Chine 2025 2026 : Pas de succès avec le « black Lama »…
Lee nous fait une fixette sur le lieu où a été élevée notre copine Khalkha…qui est aussi le lieu où a sévit le Black Lama …un aventurier particulièrement sanguinaire …
Nous prenons donc un van collectif pour atteindre Mazong Shan une petite localité perdue …heureusement l’unique hotel est petit mais sympa et il existe juste en face un restaurant de dumplings délicieux…
A part cela pas grand chose …Il existe seulement 2 boutiques de vêtement traditionnels dont une est tenue par un dragon …une cousine du black lama sans doute …
La deuxième boutique a une propriétaire nettement plus aimable nous envoie chez une de ses amies qui parait il, possède de fabuleux costumes de Koshut mongols.
Une des femmes est carrément hystérique car le costume est un peu compliqué à enfiler …cela s’annonce mal !!!






Je me dépêche de prendre quelques photos car l’affaire me semble mal engagée…
Je pense que le costume vert est un costume de femme mariée alors que l’autre plus coloré soit appartenir à une femme célibataire …
Lee s’apprête à négocier le prix pour prendre des photos d’extérieur …lorsque les choses se gâtent carrément …Cette femme particulièrement stupide est persuadée que que je suis une richissime américaine et une chose est sure c’est que les chinois n’aime pas perdre la face …





Le ton monte et elle envisage d’appeler la police …
Bref on renonce à prendre à prendre des photos à l’extérieur et moi je serais favorable à partir immédiatement sans rien payer mais Lee est tellement paniqué …que j’accepte de payer le minimum syndical …





Dans la nuit qui suit le jeune homme qui nous a amenés et qui est le fils de la dame en rose à qui les costumes appartiennent …veut absolument nous rembourser. Mais ce serait avec son argent pas celui de la sorcière…En plus il est plutôt pauvre car il n’a que 20 chameaux …





En plus difficile d’identifier à quel groupe ethnique appartiennent ces costumes …Je trouve sur Wikipedia une photo qui ressemble à ce que l’on a vu mais rien de concluant …

On se console en allant visiter le petit musée racontant l’histoire chaotique de Ja Lama dit « black Lama »…
Ja Lama ( en mongol : Жа Лама , également connu sous les noms de Dambiijantsan , Дамбийжанцан ou Dambiijaa , Дамбийжаа ; 1862-1922) était un aventurier et chef de guerre d’origine et de naissance inconnues , qui mena des campagnes successives contre la dynastie Qing en Mongolie occidentale entre 1890 et 1922.
Il prétendait être un lama bouddhiste , bien qu’il ne soit pas certain qu’il l’ait été réellement, ainsi qu’un petit-fils et, plus tard, la réincarnation d’ Amursana , prince khoïde – oïrat qui mena le dernier grand soulèvement mongol contre les Qing en 1757. Il fut l’un des commandants des forces mongoles qui libérèrent la ville de Khovd du contrôle des Qing en 1912.





Bien que Ja Lama ait revendiqué à de nombreuses reprises la citoyenneté russe et une origine kalmouke , sa véritable identité reste inconnue, mais il est largement admis que son vrai nom était Dambiijantsan et qu’il est né vers 1862 dans un ulus (tribu ou subdivision tribale) Baga Dörbet quelque part dans la région d’Astrakhan .
Ja Lama a été décrit comme « fanatiquement anti-russe tsariste, anti-russe soviétique et anti-chinois ».
On pense que Ja Lama arriva en Mongolie vers 1890. Durant l’été de cette année-là, il fut arrêté par les autorités Qing pour avoir mené campagne contre le régime. Cependant, il échappa à l’emprisonnement grâce au consul russe à Ikh Khüree (l’actuelle Oulan-Bator ), qui l’identifia comme « Amur Sanaev », un citoyen russe d’origine kalmouke, originaire de la province d’Astrakhan, et obtint sa libération et son expulsion vers la Russie.
À l’automne 1891, Ja Lama était de retour en Mongolie où il diffusait une propagande anti- mandchoue , ce qui lui valut d’être arrêté à deux reprises. Après chaque arrestation, il fut déporté en Russie. On ignore où il se trouvait après sa seconde arrestation, mais en 1910, il réapparut parmi les Oïrats Torghuts du Xinjiang .




