Inde 2025 : Différentes tribus jusqu’à Kotpad
Une nouvelle intéressante : je change de guide …mon guide actuel a craqué : il est habitué à des touristes beaucoup plus malléables surtout quand ce sont des femmes !!!
Je retrouve Sanjay …le guide que j’avais il y a 3 ans qui était très nettement au dessus du niveau de celui ci et en plus qui était capable de parler le langage de plusieurs de ces tribus …une vraie bonne nouvelle !!!
On doit procéder au changement après Kotpad et c’est avec sérénité que j’aborde cette dernière étape …
Ce matin nous nous arrêtons en premier dans un petit village habité par les Gadabas.
Cette fois ci pas question d’aller voir les villages habités par ces vieilles dames qui portent encore un collier qui pèse presque 1 kg …elles sont protégées par le gouvernement local et la dernière fois j’avais bénéficié d’une dérogation exceptionnelle !!!
Le village d’aujourd’hui s’appelle Kangrapada et il est d’une propreté exceptionnelle …les Indiens ferait bien de prendre exemple sur ces tribus exemplaires !!!
Les Gadaba , ou Gutob, sont un groupe ethnique de l’est de l’Inde . Ils constituent une tribu répertoriée dans l’Andhra Pradesh et l’Odisha.








Outre leur propreté les maisons des Gadaba son décorées avec des couleurs particulièrement harmonieuses . Antérieurement, les maisons étaient couvertes de chaume …maintenant ce sont plutôt des tuiles ou de la tôle ondulée , plus économique. Les propriétés sont délimitées avec des entassements de grosses pierres qui ont été montées il y a de nombreuses années.
Il y a 84 689 Gadabas en Odisha et 38 081 en Andhra Pradesh selon le recensement indien de 2011. Les sous-groupes de Gadaba sont Bada Gadaba, Sana Gadaba, Gutab Gadaba, Farenga Gadaba et Allar Gadaba.
Leur vie socio-économique est basée sur l’agriculture et le travail quotidien. Ils sont impliqués à la fois dans la culture sur brûlis et dans la culture à la charrue. Ils vivent dans des villages permanents. Ils sont bien connus pour leur danse tribale, le Dhemsa .
Les Gadabas parlent le Gutob et l’Ollari , qui sont respectivement des langues austro-asiatiques et dravidiennes. Depuis le début des années 1980, les Gadabas ont été en grande partie déplacés de leurs villages par la construction de barrages hydroélectriques et des lacs qui en ont résulté.








Le sol des maison est tellement propre que l’on pourrait manger par terre !!!
Les femmes Gadaba portent traditionnellement des anneaux de cou pesant environ 500 à 700 grammes chacun, impossibles à retirer sans l’aide d’un forgeron. Traditionnellement, ils ne sont retirés qu’après leur mort. Une femme Gadaba porte traditionnellement une robe deux pièces très colorée, souvent rayée de rouge, de bleu et de blanc, tissée par elle-même. Les ornements qu’elles portent ne diffèrent guère de ceux des autres tribus.
Ci dessous une petite fille Gadaba en train de faire consciencieusement la vaisselle …ici le conditionnement des femmes n’attends pas le nombre des années ..












