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Japon 2025 : A la recherche des Aïnous
Nous sommes actuellement près de Kushiro au centre sud de Hokkaido …
Sur note route nous nous arrêtons pour visiter à Shiganoka, un petit musée A-Inou tout neuf et très sympa …
Les Aïnous (アイヌ?, /a.i.nu/, qui signifie « humain » en aïnou), aussi appelés Utari (ウタリ?, qui signifie « compagnon »), sont un peuple autochtone vivant dans le Nord du Japon, notamment dans l’île d’Hokkaidō, et dans l’Extrême-Orient de la Russie. Leurs ancêtres, chasseurs-pêcheurs et cueilleuses-chamanes, ont pu venir du continent asiatique pour peupler l’archipel japonais, les îles Kouriles, l’île de Sakhaline et le sud de la péninsule du Kamtchatka il y a environ 3 300 ans, soit 1 000 ans avant les peuples de Wa qui sont les ancêtres culturels du peuple Yamato, dont est issue la grande majorité des Japonais actuels, arrivés dans l’île de Honshū vraisemblablement depuis la Corée.
Les Aïnous ainsi que leur langue étaient il y a peu en voie d’extinction, notamment par assimilation culturelle, par immigration de Japonais issus de l’ethnie Yamato sur leur territoire et en raison de la japonisation de leur peuple dû à la politique centraliste menée par l’État japonais, certains percevant cela comme un ethnocide voire un génocide ethnico-culturel.



















On compte, de nos jours, entre 25 000 et 200 000 membres rattachés à ce groupe ethnique, mais aucun recensement exact n’a été tenu car beaucoup d’Aïnous cachent leur origine ou, dans bien des cas, ne la connaissent même pas, leurs parents la leur ayant dissimulée pour les protéger de la discrimination et du racisme.
Leur religion était de type animiste : la principale divinité de la montagne était représentée par l’ours et la principale divinité de l’océan par l’orque. Kamuy-huci est la déesse du feu de l’âtre, avec laquelle les femmes chamanes communiquent en état de transe par différents rituels. Elle a une place centrale dans la spiritualité des Aïnous car elle protège le foyer du clan maternel. Une autre déesse est la mère-araignée, tisserande et prenant grand soin de ses petits.





On compte, de nos jours, entre 25 000 et 200 000 membres rattachés à ce groupe ethnique, mais aucun recensement exact n’a été tenu car beaucoup d’Aïnous cachent leur origine ou, dans bien des cas, ne la connaissent même pas, leurs parents la leur ayant dissimulée pour les protéger de la discrimination et du racisme.
Leur religion était de type animiste : la principale divinité de la montagne était représentée par l’ours et la principale divinité de l’océan par l’orque. Kamuy-huci est la déesse du feu de l’âtre, avec laquelle les femmes chamanes communiquent en état de transe par différents rituels. Elle a une place centrale dans la spiritualité des Aïnous car elle protège le foyer du clan maternel. Une autre déesse est la mère-araignée, tisserande et prenant grand soin de ses petits.















Le phénotype des Aïnous dont les yeux n’étaient pas bridés et qui étaient en moyenne plus grands et plus barbus que les Japonais, a donné lieu à de nombreuses interprétations qui les ont rapprochés tantôt des caucasiens, tantôt des australoïdes (tels que les andamanais ou les aborigènes d’Australie). Par la suite, l’anthropologue canadien Reginald Ruggles Gates (1882-1962) a soutenu, en s’appuyant sur les génotypes, la thèse d’une origine mongoloïde même si la morphologie aïnoue était, à l’origine, moins typiquement asiatique.
Il semble que les Aïnous soient le seul peuple de la période Jōmon à ne pas avoir connu de brassage génétique avec les peuples de la période Yayoi, arrivés plus tard de la péninsule Coréenne. De ce fait, ils sont proches des habitants des îles Ryūkyū, eux aussi issus des peuples Jōmon et peu mélangés avec les peuples Yayoi. Les Japonais sont issus du métissage entre Jōmon et immigrants de Corée ; ils présentent des traits génétiques, linguistiques et ethnobotaniques communs avec les Aïnous, les Mongols, les Coréens et les Chinois du Nord de la Chine, et des traits architecturaux, mythologiques et culturels communs avec les peuples austronésiens.
Selon l’ethnologue Wilhelm Joest (1852-1897), les Aïnous actuels sont toutefois largement métissés et ressemblent donc plus aux Japonais qu’il y a quelques siècles.
Selon Ishida et al., en 2009, la culture des Jōmon ressemble à l’âge du bronze du sud de la Sibérie. Il semble que les Jōmon partagent des caractéristiques des peuples paléolithiques de la moitié ouest de l’Eurasie (Europe orientale, Asie centrale et Sibérie occidentale). Plusieurs études, comme celles de Noriko Seguchi en 2015 et 2019, ont conclu que les Jōmon proviennent d’une population paléolithique située dans le sud de la Sibérie, apparentée aux paléolithiques européens et du Moyen-Orient[15].
Selon Takurō Segawa de l’université de Sapporo, il ne serait pas pertinent de limiter la culture aïnoue à l’après XIVe siècle, comme le font encore certains historiens japonais qui se basent uniquement sur l’apparition de la laque dans la région de Nibutani. Il existerait une continuité culturelle, linguistique et ethnique entre les époques Jōmon, Epi-Jōmon, Satsumon et la culture Aïnou post-Nibutani (Nibutani bunka, ニブタニ文化、 二風谷文化) telle que nous la connaissons aujourd’hui. La culture aïnoue constituerait ainsi le dernier vestige vivant de la culture mésolithique Jōmon qui s’étendait à l’origine sur la majorité de l’archipel japonais, jusqu’à l’arrivée du peuplement néolithique Yayoi provenant du continent (Segawa se base entre autres sur la haute fréquence des toponymes d’origine aïnoue dans tout le nord du Honshū).











Comme on n’est pas loin du centre d’observation des grues japonaises on décide de s’y rendre …mais come d’habitude sur la route une superbe grue nous fait les yeux doux et de prélasse à proximité pour que l’on puise la prendre en photo !!!
On va quand même au centre d’observation et on suit leur conseils pour se rendre sur les sites préconisés (2 dernières photos) mais là pas une seule grue …
Sur le parking un asiatique me fonce dessus pour me demander si j’avais pu voir ces superbes oiseaux …il est très bavard …je lui indique le lieu où j’en avait vu et lui monte mes photos …il est ravi et très sympa …du coup je lui demande si il est Japonais …il me répond : hé bien non je suis Chinois !!!…CQFD !!!
Bon tout s’explique …les japonais tu leur dis bonjour …il ne te répondent pas et regardent leurs chaussures. Lorsque je demande à Hiromi , elle me dit que les japonais ont un problème mental …il est vrai que lorsque tu as été présenté plus ou moins officiellement …ils sont nettement plus aimables !!! Gérer une écriture avec 3 types de caractères cela doit faire des noeuds au cerveau !!!










