anglais …En Indonésie je pense avoir plus de chance car je parle un peu Bahasa.
Je choisis un hôpital ultra neuf où je pense bêtement que les médecins doivent être au courant des dernières techniques de traitement …l’hôpital est désert ce qui est un peu surprenant. Mais une amie locale m’expliquera que les tarifs des traitements sont tellement prohibitifs que personne sur le plan local n’ose y aller !!!
Et par contre les compétences des médecins sont à l’indonésienne …pas terribles du tout !!!
J’y passe un minimum de temps afin de ne pas exploser mon budget et repars dans le même état que j’y suis entrée.
Mon projet est de retourner à Bornéo dans la partie indonésienne ouest, moins touristique et où je suis à même de trouver des Iban Dayaks ..mon ex compagnon de Chine toujours imbu de lui même me conseille de retourner à Bangkok …
Par esprit de contradiction je décide de continuer et prends un billet d’avion pour Pontianak où je rejoins Burdan qui lui j’en suis sure …prendra soin de moi !!!
Nous partons immédiatement de Pontianak vers Sintang …une journée de voiture !!!














A Sintang on va visiter la Galerie Kobus spécialisée dans les Desah Dayaks où j’avais fait des folies lors de mon dernier passage il y a 6 ans (période Covid !!!)…cette fois ci c’est sur les paniers que je me lâche ..ils sont vraiment trop beaux !!!
Ensuite on se rend à la maison longue Desah dayak où il avait été impossible de pénétrer il y a 6 ans sans promettre d’acheter des tissages …promesse tenue !!!
J’y reviens cette fois ci et malgré ma mauvaise mine tout le monde me reconnait … J’achète à nouveau des Pua Kumbu (tissages traditionnels Dayak)..ils sont trop beaux !!!
Je repars chargée comme une mule …heureusement qu’il y a la voiture !!!




Première photo : le style de conduite des Indonésiens …qui vaut celui des Indiens en moins agressif …un camion surchargé et mal équilibré doublé à droite (en Indonésie, la conduite s’effectue à gauche…) avec franchissement de la ligne jaune continue …mais pas assez de policiers de toute manière trop corrompus pour intervenir !!!




Nous traversons une zone complètement ravagée par la déforestation …Moi qui ne suis pas revenue dans cette zone depuis 6 ans, je constate une aggravation très nette du phénomène …Les arbres abattus …sont laissés en l’état sur le terrain …Donc il n’y a même pas une exploitation intelligente des dégâts provoqués !!!
Bien que la déforestation ait globalement « diminué » en Indonésie au cours de la dernière décennie, plusieurs provinces continuent de connaître une conversion importante de forêts en plantations de palmiers à huile. Ces dernières années, la déforestation liée à la production industrielle d’huile de palme s’est concentrée dans les provinces riches en forêts de Bornéo, en Indonésie. Quatre provinces du Kalimantan ont représenté 72 % de la déforestation totale liée à la production d’huile de palme en Indonésie entre 2018 et 2022.
Il est important de noter que l’huile de palme indonésienne est de plus en plus utilisée en Indonésie. L’utilisation nationale d’huile de palme, que ce soit pour la consommation locale ou la fabrication en aval, est passée de 32 % de la production en 2018 à 44 % en 2022. Les données de l’Association indonésienne de l’huile de palme (GAKPI) montrent qu’en 2022, plus de la moitié de l’huile de palme consommée dans le pays était destinée à l’industrie du biodiesel et de l’oléochimie, le reste étant utilisé dans les produits alimentaires.
La production d’huile de palme en Indonésie est liée à d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des incendies de tourbières drainées, de l’affaissement des tourbières et de la conversion des terres. Nous avons constaté que la production industrielle d’huile de palme en Indonésie a émis en moyenne 220 millions de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone par an entre 2015 et 2022. Cela représente près d’un cinquième des émissions annuelles totales de l’Indonésie, qui s’élevaient à 1,23 gigatonne en 2022 .
Même si seulement 14 % des plantations de palmiers à huile (2,2 millions d’hectares) en Indonésie se trouvent sur des t ourbières riches en carbone, l’affaissement des tourbières et les incendies sur les tourbières drainées ont été responsables de près de 92 % des émissions annuelles moyennes de GES du secteur de l’huile de palme entre 2015 et 2022.
Pas sur que je revienne à Kalimantan …ces forêts détruites me brisent le coeur !!!
Désolée pour la mauvaise qualité des photos, mais compte tenu de ma méforme …je ne suis pas motivée pour faire des exploits …
Nous nous arrêtons dans un premier village Iban Dayak, mais une personne vient de mourir donc nous n’avons pas le droit de pénétrer dans la maison longue …
Les 2 fleurs qui ornent le panneau d’entrée de la maison longue sont des « fleurs d’aubergines » qui sont tatouées sur les épaules du chef de tribu …Cette fonction est héréditaire …donc le chef et toute sa descendance portent ce tatouage !!!
