Indonésie 2025 : Arrivée à Makassar
Nous voilà à Makassar …ce n’est pas ce qui avait été prévu, mais je renonce pour l’instant à reprendre un bateau indonésien.
Nous devions aller à Seram voir un village traditionnel mais les habitants sont en train de se battre à coups de machettes …donc il vaut mieux renoncer provisoirement !!!
Nous avions envisagé d’aller à Ternate mais le billet d’avion est vraiment trop cher et 4 jours de bateau sur une épave est au dessus de mes forces …donc nous voilà à Makassar où il n’y a vraiment pas grand chose à faire …
Comme tous les vols à prix abordables étaient complets, nous avons 4 jours à occuper …cela va être extrêmement dur car nous avons déjà visité tous les centres d’intérêt lors de nos précédents passages …
On se décide pour la cascade de Butimurung qui est une gigantesque arnaque pour les étrangers car nous sommes obligés de payer 8 fois le prix local pour une cascade qui n’a pas un grand intérêt.
Le parc national de Bantimurung-Bulusaraung est un parc national dans le sud de Sulawesi en Indonésie. Le parc contient la zone karstique de Rammang-Rammang, la deuxième plus grande zone karstique connue dans le monde après celle du sud-est de la Chine.
Le parc est à Maros Regency, à 50 kilomètres au nord de Makassar (une heure de route) La plupart des formations karstiques sont hautes et escarpées à un angle de presque 90 degrés le long des deux côtés de la route allant de la ville de Maros à Bantimurung en continuant jusqu’à la régence de Pangkajene et des îles (indonésien : Pangkajene dan Kepulauan, communément abrégé en Pangkep).
La zone karstique fait 43 750 hectares et compte 286 grottes, dont 16 grottes préhistoriques à Maros et 17 grottes préhistoriques à Pangkep. Il y a une cascade avec 2 grottes au parc national, celle de gauche est connue comme la grotte de rêve (un kilomètre de long) et celle de droite est connue comme la grotte de pierre. Rouler sur l’eau dans des chambres à air gonflées est une activité populaire pour les enfants sur le site










Un exemple de décoration kitschissime de décoration indonésienne qui aurait bien besoin d’un coup de pinceau..
La première exploration principale de la région de Bantimurung a été réalisée par Alfred Wallace en juillet–octobre 1857. Plus tard, il a publié les résultats de ses explorations dans L’archipel malais qui a encouragé de nombreux chercheurs à visiter Maros. Ensuite, en 1970–1980, il y avait cinq zones de conservation choisies dans le karst de Maros-Pangkep, comprenant deux parcs naturels (Bantimurung et Gua Pattunuang) et trois sanctuaires de faune sauvage (Bantimurung, Karaenta et Bulusaurung).
En 1993, le XIe Congrès de l’Union internationale de spéléologie a recommandé le Karst de Maros-Pangkep comme site du patrimoine mondial. Cinq ans après cela, le Séminaire sur l’environnement de l’Université Hasanuddin (PSL-UNHAS) a également recommandé la protection du karst de Maros-Pangkep. De plus, en mai 2001, le Bureau régional pour l’Asie de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO ont organisé le Forum Asie-Pacifique sur les écosystèmes karstiques et le patrimoine mondial au Sarawak, en Malaisie, qui a convaincu le gouvernement indonésien de conserver Maros-Pangkep Karst.
Enfin, en 2004, le ministère des forêts a déclaré l’allocation de 43750 hectares de terres de Bantimurung-Bulusaurung pour la conservation de la faune, le parc naturel, la forêt de conservation, la forêt à production limitée, la forêt de production, comme le parc national de Bantimurung – Bulusaraung.
Nous visitons ensuite une serre à papillon grace à la gentillesse du garde avec qui nous avons sympathisé …comparé à ce que j’ai vu au Japon avec Hiromi c’est un désastre absolu : il n’y a qu’une chrysalide et un seul papillon dans la serre !!!




Situé dans la zone de transition entre l’Asie et l’Australie, le parc national possède une collection d’animaux uniques, tels que le macaque de Sulawesi (Macaca maura), le calao à boutons rouges (Aceros cassidix, Penelopides exarhatus), les cuscus (Strigocuscus celebensis), le civette palmiste de Sulawesi (Macrogalidia musschenbroekii), chauve-souris et sanglier ventru (Sus scrofa vittatus).
Récemment, en mars 2008, le personnel du parc national de Bantimurung – Bulusaraung avait documenté l’existence de Tarsius fuscus et ils avaient également trouvé son nid à l’intérieur de la zone. Parmi la biodiversité des crustacés dans la zone karstique, il y a une espèce unique appelée « araignée de mer » (Cancrocaeca xenomorpha) qui ne se trouve que dans la grotte de Maros Karst.
Outre l’insectarium, les centres d’élevage de papillons, gérés à la fois par l’administrateur de la réserve et les résidents, servent à compléter le processus de métamorphose des papillons. Il y a de nombreux papillons autour de la cascade tels que Troides helena Linne, Troides hypolitus Cramer, Troides haliphron Boisduval, Papilio peranthus adamantius et Cethosia myrana. Le naturaliste britannique Alfred Russel Wallace a qualifié le site de royaume des papillons. Lors de son exploration en 1857, Wallace a trouvé 256 espèces de papillons dans la région de Bantimurung, différentes de celles signalées par Mattimu en 1977 qui avait trouvé 103 espèces de papillons à l’intérieur du parc national avec quelques espèces endémiques : Papilio blumei, Papilio polytes, Papilio sataspes, et Graphium androcles.
Le garde nous montre les collections du musée …aucune boite n’est protégée avec du créosote de hêtre donc tous ces pauvres papillons sont dans un état désastreux …lorsque j’insiste auprès du garde pour l’achat de ce conservateur, il me répond que c’est impossible car c’est trop cher !!!
Donc 2 problèmes l’absence d’actions de maintenance et de projection dans le futur et la corruption endémique propre à l’Indonésie …
Toutes les bouriques autour du site vendent des papillons en sachets ou sous cadre …pour un parc qui est censé conserver les espèces protégées c’est un scandale !!! …bienvenue en Indonésie !!!