Certains scientifiques ont avancé le fait que les Aïnous descendent d’un groupe ethnique préhistorique qui aurait aussi engendré les aborigènes d’Australie. Cette hypothèse se base sur la découverte d’ossements de la période Jōmon datant d’il y a 10 000 ans. Ces ossements possèdent un faciès semblable à celui des peuples d’Australie et de Nouvelle-Guinée. Le géographe français Jean Delvert avançait que l’architecture des maisons traditionnelles des Aïnous (sur pilotis, avec des cloisons végétales) était proche de celle des anciennes habitations proto-malaises.
Les tests génétiques effectués sur les Aïnous montrent qu’ils font partie de l’Haplogroupe D du chromosome Y. Or cet haplogroupe est rare et n’est retrouvé en quantité significative qu’au Tibet et dans les îles Andaman ce qui suggère une parenté avec certains peuples tibétains, mais également australoïdes. L’haplogroupe D serait apparu en Afrique de l’Est il y a 50 000 ans. Les premiers porteurs de l’haplogroupe D, originaires d’Afrique de l’Est, auraient migré le long des côtes de l’océan Indien pour s’installer dans les îles Andaman, en Indonésie, dans l’archipel japonais, en Sibérie, en Asie centrale et finalement au Tibet. Alors que les Andamanais appartiennent à l’haplogroupe D*, c’est l’haplogroupe D2 qui est le plus répandu chez les Japonais et les Aïnous, et les haplogroupes D1 et D3 chez les peuples tibétains.
D’après ces mêmes tests génétiques, une part non négligeable (environ 35 %) des Japonais auraient une origine aïnoue, ce qui signifie que des populations aïnoues (ou génétiquement apparentées à ces dernières), ont été assimilées au sein du peuple japonais.
L’analyse génétique des gènes HLA I et HLA II et des fréquences des gènes HLA-A, -B et -DRB1 relie également les Aïnous aux peuples autochtones des Amériques, en particulier à la population du nord-est du Pacifique comme les Tlingits. Les scientifiques suggèrent que les principaux ancêtres des groupes aïnous et des Amérindiens remontent aux groupes paléolithiques du sud de la Sibérie.
Quelques mots sur les Jomon qui ont précédé les Ainous.
Le peuple Jōmon (縄 文人, Jōmon jin ) était la population indigène de chasseurs-cueilleurs qui vivait dans l’ archipel japonais pendant la période Jōmon ( environ 14 000 à 300 av. J.-C. ). Ils étaient unis par une culture Jōmon commune, qui atteignit un degré considérable de sédentarité et de complexité culturelle.
Le peuple Jōmon est caractérisé par une ascendance est-asiatique profondément divergente et a contribué à environ 9 à 32 % de l’ascendance du peuple japonais moderne . Les données génomiques de population de plusieurs restes de la période Jōmon suggèrent qu’ils ont divergé des « Asiatiques ancestraux de l’Est » avant la divergence des Asiatiques de l’Est du Nord et du Sud , il y a entre 38 000 et 25 000 ans, mais après la divergence des lignées Tianyuan et Hoabinhian « d’Asie de l’Est basale » (il y a environ 39 000 ans).
Après leur migration dans l’archipel japonais, ils sont devenus largement isolés du flux génétique extérieur vers 20 000 à 25 000 avant J.-C. bien qu’il existe des preuves de l’influence des groupes est-eurasiens du nord et du sud.
L’étude du peuple Jōmon et de sa culture matérielle a considérablement évolué depuis l’époque d’Edo. L’une des plus anciennes représentations d’artefacts Jōmon remonte aux antiquaires de l’époque d’Edo, qui ont dessiné et documenté des tessons de poterie inhabituels trouvés dans des amas coquilliers. Le voyageur du XVIIIe siècle Sugae Masumi a mentionné des vestiges de l’ère Jōmon dans ses écrits, notamment dans son livre Sumika no Yama (vers 1800), qui faisait référence à des amas coquilliers et à des poteries préhistoriques découverts lors de ses voyages. Les premiers antiquaires ont souvent confondu ces vestiges avec des reliques de personnages légendaires ou de civilisations disparues plutôt qu’avec la préhistoire japonaise indigène.
Au début de l’ ère Meiji (1868-1912), l’émergence de l’archéologie moderne au Japon a conduit à une étude plus systématique des vestiges préhistoriques. La première reconnaissance scientifique significative de la culture Jōmon a eu lieu en 1877, lorsqu’Edward S. Morse, zoologiste et orientaliste américain, a fouillé le tumulus coquillier d’Ōmori près de Tokyo. Morse a inventé le terme Jōmon (縄文, « marqué par des cordons ») pour décrire la poterie particulière qu’il a découverte, caractérisée par des empreintes faites à l’aide de cordons torsadés. Ses travaux ont marqué le début de l’étude archéologique formelle de la période Jōmon, bien que les premières interprétations soient restées influencées par les modèles occidentaux d’évolution culturelle.
Au début du XXe siècle, les archéologues japonais ont commencé à mener leurs propres fouilles, passant des expéditions dirigées par l’étranger à des initiatives de recherche nationales. Des chercheurs tels que Tsuboi Shōgorō et Torii Ryūzō ont étudié plus en détail les amas coquilliers, les sites funéraires et les établissements Jōmon. Les spécialistes du Kokugaku (apprentissage national) ont cherché à encadrer la culture Jōmon dans le récit historique du Japon, la contrastant souvent avec la riziculture de la période Yayoi ultérieure .
Au cours des années 1920-1930, Kojima Gizaemon et Hamada Kōsaku ont dirigé les efforts pour établir des typologies régionales de la poterie Jōmon, classant les styles en phases chronologiques basées sur la stratigraphie. Les fouilles sur des sites tels que l’amas coquillier de Kasori (Chiba) ont fourni des preuves cruciales de modes d’établissement et de subsistance à long terme. Cependant, les interprétations d’avant-guerre de la société Jōmon étaient fortement influencées par les théories diffusionnistes occidentales, de nombreux chercheurs considérant la culture Jōmon comme primitive et stagnante par rapport aux sociétés agricoles « plus avancées ».
L’après-Seconde Guerre mondiale a marqué un tournant majeur dans l’archéologie japonaise, alimenté par l’expansion rapide des institutions universitaires et des fouilles financées par l’État. Des chercheurs tels que Serizawa Chōsuke et Yamanouchi Sugao ont joué un rôle clé dans la redéfinition de la chronologie Jōmon, l’affinement des typologies de poterie et l’identification des principales sous-périodes Jōmon (naissance, initiale, ancienne, moyenne, tardive et finale).
Expansion d’après-guerre et nouvelles interprétations (1945-1990)
Entre les années 1950 et 1970, l’archéologie au Japon a connu un essor rapide grâce aux projets de reconstruction d’après-guerre et aux grands travaux publics. La loi sur la protection des biens culturels (1950) a exigé des fouilles archéologiques avant toute construction, ce qui a conduit à la fouille de milliers de sites Jōmon. La découverte de grands sites, comme Sannai Maruyama (Aomori) dans les années 1990, a révélé que les groupes Jōmon vivaient dans des villages permanents ou semi-permanents, contredisant les hypothèses antérieures selon lesquelles ils étaient exclusivement des chasseurs-cueilleurs nomades.
À la fin du 20e siècle, de nouvelles perspectives ont émergé concernant la complexité sociale Jōmon. La théorie des « chasseurs-cueilleurs complexes » est devenue largement acceptée, reconnaissant que les sociétés Jōmon présentaient des caractéristiques typiquement associées aux civilisations agricoles, telles que la colonisation à long terme, la hiérarchie sociale et la spécialisation artisanale avancée (par exemple, la laque, les ornements en jade, les figurines). La collaboration internationale s’est également accrue, les chercheurs établissant des comparaisons entre la société Jōmon et d’autres cultures préhistoriques, telles que le nord-ouest du Pacifique nord-américain et l’Europe mésolithique.
Progrès et changements théoriques du XXIe siècle
Le 21e siècle a vu des avancées majeures dans l’archéologie Jōmon, portées par des techniques de datation scientifique, des analyses d’ADN et des études interdisciplinaires .
Affinements chronologiques : Les progrès de la datation au radiocarbone (datation AMS C-14) ont affiné la chronologie Jōmon, repoussant les origines de la poterie à 16 500 avant J.-C. sur des sites comme Ōdai Yamamoto I (Aomori). Cela soutient l’idée que le Japon était l’un des premiers centres de production de poterie au monde.
Analyse de l’ADN ancien : les études génétiques des restes squelettiques de Jōmon (par exemple, provenant du dépotoir coquillier de Funadomari) ont fourni des informations sur leur bagage génétique et leur héritage.
Études d’adaptation environnementale : les reconstitutions climatiques suggèrent que les sociétés Jōmon se sont adaptées aux fluctuations climatiques de l’Holocène , se déplaçant entre les établissements côtiers et intérieurs à mesure que le niveau de la mer changeait.
Rituel et symbolisme Jōmon : Les recherches sur les sites cérémoniels, tels que les cercles de pierres d’Ōyu (Akita) et le cercle de pierres d’Omori Katsuyama (Aomori), indiquent que le peuple Jōmon a construit des paysages rituels monumentaux, remettant en question les perceptions antérieures selon lesquelles seules les sociétés agricoles construisaient des structures à grande échelle.
Reconnaissance de l’UNESCO : En 2021, 17 sites Jōmon à Hokkaidō et dans le nord de Honshū ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, reconnaissant la culture Jōmon comme l’une des traditions de cueillette les plus anciennes au monde.






Le peuple Jōmon utilisait l’obsidienne , le jade et différents types de bois pour son artisanat.
Des outils en pierre étaient utilisés, principalement des outils en pierre taillée , faits de schiste siliceux , mais aussi d’obsidienne et d’autres pierres. Ces types d’outils comprenaient, sans s’y limiter : des pointes de lance , des pointes de flèche , des grattoirs (à soie, à tige ou non), des outils plats semi-circulaires en pierre taillée (qui auraient servi à préparer des aliments végétaux), des couteaux et des forets en pierre .
D’autres outils en pierre fabriqués sans le processus de broyage comprenaient des haches en pierre polie (fabriquées à partir de granodiorite, de pierre verte ou de schiste bleu), des outils en pierre de coupe par abrasion, des pierres à aiguiser , des pierres à meuler (avec ou sans fosse), des pierres à marteau , des meules à selle et des poids en pierre.
Les bois et les os étaient également utilisés pour la fabrication d’outils tels que des spatules, des hameçons, des pointes de harpon, des forets et des aiguilles. Les marteaux, dont la base servait de surface d’impact, étaient une exclusivité des bois.
Le bois était utilisé pour les hampes de lances, de flèches et de harpons, ainsi que pour les arcs et les bâtons à fouir, tandis que des bandes d’écorce étaient utilisées pour tisser des paniers.
Les outils à manche tels que les lances et les flèches avaient leurs têtes fixées à l’aide de bitume.
Nous décidons d’aller saluer Lela San qui est une des dernières chaman si ce n’est pas la dernière …
Je suis toujours aussi surprise à chaque fois que je viens ici …car la « décoration » n’a rien de « japonisant « …et pas très propre non plus car j’ai dormi dans le bâtiment de la 1ère photo …donc je sais de quoi je parle …
Lela San n’est pas là …elle est à l’hôpital …on nous dit qu’elle va mieux …je ne suis pas rassurée pour autant.




Un Aïnou sur huit possède aussi les caractères de l’haplogroupe C3 qui est le plus commun parmi les populations de l’extrême est de la Russie et parmi les populations de Mongolie. Certains ont avancé que cet haplogroupe serait le résultat d’un brassage génétique unidirectionnel avec les Nivkhes avec qui les Aïnous ont d’ailleurs des points communs sur le plan culturel (sculpture sur bois, festival de l’ours, motifs des habits). Cette hypothèse de brassage avec les Nivkhes est encore soutenue par la similarité des langues des deux peuples (Université de Sapporo). Entre autres, le professeur Hidetoshi Shiraishi travaille sur cette hypothèse et publie ses conférences sur l’Auditorium de la Linguistique.
En ce qui concerne l’ADN mitochondrial, une grande partie des Aïnous appartiennent à des haplogroupes que l’on rencontre également en Sibérie (haplogroupes D4, N9a, G), ce qui laisse supposer des lignages maternels d’origine sibérienne. Mais une partie des Aïnous appartiennent également à l’haplogroupe M7 que l’on retrouve également en Asie de l’Est et du Sud-Est ainsi que dans les îles du Pacifique.









Quelques photos anciennes sur les Ainous …maintenant si vous les croisez dans la rue …ils sont habillés comme vous et moi …










Une analyse complète du génome utilisant des SNP de haute confiance et des évaluations SNP fonctionnelles pour attribuer les caractéristiques phénotypiques possibles ainsi que les polymorphismes des chromosomes Y, a analysé un échantillon Jomon masculin et féminin. Le site archéologique de Funadomari (船泊遺跡, Funadomari iseki?) est situé sur un banc de sable séparant le lac Kushu de la baie de Funadomari sur la côte nord de l’île Rebun, une petite île au large de la pointe nord-ouest de Hokkaidō. Les résultats de l’étude suggèrent que les Jōmon sont une population distincte et ne sont pas liés aux populations de l’Asie de l’Est ou de l’Océanie. Les Jōmon sont plus proches des populations eurasiennes. Les Japonais modernes partagent environ 9% à 13% de leur génome avec les Jōmon. Le génome spécifique de Jōmon se trouve également en pourcentage mineur dans les populations d’Asie du Nord-Est, ce qui suggère un flux génétique provenant de groupes apparentés à Jōmon. De plus, les Jōmon partagent des allèles spécifiques avec les populations des régions arctiques d’Eurasie et d’Amérique du Nord.
Une autre analyse complète du génome d’une femme Jōmon de 3 800 ans montre que cet échantillon partageait des variantes génétiques qui ne se trouvent que dans les populations arctiques de l’Eurasie, mais sont absentes ailleurs. Selon les auteurs, cela prouve que les Jomon sont d’origine nordique. L’échantillon a également montré une tolérance à l’alcool plus élevée que les autres populations d’Eurasie orientale. Une analyse plus approfondie suggère que l’échantillon Jōmon courait un risque élevé de développer des taches hépatiques si elle passait trop de temps au soleil. L’échantillon Jōmon avait du cérumen humide, ce qui est plus fréquent dans les populations européennes et du Moyen-Orient.
Japon 2025 : Retour vers l’ouest !!!
Notre dernière excursion à l’est de Hokkaido est la presqu’ile Notsuke.
La péninsule de Notsuke (野付半島, Notsuke hantō ) est une péninsule sur la côte est de Hokkaidō , au Japon, avec sa base nord-ouest à Shibetsu et sa pointe sud-est à Betsukai . Le nom est dérivé de l’ aïnou pour mâchoire , notkeu (ノッケウ), prétendument en raison de la ressemblance visuelle du relief avec celui d’une baleine.