Les Iban sont un sous-groupe ethnique Dayak originaire de Bornéo , principalement présent dans l’ État malaisien de Sarawak , au Brunei et dans certaines parties du Kalimantan occidental , en Indonésie .
Ils constituent l’un des groupes les plus importants parmi les peuples Dayak , un terme historiquement utilisé pour décrire les communautés indigènes de Bornéo . Les Iban sont surtout connus pour leurs riches traditions culturelles, qui comprennent des pratiques distinctives en matière d’agriculture, de musique, de tissage et d’organisation sociale.
Historiquement, les Iban étaient connus pour leur culture guerrière, en particulier la pratique de la chasse aux têtes , qui était un élément central de leur structure sociétale et de leurs croyances spirituelles jusqu’au début du XXe siècle. Les unités sociales traditionnelles des Iban sont basées sur des maisons longues , qui servent d’espaces de vie communautaires pour les familles élargies. En termes d’agriculture, les Iban pratiquent depuis longtemps la culture itinérante , en particulier du riz, ainsi que la chasse et la cueillette.
Les Ibans trouvent leurs origines dans le bassin de Kapuas, dans le Kalimantan occidental , et plus précisément dans l’affluent du Ketungau, considéré comme leur terre ancestrale avant leur migration vers le territoire de l’actuel Sarawak à partir du milieu du XVIe siècle.















Leur migration a été influencée par des facteurs tels que les conflits tribaux, l’expansion territoriale et la recherche de terres fertiles. Tembawai Tampun Juah, situé dans la région de Segumon, dans le Sanggau , au Kalimantan occidental, est au cœur de leur identité culturelle et spirituelle. Il est considéré comme le berceau symbolique du peuple Iban.
Sous l’administration coloniale de la famille Brooke au XIXe siècle, les Iban jouèrent un rôle important dans les campagnes militaires, où ils furent recrutés comme soldats et contribuèrent à la défense du Sarawak, puis de la Malaisie. Au fil du temps, leur culture migratoire s’étendit au-delà de Bornéo, conduisant à l’établissement de communautés diasporiques visibles dans la péninsule malaise .
Dans le contexte contemporain, les Iban demeurent un groupe ethnique important au Sarawak , représentant 28,8 % de la population totale. Malgré les influences de la modernisation, ils ont conservé une forte identité culturelle. Les Iban continuent de préserver leurs pratiques traditionnelles, notamment leur langue , le tissage Pua Kumbu et la musique cérémonielle, tout en participant activement aux sphères sociales et économiques contemporaines de la région.
Au Kalimantan ce groupe ethnique est plus minoritaire et concentré sur la frontière du Sarawak …C’est à partir de Putussibau que nous livrerons à cette recherche !!!
Nous nous arrêtons à la maison longue située à Mungguk…où nous sommes accueillis très cordialement …
Je rencontre le chef de tribu qui est très jeune …son père vient de mourir et il a hérité du titre. Il me drague gentiment en m’appelant Titanic …je ne sais pas si c’est parce qu’il me considère comme une catastrophe ambulante ou parce qu’il trouve que je ressemble à Kate Winslet …personnellement je préfère la 2ème hypothèse …
A gauche Pua Kumbu avec motif de serres d’aigle
On pense généralement que le terme « Iban » est né d’une déformation du mot Kayan hivan , signifiant « errant ». Les Kayan, qui vivaient dans le cours supérieur de la rivière Rejang , utilisaient ce terme de manière péjorative pour désigner les pionniers Iban, dont la nature agitée et les habitudes migratoires en faisaient des voisins indésirables.
Ce terme est resté largement confiné à la région de Rejang et n’a été connu des autres groupes Dayak qu’au milieu du XIXe siècle.
Avant le XIXe siècle, les groupes autochtones non malais de Bornéo étaient souvent regroupés sous le terme de « Dyaks » ou « Dayaks » par les étrangers, notamment les Occidentaux et l’ administration Brooke . Ce terme était utilisé pour décrire divers groupes autochtones, bien qu’il ne soit pas spécifique à un groupe ethnique en particulier. James Brooke , premier Rajah du Sarawak, a inventé le terme « Dayak de la mer » pour distinguer les Iban des « Dayaks de la terre » (comme les Bidayuh). Cette distinction reflétait le mode de vie plus mobile et fluvial des Iban, contrastant avec le mode de vie agricole plus sédentaire des autres groupes Dayak.
Le nom « Iban » s’est répandu au sein du groupe au fil du temps, notamment après la Seconde Guerre mondiale . Bien qu’il fût à l’origine un terme étranger, le mot « Iban » a été adopté par la population elle-même et est désormais le terme couramment utilisé pour désigner le groupe, notamment au Sarawak.