La révolution mongole de 1911 opposa les Mongols Khalkhas à la Chine Qing. Cependant, l’ouest de la Mongolie demeura sous contrôle mandchou. Au printemps 1912, Ja Lama retourna en Mongolie et se rendit à Khovd, dans le nord-ouest du pays, dernier bastion Qing de la région, où un amban mandchou et des soldats étaient stationnés dans une forteresse.
Tous les fonctionnaires Qing furent expulsés de Mongolie par le gouvernement mongol indépendant du Bogd Khan. L’Amban d’Uliastai choisit d’évacuer sous protection russe ; cependant, l’Amban de Khovd choisit de rester et de combattre les rebelles mongols avec ses troupes.L’envoyé mongol chargé de transmettre le message à Khovd fut exécuté par l’Amban, puis les Mongols se préparèrent à attaquer Khovd, avec 2 000 soldats fournis par Ja Lama aux forces mongoles. En 1912, à Khovd, Ja Lama contribua à la défaite des Mandchous et au pillage de leur fort.
Ja Lama fit savoir partout qu’il allait libérer les Mongols du joug de la dynastie Qing. Les Mongols remarquèrent que Ja Lama portait un bonnet orné d’un vajra d’or de Kalacakran , au lieu d’un bouton comme c’était l’usage chez les Mongols. Il mobilisa rapidement ses troupes et rejoignit les 5 000 Mongols de la province de Khovd . Cette force combinée était commandée par Ja Lama, les généraux Khatanbaatar Magsarjav et Manlaibaatar Damdinsüren , et le jalkhanz Khutagt Sodnomyn Damdinbazar . Ensemble, les combattants mongols libérèrent les villes d’ Uliastai et d’ Ulaangom en mai, puis Khovd en août, proclamant leur union avec le nouvel État mongol. Khovd fut la dernière ville sous contrôle mandchou-chinois (Qing) à tomber aux mains des Mongols.
Les soldats mandchous tentèrent de fuir vers l’ouest et d’évacuer Khovd, mais ils furent massacrés par les Mongols après avoir été capturés.
L’orientaliste Owen Lattimore décrivait le Mongol Sandagdorjiyn Magsarjav (1877-1927) comme « une figure étrange, romantique et parfois sauvage ». Magsarjav avait servi sous les ordres du général russe anticommuniste Roman von Ungern-Sternberg , surnommé le « Baron sanglant » pour sa brutalité envers ses ennemis. À Uriankhai , Magsarjav arrachait le cœur des bandits kazakhs capturés et les sacrifiait. La rumeur prétendait qu’il arrachait le cœur des prisonniers de sa main gauche et le plaçait dans des crânes , avec des morceaux de cerveau et d’entrailles, en offrande à des divinités bouddhistes courroucées . Il aurait ensuite accroché les peaux écorchées de ses ennemis kazakhs aux murs de sa yourte.
Pour son rôle dans plusieurs victoires militaires remarquables, Ja Lama reçut du huitième Jebtsundamba Khutukhtu les titres religieux et nobiliaires élevés de Nom-un Khan Khutukhtu et de prince khoshuu Tüshe Gün . Ces victoires consolidèrent sa réputation de chef de guerre et de moine bouddhiste militant. Il s’installa comme gouverneur militaire de la Mongolie occidentale et instaura un règne de terreur et de violence sur un vaste territoire.
Ja-Lama était en train de bâtir un État séparatiste oïrat autour de Kobdo. Ja-Lama et d’autres Oïrats de l’Altaï souhaitaient imiter l’ empire oïrat originel et fonder une nouvelle grande nation oïrat unie à partir des nomades de l’ouest de la Chine et de la Mongolie. Des prophéties circulaient concernant le retour d’Amursana et la renaissance des Oïrats dans la région de l’Altaï.
En février 1914, Ja Lama fut arrêté par des cosaques sibériens sur ordre des autorités consulaires russes à Khovd. Le consulat avait reçu de nombreuses plaintes de nobles de la région de Khovd qui désapprouvaient le comportement autocratique et les pratiques despotiques de Ja Lama. Ce dernier fut emprisonné à Tomsk pendant environ un an, puis transféré à Irkoutsk . En 1916, Ja Lama retourna dans sa région natale du Bas- Volga , puis revint en Mongolie durant l’été 1918. Refusant de reconnaître l’autorité du Bogd Khan , il fit l’objet d’un mandat d’arrêt. Ja Lama parvint cependant à échapper aux autorités mongoles et se réfugia dans le Gobi Noir , à la frontière entre la Mongolie et les provinces chinoises du Xinjiang et du Gansu . De là, il recruta des partisans et extorqua ou pilla les caravanes de passage. Ja Lama a obtenu une somme lucrative d’or et d’argent après avoir pillé une caravane tibétaine de cinquante marchands.
Dans l’ aïmag de Zasagt Khan, l’opium était cultivé par des travailleurs chinois employés par Ja Lama en 1918.
Ja-lama assassina tous les membres d’une délégation envoyée par le baron Roman von Ungern-Sternberg à Lhassa en 1920. Ja-lama fut apparemment une déception pour Ungern, qui avait été un admirateur, et qui ne fit que l’insulter après être entré en Mongolie.
La mort
Après le rétablissement de l’indépendance de la Mongolie en 1921, Ja Lama continua d’opérer de manière indépendante depuis sa cachette. Le nouveau gouvernement communiste, déterminé à réprimer les insurrections, prit Ja Lama et ses hommes pour cible. Début 1922, le chef militaire mongol Damdin Sükhbaatar ordonna l’arrestation de Ja Lama. Baldandorj, chef de la police de Niislel Khüree, fut dépêché sur place. Se faisant passer pour un émissaire du Bogd Khan , Baldandorj parvint à infiltrer son camp, l’abattit d’une balle puis le décapita. Les troupes de Ja Lama se dispersèrent et sa tête fut exposée d’abord à Ouliastaï, puis à Niislel Khüree. Plus tard, elle fut transportée à Saint-Pétersbourg et exposée à la Kunstkammer de l’ Ermitage , sous l’étiquette « N° 3394, tête d’un Mongol ».
Pour terminer sur une note plus romantique …un poème écrit par Ja Lama
Je suis un moine mendiant du royaume du tsar russe, mais je suis né des grands Mongols. Mes troupeaux paissent sur la Volga, ma source d’eau est l’Irtych. De nombreux guerriers héroïques m’accompagnent. Je possède d’immenses richesses. Je suis venu à votre rencontre, vous, mendiants, vous, derniers Oïrats, à l’heure où la guerre pour le pouvoir commence. Soutiendrez-vous l’ennemi ? Ma terre natale est l’Altaï, l’Irtych, le Khobuk-sari, l’Emil, le Bortala, l’Ili et l’Alataï. C’est la patrie des Oïrats. Par ma descendance, je suis l’arrière-petit-fils d’Amursana, la réincarnation de Mahakala, propriétaire du cheval Maralbashi. Je suis celui qu’on appelle le héros Dambijantsan. Je suis venu ramener mes pâturages sur mes terres, rassembler mes familles et mes serviteurs, accorder ma faveur et circuler librement.
Ensuite il fait tellement froid que je rentre à l’hotel …Lee s’aventure dans les ruines de la forteresse de Ja Lama …dont il ne reste pas grand chose…il repère pas mal de traces de loups et rentre également ce qui est plus prudent …
Chine 2025 2026 : Le superbe musée Gaotai…
Le musée Gaotai situé à Zhangye Gansu Province en Chine est un musée local qui est centré sur la préservation de l’histoire et la culture du Comté de Gaotai. Il offre un site instructif pour les visiteurs afin afin d’explorer les richesses et l’heritage de la région de Zhangye.
Les tombes de Gaotai (également connues sous le nom de cimetière de Gaotai) sont un site archéologique important situé dans le comté de Jiangling, Jingzhou, province du Hubei, en Chine. Ils fournissent des informations cruciales sur les coutumes funéraires et la santé de la population de la dynastie Han.







Contexte historique
Période de temps : Les tombes datent principalement de la dynastie des Han occidentaux (206 AEC – 9 CE). Certaines sépultures dans la région plus large de Jiangling englobent également la transition depuis la période des États combattants.
Signification : Le site fait partie d’une dense concentration de cimetières anciens autour de l’ancienne capitale du Chu, Jinan. Il a livré des milliers d’artefacts qui illustrent la hiérarchie sociale et la vie quotidienne de l’époque Han.











Découvertes archéologiques clés
Documents funéraires : L’une des découvertes les plus notables provient de la tombe 18, où un document en bois détaillant une femme nommée Yan a été trouvé. Ces types de « listes d’inventaire des tombes » ou de « documents de déménagement funéraire » étaient courants dans la région, servant de dossiers administratifs pour l’au-delà.



















Découvertes archéologiques clés
Documents funéraires : L’une des découvertes les plus notables provient de la tombe 18, où un document en bois détaillant une femme nommée Yan a été trouvé. Ces types de « listes d’inventaire des tombes » ou de « documents de déménagement funéraire » étaient courants dans la région, servant de dossiers administratifs pour l’au-delà.











Recherche médicale et biologique : Une analyse scientifique récente d’échantillons de sol du cimetière de Gaotai a identifié la présence d’œufs de parasites intestinaux, en particulier de douves du foie chinoises (Clonorchis sinensis). Cela fournit des preuves des habitudes alimentaires et des maladies prévalentes au Hubei pendant la dynastie Han.
Structure funéraire : Comme de nombreuses tombes de l’époque Han dans le Hubei, celles de Gaotai se composent généralement de fosses en terre rectangulaires avec des chambres en bois et des cercueils.
Artefacts : Les fouilles ont mis au jour une variété de biens funéraires, y compris :
Bois laqué : Une caractéristique de l’archéologie du Hubei en raison des eaux souterraines élevées de la région qui préservent le bois, le bronze et le bambou.
Slips de bambou : Enregistrements écrits sur le bambou ou le bois qui fournissent des données historiques et légales.
Objets rituels : Poteries, miroirs en bronze et ornements en jade destinés à accompagner le défunt dans la « maison des enfers ».
















Emplacement et visite
Les tombes sont situées à proximité d’autres sites archéologiques majeurs de Jingzhou, tels que le musée de Jingzhou, qui abrite de nombreuses reliques récupérées. Notez que « Gaotai » est un toponyme courant en Chine ; ce site du Hubei est distinct des anciennes maisons de Gaotai au Xinjiang ou des tombes de la ville de Luotuo au Gansu.




