Japon 2025 : Sakura tout azimut à Honshu !!!
Notre première vision de Sakura s’est passée à Osaka juste en sortant de l’avion …juste devant le magnifique chateau de Kishi Wada
Le château de Kishiwada (岸和田城, Kishiwada-jō ) est un château japonais situé dans la ville de Kishiwada , dans la préfecture d’Osaka , au Japon . À la fin de la période Edo , le château de Kishiwada abritait le clan Okabe , daimyō du domaine de Kishiwada . Le jardin Honmaru du château est désigné lieu national de beauté pittoresque . Le château est également connu sous le nom de château de Chikiri (千亀利城, Chikiri-jō ) .
Au début du XVe siècle, le clan Miyoshi (de la province d’Awa ) envahit et vainquit le clan Hosokawa et ses mandataires, et devint le maître d’une grande partie de la région du Kansai . Miyoshi Yoshikata (1527-1562), frère cadet de Miyoshi Nagayoshi, fit du château de Kishiwada sa base et reconstruisit en profondeur ses fortifications. Les Miyoshi firent également de Sakai un port international et bénéficièrent grandement du commerce. Le règne des Miyoshi fut de courte durée : dans les années 1560, le clan était en déclin et la province d’Izumi s’était effondrée en un patchwork de puissants locaux. Elle devint un champ de bataille entre les forces d’ Oda Nobunaga et les partisans des Saiga Ikki , adeptes locaux du mouvement Ikkō-ikki , qui cherchaient à renverser le système féodal et à établir une république théocratique, et qui s’étaient alliés à son ennemi juré, le temple Ishiyama Hongan-ji .
Nobunaga s’empara du château de Kishiwada et nomma Oda Nobuharu châtelain afin de le protéger de toute tentative de fusion des armées des Saiga Ikki et d’Ishiyama Hongan-ji. Les craintes de Nobunaga se concrétisèrent après son assassinat en 1582.
En 1584, Toyotomi Hideyoshi laissa les défenses d’Osaka en sous-effectif lorsqu’il marcha contre Tokugawa Ieyasu pour consolider sa position de successeur de Nobunaga. En 1585, les armées des Saiga Ikki profitèrent de ce vide pour envahir la province d’Izumi, mais elles furent stoppées par les généraux de Hideyoshi, Matsuura Munekiyo et Nakamura Kazuuji, avec 8 000 hommes, à la bataille de Kishiwada.
Le château de Kishiwada résista au siège de deux mois et devint la base de la conquête de la province de Kii par Hideyoshi. Afin de sécuriser la campagne et de continuer à protéger le port de Sakai et son flanc arrière vers Osaka, Hideyoshi plaça son oncle, Koide Hidemasa, comme châtelain et fit renforcer les défenses de Kishiwada.






Les sakuras sont les cerisiers ornementaux du Japon (dont Prunus serrulata) ainsi que leurs fleurs. La cerise (桜んぼ, sakuranbo?) vient d’une autre espèce de Prunus.
Les premiers sakuras sont originaires de Chine, et ont été aperçus pour la première fois au pied de l’Himalaya. Ce n’est qu’un millier d’années après, pendant la dynastie Tang, que les cerisiers ont commencé à être exportés au Japon et en Corée du Sud.
Ces arbres sont beaucoup associés au Japon du fait de la forte présence culturelle des sakuras dans la culture japonaise, et qu’on leur attribue la dénomination de « sakura », qui est l’appellation japonaise. Mais leurs origines sont souvent controversées.
Notre idée est de descendre au sud pour bénéficier du Sakura en pleine floraison …nous avions noté qu’au niveau d’Osaka beaucoup d’arbres n’avaient pas encore commencé leur floraison …
De nombreux arbres en fleurs le long de la route c’est magnifique !!!












Il existe plus de 600 variétés de sakura se différenciant par le nombre de pétales, la couleur des fleurs et des jeunes feuilles, la période de floraison ou le port de l’arbre .La couleur des fleurs va du blanc au rouge foncé en passant par toutes les nuances du rose pâle.
Parmi les espèces de cerisiers ornementaux les plus courantes au Japon, on compte :
Prunus serrulata, cerisier du Japon ;
Prunus speciosa, cerisier d’Izu Ōshima (Ōshima-zakura) ;
Prunus sargentii, cerisier d’Ezo ;
Prunus ×yedoensis, cerisier Yoshino, hybride de Prunus speciosa et de Prunus subhirtella ‘Pendula’ ou de Prunus jamazakura[3].