La péninsule incurvée, la plus longue langue de sable du pays, avec une longueur d’environ 26 kilomètres (16 miles) à 28 kilomètres (17 miles), s’étend dans le détroit de Nemuro , qui se trouve entre la péninsule de Shiretoko , la péninsule de Nemuro et l’ île contestée de Kunashiri (russe) dans la mer d’Okhotsk ; il a été formé par le dépôt de sédiments de sable transportés par les courants dans le détroit, et forme et entoure en grande partie la baie de Notsuke .
Il reste sur la péninsule des traces d’habitations en fosse de la culture Satsumon , tandis que pendant la période Edo, des samouraïs étaient stationnés à un point de contrôle contrôlant le passage vers Kunashiri. On dit que de la période Edo au début de la période Meiji, il y avait une colonie connue sous le nom de Kiraku (キラク) à la pointe de la péninsule, avec des rues bordées de résidences de samouraïs et même de quartiers de plaisir , mais cela n’apparaît pas sur les cartes contemporaines et est peu attesté dans la littérature.













Les caractéristiques marquantes d’aujourd’hui comprennent des étendues flétries et érodées de sapin de Sakhaline ( Abies sachalinensis ) à Todowara (トドワラ) et de chêne de Mongolie ( Quercus crispula ) à Narawara (ナラワラ) , tandis que dans le jardin de fleurs primitives de la péninsule de Notsuke près du phare de Notsukezaki vers la pointe est se trouvent le lys du Kamtchatka , l’iris du Japon , le pois de mer , Rosa rugosa , Eriophorum vaginatum etHemerocallis esculenta (エゾカンゾウ) .
Le tronçon d’environ 15 kilomètres (9,3 miles) de la route préfectorale d’Hokkaido de la base de la péninsule au centre naturel est communément appelé la « Route des fleurs » (フラワーロード) . [ 7 ] Avec la baie de Notsuke, la péninsule de Notsuke a été désignée site Ramsar , zone spéciale de protection de la faune , et zone importante pour la conservation des oiseaux , et fait partie du parc naturel préfectoral de Notsuke-Fūren .
Les cerfs Sikka qui peuplent la presqu’ile peuvent être approchés sans trop de problèmes…pour preuves les photos qui précèdent et celles qui suivent !!!
Les locaux nous avaient quand même dit qu’il y avait trop de vent pour voir des cerfs …pour ne pas qu’ils s’envolent ???






Nous continuons notre route pour atteindre Abishiri qui est un petit port sur la cote est de Hokkaido.
Abashiri (網走市, Abashiri-shi ) est une ville située dans la sous-préfecture d’Okhotsk , sur l’île d’Hokkaido , au Japon .
Abashiri est connue pour abriter la prison d’Abashiri , un établissement de l’ère Meiji utilisé pour l’incarcération des prisonniers politiques . L’ancienne prison a été transformée en musée, mais la nouvelle prison de haute sécurité de la ville est toujours en activité.
En 2008, la ville comptait une population estimée à 40 333 habitants et une densité de population de 85,6 habitants par km² ( 222 habitants par mille carré). Sa superficie totale est de 470,94 km² ( 181,83 milles carrés).







A Abishiri pas grand chose à faire ou à voir car tout est recouvert d’une épaisse couche de neige qui masque tout !!!
Il existe diverses théories sur l’origine du nom « Abashiri » et, de ce fait, son origine est inconnue. Toutes ces théories se fondent sur l’interprétation kanji de la langue aïnou . Voici les théories suivantes.
Apasiri (アパシリ), qui signifie « terre qui fuit », s’explique par la présence d’une grotte dans laquelle des gouttes d’eau tombaient comme des gouttes de pluie.
Cipasiri (チパシリ). Le nom est inspiré d’une légende aïnoue sur un oiseau.
Chipasiri (チパシリ). Il y avait autrefois un rocher blanc en forme de personne portant un chapeau sur la rive sud du lac Abashiri , et on dit que les Aïnous le vénéraient.
L’origine du nom de la ville n’est pas connue avec certitude, mais il est admis qu’il dérive d’un mot aïnou. Parmi les noms possibles, on trouve apa-siri (« fuite/sol ») et ci-pa-sir (« la terre que nous avons découverte »). [ 2 ] [ 3 ]
Mars 1872 : fondation du village d’Abashiri (ア バ シ リ 村) , recevant le nom de district d’Abashiri dans la province de Kitami.
1875 : Le nom du village est réécrit en kanji (網走村, même prononciation) .
1902 : Le village d’Abashiri, la ville de Kitami, le village d’Isani et le village de Nikuribake, tous situés dans le district d’Abashiri, fusionnent pour former la ville d’Abashiri.
1915 : Fusion des villages de Notoro et de Mokoto.
1921 : Le village de Memanbetsu (plus tard la ville de Memanbetsu, fusionnée avec Ōzora en 2006) est divisé.
1931 : Modification de la limite avec la ville de Memanbetsu.
11 février 1947 : Le village de Higashimokoto (fusionné avec Ōzora en 2006) est divisé. La ville d’Abashiri devient la ville d’Abashiri. Tous les territoires d’Ōzora faisaient autrefois partie d’Abashiri.
Suite à l’ invasion soviétique du sud de Sakhaline en 1945 , Abashiri a vu la réinstallation de plusieurs familles Nivkh et Orok de Karafuto ; parmi eux se trouvait Chiyo Nakamura (1906-1969), un chamane nivkh de Poronaisk ( japonais :敷香町, romanisé : Shisuka-machi ). En 2004, la communauté Nivkh-Orok d’Abashiri avait apparemment disparu.







Comme il n’y a pas grand chose d’autre à faire nous allons visiter la prison !!!
La prison d’Abashiri ( japonais :網走刑務所, Hepburn : Abashiri Keimusho ) est une prison d’ Abashiri , dans la préfecture d’Hokkaido , ouverte en 1890. C’est la prison la plus septentrionale du Japon, elle est située près de la rivière Abashiri et à l’est du mont Tento . Elle accueille des détenus condamnés à des peines de moins de dix ans. Les parties les plus anciennes de la prison ont été déplacées au pied du mont Tento en 1983, où elles constituent le seul musée pénitentiaire du pays .
En partie pour accroître la population japonaise sur l’île dans le cadre de la restauration Meiji , le gouvernement Meiji a mis en place des politiques de déportation pénitentiaire pour Hokkaido en 1868. En avril 1890, le gouvernement Meiji a envoyé plus d’un millier de prisonniers politiques dans le village isolé d’Abashiri. Nombre de ces prisonniers politiques étaient des samouraïs de l’époque Tokugawa condamnés lors de la rébellion de Satsuma de 1877.















Les prisonniers étaient contraints d’effectuer diverses tâches, de la menuiserie à l’agriculture. La mauvaise qualité de l’eau dans les zones voisines a notamment contraint les détenus à construire des conduites d’eau, des barrages et des réservoirs pour s’approvisionner en eau potable et irriguer les champs voisins.
De plus, les détenus de la prison d’Abashiri étaient contraints de construire des routes reliant la région au sud, plus peuplé. La construction de la route centrale d’Hokkaido a nécessité la main-d’œuvre pénitentiaire de Hokkaido. De nombreux prisonniers sont morts le long d’un tronçon de la route entre le village d’Abashiri et Asahikawa , ce qui lui a valu le surnom de « Route des prisonniers » . Les conditions initiales étaient extrêmement difficiles, avec une nourriture et un repos insuffisants, et plus de 200 prisonniers sont morts de malnutrition, d’accidents et en guise de punition pour avoir tenté de s’évader.
La conseillère politique Kaneko Kentaro avait précédemment soumis un rapport laissant entendre que le gouvernement n’était pas responsable de la fourniture de services funéraires aux condamnés qui ont péri pendant le processus de construction de routes. Au cours des années 1960, les habitants d’Hokkaido ont été influencés par un effort national pour découvrir l’histoire et ont commencé à fouiller les restes de prisonniers le long de la route des prisonniers pour les enterrer décemment.








La prison d’Abashiri a été construite dans un contexte de mondialisation et de standardisation de la théorie pénale. L’environnement bâti facilitait la discipline et la surveillance, ce qui était souligné par la disposition panoptique du bâtiment. Les bâtiments au nombre de 5 sont disposés en étoile autour d’un poste de surveillance …
Le chauffage des cellules où les prisonniers étaient parqués parfois à 5 par cellule, était des plus succint.
La prison d’Abashiri est devenue plus tard connue pour être une prison agricole autosuffisante et a été citée comme modèle pour d’autres dans tout le Japon.
La majeure partie de la prison a brûlé dans un incendie en 1909, mais elle a été reconstruite en 1912. Auparavant connue sous le nom d’ Abashiri Kangoku (網走監獄) , elle a pris son nom actuel en 1922. En 1984, la prison a déménagé dans un complexe moderne en béton armé.
En raison du film de 1965 Abashiri Prison et de ses suites, la prison est devenue une attraction touristique populaire. La prison est également connue pour ses poupées en bois nipopo (ニポポ) sculptées par ses détenus.



En 1983, les parties les plus anciennes de la prison ont été déplacées au pied du mont Tento et fonctionnent comme un musée appelé le musée de la prison d’Abashiri (博物館網走監獄) . C’est le seul musée pénitentiaire du pays.
En 2016, huit des bâtiments conservés au musée sont désignés biens culturels importants par l’ Agence des affaires culturelles , tandis que trois sont enregistrés biens culturels tangibles . Ceux qui visitent la prison participent au tourisme noir , un tourisme centré sur des zones importantes en raison de la mort et des souffrances qui s’y sont produites.

Ci dessus une poupée Nipopo telle que sculptée par les prisonniers …
A présent, nous faisons demi tour et repartons vers l’ouest …Le temps est épouvantable ..on vise la ville de Kuchiro.
Sur la route on s’arrête au petit musée Ainou de la maison de Akan …Pas grand chose mais sympa …




Pendant qu’on est sur place on va visiter les volcans de boue de Akan …sans plus …ne méritent pas le détour !!!