Les murs de briques de Gaotai durant la période des dynasties Wei-Jin et des 16 royaumes …ont duré des milliers d’années et sont encore aussi vives que si elles étaient neuves…Ces briques sont d’importants témoins du développement de la région de Hexi, créant l’histoire et la conquête de la nature des anciennes populations.
Ceci ne reflète pas uniquement la vie sociale à cette période mais aussi leur talent et leur monde spirituel ..
Protéger les reliques culturelles et l’héritage des traditions sont les fondations et le point de départ de la dissémination de de la civilisation et de la marche vers le futur.
Chine 2025 2026 : Sympathique rencontre avec une femme Yugur vivant à la campagne
Les Yugur constituent la huitième minorité ethnique de Chine (sur 55). En 2010, leur nombre s’élevait à 14 378, soit 0,0011 % de la population totale du pays, selon le recensement chinois de 2010. Leur nombre a évolué au fil du temps : 13 747 en 2000 (recensement chinois de 2000), 12 297 en 1990 (recensement chinois de 1990), 3 861 en 1953, 5 717 en 1964 et 7 670 en 1982. [Sources : Recensements de la République populaire de Chine]
Dans les années 1990, 90 % des Yugurs vivaient dans le comté autonome Yugur de Sunan, dans la province du Gansu. Ce comté est situé au pied des monts Qilian, au nord, au cœur du corridor du Hexi. Les pâturages y sont vastes. Les Yugurs vivent de l’élevage depuis des temps immémoriaux. Les monts Qilian bordent le plateau Qinghai-Tibet, qui bénéficie d’un climat alpin semi-aride. Le corridor du Hexi, axe majeur de la Route de la Soie, jouit d’un climatcontinental de mousson.
Les Yugurs vivant dans l’ouest du comté autonome yugur de Sunan parlent le yohur, une langue turque apparentée à l’ouïghour et au salar ; ceux vivant dans l’est de ce même comté parlent l’enger, une langue mongole apparentée au bonan, au tu et au mongol.






Les Yugur étaient autrefois des Ouïghours. Après une attaque des Kirghizes au IXe siècle, ils se réfugièrent dans la région du Gansu, et non au Xinjiang comme la plupart des Ouïghours. Au Gansu, ils furent influencés par les Tibétains qui leur firent découvrir leur version du bouddhisme.
L’origine du groupe ethnique Yugur est longue et complexe, remontant aux anciens Huns avant Jésus-Christ et aux Ouïghours aux VIIe et VIIIe siècles. La minorité ethnique Yugur est issue de la combinaison d’une tribu de l’ancienne minorité ethnique ouïghoure et d’une tribu de l’ancienne minorité ethnique mongole. Elle trouve son origine dans le groupe ethnique nomade ouïghour du bassin du fleuve Orkhon sous la dynastie Tang (618-907 ap. J.-C.). Au milieu du IXe siècle, une de ses tribus s’installa dans la région du corridor du Hexi, dans la province du Gansu, et prit le nom d’« Ouïghours du Hexi ». Au début de la dynastie Ming (1368-1644 ap. J.-C.), ils migrèrent successivement vers la région des monts Qilian, et le groupe ethnique Yugur se forma progressivement. En 1953, l’ensemble du groupe fut renommé minorité ethnique Yugur. Le 20 février 1954, le comté autonome Yugur du Sud fut créé dans la province du Gansu. [Source : Chinatravel.com =/]
Les Yugur font remonter leurs origines aux anciens Ouïghours nomades de la vallée de l’Erhun, sous la dynastie Tang (618-907). Au milieu du IXe siècle, confrontés à des tempêtes de neige, des luttes intestines au sein du groupe dirigeant et des attaques des Kirghizes turcophones, les anciens Ouïghours durent migrer vers l’ouest en plusieurs groupes.
L’un d’eux émigra à Guazhou (aujourd’hui Dunhuang), Ganzhou (aujourd’hui Zhangye) et Liangzhou (aujourd’hui Wuwei), dans le corridor du Hexi – la région la plus fertile du centre-ouest de la province du Gansu – et passa sous la domination de Tubo, un royaume tibétain. Ils furent alors appelés les Ouïghours du Hexi. Plus tard, ils s’emparèrent de la ville de Ganzhou et y établirent un khanat – d’où leur autre nom : les Ouïghours de Ganzhou. [Source : China.org ]
Les Ouigurs du Hexi avaient toujours entretenu des liens très étroits avec l’empire central et considéraient ces liens comme des relations de « neveu à oncle ». Sous la dynastie Song du Nord (960-1126), le khan des Ouigurs de Ganzhou envoyait souvent des émissaires spéciaux à la capitale impériale pour présenter un tribut à l’empereur, et, en retour, la cour Song offrait au « neveu Ouigur Khan de Ganzhou » des produits spéciaux provenant de Chine centrale. Les émissaires du khan se rendirent à plusieurs reprises dans la capitale de la dynastie Song pour offrir des chameaux, des chevaux, du corail et de l’ambre en guise de tribut à la cour impériale, la cinquième année (980) du règne de l’empereur Taizong et la troisième année (1010) du règne de l’empereur Zhenzong .




Selon l’« Encyclopédie des cultures du monde » : « Les Yugur sont essentiellement un peuple qui s’est séparé des Ouïghours et a développé sa propre identité. Après l’arrivée des Kirghizes du nord au IXe siècle, les Ouïghours ont fui la Mongolie. Ceux qui se sont installés dans les actuelles villes de Dunhuang, Zhangye et Wuwei sont passés sous domination tibétaine et ont été connus sous le nom d’Ouïghours du Hexi (plus tard, Yugur).
Ils ont tour à tour été libres et soumis à la domination de puissances extérieures, notamment le royaume tibétain (Tufan), l’État tangoute de Xixia, l’Empire mongol et les cours Ming et Qing. C’est entre le milieu du XIe et le XVIe siècle qu’une culture et une identité Yugur distinctes ont émergé. Durant cette période, ils ont migré plus à l’ouest, au-delà de la Grande Muraille, où ils pratiquaient la chasse, l’élevage et interagissaient avec de nombreux peuples différents. » Au XVIe siècle, les Turfan étaient devenus si agressifs que les Yugur se réfugièrent derrière la Grande Muraille, à Sunan et Huangnibao. Ceux qui s’installèrent à Huangnibao devinrent agriculteurs, tandis que ceux de Sunan sont restés des éleveurs nomades vivant sous des tentes.
Au milieu du XIe siècle, le royaume des Xia occidentaux conquit Ganzhou et renversa le régime des Ouigurs. Les Ouigurs du Hexi devinrent alors dépendants de ce dernier et se déplacèrent vers des zones pastorales situées hors du col de Jiayu. Cependant, leurs liens avec la cour Song furent maintenus. Des émissaires ouigurs se rendirent à nouveau dans la capitale Song avec un tribut durant la première année du règne de l’empereur Shenzong (1068) et demandèrent une copie d’un texte bouddhiste. Selon un émissaire en 1073, on comptait alors plus de 300 000 Ouigurs.
En 1227, les Mongols conquirent le royaume des Xia occidentaux et placèrent les Ouigurs du Hexi sous leur domination directe .
Une partie des Ouigurs du Hexi furent assimilés aux groupes ethniques voisins au cours d’une longue période de coexistence, du milieu du XIe siècle au XVIe siècle, et formèrent une communauté : les Yugurs actuels. Ils vivaient autour de Dunhuang, dans l’ouest du Gansu, et de Hami, dans l’est du Xinjiang.
Les souverains Ming (1368-1644) déplacèrent de nombreux Yugurs plus à l’est, la frontière étant devenue instable. Après leur migration vers l’est, les Yugurs connurent des changements dans leurs modes de production économique. Ceux de la région de Huangnibao, profitant des échanges avec les Hans, apprirent l’agriculture et la substituèrent progressivement à l’élevage, tandis que ceux de la région de Sunan continuaient à pratiquer l’élevage et la chasse .
Le gouvernement Qing (1644-1911), cherchant à renforcer son pouvoir, divisa les Yugurs en « sept tribus » et nomma un chef pour chacune d’elles, ainsi qu’un puissant chef suprême – le « Huangfan, surintendant des Sept Tribus » – qui les supervisait toutes. Le gouvernement Qing imposa aux tribus Yugurs d’offrir 113 chevaux chaque année en échange de thé. Au début, elles en reçurent un peu, mais par la suite, pratiquement plus rien. Les chevaux ainsi offerts constituaient un tribut pur et simple. Le tribut exigé par le gouvernement central comprenait également des bois de cerf, du musc et des fourrures. Les Yugurs de Suzhou devaient quant à eux livrer du grain ou de l’argent .