La variété préférée des Japonais est le cerisier Yoshino (染井吉野, Somei yoshino?). Ses fleurs sont d’un blanc presque pur teinté du rose le plus pâle particulièrement au niveau de la tige. En général, les pétales de ces fleurs tombent, ou plutôt « se dispersent » (散る, chiru?) une semaine avant que les feuilles apparaissent ; c’est pourquoi, ils semblent blancs du tronc à la cime. Cette variété tient son nom du village de Somei (maintenant partie intégrante de l’arrondissement tokyoïte de Toshima). Selon les recherches génétiques, c’est un hybride qui aurait été développé au milieu du xixe siècle dans la région d’Edo (ancien nom de Tokyo).














Les yaezakura et shidarezakura sont d’autres variétés appréciées de cerisiers du Japon. Le yaezakura (Prunus serrulata f. purpurascens) a de grandes fleurs avec plus de cinq pétales denses et rose foncé. Le shidarezakura (Prunus serrulata var. pendula ou Prunus pendula ‘Maxim’.), ou « cerisier pleureur », possède des branches qui tombent comme celles du saule pleureur et portant des cascades de fleurs roses.
Existent également les yamazakura (Prunus jamazakura, cerisier de montagne), Edo higan (Prunus pendula form. ascendens), mamezakura (Prunus serrulata) et kanhizakura (Prunus campanulata (en)).
On divise les variétés en gros en deux catégories : les variétés sauvages, et les cultivars de jardins. Dix espèces de cerisiers sauvages existent au Japon, parmi lesquelles yamazakura, Ōshima-zakura, Edo higan, kan-hizakura (espèce endémique d’Okinawa).
J’apprends avec surprise que tous ces arbres magnifiques ne donnent pas de fruits comestibles …ils existent juste pour la beauté des fleurs !






Nous arrivons à un endroit magnifique …il est près des toilettes mais ce n’est vraiment pas grave …En tout cas nous ne sommes pas embêtées par les touristes et les photographes pour faire nos photos !!!






Toujours le long de la route …en me faufilant dans les buissons …j’ai ramassé plein de graines sur mon pantalon dont j’ai mis une heure à me débarrasser .





Les sakura tiennent une place de première importance dans la plupart des jardins japonais et des parcs publics, écoles et bâtiments publics japonais. Comme les années fiscales et scolaires commencent toutes les deux en avril, le jour de la rentrée des classes coïncide avec la saison des cerisiers dans la plus grande partie de l’île de Honshū.
On trouve également des magnolias (2ème photo) et parfois également des camélias.
A partir de la 4ème photo, nous arrivons dans un endroit particulièrement extraordinaire : le parc Hirasougen près de Wakayama …tous les arbres sont en fleurs …on se croirait dans un rêve et en plus il n’y a personne …













Le caractère transitoire de la floraison du sakura est utilisé depuis des siècles comme métaphore afin de souligner le caractère éphémère de la beauté mais aussi de la vie. Le sakura sert ainsi à expliquer l’important concept esthétique japonais qu’est le mono no aware (ce dernier pouvant se traduire par « la sensibilité pour l’éphémère »).
L’association entre le sakura et le caractère éphémère de la vie, relie également celui-ci à la mort et donc aux samouraïs et aux bushi. Ce rapport avec la classe guerrière s’est poursuivi lors de la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement utilisait alors l’association entre la floraison du sakura et une vie courte pour presser les soldats à mourir pour leur pays.
Akiko Yosano, dans ses poèmes, allait jusqu’à comparer les soldats morts à des cerisiers en fleur. Le gouvernement encourageait d’ailleurs la population à croire que les âmes des guerriers tombés au combat se réincarnaient en sakura. Les pilotes de l’aviation nippone peignaient des fleurs de cerisier sur les flancs de leur appareil avant de partir pour une mission suicide et emportaient parfois des branches de sakura avec eux.
Des cerisiers étaient plantés dans les colonies japonaises lors de l’impérialisme japonais, représentant l’âme japonaise. Malgré la fin de l’impérialisme japonais, les militaires et les policiers utilisent aujourd’hui encore ces fleurs comme emblèmes, drapeaux et insignes à la place d’étoiles. Aux côtés de la fleur de chrysanthème, la fleur du sakura reste donc pour ces raisons teintée d’une note de nationalisme. Cependant le lien entre la fleur de sakura et le nationalisme est antérieur à la guerre. Les peintures du style yamato-e comportaient déjà la figuration des fleurs de cerisier en tant que motif purement japonais en réaction à la peinture chinoise (kanga).


















