Inde 2025 : Le début du voyage à Bubaneswar
Je repars une nouvelle fois en Odisha …Mais avec des guides différents ce qui me donnera peut être l’opportunité de visiter de nouveaux villages …
En attendant j’arrive juste pour la période du festival Danda Yatra et j’espère pouvoir découvrir de nouvelles choses …
Mon guide n’est pas très extraverti mais du moment qu’il connait son boulot cela ne me pose pas de problème …
Nous arrivons à proximité d’un petit temple hindouiste lorsque je repère un petit défilé avec de la musique de tambour…La danseuse est une femme transgenre …ce qui est considéré comme inacceptable dans certains pays (les USA pour ne pas les citer…) est complètement admis en Inde et fait même partie de la culture hindoue.
Hijra (हिजड़ा en devanagari ; ہجڑا en ourdou ; হিজড়া en bengali ; ಹಿಜಡಾ en kannada ; హిజ్ర en télougou ; ਹਿਜੜਾ en pendjabi ; ହିନ୍ଜଡା en odia) désigne dans la culture indienne des personnes du troisième genre considérées comme n’étant ni hommes ni femmes. Elles vivent souvent en communautés, principalement en Inde, au Pakistan et au Bangladesh.
Les hijras ont une longue histoire dans le sous-continent indien. Criminalisés dans l’Inde britannique à la fin du xixe siècle, ils ont continué à être stigmatisés dans l’ère postcoloniale. Depuis la fin du 20e siècle, des militants hijras ont fait pression pour la reconnaissance officielle de leur spécificité. En Inde, la Cour suprême en avril 2014 a reconnu les hijras, les personnes transgenres, les eunuques et les personnes intersexes comme un « troisième genre » en droit. Les hijras ont également obtenu cette reconnaissance au Bangladesh où ils bénéficient de quotas favorables dans l’éducation. L’Inde, le Pakistan et le Népal leur proposent une option dans les passeports et dans certains documents officiels.
Le mot « Hijra » vient de la langue ourdou avec une racine arabe (J R) dont la signification a rapport avec la migration.












Ce défilé et cette danse sont effectués pour célébrer le festival Danda Jatra qui a lieu tus les ans à cette période !!!
Danda Naata ou Danda Jatra ( Odia : ଦଣ୍ଡ ନାଟ, ଦଣ୍ଡ ଯାତ୍ରା ) est l’un des festivals de danse traditionnelle les plus importants organisés dans différentes parties du sud d’Odisha et en particulier dans les districts de Ganjam , de Dhenkanal et d’Angul, au cœur de l’ancien empire Kalinga. .
Le festival Danda Naata a lieu chaque année au mois de Chaitra . Selon l’article de Ram Prasad Tripathy, il s’agit d’une ancienne fête du royaume Kalinga et toujours vivante dans et autour de l’ancienne capitale Kalinga, Sampa ou Samapa, c’est-à-dire Jaugada moderne du district de Ganjam . Les participants de Danda sont appelés Danduas (également connus sous le nom de Bhoktas) et ils prient les déesses Kali et Shiva pendant cette période Danda de 13, 18 ou 21 jours.
Danda commence un jour propice avant le Chaitra Sankranti ou le Meru Parba par le culte traditionnel et le jeûne. Le festival dure au total 13, 18 ou 21 jours. Seuls les hommes y participent. Les participants sont connus sous le nom de « Bhoktas ». Tous les « Bhoktas » ou « Danduas » mènent une vie très pieuse pendant toute la durée du festival et évitent de manger de la viande, du poisson ou de cohabiter pendant cette période.
Nous arrivons au temple de Chausath Yogini …que j’avais déjà visité mais sans aucun commentaires …j’espère pouvoir me rattraper !!!











Le temple Chausath Yogini (64- Yogini Temple ) de Hirapur, également appelé temple Mahamaya, se trouve à 20 km de Bhubaneswar , la capitale de l’État d’Odisha en Inde orientale . Il est consacré au culte des yoginis , des figures de déesses de bon augure.
Le temple yogini d’Hirapur est un sanctuaire tantrique , avec une architecture hypaethrale (sans toit) car les rituels de prière tantriques impliquent le culte du bhumandala (environnement composé des 5 éléments de la nature – feu, eau, terre, air et éther), et les yoginis croient être capables de voler.
Les idoles yogini représentent des figures féminines debout sur un animal, un démon ou une tête humaine, symbolisant la victoire de Shakti (la puissance éternelle). Selon la mythologie hindoue, aadishakti est la puissance éternelle qui est née d’elle-même et a tout créé par sa volonté. Aadishakti (reconnue comme la déesse en raison de son caractère maternel) est le pouvoir suprême. Les idoles expriment tout : la colère, la tristesse, le plaisir, la joie, le désir et le bonheur.
Le nombre 64 trouve sa référence dans la mythologie hindoue sous des formes telles que Kālá pour le temps, Kalā pour les arts du spectacle, etc.
De tels temples dédiés aux yoginis, bien que rares, sont également visibles sur le site de Ranipur-Jharial dans le district de Balangir à Odisha et dans sept autres endroits en Inde.