Bokke se trouve à environ 15 minutes à pied de la ville d’Akan Onsen. Bokke signifie « lieu bouillonnant » en langue aïnoue et fait référence au phénomène géologique des « volcans de boue ».
La chaleur géothermique des volcans provoque des éruptions de boue et d’eau chaudes à plus de 100 °C, accompagnées de gaz volcaniques, qui jaillissent constamment à la surface du sol.
Un sentier de randonnée de 1,5 km mène également à Bokke. À côté de l’écomusée d’Akankohan, se trouve la forêt de Bokke, un mélange de conifères et de feuillus, où l’on peut observer une faune et une flore variées.
Japon 2025 : à Hokkaido …le régal des yeux !!!
Toujours près du Lac Kussharo, nous rencontrons un petit renard qui s’approche vraiment très près car il a très faim…cela me fend le coeur de ne pas avoir quelque chose de comestible à lui donner !!!






En faisant le tour du Lac Kussharo nous arrivons à un genre de petit port avec une cafétéria …là ce sont les cygnes qui font pitié…ils se tiennent au bord de l’eau en mettant leur tête sous leur aile pour tenter de se réchauffer …










Notre prochaine étape est un peu plus chaude en théorie mais à l’extérieur il fait toujours aussi froid !!!
Il s »agit des sources de soufre volcaniques de Louzan.
Saviez-vous que 7 % des volcans actifs du monde se trouvent au Japon ?
Il y a 108 volcans actifs au Japon !
Lou fait référence au soufre.
Situé à 512 mètres d’altitude, il est entouré d’une odeur de soufre. Car de nombreuses sources sont en activité …Il y avait à l’origine une mine de soufre ici.
Également connu sous le nom d’« atsanupuri » en langue aïnoue, les Aïnous sont une minorité installée depuis longtemps dans cette région.
Ce mot signifie « montagne nue ». Le sol au pied de la montagne est acide en raison des composés sulfurés émis par le volcan.
Par conséquent, les pins, que l’on trouve habituellement sur une montagne, ne poussent pas.
On dit que les azalées et les plantes alpines fleurissent. Je demande à voir mais il faudra revenir en été !!!











Le mont Io-zan est très puissant, mais il ne faut pas trop s’approcherde la fumée. Les sources chaudes qui s’en échappent sont brûlantes !
À proximité se trouve également une station thermale appelée Kawayu Onsen.
Kawayu Onsen est alimenté par les sources sulfureuses de cette mine.
C’est une source chaude acide à l’odeur très sulfureuse.










On continue notre route vers l’est pour admirer un autre volcan beaucoup plus calme et très beau : le cratère s’est transformé en lac …avec la neige et le blanc des troncs des bouleaux ..c’est superbe !!!








Nous continuons notre route vers la presqu’ile de Shiretoko …complètement à l’est de Hokkaido..
C’est une région très sauvage, peu de villages et des champs à perte vue couverts de neige.




A Shiretoko …belle surprise…Même la mer est gelée !!! Nous avons droit à un spectacle exceptionnel : la mer charriant de gros glaçons avec un superbe coucher de soleil. Nous sommes au mois de mars ..et c’est le printemps en France !!!








Je n’ai pas de mots pour dire combien c’est beau …mais c’est super froid !!!







Un peu plus loin toujours sur la presqu’ile c’est super beau également !!!









Le lendemain nous avons l’intention de visiter Rausu de l’autre coté de la presqu’ile mais il faut passer un col à 750 mètres qui est fermé …pendant l’hiver beaucoup de routes sont fermées à Hokkaido.
Nous n’avons pas le choix ..pour visiter l’autre coté de la presqu’ile, il nous faut revenir sur nos pas ce que l’on fait dès le lendemain matin ..Nous allons visiter la cascade de Furepe où la montée est des plus glissante !!












De l’autre coté de la presqu’ile il y a beaucoup moins de glace … On visite un supermarché et la taille des tentacules de poulpe congelées est impressionnant !!!
Ce coté de la presqu’ile, plus abrité est beaucoup plus urbanisé …nous remontons la cote est de la presqu’ile jusqu’à la fin de la route et nous traversons de nombreux petits villages mais tout ou presque est fermé.
Les bateaux de pêche sont entreposés sous des bâches et les maisons sont fermées …Les habitants hibernent dans une zone plus abritée.










Nous voilà arrivés à l’extrême est de Hokkaido …il nous reste à voir la presqu’ile de Notuke et nous retournerons à l’ouest où il fait un peu moins froid…
Japon 2025 : Arrivée à Osaka et départ pour Hokkaido et la vie sauvage !!!
Me voilà au Japon sans carte de crédit …..puisque BoursoBanK m’a invalidé ma carte suite à un retrait d’espèces en Chine …
Je commence donc par changer toutes les devises que j’ai sur moi !!! et acheter une carte Sim !!!
Heureusement grace à mon amie Hiromi, le moral est au beau fixe …

Mais nous n’allons pas rester très longtemps sur Honshu (l’ile principale du Japon ) car dès le lendemain nous nous envolons vers Hokkaido l’ile la plus au Nord et la plus sauvage du Japon.
Nous restons donc sur Osaka et visitons une maison ancienne qui s’était spécialisée autrefois dans la fabrication de la sauce soja.
L’intérieur de la maison est japonisant c’est à dire très vide …surtout quand je le compare à mon propre appartement !!!
Mais parallèlement ils ont monté un petit misée qui rassemble beaucoup d’objets des années 50 et avant …Il y a même une machine à coudre Singer identique à celle que possédait ma mère …
Il y a également un super kimono de mariage brodé de fils d’or qu’Hiromi se fait un plaisir d’essayer…les gens qui s’occupent de cette mison sont adorables il y en a même un qui parle un peu le Français ..Ils me font cadeau de 2 maquettes de voitures anciennes japonaises en bois.
J’angoisse un peu pour envoyer cela par la poste en France …mais j’ai tort car la poste japonaise est impeccable et le colis arrivera sans une égratignure à destination !!!

















Dernier au revoir avec nos amis japonaisavec qui nous avons passé un excellent moment !!!


Nous sommes arrivés à Sapporo ou plutôt dans la banieue qui s’appelle Chitose…il fait un froid de canard et je n’ai pas modifié mon équipement depuis la Mandchourie…
Nous partons avec le train de banlieue pour récupérer une voiture de location pas chère car vu mes problèmes de carte de crédit …on voyage routard !!!


Et nous voilà parties vers l’est car notre premier arrêt est à proximité de Furano …une petite station de ski japonaise où nous avons le projet de voir ce qu’on appelle l’étang « bleu ».
Cet étang bleu est situé dans la ville de Biei. La couleur bleue de l’étang est due à un barrage construit dans la région pour retenir l’eau. Il s’agit d’une prévention des coulées de boue volcaniques. Ainsi, l’hydroxyde d’aluminium provenant des éruptions volcaniques de cette région donne à l’eau de tous les étangs une belle couleur bleue. C’est assez étrange … La couleur bleue de l’eau change également avec les saisons. Mais la plus belle période, c’est l’hiver. Car en plus de l’eau de l’étang qui était d’une belle couleur bleue, les hautes souches d’arbres autour étaient couvertes de neige, les rendant blanches. Sauf que là il fait tellement froid …que le lac est gelé donc on ne voit rien du tout sauf les traces des petits malins qui ont voulu marcher sur le lac.
Cependant dans la petite rivière à proximité où l’eau circule et qui n’est pas gelée …on voit bien que la couleur de l’eau a des reflets bleus.

















On continue vers l’est jusqu’ù la ville d’Akan Ko qui un village Ainu où on connait une dame qui vend des Kimono brodés Ainu magnifiques mais qui sont très chers…avec mes problèmes d’argent, je ne risque pas de faire un achat cette fois ci !!! On se contente de les essayer …
J’aime beaucoup ce type de motifs et j’avais essayé d’en broder un par moi même, à mon retour en France …mais pas de comparaison mon ouvrage …est quand même nettement moins beau que l’original !!!





Sur notre route vers l’est …nous apercevons une grue japonaise, ou plutôt mieux un coupe de grues japonaises. On les approche précautionneusement et on peut faire de belles photos sans avoir un équipement particulier …
La grue du Japon (Grus japonensis ), grue de Mandchourie ou encore grue à couronne rouge est un grand échassier de la famille des gruidae. C’est un des plus grands oiseaux du monde.
Elle est appelée grue au sommet vermillon en Chine (丹顶鹤 / 丹頂鶴, dāndǐnghè) en raison de sa tache rouge vermillon sur la tête. Elle est également surnommée grue des immortels (chinois simplifié : 仙鹤 ; pinyin : xiānhè), en référence à ses relations avec les immortels, divinités du Taoïsme, car elle porte souvent les immortels sur son dos dans la mythologie taoïste.
Au Japon, elle est nommée tanchō (丹頂?) (« sommet vermillon », d’origine chinoise, mais l’usage des katakanas (utilisé généralement pour les mots d’origine étrangère non-chinois) est aujourd’hui obligatoire pour désigner tous les taxons du monde vivant : タンチョウ)….oui les japonais utilisent 3 types d’écriture ..idéal pour se faire des noeuds au cerveau : les caractère katana pour désigner les objets d’origine étrangère, les caractères iragana et kanji (chinois) pour le reste ….















Je ne suis vraiment pas loin de la bête !!!
On continue notre route vers l’est ce qui nous amène vers le lac de Kussia Ko. On rencontre sur notre route de nombreux animaux …des canards et des grèbes qui paraissent avoir aussi froid que nous !!!













En traversant les forêts , on rencontre également de nombreux cerfs et biches qui viennent brouter au bord de la route où la neige fond plus rapidement …







La région comporte de nombreux volcans qui pour l’instant sont endormis..
Belle rencontre également avec des petits renards qui s’approchent très près de nous car ils ont très faim…malheureusement nous n’avons rien à leur donner qui ne soit pas susceptible de ne pas les rendre malades !

Nous arrivons au lac Kussharo qui est glacé et glacial …mais toujours splendide !!!










Une belle expérience sur ces premières journées glaciales …mais j’ai l’entrainement grace à la Mandchourie !!!
Chine 2025 : dernière étape à Harbin avec les Dörbet
Nous repartons en train pour Harbin avec une halte à Dörbet Automous Banner Daquing City…les paysages sont un peu plus vallonnés mais guère plus intéressants …les paysages de montagnes me manquent !!!






