Indonésie 2025 : Galère nautique pour arriver à Ambon

A 5 heures du matin nous sommes prêts à embarquer…

Nous attendons le chef de la police pour nous aider à récupérer notre cabine …comme d’habitude pour monter sur le bateau c’est la GUERRE car les porteurs nous bousculent pour monter en premier et empêcher les gens de descendre !!!

La police ne fait rien de toute manière ils sont 3 pelés et ne font pas le poids comparés à ces hordes sauvages …il n’y a qu’en Indonésie qu’il existe ce bordel inacceptable …même en Inde les gens sont plus civilisés …

Arrivés non sans mal sur le bateau : très grosse déception !!

Ce bateau est pourri il faut faire attention où tu marches pour ne pas passer au travers du plancher …notre cabine qui est censé être une cabine 1ère classe a été vandalisée : toutes les lampes sont cassées ou arrachées, la chasse d’eau est hors d’usage, les placards sont complètement cassés et la clim est hors d’usage …rien à voir avec le film YouTube qui a du être tourné il y a plus de 30 ans !!!

Les indonésiens sont vraiment des vandales et comme il n’y a pas de maintenance …

Nous descendons à terre et en traversant la ville, Ambon confirme la mauvaise impression que j’avais eu à mon dernier passage …

En plus l’eau du bateau était corrompu ..nous avons bu cette eau pour le café et les soupes de nouilles …notre première action à notre arrivée est de courir les pharmacies !!!

Sinon, Ambon (anciennement néerlandais : Amboina) est la capitale et la plus grande ville de la province indonésienne de Maluku. Cette ville est également connue sous le nom d’Ambon Manise, ce qui signifie « beau » ou « joli » Ambon en langue ambonaise (il faudra revoir cette appellation !!).

Elle couvre une superficie de 359,45 kilomètres carrés, et avait une population de 331 254 au recensement de 2010[2] et 347 288 au recensement de 2020[3]; l’estimation officielle à la mi-2023 était 354 052. La ville est divisée en cinq districts administratifs (kecamatan) – à savoir Nusaniwe, Sirimau, Teluk Ambon (baie d’Ambon), Baguala (officiellement Teluk Ambon Baguala) et Leitimur Selatan (Leitimur sud). Connue comme la ville de la musique d’Indonésie, Ambon est devenue la première ville d’Asie du Sud-Est à être reconnue comme la ville UNESCO de la musique en 2019 Hé bien vu l’expérience que j’en ai eu …il faudrait revoir cette nomination également !.

La ville est peuplée par un mélange d’ethnie Alifuru (Moluques d’origine), Javanais, Balinais, Butoniens, Bugis, Makassar, Papuans, Minahasa, Minang, Flobamora (ethnies Flores, Sumba, Alor et Timor) et ceux de descendance étrangère (Chinois, Arabe-Ambonais, Espagnol-Ambonais, Allemand-Ambonais, Portugais-Ambonais et Néerlandais-Ambonais). Entre 1999 et 2002, il y a eu des troubles sociaux motivés par l’intolérance raciale. Vu l’agressivité larvée à mon passage …rien d’étonnant.

La ville est étonnament sale ce qui me donne envie de repartir aussitôt.

Ambon a été colonisée par le Portugal en 1526 et s’appelait à l’origine Notre-Dame de l’Annonciation, fondée par le gouverneur portugais des Moluques, Sancho de Vasconcelos. Les Portugais ont été chassés par les Néerlandais en 1605. Hormis de brèves périodes de domination britannique, l’île est restée sous contrôle néerlandais jusqu’à l’indépendance de l’Indonésie en 1945.

Pendant la période néerlandaise, Ambon était le siège du résident néerlandais et du commandant militaire des îles Maluku. La ville était protégée par le fort Victoria, et l’Encyclopædia Britannica de 1911 la caractérisait comme « une petite ville propre avec des rues larges, bien plantées ».

La population était divisée en deux classes, les orang burger (citoyens) et les orang negri (villageois), la première étant une classe d’origine autochtone bénéficiant de certains privilèges conférés à leurs ancêtres par l’ancienne Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

Il y avait aussi, en plus des Néerlandais, quelques Arabes, des Chinois et quelques colons portugais. Ambon était un centre d’activité missionnaire chrétienne, et Ambon et les îles environnantes comptent de nombreux chrétiens ainsi que des musulmans qui prédominent dans la majeure partie de l’Indonésie.

