Inde 2025 : Marchés et danses sur la route de Jeypore
Nous reprenons la route vers Jeypore, sous une température caniculaire : 45/50 degrés pour explorer des petits marchés et quelques villages …
Dans le 1er marché dont je n’ai pas retenu le nom et pour lequel mon guide n’a pas daigné me redonner l’information, nous rencontrons plusieurs femmes Kutia Kondh avec de magnifiques tatouages …
















Ci dessus un Tuk tuk chargé à bloc avec le riz , les gamelles, les oignons et une chèvre …
Nous continuons notre visite du marché, sur la première photo, un homme vend des remèdes Ayurvédiques…
A la fin une belle jeune fille : certaines tribus comme les Dongria Kondh détestent les photos et c’est parfois une gageure de les photographier surtout pour des gens comme moi qui déteste voler les photos.














Sur la route, à la sortie de ce petit marché on rencontre un maréchal ferrant à l’oeuvre …c’est sa femme qui est à la manoeuvre pour faire fonctionner le soufflet !!! Les forgerons en Inde appartiennent à la plus basse caste et pourtant leur métier est absolument indispensable …
Le système des castes indien peut être compris ainsi. Il existe quatre castes fondamentales dans ce qu’on appelle le Varnashrama Dharma. La première est celle des Shudras, qui occupent les emplois subalternes ; les Vaishyas, qui font du commerce et des affaires ; les Kshatriyas, qui protègent et administrent la communauté ou le pays ; et les Brahmanes, qui gèrent l’éducation et le processus spirituel de la société.
Cette classification en quatre niveaux de structure sociale peut être comprise dans différents contextes. On peut considérer que ceux qui n’assumaient pas leur propre vie ou la situation dans laquelle ils vivaient étaient appelés Shudras ; ils n’assumaient que leur propre survie, rien de plus. Le Vaishya est celui qui prend soin de lui-même, de sa famille et de sa communauté. Le commerce lui était donc confié. Aujourd’hui, le système et le contexte commercial ont bien changé, mais à cette époque, le commerçant stockait des céréales et tout ce dont les gens avaient besoin. En cas de pénurie, il les distribuait à la communauté. Dans chaque communauté, il y avait donc des Vaishyas qui s’occupaient de cet aspect de la vie : ils stockaient des denrées et les distribuaient en cas de besoin. Ces personnes assumaient la responsabilité de leur famille et, dans une certaine mesure, de la communauté plus restreinte qui les entourait. Les Kshatriyas étaient des personnes qui assumaient la responsabilité de la communauté entière, ou du pays. Ils prenaient les armes pour défendre leur nation et leur communauté, et étaient prêts à mourir pour protéger le peuple. On leur a confié l’administration et l’appareil militaire était entre leurs mains.
Les brahmanes recevaient une éducation. Les processus spirituels et la religion étaient entre leurs mains, car le mot « brahmane » lui-même vient de ce que l’on entend par « quelqu’un qui a réalisé qu’il est le Brahmane ou le Divin ». Un brahmane possède donc un sens ultime des responsabilités, un sens illimité des responsabilités. Seule une personne dotée d’un sens illimité des responsabilités pouvait s’occuper de l’éducation et de la religion, car elles étaient considérées comme les aspects les plus vitaux de toute société.
C’est ainsi qu’est né le système des castes en Inde. C’était une bonne organisation pour l’époque. Simplement, au fil du temps, on devenait brahmane par naissance, et non par mérite ; c’est là que les problèmes ont commencé. Il en va de même pour tout système. Quel que soit le système que nous créons, nous devons constamment œuvrer à sa préservation et à son bon fonctionnement, sinon tout système, aussi beau soit-il au départ, peut devenir une source d’exploitation.




Toujours sur la route de Jeypore nous rencontrons un groupe de danseuses qui portent les couleurs de Holi sur le visage…nous sommes toujours pendant la période du festival Danda Yatra ce qui explique ce type de réjouissances…
Malgré la chaleur écrasante elles acceptent de danser pour nous à condition qu’on trouve un endroit à l’ombre …Pendant que je prends ma vidéo, une grosse touriste indienne vient se placer juste devant moi sans bien sûr s’excuser…cela souligne l’énorme différence qui existe entre les gens des campagnes souriants et polis et les Indiens des villes mal polis et absolument pas éduqués …la 2ème catégorie est une plaie pour l’Inde malheureusement difficile à éviter.











Sous les poudresde couleurs, les sourires sont là et font chaud au coeur …











Nous repartons vers Jeypore avec des couleurs et des sourires plein les yeux !!!



Publié le 29 décembre 2025, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.










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