Pour une fois, nous n’effectuons pas de passage préalable au musée …d’ailleurs il n’y a pas de musée ethnologique à Dörbet …Lee a l’adresse dune femme qui est elle aussi « maitre » du patrimoine immatériel !!!
Mais manque de chance elle est absente ce jour là …Les costumes n’ont pas un look très authentique car ils sont essentiellement utilisés pour les mariages.
On repère un costume qui parait assez proche du costume original que nous avons trouvé suite à des recherches sur Internet …tout va bien sauf qu’il nous faut une femme mesurant 1m80 pour le porter …
Nous téléphonons en urgence à la maitresse des lieux qui nous trouve une superbe danseuse avec le format requis.


Un autre problème est le choix de l’arrière plan car nous sommes au milieu d’une zone industrielle pas du tout photogénique…heureusement on trouve un mur relativement neutre …tout est en ordre !!!
Les Dörbet ( Royaume-Uni : / ˈdɜːbɛt / , États – Unis : / ˈdɔːrbɛt / ) , connus en anglais sous le nom de The Fours , sont le deuxième plus grand sous-groupe de Mongols en Mongolie moderne et étaient autrefois l’une des principales tribus de la confédération des Quatre Oirat aux XVe-XVIIIe siècles. Dans les premiers temps, les Dörbets et les Öold ont été dominés par des branches collatérales de la lignée Choros . Les Dörbets sont répartis entre les provinces occidentales de la Mongolie, la Kalmoukie et dans une petite partie du Heilongjiang , en Chine . Dans la Mongolie moderne, les Dörbets sont concentrés dans la province d’Uvs .
Un clan Dörben existait au sein de la tribu mongole aux XIIe et XIIIe siècles, mais les Dörbets n’apparaissent comme tribu Oïrat que dans la seconde moitié du XVIe siècle. Leur lien, s’il existe, avec le clan Dörben des XIIe et XIIIe siècles reste flou. Le nom signifie probablement « döröv » ; « quatre » ( moyen mongol : dörbe).
Au XVIIe siècle, le chef des Dörbets était le Dalaï-Taïshi (mort en 1637). Afin d’unir les Oïrats , le Dalaï-Taïshi utilisa la méthode du mariage de convenance ; le Dalaï-Taïshi et le chef Khoshut , Güshi Khan, épousèrent les sœurs Kho Orluk, chef Torghut . Durant la période du Dalaï-Taïshi (vers 1625), les tribus Oïrat vivaient en harmonie.
En 1616, le Dalaï-Taïshi établit des relations diplomatiques avec le tsarat de Russie . L’année suivante, son fils, Solom Tseren, rejoignit les Kalmouks sur la Volga avec 4 000 foyers. En 1699, un groupe de Dörbets rejoignit les Cosaques du Don , devenant finalement les Kalmouks de Buzava . Coincés à l’ouest de la Volga, les Dörbets ne purent se joindre à la fuite des Torguds en 1771 et dominèrent ainsi les Kalmouks restants. Au début du XIXe siècle, ils s’étaient divisés en deux groupes : les Petits Dörbets, vivant dans le nord de la Kalmoukie , et les Grands Dörbets, vivant autour du lac Manych-Gudilo .
































Pendant ce temps, les Dörbets, dans la patrie des Oirat, restaient un sous-groupe majeur des Dzungars . En 1753, lors d’une guerre civile qui s’aggravait parmi les Oirat, trois chefs Dörbet se soumirent à la dynastie Qing . Ils furent d’abord réinstallés dans la province de Bayankhongor , puis dans la province d’Uvs en 1759. Ils formèrent 16 bannières des ligues Sain Zayaatu. Les 15 000 sujets de la noblesse Dörbets comprenaient des Bayids et un petit nombre de Khotongs.
À partir des années 1880, les Khalkhas influencèrent les tendances socio-économiques du Dörbet. Les Kalmouks Dambijantsan menèrent les troubles anticommunistes ; et le sentiment séparatiste resta fort jusque dans les années 1930.
Les Dörbets en Mongolie étaient au nombre de 55 200 en 1989. En 2000, ils étaient 66 706.










Nous quittons notre superbe nouvelle amie et comme il reste du temps nous allons visiter le monastère Zenjie.
Ce temple est très moderne et pas très intéressant et habité par les courants d’air …j’y attraperai d’ailleurs une bonne bronchite !!!
Il est parfois visité par le Bouddha vivant qui est le concurrent chinois direct du Dalaï Lama …j’espère pour lui qu’il y vient en été !!!







Après cet épisode « culturel » nous reprenons le train pour Harbin ..
Harbin est la capitale du Heilongjiang , en Chine. C’est la plus grande ville du Heilongjiang, ainsi que la ville avec la deuxième plus grande population urbaine (après Shenyang , province du Liaoning ) et la plus grande population métropolitaine (régions urbaines et rurales combinées) du Nord-Est de la Chine .
Harbin a une juridiction directe sur neuf districts métropolitains, deux villes de niveau de comté et sept comtés, et est la huitième ville chinoise la plus peuplée selon le recensement de 2020. La zone bâtie de Harbin (qui comprend tous les districts sauf Shuangcheng et Acheng ) comptait 5 841 929 habitants, tandis que la population métropolitaine totale s’élevait à 10 009 854, ce qui en fait l’une des 100 plus grandes zones urbaines du monde .
Harbin est un centre politique, économique, scientifique, culturel et de communication clé dans le Nord-Est de la Chine, ainsi qu’une base industrielle importante du pays.
Plusieurs étymologies différentes ont été proposées pour le nom de la ville. Le gouvernement de la ville dit que le nom signifie « cygne » en langue Jurchen , et d’autres sources disent qu’il vient d’un mot mandchou signifiant « un endroit pour sécher les filets de pêche ».
La colonie s’est développée à partir d’un petit village de pêcheurs rural sur la rivière Songhua pour devenir l’une des plus grandes villes du nord-est de la Chine. Fondée en 1898 avec l’arrivée du chemin de fer chinois oriental construit par les Russes , la ville a d’abord prospéré comme une colonie habitée par une écrasante majorité d’immigrants de l’Empire russe.
Dans les années 1920, la ville était considérée comme la capitale de la mode de la Chine puisque les nouvelles créations de Paris et de Moscou y arrivaient en premier avant d’arriver à Shanghai . De 1932 à 1945, Harbin était la plus grande ville de l’ État fantoche impérial japonais du Mandchoukouo . Bien connue pour son héritage historique et son architecture russe, la ville est célèbre pour son influence européenne et sert aujourd’hui de porte d’entrée importante dans le commerce sino-russe .
Il est clair que l’on se croirait en Russie avec un coté nettement moins kitsch que Manzouli…





L’ église orthodoxe russe , la cathédrale Sainte-Sophie , est également située dans le quartier central de Daoli. Construite en 1907 et agrandie de 1923 à 1932, elle fut fermée pendant le Grand Bond en avant et la Révolution culturelle. Après sa désignation en 1996 comme site du patrimoine culturel national (bâtiment préservé de première classe), elle a été transformée en musée pour présenter l’histoire de la ville de Harbin en 1997. L’église, haute de 53,35 m (175,0 pi) et couvrant une superficie de 721 m², est un exemple typique de l’architecture byzantine.
De nombreux citoyens pensent que l’Église orthodoxe a endommagé le feng shui local . Ils ont donc fait don de fonds pour la construction d’un monastère bouddhiste chinois en 1921, le temple Ji Le . Harbin comptait plus de 15 églises orthodoxes russes et deux cimetières jusqu’en 1949. La Révolution communiste , puis la Révolution culturelle , ainsi que le déclin de la population d’origine russe , ont entraîné l’abandon ou la destruction de nombre d’entre elles. Aujourd’hui, il ne reste qu’une dizaine d’églises, tandis que les offices religieux se déroulent uniquement dans l’ église de l’Intercession à Harbin .
Nous profitons d’être dans le quartier commerçant (Zhongyang street) pour visiter un grand marché gastronomique et là chapeau…la qualité des produits et de leur présentation peut rivaliser avec n’importe lequel de nos marchés gastronomique !!!






Retour dans Zhongyand street avec une forte connotation russe en terme d’architecture …en plus chic et plus propre !!!
Beaucoup de magasins vendent des produits russes notamment des chocolats …j’achète quelques boites pour faire des cadeaux à mes amis au Japon.






On termine l’après midi par une visite de la pharmacie « Louvre » qui est fermée ce jour là …on me dit que c’est encore plus beau que le Louvre …le Vrai …ils sont trop chauvins ces Chinois et je proteste énergiquement !!!
Le lendemain on va visiter le musée de Harbin qui retrace l’histoire du chemin de fer de la région.
Un petit village en 1898 s’est développé pour devenir la ville moderne de Harbin. L’ingénieur polonais Adam Szydłowski a dessiné les plans de la ville après la construction du chemin de fer de l’Est chinois , que l’ Empire russe avait financé. Les Russes ont choisi Harbin comme base de leur administration sur ce chemin de fer et la zone du chemin de fer de l’Est chinois .
Les chemins de fer ont été en grande partie construits par des ingénieurs russes et des travailleurs sous contrat. Le chemin de fer de l’Est chinois a prolongé le chemin de fer transsibérien , réduisant considérablement la distance entre Tchita et Vladivostok et reliant également la nouvelle ville portuaire de Dalny ( Dalian ) et la base navale russe de Port Arthur ( Lüshun ). La colonie fondée par le chemin de fer de l’Est chinois, propriété russe, s’est rapidement transformée en une ville en plein essor , devenant une ville en cinq ans. Les colons russophones de Harbin venaient de tout l’Empire russe, y compris des Ukrainiens, des Polonais, des Juifs, des Géorgiens et des Tatars , en plus des Russes, faisant finalement de Harbin une ville russe, la majorité de la population venant du sud de la Russie européenne.
La ville était destinée à servir de vitrine à l’impérialisme russe en Asie. L’universitaire américain Simon Karlinsky , né à Harbin en 1924 dans une famille juive russe, a écrit qu’à Harbin, « les bâtiments, les boulevards et les parcs furent planifiés – bien avant la Révolution d’Octobre – par d’éminents architectes russes ainsi que par des urbanistes suisses et italiens », donnant à la ville une allure très européenne.
À partir de la fin du XIXe siècle, un afflux massif de Chinois Han arriva en Mandchourie et, profitant de la richesse des sols, fonda des fermes qui firent rapidement de la Mandchourie le « grenier à blé de la Chine », tandis que d’autres allèrent travailler dans les mines et les usines de Mandchourie, qui devint l’une des premières régions de Chine à s’industrialiser. Harbin devint l’un des principaux points d’expédition des produits alimentaires et industriels hors de Mandchourie. Signe de la richesse de Harbin, un théâtre s’y installa au cours de sa première décennie et, en 1907, la pièce Kzvezdam de Leonid Andreyev y fut créée.
Pendant la guerre russo-japonaise (1904-1905), la Russie utilisa Harbin comme base pour ses opérations militaires en Mandchourie. Après sa défaite, son influence déclina. Plusieurs milliers de ressortissants de 33 pays, dont les États-Unis, l’Allemagne et la France, s’installèrent à Harbin. Seize pays établirent des consulats pour leurs ressortissants, qui créèrent plusieurs centaines d’entreprises industrielles, commerciales et bancaires. Des églises furent reconstruites pour les chrétiens orthodoxes russes , les protestants luthériens/allemands et les catholiques polonais . Des capitalistes chinois créèrent également des entreprises, notamment dans les secteurs de la brasserie, de l’alimentation et du textile. Harbin devint le centre économique du nord-est de la Chine et une métropole internationale.
La croissance rapide de la ville a mis à rude épreuve le système de santé publique. La pire épidémie de peste pulmonaire jamais enregistrée s’est propagée à Harbin par le chemin de fer transmandchourien depuis le port commercial frontalier de Manzhouli . La peste a duré de la fin de l’automne 1910 au printemps 1911 et a tué 1 500 habitants de Harbin (principalement d’origine chinoise), soit environ 5 % de sa population à l’époque.
Cela s’est avéré être le début de la grande pandémie de peste dite de Mandchourie , qui a finalement fait 60 000 victimes. Au cours de l’hiver 1910, le Dr Wu Lien-teh (plus tard le fondateur de l’Université de médecine de Harbin ) a reçu des instructions du ministère des Affaires étrangères de Pékin pour se rendre à Harbin afin d’enquêter sur la peste. Le Dr Wu a demandé l’autorisation impériale d’incinérer les victimes de la peste, car l’incinération de ces victimes infectées s’est avérée être le tournant de l’épidémie. La suppression de cette pandémie de peste a changé les progrès médicaux en Chine. Des statues en bronze du Dr Wu Lien-teh ont été construites à l’Université de médecine de Harbin pour commémorer ses contributions à la promotion de la santé publique, de la médecine préventive et de l’éducation médicale