Le 22 décembre 1902, la Préfecture apostolique de la Nouvelle-Guinée néerlandaise a été établie dans la ville, pour être ensuite promue comme Diocèse d’Amboina.


Ambon Island était le site d’une grande base navale néerlandaise et avait une importance stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1941, les forces néerlandaises avec l’aide des forces australiennes ont renforcé Ambon en prévision d’une attaque japonaise.

Les forces japonaises ont attaqué Ambon dans le cadre de leur attaque sur les Indes orientales néerlandaises. Malgré des défenses formidables, Ambon tomba lorsque ses défenseurs se rendirent après quatre jours de combats le 3 février 1942.

Après la bataille, les forces japonaises ont commis de nombreuses atrocités, y compris l’exécution de plus de 300 prisonniers de guerre néerlandais et australiens à l’aérodrome de Laha.

Le seul point positif est que nous avons découvert un petit restaurant pas très propre …ici il ne faut pas être difficile …où le sate ayam est délicieux …malheureusement nous ne somes pas les seuls à le savoir et la disponibilité de ces brochettes est vite terminée.

En 1950, Ambon a été le centre d’un soulèvement contre la domination indonésienne, provoqué par l’autoproclamée République des Moluques du Sud. Les troupes indonésiennes ont envahi la ville lors de l’invasion d’Ambon et ont repris le contrôle en quelques mois seulement. De nombreux bâtiments importants tels que le fort Victoria (base principale du SIGPA) ont été fortement endommagés lors de la confrontation.

En avril et mai 1958 pendant la rébellion de Permesta dans le nord de Sulawesi, les États-Unis ont soutenu et approvisionné les rebelles. Des pilotes d’une organisation front de la CIA basée à Taïwan, Civil Air Transport, pilotant des avions CIA B-26 Invader, ont bombardé et mitraillé à plusieurs reprises des cibles dans et autour d’Ambon. Le 27 avril, un raid de la CIA a mis le feu à un poste de commandement militaire, une décharge de carburant et un complexe Royal Dutch Shell.

L’attaque contre Shell était délibérée : la CIA avait reçu des ordres pour attaquer les intérêts commerciaux étrangers afin de détourner le commerce extérieur de l’Indonésie et de saper son économie. Le lendemain, le même pilote de la CIA bombarde les intérêts de Shell à Balikpapan dans l’Est du Kalimantan sur Bornéo, ce qui a persuadé Shell de suspendre ses services de ravitailleurs à partir de là.

Le 28 avril, un raid aérien de la CIA a endommagé une caserne de l’armée indonésienne à côté d’un marché. Le 30 avril, un raid aérien de la CIA a touché la piste d’atterrissage. Le 7 mai, un raid aérien de la CIA a attaqué la piste d’atterrissage d’Ambon, endommageant gravement un Douglas C-47 Skytrain et un P-51 Mustang nord-américain de l’armée de l’air indonésienne et mettant le feu à plusieurs fûts de carburant. Le 8 mai, un B-26 de la CIA a tenté de bombarder une canonnière de la marine indonésienne dans le port d’Ambon. Sa bombe a raté mais elle a ensuite mitraillé le bateau, blessant deux membres d’équipage.

Les forces armées nationales indonésiennes ont renforcé les défenses antiaériennes de la ville d’Ambon avec un nombre de mitrailleuses de 12,7 mm (0,5 pouce). Le 9 mai, un B-26 de la CIA attaqua à nouveau la ville. Les mitrailleurs ripostèrent et un P-51 Mustang de l’armée de l’air indonésienne poursuivit le B-26, mais il s’échappa.

Le 15 mai, un B-26 de la CIA a attaqué un petit navire, le Naiko, dans la baie d’Ambon. Le Naiko était un navire marchand que le gouvernement indonésien avait forcé à faire son service militaire, et il ramenait une compagnie de troupes ambonaises de Java oriental. Une bombe de la CIA a frappé la salle des machines du Naiko, tuant un membre d’équipage et 16 fantassins, et mettant le feu au navire. Le B-26 a ensuite attaqué la ville d’Ambon, visant les casernes. Sa première bombe a été manquée et a explosé dans un marché à côté. Le suivant a atterri dans l’enceinte de la caserne mais a rebondi et explosé près d’une usine de glace. Le B-26 lors des raids aériens de mai a été piloté par un pilote de CAT appelé Allen Pope.