Par le passé et même récemment les Iban Dayaks avaient une réputation non usurpée de « chasseurs de têtes «
En Asie du Sud-Est, des études anthropologiques évoquent les pratiques de chasseurs de têtes des tribus Murut, Ilongot, Igorot, Iban, Dayak, Berawan, Wana, et Mappurondo. Il s’agit généralement chez eux d’une activité rituelle — d’ailleurs limitée au prélèvement d’un spécimen — plutôt que d’un acte de guerre ou relatif à une dispute. Le rituel permettait de mettre fin au processus de deuil. Des notions de virilité et de mariage étaient également englobées dans la pratique, et les têtes collectées étaient hautement prisées. La chasse aux têtes pouvait également être associée à la capture d’ennemis pour les asservir comme esclaves, aux pillages, aux échanges intra et inter-ethniques, à des conflits et à l’expansion territoriale.
« Ces chasses à l’homme s’organisent encore périodiquement partout où l’autorité européenne ne les a pas réprimées à grand effort. Deux ou trois jeunes gens, parfois un bien plus grand nombre, se donnent le mot pour une incursion à l’intérieur, et, après avoir consulté les présages, partent en campagne sans emporter avec eux autre chose que leurs armes et un peu de sel roulé dans les plis de leur ceinture. Ils en assaisonnent les pousses d’arbre, les feuilles, les choux-palmistes qui, une fois dans la forêt, deviendront leur unique nourriture, si même ils ne sont pas réduits à mâcher, pour tromper la faim, quelques boulettes d’argile grasse.
À partir de ce moment, ces forêts où ils se sont enfoncés recèlent des hôtes plus redoutables qu’aucun des fauves abrités dans leurs impénétrables profondeurs. Ces pas furtifs qui froissent à peine l’herbe épaisse, ces yeux qu’on voit étinceler dans l’étroit interstice de deux branches voisines, ces formes hâves et légères qui traversent en bondissant une clairière indiscrète, sont bien plus à craindre que s’ils annonçaient la présence du tigre ou de la panthère. Dans les eaux limpides de cette
source, et masqué par les larges feuilles tombées d’un arbre penché sur elle, vous pourriez distinguer, avec l’œil du lynx, le haut d’un visage humain. Le menton lui-même est submergé. Qu’un Malais, un Chinois, vienne imprudemment s’agenouiller au bord de cette onde tentatrice pour y tremper ses lèvres altérées, et sa mort est aussi certaine que s’il s’était jeté, par-dessus bord, au milieu de l’océan.
La nuit, dans une prahu amarrée au rivage par un câble de rotins, tout l’équipage d’un de ces bateaux marchands s’est endormi à quelques pas d’un village populeux. Couché à plat ventre sur un de ces troncs flottants que les courants enlèvent aux forêts par eux traversées, un homme avance à la dérive et, perdu dans les ténèbres, s’approche sans bruit de la nef silencieuse. Un seul coup de sa hache bien aiguisée a rompu le cable : la prahu cède au courant qui l’entraîne et, sans que personne à bord se réveille, va lentement toucher, au premier détour du fleuve, sur un point connu d’avance, où l’attend un groupe de Dayaks altérés de sang, avides de têtes humaines. Ils sautent à bord et, armés du kriss comme le moissonneur l’est de sa faucille, achèvent en quelques tours de main leur sanglante récolte. Et quelques jours plus tard, épuisés de fatigue, amaigris par le jeûne, pâles comme les cadavres qu’ils ont laissés derrière eux, les chasseurs de têtes rentrent au village natal, salués par de triomphales acclamations.
Ils seront désormais parmi les plus braves, ils seront la gloire et l’espérance de la tribu. Les jeunes filles leur sourient, et ils choisissent parmi les plus belles. Les vieillards les comblent d’éloges et les comparent aux plus vaillants des chefs que, jadis, ils suivirent dans de semblables expéditions. La « maison aux têtes » (chaque village a la sienne) s’enrichit de nouveaux trophées et, en s’y réunissant pour fumer ensemble, les hommes de la tribu se raconteront les incidents de la périlleuse campagne qui vient de s’accomplir. »
— E.-D. Forgues, La chasse aux têtes, scènes d’un voyage à Bornéo, 1848
Plus récemment le conflit de Sampit à Kalimantan démontre que ces habitudes sont loin d’avoir été oubliées ..
Les Madurais sont arrivés pour la première fois à Bornéo en 1930 dans le cadre du programme de transmigration initié par l’ administration coloniale néerlandaise et poursuivi par le gouvernement indonésien. En 1999, les Malais et les Dayak du Kalimantan ont uni leurs forces pour persécuter et massacrer les Madurais pendant le conflit de Sambas . 3 000 personnes ont été tuées dans les massacres, le gouvernement indonésien ne faisant pas grand-chose pour arrêter la violence.