Depuis les années 1970, la région de Bantimurung est connue comme une source commerciale de papillons. Les collections de papillons sont fournies à la fois aux marchés locaux indonésiens ainsi qu’aux marchés internationaux en tant que souvenirs sous forme de spécimens individuels, de cadres de papillon, de porte-clés et d’autres accessoires.
En 2010, environ 600 000 touristes (principalement des visiteurs nationaux) ont visité le site. La surutilisation et la surexploitation de la ressource locale sont maintenant considérées comme un problème. En réponse, la gestion du parc national a décidé de changer le but de la conservation des papillons de l’extraction et de l’exploitation à la préservation de l’écosystème naturel comme une attraction touristique.
Cependant, le commerce informel local des papillons se produit encore. Les vendeurs attrapent encore des papillons dans le parc et les vendent à des revendeurs locaux plutôt que de les produire à partir d’un élevage ou d’une production agricole. Pour tenter de préserver les papillons, une grande variété a été inscrite comme priorité dans le groupe d’insectes des Orientations stratégiques nationales pour la conservation des espèces 2008–2018 du gouvernement indonésien.
Je repars déçue et en colère car sur la protection de la faune c’est un vrai désastre comme beaucoup d’endroits en Indonésie …
Pour se changer les idées on décide de visiter les antiquaires…





Je repars avec le tissage de Sumba que j’ai négocié à un prix acceptable …
Le lendemain, on décide de retourner au fort de Rotterdam. Un endroit tranquille sans la pollution de la circulation.
Fort Rotterdam est un fort du XVIIe siècle à Makassar sur l’île de Sulawesi en Indonésie. C’est un fort néerlandais qui a été construit sur un fort existant du royaume de Gowa. Le premier fort sur le site a été construit par un sultan local vers 1634, pour contrer les empiétements hollandais. Le site a été cédé aux Néerlandais en vertu du traité de Bongaya, et ils l’ont complètement reconstruit entre 1673 et 1679. Il avait six bastions et était entouré d’un rempart de sept mètres de haut et d’un fossé de deux mètres de profondeur.
Le fort était le quartier général militaire et gouvernemental régional néerlandais jusqu’aux années 1930. Il a été largement restauré dans les années 1970 et est maintenant un centre culturel et éducatif, un lieu pour des événements de musique et de danse, et une destination touristique.















Fort Rotterdam a été construit sur l’emplacement d’un ancien fort du Makassar, appelé Ujung Pandang. Il semble plus probable que le fort antérieur a été construit en 1634, dans le cadre d’un programme de fortification que les dirigeants Makassar ont entrepris en réponse à une guerre avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (abrégée en VOC) qui a éclaté cette année-là. Le fort d’origine, Jum Pandan (prétendument nommé d’après les arbres de pandanus poussant dans les environs), a donné son nom à la ville Ujung Pandang, un autre nom pour la ville de Makassar.
En 1667, le fort Ujung Pandang a été cédé aux Néerlandais dans le cadre du traité de Bongaya, après la défaite du sultanat de Gowa lors de la guerre de Makassar. Dans les années suivantes, il a été entièrement reconstruit à l’initiative de l’amiral néerlandais Cornelis Speelman, pour devenir le centre du pouvoir colonial néerlandais à Sulawesi.
Il a été renommé Fort Rotterdam d’après le lieu de naissance de Speelman. Dans les années 1673–1679, il a obtenu ses cinq bastions et la forme ‘tortue’ qu’il a encore à ce jour. Cette forme a donné au fort le surnom de « Benteng Penyu » (« fort de tortue de mer »).
La pierre pour la construction du fort a été extraite des montagnes karstiques de Maros, le calcaire de Selayar et le bois de Tanete et Bantaeng. Après la guerre de Java de 1825–1830, prince javanais et maintenant héros national, Diponegoro fut emprisonné dans le fort après son exil à Makassar en 1830 jusqu’à sa mort en 1855. Il a également été utilisé comme camp de prisonniers de guerre japonais pendant la Seconde Guerre mondiale.
Fort Rotterdam est resté le quartier général régional militaire et gouvernemental néerlandais jusqu’aux années 1930. Après 1937, le fort ne fut plus utilisé comme défense. Pendant la brève occupation japonaise, il a été utilisé pour mener des recherches scientifiques dans le domaine de la linguistique et de l’agriculture, après quoi il est tombé en ruine. Dans les années 1970, le fort a été largement restauré.




Pour la fête musulmane de Idul Adah, les musulmans sont autorisés à tuer les animaux dans la rue …particulièrement dégoutant !!! Le respect de la vie animale et l’hygiène alimentaire ne sont pas dans les habitudes du pays !!!
Publié le 14 mars 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.










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