Après la Grande Révolution socialiste d’octobre de Russie en novembre 1917, le nouveau gouvernement soviétique en Russie a reconnu le Soviet de Harbin comme sa représentation en Mandchourie et a placé les citoyens russes en Mandchourie sous sa protection.
Par la suite, le Soviet de Harbin a demandé la reconnaissance du taotai local . Le 12 décembre 1917, les bolcheviks ont pris le contrôle du Soviet de Harbin, faisant pression sur les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires pour qu’ils quittent l’organisme. Par l’intermédiaire de Golos Truda , le Soviet de Harbin s’est déclaré comme le gouvernement de la région. Le 18 décembre 1917, le Soviet de Harbin a déclaré l’administrateur du chemin de fer de l’Est chinois Dmitry Horvat démis de ses fonctions et a ordonné à sa milice de prendre le contrôle des installations ferroviaires. La milice bolchevique fut bientôt confrontée aux troupes chinoises et aux loyalistes de Horvat, qui désarmèrent et déportèrent quelque 1 560 combattants bolcheviques. Ryutin entra dans la clandestinité.
En 1920, plus de 100 000 gardes blancs russes vaincus et réfugiés se retirèrent à Harbin, qui devint un centre majeur d’ émigrés russes blancs et la plus grande enclave russe hors de l’ Union soviétique . Karlinsky nota qu’une différence majeure avec les émigrés russes arrivés à Harbin était la suivante : « Contrairement aux émigrés russes partis pour Paris, Prague ou même Shanghai, les nouveaux résidents de Harbin n’étaient pas une minorité entourée d’une population étrangère. Ils se retrouvèrent plutôt dans une ville presque entièrement russe, peuplée principalement de personnes ayant des racines dans le sud de la Russie européenne. »
La ville disposait d’un système scolaire russe, ainsi que d’éditeurs de journaux et de revues en langue russe. La communauté russe Harbintsy comptait environ 120 000 personnes à son apogée au début des années 1920. Beaucoup de Russes de Harbin étaient riches, ce qui déroutait parfois les visiteurs étrangers qui s’attendaient à ce qu’ils soient pauvres, comme par exemple l’écrivain américain Harry A. Franck dans son livre de 1923 Wanderings in North China qui écrivait que les « dames russes aussi bien habillées qu’aux courses de Paris se promenaient avec des hommes impeccablement vêtus selon les normes européennes », l’amenant à se demander comment elles avaient obtenu cette « apparence trompeuse ».






Une autre église russe orthodoxe dans le quartier de la gare centrale …
Le Japon envahit la Mandchourie après l’ incident de Mukden en septembre 1931. Après la prise de Qiqihar par les Japonais lors de la campagne de Jiangqiao , la 4e brigade mixte japonaise se dirigea vers Harbin, se rapprochant de l’ouest et du sud. Les bombardements et les mitraillages de l’aviation japonaise forcèrent l’armée chinoise à se retirer de Harbin. En quelques heures, l’occupation japonaise de Harbin était totale.
Avec l’établissement de l’ État fantoche du Mandchoukouo , la soi-disant « pacification du Mandchoukouo » commença, tandis que les armées de volontaires continuaient de combattre les Japonais. Harbin devint une base d’opérations majeure pour les tristement célèbres expérimentateurs médicaux de l’Unité 731 , qui tuèrent des personnes de tous âges et de toutes ethnies. Toutes ces unités étaient connues collectivement sous le nom de Département de prévention des épidémies et de purification de l’eau de l’armée du Guandong .
L’installation principale de l’Unité 731 fut construite en 1935 dans le district de Pingfang , à environ 24 km au sud de la zone urbaine de Harbin à cette époque. Entre 3 000 et 12 000 citoyens, hommes, femmes et enfants, — dont environ 600 chaque année fournis par le Kempeitai — sont morts au cours des expérimentations humaines menées par l’Unité 731 dans le seul camp basé à Pingfang , ce qui n’inclut pas les victimes d’autres sites d’expérimentation médicale.
Près de 70 pour cent des victimes décédées dans le camp de Pingfang étaient chinoises , tant civiles que militaires. Près de 30 pour cent des victimes étaient russes. Le Parti fasciste russe avait pour mission de capturer les Russes « peu fiables » vivant à Harbin pour les remettre à l’Unité 731 afin qu’ils servent de sujets réticents aux expériences macabres.
D’autres étaient des Asiatiques du Sud-Est et des insulaires du Pacifique des colonies de l’ Empire du Japon , et un petit nombre de prisonniers de guerre des Alliés de la Seconde Guerre mondiale (bien que beaucoup plus de prisonniers de guerre alliés aient été victimes de l’Unité 731 sur d’autres sites). Les prisonniers de guerre ont été soumis à une vivisection sans anesthésie, après avoir été infectés par diverses maladies.
Les prisonniers ont reçu des injections de maladies, déguisées en vaccinations, pour étudier leurs effets. L’Unité 731 et ses unités affiliées (Unité 1644 et Unité 100 entre autres) ont été impliquées dans la recherche, le développement et le déploiement expérimental d’armes de guerre biologique créant des épidémies lors d’assauts contre la population chinoise (tant civile que militaire) tout au long de la Seconde Guerre mondiale. Des cibles humaines ont également été utilisées pour tester des grenades positionnées à différentes distances et dans différentes positions. Des lance-flammes ont été testés sur des humains. Des humains ont été attachés à des pieux et utilisés comme cibles pour tester des bombes libérant des germes , des armes chimiques et des bombes explosives .
Douze membres de l’Unité 731 ont été reconnus coupables lors des procès pour crimes de guerre de Khabarovsk , mais ont ensuite été rapatriés. D’autres ont bénéficié d’une immunité secrète accordée par le commandant suprême des puissances alliées , Douglas MacArthur , devant le Tribunal des crimes de guerre de Tokyo, en échange de leur participation à la guerre biologique pendant la guerre froide pour les forces américaines.
Tout cela sent vraiment très mauvais et on peut parfaitement comprendre l’animosité qui subsiste entre les Chinois et les Japonais …quand à l’hypocrisie des Américains …c’est encore pire !!!









Nous terminons notre visite par la pharmacie « Le Louvre » qui est ouverte aujourd’hui !
Un ancien immeuble de bureaux de l’usine n° 6 de Harbin Pharmaceutical Group Holding Co à Harbin, dans la province du Heilongjiang, a ouvert ses portes gratuitement une nouvelle configuration de musée d’art.
En raison de son apparence resplendissante, le bâtiment, conçu avec une touche européenne, a été surnommé « le Louvre du nord-est de la Chine » par les résidents locaux.
Le bâtiment a été divisé en espaces d’exposition pour présenter des œuvres d’art.
Bon on ne peut quand même pas comparer ce bâtiment superbe certes avec notre « Louvre » monument historique et chargé d’histoire qui le surpasse largement !!!
Demain je pars pour le Japon !!!
Chine 2025 : Le graal c’est à dire les Oroqen !!!
Selon une technique éprouvée , on commence par visiter le Oroqen Autonomous Banner Museum dans la ville du même nom …
Pas beaucoup d’informations surtout accessibles pour moi car tout est écrit en Chinois.
A la sortie du musée on renouvelle notre technique et on demande à parler à un responsable car les assistantes à l’accueil ne sont pas Oroqen et ne savent strictement rien …
La chance nous sourit à nouveau car une jeune femme charmante vient à notre rencontre …elle est Oroqen et offre de nous aider dans notre mission !!!
L’affaire se présente bien !!!

