En 2000, les transmigrants représentaient 21 pour cent de la population du Kalimantan central. Les Dayak sont entrés en concurrence avec les Madurais, très visibles et industrieux, et dans des endroits comme Sampit, les Madurais ont rapidement dominé les secteurs de bas niveau de l’économie, ce qui a affecté négativement les perspectives d’emploi des Dayak. De plus, de nouvelles lois ont permis aux Madurais de prendre le contrôle de nombreuses industries commerciales dans la province, telles que l’exploitation forestière, l’exploitation minière et les plantations.
Plusieurs récits décrivent l’incident qui a déclenché les violences de 2001. Une version affirme qu’il s’agirait d’un incendie criminel dans une maison dayak. Des rumeurs ont circulé selon lesquelles l’incendie aurait été causé par des Madurais, et plus tard, un groupe de Dayak a commencé à incendier des maisons dans un quartier madurais.
Le professeur Usop de l’Association du peuple Dayak affirme que les massacres commis par les Dayak étaient un acte de légitime défense, après que les Dayak aient été attaqués. Il a été affirmé qu’un Dayak a été torturé et tué par un gang de Madurais à la suite d’une dispute de jeu dans le village voisin de Kerengpangi le 17 décembre 2000.
Une autre version affirme que le conflit a commencé à la suite d’une bagarre entre étudiants de races différentes dans la même école.
Au moins 300 Madurais ont été décapités par les Dayaks pendant le conflit. Les Dayaks pratiquent depuis longtemps la chasse aux têtes , un rituel qui aurait progressivement disparu au début du XXe siècle, découragé par les colons néerlandais .
Il existe également des rapports indiquant que, dans de nombreux cas, les tueurs buvaient le sang de leurs victimes, leur arrachaient le cœur et les mangeaient . Un porte-parole dayak a déclaré qu’en raison de leur colère et de leur ressentiment envers les colons madurais, « ils ne savent plus s’il s’agit de femmes ou d’enfants. Ils les considèrent simplement comme des animaux à abattre. » Un survivant madurais a pleuré ses enfants et petits-enfants assassinés : « Ils leur ont coupé la tête, les ont découpées et les ont emportées pour les manger. »
La police et l’armée, bien qu’appelées sur les lieux, semblent n’avoir guère fait pour mettre fin aux violences jusqu’à ce qu’au moins 500 personnes soient mortes.
L’ampleur du massacre et l’intensité de l’agression ont rendu difficile pour l’ armée et la police de contrôler la situation dans le Kalimantan central. Des renforts ont été envoyés pour aider le personnel militaire présent dans la province. Le 18 février, les Dayaks ont pris le contrôle de Sampit.
La police a arrêté un responsable local soupçonné d’être l’un des commanditaires des attentats. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir payé six hommes pour provoquer l’émeute à Sampit. La police a également arrêté plusieurs émeutiers dayaks après la vague de meurtres initiale.
Quelques jours plus tard, le 21 février, des milliers de Dayak ont encerclé un commissariat de police à Palangkaraya, exigeant la libération des détenus Dayak. La police indonésienne a cédé, largement dépassée en nombre par les Dayak agressifs. Le 28 février, l’armée indonésienne avait réussi à chasser les Dayak des rues et à rétablir l’ordre, mais des violences sporadiques ont persisté tout au long de l’année.
Donc mes copains Dayak sont loin d’être pacifiques même si personnellement j’ai toujours entretenu d’excellents rapports avec eux !!!














Nous profitons d’être à Putussibau pour explorer d’autres maisons longues …Sur la route, nous arrêtons vers une immense maison longue avec des décors Dayak de folie …il s’agit de Taman Dayaks !!!
Les Taman Dayak d’Indonésie, au nombre de 37 500, ne sont plus des peuples isolés. Ils font partie du groupe ethnique de Bornéo-Kalimantan, au sein du bloc d’affinité des peuples malais. Ce groupe ethnique est présent uniquement en Indonésie. Leur langue principale est le taman (indonésien). La religion principale pratiquée par les Taman Dayak est l’animisme, une vision du monde selon laquelle les entités physiques naturelles – y compris les animaux, les plantes et même les objets inanimés – possèdent une essence spirituelle.
Cela se concrétise par les magnifiques décors sculptés qui ornent leur maison longues et symbolisent la connexion étroite entre l’homme et la nature
Les Taman Dayaks sont moins portés sur le tissage mais fabriques de nombreux objets en perles colorées : bijoux, colliers écharpes et même des costumes magnifiques réservés aux cérémonies que j’ai acheté dans une maison longue similaire il y 3 ans !!!
Avant de rentrer nous passons quelques bons moments au marché de Putussibau…




















Puis nous reprenons la route vers Pontianak pour reprendre mon itinéraire …









