Indonésie 2025 : Objectif Faturica …un ilot de tisserandes artistes !!!

En attendant d’arriver dans cet oasis artistique, nous continuons notre route vers Basikama.

On nous indique un village : Teu où existe un groupement de tisserandes …

Bien sur, on se précipite et on est énormément déçus …le seul exemple de style Besikama sont un foulard et un sarong qui ne datent pas d’hier …

Les autres tissages sont de style Malaka …très simples : les femmes recherchent maintenant des tissages vite faits qui ne réclament pas une technicité extraordinaire…ce qui est très triste !!

Un peu décontenancés nous continuons notre route vers Faturica (qui est un hameau) …Ici il n’y a pas de cartes et personne ne connait les villages à 10km de chez eux , ni le chauffeur, ni Ridwan qui lui a des excuses car il est de Flores …

Bref on se perd lamentablement …

De guerre lasse, on se dirige vers Atambua … On s’arrête sur la route dans un village qui s’appelle Maraj mais partout dans le district de Malaka on retrouve le même style de sarong !!!

Mais pourtant dans ce village on a trouvé un magnifique selimut (photo 4)…

Toujours dans le même village …un beau sarong plutôt dans le style Insana . 3ème photo : les tombes de la famille dans le jardin …en général chaque tombe est dotée d’un toit …il faut dire qu’ici les pluies peuvent être diluviennes et il est important de veiller sur le comfort des ancêtres …

On nous montre un superbe sarong qui n’est pas à vendre …le motif est souvent que la tisserande est maintenant trop âgée ou décédée et les villageois restants sont incapables de réaliser l’équivalent car les techniques se sont perdues ce qui est triste !!!

Maintenant nous sommes à proximité d’Atambua et nous n’avons toujours pas trouvé Faturika. le chauffeur et Ridwan se fient à des « on dit » dans les villages traversés …Ni l’un ni l’autre ne sont capables de lire une carte …ce qui est normal puisqu’il n’y en a pas …

Profitant d’un rare moment où j’ai un peu de réseau, je repère sur google que nous avons dépassé l’embranchement pour Futurika, il y a longtemps …Il est trop tard pour faire demi tour.

Je fais savoir que je ne suis pas contente …bref on devra y retourner !!!

On compense en allant visiter le marché d’Atambua ville limitrophe deTimor Leste où parfois nous avons de belles surprises …

C’est vrai que le marché d’Atambua est très sympa et les prix sont abordables…

Atambua a été fondée par les Néerlandais en octobre 1916, après avoir déménagé d’Atapupu, un village portuaire à Kakuluk Mesak. Atambua a été brièvement occupé par l’armée impériale japonaise de 1942 à 1943. Ils ont planté de nombreux arbres, que l’on peut voir à Hutan Jati Nenuk.

Après l’indépendance, le premier président de l’Indonésie, Sukarno s’est rendu à Atambua et a planté plus d’arbres dans l’endroit maintenant appelé Lapangan Umum. L’arbre le plus notable planté là-bas est le banyan.

En septembre 1999, plus de 250000 réfugiés sont arrivés ici depuis le Timor oriental, après leur vote pour l’indépendance et les violences qui ont suivi. En 2002, on estimait à 60000 le nombre de réfugiés dans les camps.

Malgré tout la proximité de Timor Leste où la vie est plus chère et plus difficile engendre pas mal de problèmes (la monnaie utilisée à Timor Leste est le dollar US). Il est impossible de louer une mobylette à Atambua …les habitants on trop peur que l’on aille la revendre à Timor Leste …

Le lendemain on reprend un taxi collectif et on part dans la montagne retrouver Faturika. C’est moi qui pilote donc si on ne trouve pas…je n’aurais qu’à m’en prendre à moi !!!

Mais on finit par y arriver …je retrouve même la maison où les femmes du village nous avaient montré leurs trésors et à chaque fois ..c’est le même émerveillement !!!

Ces ouvrages sont très recherchés et bien valorisés ce qui explique que ces techniques aient été conservées.

Et ce n’est pas fini …la grande difficulté est de choisir quand on a un budget restreint !!!

Il y a tellement de belles choses qu’il est extrêmement difficile de résister …

De plus en plus de tisserandes arrivent avec des merveilles …chaque pièce représente plusieurs mois de travail …et le prix d’achat reste dérisoire par rapport au temps passé…

J’avais acheté un beau selimut buna, la première fois que j’étais venue dans ce village …cette fois ci je repars avec 2 sarongs et les poches vides …

Dernières photos de ces femmes qui ont su conserver ces techniques magnifiques …

Publié le 29 mars 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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