Le bouddhisme tibétain s’est implanté dans la région de Yugur sous les dynasties Ming et Qing. Chaque tribu possédait son propre monastère. Les lamas collaboraient étroitement avec les chefs sur les questions tribales importantes ; certaines tribus pratiquaient l’intégration de la religion et de la politique.
Selon le gouvernement de Pékin : « Les monastères lamaïstes disposaient de leur propre système féodal d’oppression et d’exploitation : tribunaux, prisons et instruments de torture. Ils pouvaient imposer des dons obligatoires et des travaux forcés gratuits, et contraindre les enfants à rejoindre le clergé. Certains lamas extorquaient d’importantes sommes d’argent et des biens au peuple par le biais de la divination et des exorcismes. Les dons à des fins religieuses représentaient environ 30 % du revenu annuel d’une famille de la classe moyenne. »
Diverses difficultés ont réduit la population Yugur. Au milieu du XXe siècle, il en restait moins de 3 000. En février et avril 1954, le comté autonome Yugur de Sunan et le canton autonome Yugur de Jiuquan Huangnibao ont été créés .
Les Yugur ont conservé leur organisation tribale et clanique pendant longtemps. Chaque tribu est composée de plusieurs clans. Lors de la fondation de la Chine communiste en 1949, on comptait 10 tribus et 29 clans. Le nom de chaque clan incluait un nom de famille. Les Yugur possédaient donc 29 noms de famille traditionnels. Les noms de famille Han actuels, composés d’un seul caractère, sont tous des traductions de ces 29 noms, parmi lesquels Anzhang devient An, Suogale devient Suo et Tuo’eshi devient Tuo. « An » est le nom de famille le plus fréquent. Autrefois, tous les principaux chefs tribaux portaient le nom de famille « An », d’où l’expression : « Le nom de famille de tous les chefs est An ».
Concernant l’origine du nom de famille « An », une légende intéressante existe : il y a très longtemps, les Yugur migrèrent vers une nouvelle contrée. Un prince rassembla tout le peuple et demanda un volontaire pour se rendre à la capitale et rencontrer le roi afin d’obtenir une faveur. La plupart des gens étaient trop timides et n’osèrent pas y aller. Au bout d’un certain temps, un jeune homme courageux, cavalier habile, se porta volontaire, ajoutant : « Je vais trouver le roi. S’il me tue, oubliez-moi ; si je réussis, faites de moi un chef. » Le prince accepta sa requête. Le jeune homme partit alors et régla la question avec le roi. Impressionné par le talent du garçon, le roi, au moment de son départ, l’interrogea sur son nom de famille. Le jeune homme, ne l’écoutant pas, tapota sa selle, fouetta son cheval et s’en alla. Le roi, croyant à tort que son nom de famille était « An » (qui signifie « selle » en chinois), le nomma chef de la tribu « An ». Le jeune homme retourna dans sa tribu. Le prince tint sa promesse et lui accorda, ainsi qu’à ses frères, le titre de chef. Le jeune homme avait sept frères, qui devinrent chefs de sept tribus, appelées les sept clans. Par la suite, les noms de famille de tous les membres des sept clans furent changés en « An ».
Le nom de famille « An » trouve son origine chez le peuple Huihu, sous les Cinq Dynasties et la dynastie Song du Nord. An Yanshang, An Tieshan, An Jin et An Dianmin étaient des fonctionnaires Huihu de la préfecture de Gan, nommés conformément aux décrets impériaux des Cinq Dynasties et de la dynastie Song du Nord.








Les Yugur parlent trois langues : le yohur (yugur occidental), l’enger (yugur oriental) et le chinois. Le yugur occidental appartient au groupe turcophone de la famille des langues altaïennes et est étroitement apparenté au ouïghour, au kazakh et au kirghize. Le yugur oriental appartient au groupe mongol de la famille des langues altaïennes et est étroitement apparenté au mongol, au dongxiang, au baoan et au tu.
Le chinois est la langue principale des Yugur du Huangnibao et sert également de langue de communication courante entre eux.
Les Yugurs vivant dans l’ouest du comté autonome yugur de Sunan parlent le yugur, une langue turque de la famille altaïque, proche de l’ouïghour et du salar. Ceux vivant dans l’est de ce même comté parlent l’enger, une langue mongole de la famille altaïque, apparentée au bonan, au tu et au mongol. D’autres Yugurs parlent uniquement le han, qui sert également de langue véhiculaire entre les différents groupes yugurs. Il n’existe pas de système d’écriture pour le yugur ni pour l’enger ; le han est utilisé pour la communication écrite. Quelques Yugurs parlent également le tibétain.





Les Yugur pratiquent le bouddhisme tibétain et la plupart de leurs fêtes traditionnelles sont liées à cette croyance. La plupart des Yugur sont adeptes de l’école Gelugpa du bouddhisme tibétain (lamaïsme). Avant le milieu du VIIIe siècle, les Ouïghours étaient chamaniques. Ils vénéraient les esprits, les ancêtres et le dieu du tonnerre, et croyaient que les sorciers et les sorcières pouvaient prédire l’avenir et contrôler les forces de la nature. Par la suite, les ancêtres de la minorité ethnique Yugur se sont successivement convertis au manichéisme, une secte chrétienne gnostique qui s’est répandue en Asie centrale et en Chine aux VIIIe et IXe siècles, puis au bouddhisme.
Lors de leur installation au Gansu, ils passèrent sous domination et influence tibétaines et se convertirent au lamaïsme. À la fin de la dynastie Ming et au début de la dynastie Qing (1644-1911), l’école Gelugpa du lamaïsme s’étendit progressivement jusqu’à la région de Saliweiwu’er. Un temple Gelugpa, nommé temple Huang Zang (ou temple Gu Fo, signifiant « Temple du Bouddha ancien »), y fut construit. Dès lors, le bouddhisme tibétain devint peu à peu la religion principale du peuple Yugur.
Chaque tribu possédait son propre monastère lamaïste, et tous les foyers devaient contribuer à son entretien. Les Yugur, plus pauvres, pratiquaient l’animisme et le chamanisme. Certains croyaient au culte de l’Empereur Céleste, Han Tengri, religion des Mongols de Gengis Khan.
Chasser les démons par le feu est une tradition ancestrale de l’ethnie Yugur, célébrée la veille du Nouvel An chinois. Autrefois, on pensait que la période entre la veille du Nouvel An chinois et le cinquième jour de l’an était celle où les démons étaient les plus actifs. À l’approche du Nouvel An chinois, chaque famille Yugur nettoie sa yourte ou sa maison et allume deux feux de joie en plein air. Ensuite, ils tirent des feux d’artifice et font passer leur bétail entre les deux feux.
La Fête de Juin est une fête religieuse traditionnelle du peuple Yugur, qui vit dans le comté de Sunan, province du Gansu. Sa date varie d’un temple à l’autre, entre le premier et le quinzième jour du sixième mois lunaire. Durant cette fête, les Yugur des régions montagneuses accompagnent un lama qui récite des textes sacrés pour la paix et offre un sacrifice à Ebo, dieu de la montagne. Ils se rendent à un endroit précis où se trouve le mât d’Ebo et répandent du thé vert sur la montagne en offrande au dieu.



Congratulations avant le départ …je suis invitée par cette charmante dame Yugur dès mon prochain retour !!!
Chine 2025 2026 : c’est encore plus chouette avec un chameau !!!
Nos amis repartent pour aller chercher un jeune chameau récemment acquis et pas complètement dressé pour la monte …
Il fait partie du contingent de jeunes chameaux acheté par le Yugur bleu lors du festival des chameaux Alxia left banner




Le dressage des chameaux de Bactriane en Asie centrale, pilier de la Route de la Soie, repose sur des techniques ancestrales visant à utiliser l’animal comme bête de somme, de monte ou pour la traction (noria). Il implique le perçage de la cloison nasale pour le contrôle, l’utilisation de licous et un entraînement rapide à la selle, souvent en quelques jours.