Une autre particularité de ce beau village Gadaba ..il possède une chaman relativement jeune …celle ci possède une chevelure impressionnante qu’a priori, elle n’a jamais peignée. La maison du chaman est coquette et peinte en rose : de nombreux objets et plantes sont suspendus à un fil au dessus de l’entrée afin d’éloigner les mauvais esprits.
La dernière photos qui représente un enclos avec des pierres levées est en fait la salle de reunion des clans du villages …je suis surprise car j’avais observé le même genre de disposition à Solor une ile de l’archipel des iles de la Sonde, en Indonésie.
Le lendemain nous commençons la journée par la visite d’un petit village : Janiguda habité par les Bada Paraja.
La population des tribus Paraja dans l’état selon le recensement de 2011, est de 374 628.
La majorité d’entre eux se concentrent dans l’est de la région.
Cette tribu a maintenu un ratio de sexe sain de 1000 mâles à 1080 femelles.
Le pourcentage global d’alphabétisation de la tribu est 34,92 %. 46,44 % des hommes et 24,44 % des femmes
La nomenclature, « Paraja », est un terme « local odia » et desia , qui semble avoir été dérivé du mot sanskrit « Praja » qui signifie littéralement les gens ordinaires; qui sont citoyens sous le Roi ou le Raja. L’expression « Paraja » a également une autre signification en langue Odia dénotant la le locataire ou le Royat.
La majorité des parajas sont concentrés dans le district de Koraput. Semiliguda, Pattangi, Lamtaput, Laxmipur, Kundra, Boipariguda
Dans la région il existe plusieurs types de Paraja
. 1. Bada paraja ou sodia paraja; 2. pengo Paraja ; 3. Jodia Paraja et 4. Selia Paraja.
En général, les deux premiers groupes constituent les Bada Paraja et deux autres groupes les Sana Paraja.
Les membres de la tribu portent des tatouages sur les mains et le front et de nombreuses boucles d’oreilles …les anneaux de nez sont générallement en or.














Les villages de Paraja se trouvent dans la plaine, au pied des collines et forêts voisines à proximité des ruisseaux. À l’intérieur du village, il y a deux endroits: Berna Munda et Nissani Munda.
Berna Munda est le lieu composé de dalles en pierre où le chef du village et les dirigeants siègent à l’aube pour discuter des affaires du village. Nissani Munda est le siège de la divinité du village appelée « Hundi Debta ».
Un village de Paraja a son propre siège des notables traditionnels du village, où « Jani » est le gardien des religions et la vie morale de la communauté villageoise. Le ‘Muduli’ est le chef laïc du village qui est
assisté de « Challan ».
La famille est la plus petite unité dans la société Paraja
La famille est patrilinéaire et patriarcale.
Les Parajas ont un certain nombre de sectes totémiques telles que Bagh (tigre), Kachim (tortue), Bokda (chèvre), Netam (chien), Godhi (lézard), Pandki (colombe) etc. Ils ont un grand respect pour leur espèce totémique et d’observent des tabous évitant de les tuer.










La danse, le chant et la musique sont caractéristiques de la vie artistique Paraja. La danse Dhemsa, la danse Khadumara et la danse Dungdunga sont font partie des danses populaires de la tribu. Les hommes utilisent des instruments de musique comme le dhola, tamaka, dungdunga & mahuri.
Parmi les Parajas chacun est un musicien et un poète. Ils chantent différents types de chant à l’occasion des Puja & festivals. Leur danse, la musique et les chansons sont très inspirés par les beaux éléments de la nature comme le soleil, la lune, le ciel, le vent, la pluie et les arbres, ruisseaux, fleurs, oiseaux et animaux etc.
Chaque village de Paraja a deux dortoirs à la fin du village; connu sous le nom ‘dhangda basa’ pour les garçons et ‘dhangdi basa’ filles. Les garçons et les filles adultes non mariés du village peuvent venir à ces « basas » passer la soirée pour se connaitre et s’engager dans la vie.
Ces dortoirs créent une intimité entre garçons et filles afin de choisir leurs partenaires de vie. En outre, ces dortoirs sont les centres de la vie socioculturelle de la société Paraja.
Le mariage au sein du clan est interdit dans la société Paraja. La monogamie est la règle, bien que
dans des cas exceptionnels, la polygamie est pratiquée.








L’aliment de base des Paraja est le riz et est complété par du millet, du maïs, des légumineuses, fruits de saison, racines et viande, œufs, poisson, etc.
Certains des arbres importants pour les Paraja sont : mahula, salap, kendu, mangue, etc. Ils collectent les fleurs, le jus et les fruits de ces arbres. Ils utilisent (mohua liquor) mahuli, landa (mandia liquor), salap (liqueur de palme) etc. Ces produits font partie intégrante leur vie. de même ils offrent de l’alcool à leurs divinités et aux esprits.
Publié le 13 janvier 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.










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