La dernière photo est celle d’un costume chaman Oroqen .Le dernier chaman Oroqen est mort en 2000 et cette religion est aujourd’hui éteinte …
Le peuple Oroqen ou Orochen ( Oroqen : ɔrɔtʃeen ; chinois simplifié :鄂伦春族; chinois traditionnel :鄂倫春族; pinyin : Èlúnchūnzú ; mongol : Orčun ) est un groupe ethnique du nord de la Chine . Ils forment l’un des 56 groupes ethniques officiellement reconnus par la République populaire de Chine . Le peuple Oroqen est largement concentré dans les provinces du nord de la Chine du Heilongjiang et de la Mongolie intérieure , qui abritent respectivement 45,54 % et 41,94 % des 8 259 Oroqen vivant en Chine. La bannière autonome d’Oroqen est également située en Mongolie intérieure.
Accompagnés de notre nouvelle amie nous visitons un second musée qui n’est pas encore ouvert au public …il est plus complet et plus intéressant que le premier car il est tenu par des Oroqen …Je peux même interroger une personne au sujet de la signification de certains motifs même si la réponse n’est pas super claire …

























Les Oroqen sont principalement des chasseurs et utilisent traditionnellement la fourrure et les peaux animales pour se vêtir. Nombre d’entre eux ont abandonné la chasse et adhéré aux lois visant à protéger la faune sauvage en République populaire de Chine. Le gouvernement a fourni des logements modernes à ceux qui ont abandonné leur mode de vie traditionnel. Les Oroqen sont représentés au Congrès du peuple par leur propre délégué et constituent une minorité ethnique reconnue .
Nous repartons en compagnie de notre nouvelle amie qui nous emmène voir la « maitresse » de la culture immatérielle …très à la mode en Chine maintenant !!!
Cette dame est une des rares à coudre des costumes traditionnels qui sont en peau de cerf.
Mais les Oroqen qui sont sédentarisés par le gouvernement chinois n’ont pus le droit de chasser …il est donc difficile de se procurer des peaux et chaque costume coute une fortune !!!
Un espoir est permis avec le développement des cerfs d’élevage. Au sujet du motif présent sur le sac de la première photo …il s’agit de nuages …







Sur la dernière photo un superbe pantalon Oroqen en peau de cerf.
Dans l’ Empire russe , divers peuples dans divers endroits étaient appelés Orochen ( russe : Ороченъ ; orthographe avant la réforme soviétique ), dans plusieurs variantes (орочон, орончон, орочен). L’une des hypothèses les plus communément acceptées est que le terme est dérivé de la langue mandchoue : орунчунь ( orunchun ) signifiant « peuple des cerfs », ou « éleveurs de cerfs » (cf. pinyin « Èlúnchūn »). Il ne s’agit pas d’une auto-appellation de ces peuples, mais d’un exonyme , c’est-à-dire qui leur a été attribué par les Mandchous, les Toungouses ou les Russes, parfois en raison d’un malentendu. [ 4 ] Par conséquent, les anciens documents parlant d’ orochon / orochen doivent être considérés avec prudence.



Sur la 2ème photo …les plantes dont on se sert pour teinter les peaux de cerf …
Nous partons tous déjeuner dans un superbe restaurant …ma copine est en petite robe et moi en grosse polaire …elle doit avoir un système de chauffage intégré sous la peau.

La langue oroqen est une langue toungouse du nord . Leur langue est très proche de la langue evenki , et on estime que les locuteurs de ces deux langues peuvent comprendre 70 % de l’autre langue. Leur langue n’est pas encore écrite ; cependant, la majorité des Oroqen savent lire et écrire le chinois , et certains parlent également le daur .
Nous prenons les costumes et la voiture pour aller faire les photos dans une magnifique forêt de bouleaux …Superbe !





Les Oroqen ( Guruchin mongols ) sont l’un des plus anciens groupes ethniques du nord-est de la Chine. L’ endonyme « oroqen » signifie « éleveurs de rennes » . Leur ancêtre vivait à l’origine dans la vaste région au sud des monts Khingan extérieurs et au nord du Heilongjiang .
Ils faisaient autrefois partie du peuple ancien connu sous le nom de Shiwei . Au XVIIe siècle, suite aux invasions de l’ Empire russe , certains Oroqens se sont installés dans la région proche des monts Khingan et Khingan inférieur .
Notre amie porte une jolie robe Oroqen mais en synthétique …qui est nettement plus abordable mais moins authentique …










Pendant l’ occupation japonaise de la Mandchourie , les Oroqen ont subi un déclin démographique important. Les Japonais ont distribué de l’opium parmi eux et ont soumis certains membres de la communauté à des expériences humaines, ce qui, combiné à des incidents de maladies épidémiques, a entraîné un déclin de leur population jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 1 000 personnes.
Les Japonais ont interdit aux Oroqen de communiquer avec d’autres ethnies et les ont forcés à chasser des animaux pour eux en échange de rations et de vêtements qui étaient parfois insuffisants pour survivre, ce qui a conduit à des décès par famine et exposition. L’opium a été distribué aux adultes Oroqen de plus de 18 ans comme moyen de contrôle.
Après que 2 soldats japonais ont été tués à Alihe par un chasseur Oroqen, les Japonais ont empoisonné 40 Oroqen à mort. Les Japonais ont forcé les Oroqen à se battre pour eux dans la guerre, ce qui a conduit à une diminution de la population Oroqen. Même les Oroqen qui ont évité le contrôle direct des Japonais se sont retrouvés confrontés au conflit des forces anti-japonaises des communistes chinois, ce qui a également contribué au déclin de leur population au cours de cette période.
Le fils de la couturière et notre amie prennent la pose traditionnelle des Oroqen …

















Chant Oroqen
Après l’expulsion des Japonais de Mandchourie, les Oroqen furent soupçonnés par les communistes chinois d’être des contre-révolutionnaires et furent persécutés, notamment pendant la Révolution culturelle entre 1966 et 1976. Certains Oroqen furent poussés au suicide en raison d’interrogatoires intenses menés par les autorités communistes chinoises, ainsi que d’humiliations et de coups publics.








Les Oroqen sont exogames , seuls les mariages entre membres de clans différents étant autorisés.
L’habitation traditionnelle est appelée sierranju ( chinois :斜仁柱; pinyin : xiérénzhù ) et est recouverte d’écorce de bouleau en été et de fourrures de cerf en hiver. Ces habitations ont une forme conique et sont construites avec 20 à 30 branches de pin. Elles mesurent généralement environ six mètres de diamètre et cinq mètres de hauteur. Au centre est placé un feu qui sert de cuisine et de source d’éclairage. L’écorce de bouleau est une matière première importante dans la culture traditionnelle, aux côtés des fourrures. Elle sert à la préparation de récipients de toutes sortes, de la fabrication de berceaux aux bateaux. En ce qui concerne l’élevage de rennes des Evenki, des Oroqen et des Nanai, qui partageaient tous l’utilisation de l’écorce de bouleau, on peut dire que ces cultures font partie d’une culture de « l’écorce de bouleau ».
Les Oroqen font désormais partie des groupes ethniques les plus instruits de Chine. 23,3 % de ce groupe ethnique ont reçu une éducation universitaire, soit seulement moins que les Chinois russes , les Tatars chinois et les Nanais . 19,2 % n’ont reçu qu’une éducation primaire ou moins, soit seulement plus que les Coréens , les Chinois russes et les Nanais.













Jusqu’au début des années 1950, la principale religion des nomades Oroqen était le chamanisme . À l’été 1952, des cadres du Parti communiste chinois contraignirent les chefs des Oroqen à renoncer à leurs « superstitions » et à toute pratique religieuse. Ces chefs tribaux, Chuonnasuan (Meng Jin Fu) et Zhao Li Ben , étaient également de puissants chamans. Le rituel communautaire spécial visant à « chasser les esprits » et à les supplier de ne pas revenir se déroulait sur trois nuits à Baiyinna et à Shibazhan .
Le dernier chaman vivant des Oroqen, Chuonnasuan ( chinois :孟金福; pinyin : Mèng Jīn Fú ), est décédé à l’âge de 73 ans le 9 octobre 2000. Sa vie, sa maladie initiatique et sa formation de chaman sont détaillées dans un article publié, également disponible en ligne. [ 13 ] [ 14 ]
Chuonnasuan fut le dernier chaman vivant à pratiquer son art avant l’interdiction communiste de ces « superstitions » dans la région en 1952. Durant trois nuits de juillet 1952, dans plusieurs communautés distinctes, les Oroqen organisèrent des rituels au cours desquels ils implorèrent les esprits de les quitter à jamais. Le récit de Chuonnasuan sur sa pratique du chamanisme témoigne de l’existence et de l’amplification de l’imagerie mentale auditive (chants spirituels) et visuelle lors d’états de conscience modifiés. Il est à noter qu’il n’a rapporté qu’un seul voyage rituel vers le monde inférieur, qu’il appelait Buni. Ce terme désignant le monde inférieur ou le pays des morts est identique à celui utilisé par le peuple Nanai de Sibérie dans les récits de chamans recueillis il y a près d’un siècle. [ 15 ] Les sacrifices aux esprits ancestraux sont encore courants, et il existe une croyance psychologique populaire en l’animisme.
Traditionnellement, les Oroqen vouent une vénération particulière aux animaux, notamment à l’ours et au tigre , qu’ils considèrent comme leurs frères de sang. Le tigre est appelé wutaqi , ce qui signifie « vieil homme », tandis que l’ours est amaha , ce qui signifie « oncle ».
Voilà l’histoire des Oroqen est plutôt triste . .. Si le développement raisonné du tourisme leur permet de protéger et faire connaitre leur culture …pourquoi pas !!!
Chine 2025 : difficile quête pour rencontrer les Evenki
Nous arrivons à Genghe petite ville perdue en Mandchourie …
On a réservé un petit hotel avec un patron très sympa (il travaille au gouvernement …) qui nous donne pas mal d’informations …il travaillait au paravant pour les Evenki pour les aider à sortir de la pauvreté …maintenant vu leur manière de pratiquer, ils sont plus riches que les Han.
En effet nous avons du changer nos plans …Nous devions partager la vie d’une famille de nomades éleveurs de rennes mais comme il a beaucoup neigé, les rennes sont perdus dans la Taiga …pour les retrouver en 4X4 et encore c’est pas sur …plus de 1000 euros…pas question de monter un Teepee…si on veut manger c’est 500 euros (un repas moyen dans resto correct coute moins de 5 euros…) et si ils mangent avec nous c’est encore plus cher …
Bref je comprends pourquoi ils sont devenus si riches …mais pas à mes dépens !!!
Les photographes chinois sont prêts à tout pour voir des rennes …car c’est le SEUL endroit de Chine où on peut les apercevoir …d’où les tarifs de fous !!!
Les Evenkis , également connus sous le nom d’ Évenks et anciennement Toungouses , sont un peuple toungouse d’ Asie du Nord . En Russie, les Evenkis sont reconnus comme l’un des peuples autochtones du nord de la Russie , avec une population de 38 396 habitants ( recensement de 2010 ). En Chine, les Evenks constituent l’un des 56 groupes ethniques officiellement reconnus par la République populaire de Chine , avec une population de 30 875 habitants ( recensement de 2010 ). On compte 537 Evenkis en Mongolie (recensement de 2015), appelés Khamnigan en mongol .
Ah les Khamningan j’en ai rencontré en Mongolie Intérieure et ils étaient nettement plus sympas !!!