C’est vraiment trop beau !!!
Nous arrêtons chez une amie d’Hiromi qui tient une guest house …




En repartant …à nouveau des arbres féeriques le long de la route …
La floraison du cerisier est un des événements naturels les plus marquants se déroulant au printemps. Le sakura est ainsi utilisé pour signifier le printemps dans l’ukiyo-e et en particulier dans les « peintures de saison » (shiki-e) ou de « vues célèbres » (meisho-e).
Chaque année, l’agence météorologique du Japon et l’ensemble de la population suivent le front de floraison des cerisiers. Tous les soirs, les prévisions à ce sujet suivent le bulletin météorologique du journal télévisé. La floraison commence dans l’archipel Okinawa en janvier et atteint généralement Kyōto et Tōkyō à la fin du mois de mars ou en début d’avril, à l’exception de la péninsule d’Izu, au Sud Ouest de Tokyo, qui est concernée dès la mi-février. Nous sommes précisemment dans la presqu’ile d’Izu !
Puis, elle progresse vers le nord pour atteindre Hokkaidō quelques semaines plus tard. Les Japonais prêtent une grande attention à ces prévisions. Ils pourront ainsi aller dans les parcs, les autels et les temples en famille ou entre amis pour « contempler les fleurs » (花見 / はなみ, hanami?), manger et boire. Les festivals du hanami célèbrent la beauté des cerisiers en fleurs et sont, pour beaucoup, une occasion de se reposer et de profiter du paysage.
Il existe de très nombreux lieux dans l’ensemble de l’archipel, et les meilleurs, et plus célèbres, sont très prisés des touristes, japonais comme étrangers. En tout cas de notre coté , on ne voit personne…






Nous arrivons dans un sanctuaire réputé à la fois pour le Sakura et son coté religieux : Kumano Hongu Taisha, le sanctuaire sacré de la réincarnation.
Le sanctuaire Kumano Hongu Taisha, qui fait partie des chemins de pèlerinage du Kumano Kodo inscrits au patrimoine mondial, est le cœur des trois grands sanctuaires de Kumano (Kumano Sanzan). Enveloppé dans une atmosphère archaïque, le sanctuaire est le premier arrêt sur la route de Nakahechi du Kumano Kodo. La région de Kumano possède une nature riche, entourée de montagnes, de forêts et de ruisseaux, où Bouddha aurait résidé. À ce titre, de nombreuses personnes croyaient que le pèlerinage à Kumano permettait d’accéder à la réincarnation. À proximité, se trouve Oyunohara, où le sanctuaire était auparavant situé, avec une immense porte torii dressée sur un banc de sable de la rivière Kumano.












La plus grande porte torii du Japon se dresse majestueusement à Oyunohara.
Oyunohara était l’ancien emplacement de Kumano Hongu Taisha. À l’époque, le temple était bien plus grand qu’aujourd’hui avec cinq complexes composés de 12 édifices, une porte Romon à deux étages, une scène de danse Kagura-den, une scène de théâtre Noh et d’autres installations.
En 1889, une terrible inondation balaya plusieurs des bâtiments, mais quatre bâtiments qui survécurent à la catastrophe furent déplacés et installés à l’emplacement actuel de Kumano Hongu Taisha. Aujourd’hui, comme pour protéger la terre, la plus grande porte torii du Japon, qui mesure 34 mètres de haut et 42 mètres de large, surplombe les forêts épaisses d’Oyunohara, un spectacle magnifique visible de très loin.














Nous voilà parties pour un pèlerinage sur l’ancienne route japonaise de Kumano Kodo…
Publié le 8 décembre 2025, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.










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