On pense que le temple a été construit par la reine de la dynastie Bhouma de Lonabhadra alias Santikaradeva II, Hiradevi en 864 CE. C’est le premier temple Chausath Yogini de l’Inde.
Selon les prêtres locaux, la légende du temple raconte que la déesse Durga aurait pris la forme de 64 demi-déesses pour vaincre un démon. Après le combat, les 64 déesses, assimilées à des yoginis, auraient demandé à Durga de les commémorer sous la forme d’un temple.
Le complexe du temple est désormais entretenu par l’Archaeological Survey of India .
Kalapahad , un général converti à l’islam du XVIe siècle, aurait attaqué ce temple et détruit les murtis . Il est également connu comme le destructeur des temples de Jaganath et de Konark .
Le temple est petit et circulaire, mesurant seulement 7,6 mètres de diamètre. [ 6 ] Il est hypaéthral et construit en blocs de grès . L’intérieur du mur circulaire est percé de niches, chacune abritant la statue d’une déesse. 56 des 64 idoles, en pierre noire, subsistent. Elles entourent l’image principale au centre du temple, la déesse Kali , qui se tient sur une tête humaine, représentant le triomphe du cœur sur l’esprit. Certains historiens pensent qu’une idole de Maha Bhairava était vénérée dans le Chandi Mandapa. [ 4 ] Le temple semble suivre un plan en mandala , avec des cercles concentriques formés, tandis qu’un Shiva, au centre du sanctuaire intérieur, est entouré de quatre Yoginis et de quatre Bhairavas . [ 7 ] [ 8 ]
On accède au cercle par un passage d’entrée en saillie, de sorte que le plan du temple a la forme d’un piédestal yoni pour un lingam de Shiva .
Les images des Yoginis représentent des déesses debout et leurs véhicules animaux ( vahana ). Les Yoginis sont nues, à l’exception de leurs ceintures ornées de bijoux, d’où pendent de légères jupes qui ornent leurs jambes ; elles sont ornées de bracelets, de brassards, de colliers et de bracelets de cheville.
L’érudit István Keul écrit que les images de yogini sont en roche de chlorite sombre , d’environ 40 cm de haut, et se tiennent dans des poses variées sur des socles ou vahanas , leurs véhicules animaux ; la plupart ont « des traits délicats et des corps sensuels avec des tailles fines, des hanches larges et des seins hauts et ronds » avec des coiffures et des ornements corporels variés.
Ce temple était enterré et on raconte qu’il avait mauvaise réputation car on y effectuait des sacrifices humains notamment des bébés…
En ressortant du temple, un type vient à ma rencontre et me dit : « est que tu te souviens ??? On est amis sur Facebook » Sur le coup cela ne me parle pas mais en le suivant dans son atelier, j’ai un flash …bien sûr je suis venue ici il y a 5 ans et je lui ai même acheté 2 gravures sur bambou de toute beauté …cette fois ci mon budget ne me permet pas de telles largesses …mais en tout cas on est content de se revoir !!!




Nous nous rendons ensuite à Lathipada à coté de Nayagarh où un rituel important du festival Danda Jatra, doit être effectué ce soir et demain matin …
Effectivement nous arrivons au moment où un défilé important de pèlerins traverse le village accompagné par le son des tambours …
Tous les villageois sont sur leur pas de porte pour assister à ce rituel …Je repère 2 grands mats et un plus petits en bois …on me dit que des hommes seront accrochés sur ces mats …mais je n’imagine absolument pas ce à quoi je vais assister !!!
Ces mats sont précieusement conservés pour être utilisés pour le même festival, l’année prochaine !!!









La première photo est celle de la gentille famille du cuisinier de l’hotel où je réside qui nous a invités à prendre nos repas chez lui en attendant le déroulement de la cérémonie !!!






Du coup en attendant, on prend des photos avec toute la famille histoire de conserver des souvenirs de cette soirée mémorable …il n’y a pas de touristes qui s’égarent dans ce petit village !!!






Tout est prêt pour le démarrage du rituel auquel j’assisterai en tant que seule occidentale !!!
Publié le 14 décembre 2025, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.










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