Nous en discutons avec notre nouvel ami Mandchou …qui nous dit que pour voir des rennes, il y a un parc à proximité qui en abrite plein…Seul problème il y a beaucoup de neige et la route est coupée !!!
Heureusement notre ami a une autre idée …nous allons dans une ferme Evenki qui garde quelques rennes à proximité.
On n’est pas accueillis les bras ouverts mais la présence de notre ami solutionne tout …on est quand même obligés de payer un petit droit d’entrée…
Les rennes sont sympas et pas trop craintifs …























On suppose parfois que les Evenki ou Ewenki sont liés au peuple Shiwei qui habitait la chaîne du Grand Khingan du Ve au IXe siècle, bien que le territoire d’origine de la majorité du peuple Evenki se trouve dans les vastes régions de Sibérie entre le lac Baïkal et le fleuve Amour . La langue evenki forme la branche nord du groupe linguistique mandchou-toungouse et est étroitement liée à l’évenki et au négidal de Sibérie .
Vers 1600, les Evenki ou Ewenki des vallées de la Léna et de l’Ienisseï étaient de prospères éleveurs de rennes . En revanche, les Solons (ancêtres des Evenkis de Chine) et les Khamnigans (Ewenkis de Transbaïkalie ) avaient adopté l’élevage de chevaux et le deel mongol des Mongols .
Les Solons nomadisaient le long du fleuve Amour . Ils étaient étroitement liés au peuple Daur . À l’ouest, les Khamnigans étaient un autre groupe d’Evenki éleveurs de chevaux dans la région de Transbaïkalie. Dans la vallée de l’Amour également, un groupe de Sibériens parlant l’Evenki était appelé Orochen par les Mandchous .







Les ancêtres des Evenks du sud-est vivaient très probablement dans la région du Baïkal, dans le sud de la Sibérie (près de la frontière mongole actuelle) depuis l’ ère néolithique .
Concernant les Evenks du nord-ouest, Vasilevich affirme : « L’origine des Evenks résulte de processus complexes, différents dans le temps, impliquant le mélange de différentes tribus aborigènes anciennes du nord de la Sibérie avec des tribus linguistiquement apparentées aux Turcs et aux Mongols. La langue de ces tribus a pris le pas sur celle des populations aborigènes. »
Des éléments de la culture evenk plus moderne, notamment des habitations en tente conique, des leurres à poissons en os et des bateaux en écorce de bouleau, étaient tous présents sur des sites que l’on pense être néolithiques. Du lac Baïkal, « ils se sont répandus jusqu’aux mers de l’Amour et d’Okhotsk … au bassin de la Léna … et au bassin de l’Ienisseï ».






















Au XVIIe siècle, l’ Empire russe entra en contact avec les Evenks. Les Cosaques , qui servaient en quelque sorte de « garde-frontière » pour le gouvernement tsariste , imposèrent un impôt sur les fourrures aux tribus sibériennes. Les Cosaques exploitèrent la hiérarchie clanique des Evenks, prenant en otages les plus hauts membres pour s’assurer du paiement de l’impôt.
Malgré quelques rébellions contre les autorités locales, les Evenks reconnurent généralement la nécessité d’entretenir des relations culturelles pacifiques avec les Russes. Les Russes et leurs demandes constantes d’impôts sur les fourrures repoussèrent les Evenks vers l’est jusqu’à l’île de Sakhaline , où certains vivent encore aujourd’hui. Au XIXe siècle, certains groupes migrèrent vers le sud et l’est, en Mongolie et en Mandchourie.
Aujourd’hui, des populations evenks subsistent à Sakhaline, en Mongolie et en Mandchourie, et dans une moindre mesure, dans leur région traditionnelle du Baïkal. L’invasion russe des Evenks leur causa (ainsi qu’à d’autres peuples autochtones) une érosion linguistique , un déclin des traditions et une perte d’identité, entre autres. Cela était particulièrement vrai sous le régime soviétique. Les politiques soviétiques de collectivisation , de sédentarisation forcée (parfois appelée sédentarisme ), de « villages peu prometteurs » et de russification du système éducatif ont compromis le bien-être social, culturel et mental des Evenks.
Lee a découvert un manteau Evenki qui trainait ..mais il n’a rien de terrible et en plus la femme du fermier ne veut pas s’habiller avec ses vêtements traditionnels …elle a autre chose a faire ou il faut y mettre le prix … Je commence à être fatiguée de ce type de relations et suis vraiment prête à lâcher l’affaire !!!




Lors du recensement de 2000, on comptait 30 505 Evenks en Chine, principalement des Solons et des Khamnigans . 88,8 % des Evenks de Chine vivent dans la région de Hulunbuir , au nord de la province de Mongolie-Intérieure , près de la ville de Hailar . La bannière autonome d’Ewenki est également située près de Hulunbuir. On compte également environ 3 000 Evenks dans la province voisine du Heilongjiang
L’empereur mandchou Hong Taiji conquit les Evenks en 1640 et exécuta leur chef Bombogor . Après la conquête mandchoue, les Evenks furent incorporés aux Huit Bannières .
Mais notre ami du gouvernement veille et requiert l’aide d’une charmante jeune femme qui est Evenki !!!
Elle est danseuse …son costume est une adaptation du costume original …mais elle est superbe !!!











En 1763, le gouvernement Qing déplaça 500 familles Solons evenks et 500 familles Daures vers les régions de Tacheng et de Ghulja , au Xinjiang , afin de renforcer la frontière occidentale de l’empire.
1 020 autres familles Xibe (environ 4 000 personnes) arrivèrent également l’année suivante. Depuis, cependant, les Solons du Xinjiang se sont assimilés à d’autres groupes ethniques et ne sont plus identifiés comme tels.











L’occupation japonaise a conduit à de nombreux meurtres d’Evenkis, et les hommes Evenkis ont été enrôlés comme éclaireurs et rangers par les services secrets japonais en 1942. Certains Evenkis ont fui vers la Sibérie soviétique de l’autre côté du fleuve Amour après avoir assassiné un officier japonais pour éviter d’être punis par les Japonais.
Les Evenki de Chine d’aujourd’hui sont généralement des éleveurs et des agriculteurs sédentaires.











Elle nous fait même le coup de la guerre des étoiles avec une stalactite en glace !!!



















Le Deuxième costume est plus proche de la réalité c’est à dire le costume que j’avais entrevu à Manzouli …même si lui aussi est une interprétation folklorique !!!


















Dernière photo avec cette jolie danseuse …

Chine 2025 : Arrivée à Manzouli !!!
Nous arrivons en train de Pékin à Manzouli après d’interminables heures de voyages et des contrôles paranoïaques à tous les niveaux : security check (pires qu’en Inde…) Controles des billets (avant, pendant et à la sortie du train …dans certains cas ils sont bien embarrassés car ils ne savent pas lire mon passeport … Heureusement pour eux les gares importantes sont équipés de Scanners.
Mais l’arrivée à Manzouli est impressionnante …Des statues de mammouths illuminées qu’on croirait en or !!!
Il faut que c’est à proximité d’ici en creusant dans les mines de charbon que l’on a trouvé les restes de ces animaux en très bon état vu leur ancienneté.
Autre surprise à Manzouli, on se croirait à Moscou !!!
La ville est installée sur la frontière sibérienne de la Russie et tous les jours, les Russes traversent la frontière pour venir faire leurs courses en Chine…
D’ailleurs vu la couleur de mes cheveux et mon look, tous les Chinois s’adressent à moi en russe où mon vocabulaire n’est pas plus riche voire moins qu’en Chinois.




Dans les environ de Manzouli c’est encore pire, les Chinois ont construit des parcs d’attraction kitsch à la Chinoise mais avec un décor typiquement russe …
Ensuite nous visitons le musée local ou nous n’apprenons pas grand chose sur les Evenki population nomade mais avec un effectif réduit en Mandchourie …seulement moins de 300 personnes !!!
Ils sont un peu plus nombreux en Sibérie russe : environ 3000 …mais pas question d’y aller compte tenu du contexte politique actuel …








Nous reprenons une technique qui a porté ses fruits au Yunnan : visiter les boutiques de vêtements ethniques en espérant avoir des informations sur la localisation des Evenki dans la région.


Nous visitons en premier lieu une boutique tenue par 2 jeunes femmes charmantes qui n’ont aucune information ni vêtements ethniques mais qui nous conseille de contacter une femme qu est « master » de la propriété immatérielle de la région (un titre très chinois) et qui possède beaucoup de costumes traditionnels pour réaliser des photos de studio …
Je craque dans cette jolie boutique pour une paire de bottes mongoles en peau de cheval que je devrai trimballer pendant tout le voyage !!!
Ce n’est pas vraiment ce que l’on recherche …mais faute de mieux , on y va sachant que c’est à l’extérieur de la ville …








Elle possède certaines pièces très intéressantes mais celles pour lesquelles j’ai le coup de foudre sont celles de la population Oroqen … La première photo qui est le costume de Chaman Oroqen et les 3 dernières qui représentent le costume traditionnel Oroqen avec chapeau en tête de cerf.
Cette dame est très sympathique mais nous indique que nous ne trouverons rien sur les Evenki à Manzouli, par contre elle demande à son mari de nous prendre en charge et de nous conduire dans le musée local qui est dédié aux mammouths …


















Il y a une partie du musée qui donne quelques infos (en Chinois) sur les populations locales de l’antiquité mais rien sur les nomades …
Le sous sol du musée est une reconstitution d’une mine de charbon très bien faite à différentes périodes de l’histoire qui présente les différents types d’outillage …et qui est un vrai labyrinthe ..


En sortant du musée nous repartons à la frontière russe …
1ère photo : l’ancien point de passage à la frontière …
Puis quelques images du Disney Land local mais avec une connotation soviétique hyper kitsch !!!





Le soir pour les remercier de nous avoir pris en charge, nous voulons inviter nos nouveaux amis Mandchou à diner …mais pas question …c’est eux qui nous invitent …comme ils parlent relativement bien l’anglais …je passe une soirée formidable !!!


Le lendemain on reprend le train (un tortillard qui s’arrête partout pour aller jusqu’à Hulumbeier où il n’y a pas grand chose à faire et à voir.
On visite quelques magasins de vêtements traditionnels où on trouve surtout des costumes pour les Bahou que nous avions rencontré l’année dernière en Mongolie Intérieure Chinoise …






On reprend le train où on traverse la steppe de Budongxia pour arriver à Genghe où on a une petite chance de rencontrer des Evenki


Comme vous le constatez …le paysage n’a rien de vraiment varié ni intéressant …