Tu m’étonnes que les occidentaux soit pas trop bien vus dans cette ville …

Comme il n’y a pas grand chose à faire en ville, on décide de retourner au musée Siwa Lima qui n’a rien d’extraordinaire ..mais au moins cela nous occupe !!!

Sur la 5ème photo , le portait d’une héroine locale : Martha Christina Tiahahu :

Tiahahu est née dans le village de Santiago de Abúbu sur l’île de Nusalaut, près de Maluku, le 4 janvier 1800. Son père était le capitaine Paulus Tiahahu du clan Soa Uluputi. Après la mort de sa mère quand elle était enfant, Tiahahu a été élevé par son père. Enfant, elle était têtue et suivait son père partout où il allait, le rejoignant parfois dans la planification d’attaques.

À partir de 1817, Tiahahu a rejoint son père dans la guerre de guérilla contre le gouvernement colonial néerlandais. Ils ont également soutenu l’armée de Pattimura. (Un autre héros local) elle a vu des combats. Dans une bataille sur l’île de Saparua, les troupes ont tué le commandant néerlandais Richement et blessé son remplaçant, le commandant Meyer. Dans une autre bataille, Elle et ses troupes ont réussi à brûler le fort Duurstede.

Pendant la bataille, elle aurait jeté des pierres sur les troupes néerlandaises si ses soldats manquaient de munitions, tandis que d’autres récits disent qu’elle utilisait une lance. Après que Vermeulen Kringer a pris le contrôle de l’armée néerlandaise à Maluku, Tiahahu, son père et Pattimura ont été capturés en octobre 1817.

Amenée sur le HNLMS Evertsen à Nusalaut, Tiahahu était le seul soldat capturé qui n’a pas été puni ; cela était dû à son jeune âge. Après avoir été détenue quelque temps au fort Beverwijk, où son père fut exécuté, à la fin de 1817 Tiahahu fut libérée. elle a continué à se battre contre les Néerlandais.

Lors d’une rafle en décembre 1817, Tiahahu et plusieurs autres anciens rebelles ont été capturés.

Les guérilleros capturés ont été placés sur l’ Evertsen pour être transportés à Java ; ils étaient destinés à être utilisés comme main-d’œuvre esclave dans les plantations de café. Cependant, en chemin, Tiahahu tomba malade. Refusant médicaments et nourriture, elle meurt le 2 janvier 1818 alors que le navire traverse la mer de Banda ; elle reçoit une inhumation en mer plus tard dans la journée.

Suite des aventures avec la CIA

Le 18 mai, Pope attaque à nouveau Ambon. D’abord, il fait une nouvelle descente sur la piste d’atterrissage, détruisant les C-47 et P-51 qu’il avait endommagés le 7 mai. Puis il a volé à l’ouest de la ville et a essayé d’attaquer un des deux navires de troupes escortés par la marine indonésienne.

Les forces indonésiennes ont abattu le B-26, mais Pope et son opérateur radio indonésien ont survécu et ont été capturés. La capture de Pope a immédiatement révélé le niveau de soutien de la CIA à la rébellion de Permesta. Embarrassée, l’administration Eisenhower a rapidement mis fin au soutien de la CIA à Permesta et retiré ses agents et les avions restants du conflit.

Dans le cadre du programme de transmigration des années 1980, le gouvernement Suharto a relogé de nombreux migrants, pour la plupart musulmans, de Java fortement surpeuplée.

Entre 1999 et 2002, Ambon a été au centre d’un conflit sectaire à travers les îles Moluques. Il y a eu de nouvelles violences religieuses en 2011.

La Permesta (Piagam Perjuangan Semesta, en français : Charte pour une lutte universelle) désigne un mouvement rebelle et séparatiste d’Indonésie lancé par des dirigeants civils et militaires d’Indonésie orientale le 2 mars 1957.

Le quartier général du mouvement est basé à Manado, la capitale de la province de Sulawesi du Nord. Son dirigeant est le colonel Ventje Sumual. Un autre officier originaire de la province, Alexander Evert Kawilarang, est général dans l’armée de la Permesta après avoir démissionné de son poste d’attaché militaire à l’ambassade d’Indonésie à Washington.