Voici les aspects clés du dressage :
- Contrôle et Guidage : La méthode traditionnelle implique souvent la pose d’un anneau ou d’une pièce de bois dans le nez, permettant de lier les animaux en caravane, bien que cette technique soit parfois critiquée pour son inconfort. Des licous similaires à ceux des chevaux sont également utilisés.
En tout cas ce jeune chameau a l’air très calme ce qui est un atout pour le monter alors qu’il est à peine dressé…









Habituation à la Selle : Le chameau est éduqué à porter des charges ou un cavalier. Quelques jours suffisent généralement pour qu’un chameau dressé s’habitue à la selle.
Ce qui est apparemment le plus compliqué est de s’agenouiller pour que le cavalier puisse le monter …mais ce jeune chameau est très conciliant car il ne fait pas trop de difficultés.





Dressage à la Noria : Pour l’utilisation dans des norias (moulins), les chameaux sont habitués à marcher en rond pendant plusieurs heures, souvent en utilisant des œillères pendant 2 ou 3 jours pour les habituer au mouvement.
Formation des Caravanes : Traditionnellement, les chameaux sont dressés pour suivre un guide, formant des caravanes hiérarchisées.
Entraînement des Jeunes : Le dressage commence jeune pour habituer l’animal à la manipulation, à la charge et aux contraintes du désert.









Utilisation Festive et Compétitions : En Mongolie, le dressage est célébré lors de festivals (comme à Ömnögovi) où se tiennent des courses et des concours de beauté, mettant en scène des chameaux bien harnachés.







Ces techniques, bien que traumatisantes dans certains cas (anneau nasal), sont cruciales pour la gestion de ce camélidé robuste dans les conditions extrêmes de l’Asie centrale, notamment dans le désert de Gobi.
Le dressage des chameaux de Bactriane (Camelus bactrianus) en Asie centrale (Kazakhstan, Mongolie, Turkménistan) est une tradition ancestrale transmise de génération en génération au sein des communautés nomades.
Étapes clés du dressage
Le processus repose sur l’établissement d’une relation de confiance et commence très tôt :
Imprégnation précoce : Le dressage débute dès les premiers mois de la vie du chamelon pour l’habituer au contact humain et à la longe.
Acceptation de la charge : Vers l’âge de 2 ou 3 ans, l’animal apprend progressivement à s’agenouiller sur commande et à supporter des charges légères, puis des bâts complets ou une selle.
Guidage : Le contrôle s’effectue généralement via une rêne fixée à une cheville en bois (le tarant) insérée dans la narine ou par un licol. Des pressions du pied sur le cou ou des tractions légères sur la rêne servent à indiquer la direction.
Dès la fin de la démonstration …on retourne manger avant que le boeuf bouilli soit complètement froid …








J’ai l’impression de manger pour une semaine …je recommande les petits pains à droite qui peuvent être appelés « Christian…killers » à tremper dans le lait de chamelle impérativement avant consommation…
En Asie centrale, le chameau dressé remplit plusieurs rôles essentiels :
Transport et caravanes : Utilisé historiquement sur la Route de la Soie, il peut porter des charges lourdes sur de longues distances, notamment lors de la transhumance des yourtes.
Traction : Il est employé pour les travaux agricoles, comme le labour ou l’extraction d’eau des puits.
Hybridation : Au Kazakhstan, le dressage inclut la gestion de chameaux hybrides (croisement entre Bactriane et dromadaire), recherchés pour leur robustesse accrue et leur meilleure productivité laitière.
Aptitudes naturelles facilitant le dressage
Intelligence : Les chameaux sont perçus comme des animaux intelligents, capables de réagir rapidement aux émotions de leur dresseur.
Adaptabilité : Leur morphologie (pieds larges pour le sable, réserves de graisse dans les bosses) et leur résistance aux températures extrêmes (-40°C à +40°C) en font des partenaires de travail fiables dans les steppes et déserts.
Voilà une expérience que je ne suis pas prête à oublier !!!
Chine 2025 2026 : Belle rencontre avec de vrais nomades Yugurs
Ma première rencontre avec les Yugurs s’est déroulée pendant le splendide festival des chameaux à Alxia left banner en Inner Mongolia ..
Nous étions en train de prendre notre petit déjeuner avec nos nouveaux amis du Parti Communiste Chinois lorsqu’ils sont entrés dans le restaurant : grands souriants et avec de superbes costumes …Nous avons pris leurs coordonnées pour être surs de les retrouver !!!





Nous leur avons fixé RDV à nos amis dans un petit village qui comporte un seul hotel qui n’a rien de formidable …mais cela fait également partie de l’aventure !!!
Le rdv est rocambolesque car le moins que l’on puisse dire est que les Yugurs sont un peu fâchés avec le respect de l’horaire
On commande un « hot pot » délicieux à gauche …
Le lendemain avec 3 heures de retard nous partons pour Dianguanzhan…le petit village où est installé la ferme de nos amis !!!
Un repas « nomade »dans la ferme de nos amis… boeuf bouilli et l’inévitable soupe au lait de chamelle avec du fromage et des dattes..le tout dans la soupière …Changement de décor total !!!
En fait les nomades couchent de moins en moins sous la yourte Le gouvernement leur donne des facilités pour acheter des appartements en ville où ils laissent femme et enfants


De leur coté ils vivent dans une petite ferme très précaire mais avec le chauffage qu ils n’avaient pas dans la yourte …
Nous avons droit ensuite à une séance d’habillage …visiblement il n’est pas simple d’enfiler un costume Yugur lorsque l’on est tout seul
Heureusement ils sont 3 et peuvent s’entraider …ce qui simplifie les choses !!!













Tout le monde est prêt ..on peut donc réaliser des photos de groupes de nos amis à l’intérieur de la fermette ou à l’extérieur dans la neige !!!






Notre ami barbu a apporté une pipe traditionnelle mais le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est pas facile à allumer.








Heureusement son ami lui donne un coup de main avec un briquet classique …








Relax nous profitons du soleil et de la neige …lorsque le Yugur en bleu propose » Et si allait chercher un chameau !!!
Hé bien oui allons chercher un chameau !!!
Cet homme possède déjà plus de 400 chameaux et il en a racheté une cinquantaine de jeunes pour les entraîner pour les courses !!!
Chine 2025 2026 : Magnifiques costumes des Yugurs à SUNAN
Les Yugurs possèdent une riche tradition littéraire transmise oralement, comprenant des légendes, des contes populaires, des proverbes et des ballades.
Leurs chants folkloriques se distinguent par des mélodies d’une simplicité et d’une grâce uniques, ainsi que par des textes vivants.
Ils excellent dans les arts plastiques, tissant de magnifiques motifs sur sacs, tapis et harnais.
Des motifs éclatants aux couleurs harmonieuses, représentant fleurs, herbes, insectes, oiseaux et animaux domestiques, ornent les cols, les manches et les bottes des femmes. Des motifs géométriques, composés de perles de corail, de coquillages, d’éclats de pierre verts et bleus et de fils de soie aux couleurs vives, servent d’ornements capillaires.






Les Yugurs ont une façon de s’habiller bien à eux. Un homme élégant porte généralement un chapeau de feutre, une longue robe à col montant boutonnée à gauche, une ceinture rouge et bleue et des bottes hautes.
Une femme en âge de se marier coiffe ses cheveux en de nombreuses petites tresses, nouées en trois grandes, dont deux sont ramenées sur la poitrine et une dans le dos après le mariage. Les femmes portent généralement un chapeau de feutre blanc en forme de trompette, orné de deux lignes noires sur le devant et surmonté de glands rouges.











Ces dernières décennies, la tonte de la laine a été mécanisée, le cheptel amélioré et des mesures ont été prises pour sédentariser les éleveurs et instaurer la rotation des pâturages.
Des réservoirs ont été construits, des étangs creusés et des nappes phréatiques exploitées pour irriguer de vastes étendues de pâturages arides et abreuver le bétail. La situation des bergers, autrefois inquiets et sans eau, errant de lieu en lieu, a radicalement changé.







Les Yugurs chassaient autrefois le gibier sans chercher à le domestiquer, mais en 1958, ils ont commencé à créer des élevages de cerfs.
La région compte aujourd’hui des usines de machines agricoles et d’élevage, des industries de transformation de tapis, de fourrures et de produits alimentaires, ainsi que des mines de charbon. L’électricité est désormais disponible dans tous les villages et dans la plupart des foyers yugurs. Les machines à tondre la laine, à battre le foin et à broyer le fourrage sont largement utilisées.







Un réseau routier développé existe désormais. Avant 1950, il n’y avait, comme le disait le proverbe, « pas un mètre de terrain plat et pas un seul pont sur les rivières ». Les marchands profitaient de ce sous-développement pour exploiter les Yugurs : cinq ou six briques de thé suffisaient pour acheter un cheval.








À l’époque, il n’y avait que quatre écoles primaires accueillant 70 élèves, principalement des enfants de chefs tribaux, d’éleveurs et de propriétaires terriens.
Au début des années 1980, le comté de Sunan comptait deux lycées, huit collèges et 76 écoles primaires. De nombreux jeunes Yugurs ont pu achever des études secondaires techniques ou supérieures. Ce groupe ethnique dispose désormais de ses propres enseignants et techniciens.







Les soins médicaux se sont considérablement améliorés, alors que, dans l’ancienne société, le seul recours des malades était de prier Bouddha.




Encore une journée fructueuse de passée
Chine 2025 2026 : Un Musée Yugur à SUNAN
Pendant que nous sommes à Sunan, nous décidons d’aller visiter le musée Yugur …pas de taxis dans cette petite ville …donc nous partons en patinant plus ou moins dans la neige …pour atteindre le musée et là déception !!!
L’espace dédié aux costumes Yugurs est en rénovations …seulement les espaces dédiés aux tibétains ou autres groupes d’ethnies mongoles sont disponibles à la visite …
C’est ballot …un si long chemin pour ne rien voir ou presque …
Nous décidons de visiter quand même les expositions …on commence par les Tibétains dont les ornements ont des caractéristiques communes avec celles des Yugurs : plastrons ou bandes de ceintures décorées avec des plaques circulaires de nacre…







J’en profite pour découvrir une nouvelle tribu : les TU que j’espère mettre au menu de mon prochain voyage en Mongolie Intérieure …
Le peuple Monguor ( Monguor : Mongghul), également connu sous le nom de peuple Tu ( chinois :土族), Mongol blanc ou Mongol Tsagaan , est un peuple mongol et l’un des 56 groupes ethniques officiellement reconnus en Chine .
D’après le recensement de 2000, la population totale s’élevait à 241 198 habitants, principalement répartis dans les provinces du Qinghai et du Gansu . Le recensement de 2010 dénombrait 289 565 personnes, tandis que celui de 2020 en recensait 281 928.
Les Monguor parlent le monguor , une langue mongole fortement influencée par les dialectes chinois et tibétains locaux . Aujourd’hui, la quasi-totalité des Tu parlent également chinois. La plupart sont agriculteurs et certains élèvent du bétail.






Les Mongols of Sunan sont supposés dériver de tribus mongoles actuelles ..En 1924 ils se déplacèrent vers le Mazongshan du corridor de Hexi pour trouver des pâturages …
En 1945 ils se déplacèrent vers Niumaoshan of Sunan et s’installèrent sur place …leur population était de 350. Ils se sont rassemblés dans la région des mongols de Bayin …
Leur langage s’apparente à celui parlé à celui parlé par les mongols de l’Altai.
Ils pratiquent le bouddhisme tibétain…




Les Yugurs descendent des anciens Ouigurs nomades de la vallée de l’Erhun, sous la dynastie Tang (618-907).
Au milieu du IXe siècle, confrontés à des tempêtes de neige, à des luttes intestines et aux attaques des Kirghizes, un peuple turcophone, durent migrer vers l’ouest en groupes distincts.
Un groupe de ces populations émigrèrent à Guazhou (l’actuelle Dunhuang), Ganzhou (l’actuelle Zhangye) et Liangzhou (l’actuelle Wuwei), dans le corridor du Hexi – la région la plus fertile du centre-ouest de la province du Gansu – et passa sous la domination de Tubo, un royaume tibétain.
On les appela alors les Ouigurs du Hexi. Plus tard, ils s’emparèrent de la ville de Ganzhou et y établirent un khanat – d’où leur autre nom : les Ouigurs de Ganzhou.











Les Ouigurs du Hexi avaient toujours entretenu des liens très étroits avec l’empire central, qu’ils considéraient comme des relations de « neveu à oncle ». Sous la dynastie Song du Nord (960-1126), le khan des Ouigurs de Ganzhou envoyait fréquemment des émissaires spéciaux à la capitale impériale pour présenter un tribut à l’empereur. En retour, la cour Song offrait au « khan Ouigur de Ganzhou, neveu », des produits de spécialité provenant de Chine centrale. Les émissaires du Khan se rendirent à plusieurs reprises dans la capitale de la dynastie Song pour offrir des chameaux, des chevaux, du corail et de l’ambre en tribut à la cour impériale, la cinquième année (980) du règne de l’empereur Taizong et la troisième année (1010) de celui de l’empereur Zhenzong.
Au milieu du XIe siècle, le royaume des Xia occidentaux conquit Ganzhou et renversa le régime des Ouigurs. Les Ouigurs du Hexi devinrent alors dépendants de ce dernier et s’installèrent dans les zones pastorales situées au-delà du col de Jiayu. Ils conservèrent cependant des liens avec la cour Song. Des émissaires ouigurs se rendirent de nouveau dans la capitale Song avec un tribut durant la première année du règne de l’empereur Shenzong (1068) et demandèrent une copie d’un texte bouddhiste. Selon un émissaire de 1073, on comptait alors plus de 300 000 Ouigurs. En 1227, les Mongols conquirent le royaume des Xia occidentaux et placèrent les Ouigurs du Hexi sous leur domination directe.
Une partie des Hexi Ouigurs ont été assimilés par les groupes ethniques voisins au cours d’une longue période de coexistence, du milieu du XIe siècle au XVIe siècle, et ont évolué en une communauté : les Yugurs d’aujourd’hui.Ils vivaient aux alentours de Dunhuang, dans l’ouest du Gansu, et de Hami, dans l’est du Xinjiang.
Les souverains Ming (1368-1644) déplacèrent de nombreux Yugurs plus à l’est, la frontière étant devenue instable.
Ce déplacement entraîna des changements dans les modes de production économique des Yugurs. Ceux de la région de Huangnibao, grâce aux échanges avec les Hans, apprirent l’agriculture et la substituèrent progressivement à l’élevage, tandis que ceux de la région de Sunan continuèrent à pratiquer l’élevage et la chasse. L’introduction d’outils en fer par les Hans permit aux Yugurs d’améliorer leurs compétences en agriculture, en élevage et en chasse.
Le gouvernement Qing (1644-1911), cherchant à consolider son pouvoir, divisa les Yugurs en « sept tribus » et nomma un chef pour chacune d’elles, ainsi qu’un puissant chef – le « Huangfan, surintendant des Sept Tribus » – qui les supervisait toutes.
Le gouvernement Qing imposa aux tribus Yugurs d’offrir 113 chevaux par an en échange de thé. Au début, elles en reçurent un peu, mais par la suite, pratiquement plus rien. Les chevaux ainsi fournis constituaient un tribut pur et simple. Le tribut exigé par le gouvernement central comprenait également des bois de cerf, du musc et des fourrures. Les Yugurs de Suzhou devaient livrer du grain ou de l’argent.
Le lamaïsme commença à prendre le dessus dans la région Yugur sous les dynasties Ming et Qing. Chaque tribu possédait son propre monastère. Les lamas collaboraient étroitement avec les chefs sur les affaires tribales importantes ; certaines tribus pratiquaient l’intégration de la religion et de la politique. Les monastères lamaïstes disposaient de leur propre système féodal d’oppression et d’exploitation : tribunaux, prisons et instruments de torture. Ils pouvaient imposer des dons obligatoires et des travaux forcés gratuits, et contraindre les enfants à entrer dans les ordres. Certains lamas extorquaient d’importantes sommes d’argent et des biens au peuple par le biais de la divination et des exorcismes. Les dons à des fins religieuses représentaient environ 30 % du revenu annuel d’une famille de la classe moyenne.
Toutes ces difficultés ont pratiquement conduit ce groupe ethnique à l’extinction. Au milieu du XXe siècle, sa population était inférieure à 3 000 individus.
En février et avril 1954, le comté autonome Yugur de Sunan et le canton autonome Yugur de Jiuquan Huangnibao furent créés. Ce développement marqua le début d’une nouvelle ère de progrès culturel et de croissance économique pour le peuple Yugur.

Comme il nous reste pas mal de temps à occuper …nous allons déjeuner en premier car tout est fermé à l’heure du déjeuner …
A notre retour nous nous dirigeons vers la boutique assortie d’un petit musée dirigée par le curateur du musée local précédent. A notre arrivée nous sommes accueillis par la Directrice de la culture locale qui m’offre un super livre dédicacé de sa main …malheureusement tout en Chinois …mais c’est le geste qui compte …
On rencontre ensuite la propriétaire de la boutique qui est également la curateur du musée que nous avons visité précédemment : Elle possède une collection impressionnante de costumes Yugurs dont elle expose une partie dans une pièce trop petite ce qui fait que rien n’est mis en valeur …










Le costume présenté sur les photos 4, 5, 6 est le costume le plus ancien en sa possession …pour moi c’est également le plus beau !!




On lui demande la permission d’emprunter 2 costumes pour réaliser des photos à l’extérieur …Pas de problèmes …je ne choisis pas le plus ancien pour éviter tout drame ultérieur ..mais celui sur la 3ème photo précédente …
La jeune fille du staff sera parfaite avec le costume de la femme …par contre l’homme sera représente par Lee qui est le seul homme dans les environs !!!





Et voilà tot est prêt pour commencer les photos !!
Chine 2025 2026 : premier contact avec les Yugurs
Nous sommes arrivés à Sunan une petite station de ski chinoise …vu les températures il n’y a pas un chat dans la station …ni dans l’hotel !!!
On trouve heureusement une candidate pour être modèle dans le cadre de nos photos ethniques … C’est une femme de ménage de l’hotel qui a eu la bonne idée de garder son costume traditionnel avec elle !!!






bbb





Les Yugurs ( chinois :裕固族; pinyin : Yùgùzú ; Yugur occidental : Sarığ yoğır ; Yugur oriental : Shera yogor ), traditionnellement appelés Ouïghours jaunes , sont un groupe ethnique turco- mongol et l’un des 56 groupes ethniques officiellement reconnus en Chine . Ils comptaient 14 706 personnes selon le recensement de 2020 . Les Yugurs vivent principalement dans le comté autonome yugur de Sunan, dans la province du Gansu . Ils sont majoritairement bouddhistes tibétains . La plupart des Yugurs parlent une langue turque , tandis que le mongol et le chinois sont également utilisés dans les provinces de l’est.
Environ 4 600 Yugurs parlent le yugour occidental , une langue turque sibérienne , et environ 2 800 le yugour oriental , une langue mongole . Le yugour occidental a conservé de nombreux archaïsmes de l’ancien ouïghour . Les deux langues yugours sont aujourd’hui orales, bien que l’ alphabet ancien ouïghour ait été utilisé dans certaines communautés yugours jusqu’à la fin du XVIIe siècle.







Les Yugurs turcophones sont considérés comme les descendants d’un groupe d’anciens Ouïghours qui ont fui la Mongolie vers le sud jusqu’au Gansu après l’effondrement du Khaganat ouïghour en 840, où ils ont établi le prospère royaume ouïghour de Ganzhou (870-1036) avec une capitale près de l’actuelle Zhangye au pied des monts Qilian dans la vallée de la rivière Ejin .
En 1037, les Yugurs passèrent sous la domination des Tangoutes . Suite à l’invasion de Qumul par Khizr Khoja , de nombreux habitants qui refusèrent de se convertir à l’islam s’enfuirent vers les régions voisines de Dunhuang et du Hunan , en Chine continentale. Ce sont les ancêtres des Yugurs, qui sont restés bouddhistes vajrayana jusqu’à nos jours.





Les Yugurs adoptèrent l’ ordre Gelug du bouddhisme tibétain à la fin du XVIe siècle, sous l’influence de Sonam Gyatso , le troisième dalaï-lama.
En 1893, l’explorateur russe Grigori Potanine , le premier scientifique occidental à étudier les Yugurs, a publié un petit glossaire de mots Yugur, ainsi que des notes sur leur administration et leur situation géographique.







Près de 90 % des Yugurs vivent dans le comté autonome Yugur de Sunan, et le reste dans la région de Huangnibao, près de la ville de Jiuquan, dans l’ouest de la province du Gansu.
Pour des raisons historiques, cette minorité ethnique utilise trois langues : le raohul, une langue turque de la famille altaïque, parlée par les Yugurs de l’ouest du comté ; l’englé, une langue mongole de la même famille, parlée par ceux de l’est ; et le chinois, parlé par les habitants de Huangnibao. Le chinois est également une langue de communication courante chez tous les Yugurs.





Je discute un peu avec cette femme Yugur par Lee interposé : il y a encore quelques mois elle vivait dans la steppe en tant que nomade …elle regrette un peu son changement dee situation.
En tant que nomade …elle était libre …maintenant elle bénéficie de plus de confort mais le prix à payer est plus élevé ..
La sédentarisation des nomades est un grand projet du gouvernement : les nomades sédentarisés sont plus faciles à contrôler …








Chine 2025 2026 : les collines colorées de Zanghye
Le parc géologique national de Zhangye Danxia (张掖丹霞国家地质公园 en chinois), également connu sous le nom de géoparc de Zhangye Danxia, est un parc géologique, à cheval entre le xian de Linze et le xian autonome yugur de Sunan, dans la ville-préfecture de Zhangye, dans la province de Gansu, en Chine.
D’une superficie de 510 km2, il a d’abord été un parc provincial avant d’être fait parc géologique national en 2011. Reconnu pour ses formations rocheuses colorées, il a été désigné par des médias chinois comme présentant l’un des plus beaux paysages de Chine.







Le parc est situé au pied des parois nord des monts Qilian, dans les xian autonome yugur de Linze et de Sunan. Les principales zones du relief Danxia se retrouvent ainsi à Kangle et Baiyin[1].
Le cœur du parc, Linze Danxia, est la partie la plus développée et visitée et se situe à 30 km à l’ouest du centre de Zhangye[1]. Le 3 août 2014, un deuxième endroit d’importance, Binggou (冰沟), est inauguré sur la rive nord de la rivière Liyuan (梨园河)[2]. Binggou s’étend sur 300 km2, pour une altitude variant entre 1 500 et 2 500 mètres[2].
Une troisième aire, Sunan Danxia, est située sur le bourg de Ganjun (zh) (甘浚镇), au sud de Linze.





Zhangye Danxia est réputé pour les couleurs inhabituelles des rochers. Ces dernières résultent d’environ 24 millions d’années de dépôt de grès rouge et d’autres minéraux du conglomérat du Crétacé (-80 millions d’années), donnant un résultat semblable à un mille-feuille[3]. Vers -65 millions d’années, de nombreuses failles ont fait leur apparition[3]. Vers -23 millions d’années, des mouvements géologiques, liés à la plaque tectonique responsable de l’Himalaya, ont perturbé les terres autour du relief de Danxia dans la province chinoise du Guangdong[3]. Le vent, la pluie et le temps ont sculpté les montagnes selon différentes formes particulières, notamment en chevrons[4], un processus d’érosion étalé sur 6 millions d’années[5].
La topologie est analogue à la Serranía de Hornocal située dans le canyon Quebrada de Humahuaca, dans le nord de l’Argentine. Cette formation sédimentaire Yacoraite culminant à 4 761 mètres remonte aussi à la fin du Crétacé (vers -75 millions d’années).





L’histoire de la structure géologique du géoparc de Danxia remonte à la formation des roches s’entassant les unes sur les autres. En effet, le conglomérat est le résultat du dépôt de couches de sédiments de couleurs variées entre deux plaques tectoniques depuis 24 millions d’années.
Cette formation est le résultat de l’altération et de l’érosion des terres dû au changement climatique et à la force du vent.
Zhangye, fut dans l’antiquité, l’une des quatre préfectures de l’ouest du Fleuve Jaune.





Ce géoparc représente la plus grande étendue de reliefs colorés et variés de la Chine. Ces reliefs composés de crêtes de feu rouge aux formes ondulées s’empilent avec les montagnes aux plis multicolores pour offrir l’un des plus beaux tableaux. Cette singularité naturelle artistique lui a valu le surnom de géoparc des montagnes arc-en-ciel.
Le conglomérat rouge de Zhangye est composé de roches rouges, de grès et de mudstone. Des signes d’aridité et de sècheresse sont visibles dans ce parc et lui procure aussi des nuances de couleurs particulières.
Le conglomérat rouge de Zhangye représente une grande valeur dans le domaine de la recherche scientifique ainsi que dans le domaine du tourisme en Chine. C’est pour cela que le site fut inscrit sur la liste des patrimoines sous la protection de l’UNESCO et qu’il se classe parmi les « Top 10 » des merveilles géographiques du monde.





La structure géologique du conglomérat rouge provient de l’entassement des roches. Le conglomérat rouge est découpé de pics isolés et des rochers escarpés, érodés par le vent et l’eau, en même temps soumis à l’ influence par les changement de la structure géologique et du climat, et la force du vent.
Le parc géologique du conglomérat rouge de Zhangye se trouve dans la ville de Zhangye qui était, dans l’antiquité, une des quatre préfectures de l’ouest du Fleuve Jaune(Hexi), au milieu du corridor Hexi de la province de Gansu. Le conglomérat rouge de Zhangye, dans les Monts Qilian, se compose de roches rouges, de grès et de mudstone. On peut y voir nettement des signes d’aridité. Le parc est réputé pour ses lignes de stratification entremêlantes, les pentes abruptes de ses collines, ses diaclases verticales et la riche variété de ses couleurs, c’est un site pittoresque préservé où les paysages sont restés à l’état naturel.
Le conglomérat rouge de Zhangye est situé dans une région de collines de 100 km². On y trouve le conglomérat rouge sous différentes formes et avec une grande variété de couleurs. Elle est l’une des régions de conglomérat les plus grandes qui possèdent des formes aussi variées, celles qui rappellent les vitaux et les palais sont les étoiles du conglomérat rouge. Recouvrant une superficie énorme, les collines coloriées sont uniques en Chine.





Voilà Je dois dire que la beauté de ces montagnes en termes de relief et de couleurs…m’ont laissée sans voix !!!

Chine 2025 2026 : La traite des chamelles …un exercice compliqué…
Au cours de ce festival, il y a une compétition de traite des chamelles …à première vue, je suis un peu étonnée mais vu la complexité de l’opération …tout s’explique !!
La traite des chameaux de Bactriane, animaux à deux bosses d’Asie centrale, est une pratique ancestrale fournissant lait, laine et viande, essentielle à la survie des nomades, notamment en Mongolie et dans le désert de Gobi, avec des pratiques traditionnelles comme le brossage pour la laine et une traite deux fois par jour pour le lait, valorisant cet animal résistant aux climats extrêmes.
Le lait de chameau
Qualité et usages : Riche en nutriments, il est utilisé pour l’alimentation nomade et a des vertus médicinales (tuberculose, diabète, etc.).
Production : Les femelles donnent du lait pour nourrir leur petit pendant un an, et les nomades en récoltent environ un litre par traite, deux fois par jour, pour leur propre consommation.
La laine
Récolte : Elle est obtenue par brossage manuel pendant la mue printanière, une fois par an.
Propriétés : Isolante, résistante, anti-statique et de couleur naturelle, elle est filée pour fabriquer des vêtements chauds.
La traite des chameaux de Bactriane (à deux bosses) est une pratique ancestrale en Asie centrale, principalement en Mongolie et en Chine.
Voici les points clés de cette pratique en 2026 :
Saisonnalité : La traite a lieu principalement de juin à octobre, lorsque les pâturages sont abondants et que les chamelles allaitent leurs petits .
Technique : Contrairement aux vaches, la chamelle ne donne son lait que si son chamelon est présent pour stimuler l’éjection. La traite est généralement manuelle et s’effectue plusieurs fois par jour .
Production : Une chamelle de Bactriane produit environ 2 à 5 litres de lait par jour, ce qui est inférieur à la production du dromadaire .
Transformation : Le lait est rarement consommé frais. Il est le plus souvent fermenté pour produire de l’khoormog (similaire à l’aïrag de jument) ou transformé en fromages séchés (aaruul) et en beurre .
Déjà pour la traite, cela nécessite la présence de camions équipés de générateurs afin de faire fonctionner les trayeuses …mais pas uniquement !!
A chaque traite le lait de chamelle est pesé consciencieusement afin de désigner la chamelle et le propriétaire gagnants







Le jeune homme ci dessous du fait de son costume et surtout de sa coiffe …appartient au groupe de mongols implantés à Alxia right banner..
Il est en train de mettre en place sa trayeuse sur une énorme femelle mais pour déclencher la lactation il doit amener le chamelon au niveau des pis de la mère …









Dès que la lactation a commencé, on vire le chamelon ce qui stresse la chamelle …c’est pourquoi il faut lui présenter des animaux qui vont calmer son stress : le mâle (?), une frère ou une soeur …afin que la lactation puisse continuer …lorsque l’on équipera ses pis avec la trayeuse…












Le festival se termine …. et je voudrais bien monter un chameau pour voir !!!
Bien sur Lee est carrément contre …car il me considère plutôt comme miss catastrophe !!
Mais j’en ai trop envie, je passe outre dt on choisis pour moi un chameau de couleur crème …en principe réservé à la promenade pour les petits enfants …
Ce n’est effectivement pas compliqué et nettement plus comfortable que de monter un dromadaire …car on est coincé entre les 2 bosses !!!
Il n’y a que la méthode utilisée pour le diriger qui me pose problème …il n’y a qu’une seule renne reliée à un petit baton qui traverse les naseaux ce qui me semble cruel et pas trop pratique pour le diriger vers la gauche et la droite et également pour l’arrêter…









Pour clôturer en beauté cette journée …la secrétaire du PCC m’emmène chez une spécialiste réputée des costumes mongols …il s’avère qu’il s’agit de mon amie Khalkha …je ne dis rien …mais lorsqu’elle me tombe dans les bras, tout le monde a compris que l’on se connaissait depuis longtemps !
Bref elles se consultent et choisissent pour moi, une ravissante robe bleue, avec une ceinture en cuir et un petit chapeau assorti…me voilà à nouveau une vraie mongole …j’envisagerai le chameau pour plus tard !!!