Dès le début de l’année 1958, la Permesta s’allie aux rebelles du gouvernement révolutionnaire de la république d’Indonésie (Pemerintah Revolusioner Republik Indonesia, PRRI) basés à Sumatra. Après les victoires du gouvernement central sur le PRRI, le conflit bascule à l’est, là où les rebelles Permesta sont actifs.

Les forces du gouvernement central réussissent à capturer la capitale des Permesta, Manado, à la fin du mois de juin 1958. Les rebelles de la Permesta continuent alors de combattre les troupes gouvernementales jusqu’à la reddition des derniers éléments. Une amnistie leur est accordée en 1961.

Les causes des rébellions dans l’est (de la Permesta) et dans l’ouest (du PRRI) de l’Indonésie sont multiples.

Tout d’abord, au cours des années 1950, certains groupes ethniques à Sulawesi et au centre de Sumatra estiment que les politiques gouvernementales de Jakarta stagnent l’économie locale, ce qui a pour conséquence de limiter les possibilités de développement régional. Il y a aussi une certaine animosité envers le groupe ethnique javanais qui est le plus nombreux et influent dans l’État unitaire nouvellement créé en Indonésie. Ainsi, ce conflit ne semble pas lié à des idées de sécession de l’État indonésien mais plutôt à une volonté d’avoir une répartition plus équitable du pouvoir économique et politique en Indonésie.

En 1957, les États-Unis deviennent de plus en plus préoccupés par le fait que l’Indonésie soit vulnérable au communisme en raison de l’influence croissante du Parti communiste indonésien. En janvier 1958, la CIA commence à développer des réseaux de soutien clandestins aux rebelles du PRRI et de la Permesta. Le soutien de la CIA aux rebelles de Permesta vient sous la forme d’un don de quinze bombardiers Douglas A-26 Invader et de chasseurs North American P-51 Mustang pour constituer une force aérienne, l’AUREV (Angkatan Udara Revolusioner, en français ; Armée de l’air révolutionnaire) basée sur l’aérodrome de Manado. Les rebelles reçoivent également des armes, de l’équipement militaire, des fonds et le soutien de mercenaires originaires de Taiwan, de Pologne, des Philippines et des États-Unis.

Grâce à ce soutien de la CIA, les rebelles bombardent des villes de Sulawesi et celles sur les îles Moluques tenues par le gouvernement central. Le 15 mai 1958, des avions insurgés bombardent le marché d’Ambon, tuant un grand nombre de civils célébrant le dimanche de l’Ascension.

Pour répondre aux attaques des insurgés, le président de la République Soekarno demande à l’armée indonésienne d’écraser les rebellions Permesta et PRRI. Une série de raids aériens de l’armée de l’air indonésienne (AURI) à Manado détruit la plupart des avions B-26 rebelles. Au cours de cette période, un bombardier rebelle B-26 est abattu le 18 mai 1958 par le pilote indonésien Ignatius Dewanto au-dessus d’Ambon.

Le pilote de cet avion, l’agent américain de la CIA Allen Pope, est capturé vivant, exposant l’implication profonde de la CIA dans la rébellion. En conséquence, la CIA commence à retirer son soutien à la rébellion. Pope est finalement jugé, condamné à mort à Jakarta, avant d’être libéré à la demande de l’administration John F. Kennedy le 22 août 1962. Les Américains ne se renouvellent pas en termes de stratégie avec toujours des résultats calamiteux !

Après l’anéantissement de l’armée de l’air rebelle AUREV, les troupes du gouvernement central lance un assaut contre la capitale rebelle Manado. Les troupes indonésiennes expulsent rapidement les rebelles. Ceux-ci continuent néanmoins le conflit sous la forme de guérilla dans la région du lac Tondano. Le gouvernement central finit par désamorcer le conflit en offrant une amnistie aux rebelles pour les inciter à la capitulation. Les derniers rebelles de Permesta se rendent et jurent fidélité au gouvernement central en 1961.

Bon c’est décidé LES BATEAUX INDONESIENS …C’est Terminé !!! On prend l’avion pour Makassar à Sulawesi ..

Publié le 11 mars 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire