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Indonésie 2025 : Danses et visites à Jamdena
Notre première visite en quittant Saumlaki est de retourner à Tumbur voir le sculpteur sympathique qui réalise ces merveilleuses maquettes de bateaux.
Celles que j’avais achetées la dernière fois et que j’avais imprudemment envoyées par la poste en France sont arrivées en pièces détachées …j’ai tenté de reconstituer le puzzle avec à la fin plus de colle que de bois !!!
Je rachète 2 bateaux dont un pour moi mais je demande à ce que l’on me fasse un emballage renforcé pour le voyage !!!






Mon principal projet en revenant à Saumlaki pour la 3ème fois était d’assister à la danse des guerriers de Tanimbar avec les magnifiques costumes en écorces d’arbres …le problème est que ces costumes ne supportent pas la pluie et que à chacun de mes passages les iles de Tanimbar étaient balayées par la pluie !!!
Mais cette fois ci la météo est plutôt clémente …je demande donc à un copain local de me trouver une troupe de danseurs qui portent des costumes telles que présentés sur ces photos (désolées pour la très mauvaise qualité mais je n’ai rien trouvé de plus net !).
On organise un Rdv avec la responsable de la troupe …A toute mes questions elle répond positivement et j’espère avoir le lendemain une dizaine de danseurs avec les costumes souhaités…









Mais le lendemain matin …grosse déconvenue !!! Les jeunes filles se présentent mais pas avec le costume en écorce : elles portent le costume habituel avec comme coiffe l’oiseau de paradis, et ce costume, je possède déjà de nombreuses photos et vidéos des danses !!!
Je ne peux pas les renvoyer chez elles mais comme seulement la moitié de l’effectif a fait l’effort de venir …je négocie à mort le prix et en Bahasa s’il vous plait !!!
Bon elles sont ravissantes quand même …le garçon a oublié de se réveiller …typique des Indonésiens..
Dans la région de Tanimbar, il existe encore de nombreux patrimoines culturels ancestraux qui continuent d’être préservés. L’un d’eux est la danse Nabar Ilaâa typique de la communauté des îles Tanimbar, dans le sud-ouest des Maluku, province de Maluku. La danse Nabar Ilaâa est pleine de connotations traditionnelles.
Tnabar Ila’a est une danse de l’amitié lors de l’accord « panas pela » entre deux villages à construire. Tnabar’ila est aussi une « grande danse » qui est une grande danse du peuple Tanimbar. Cette danse implique de nombreuses personnes, hommes et femmes.
Cette danse utilise généralement des vêtements traditionnels de la tribu Tanimbar appelés tissus tissés, qui sont fabriqués par le processus de tissage ikat. En substance, cette danse est l’expression d’une promesse ou d’un certain message qui contient des éléments de bonheur pour la communauté.











La jeune fille sur la 5ème photo porte un sarong dont les motifs sont très traditionnels …malgré de nombreuses recherches je n’ai jamais pu dénicher ce trésor …





Avant de se quitter on fait pas mal de photos de groupe car avant la danse je leur ai promis de leur envoyer toutes les photos



Elles n’ont peut être pas le costume que je souhaitais mais elles sont vraiment gracieuses …







L’après midi, nous repartons sur la cote ouest visiter le village de Olilit qui comporte des formations rocheuses intéressantes sur la plage …malheureusement l’eau est tellement sale que cela gache un peu l’intéret de cet endroit … Je voulais voir ce que cela donnait à marée basse mais c’est plutôt raté…








Olilit Village est un village situé tout près de la frontière maritime entre l’Indonésie et l’Australie. Situé à environ 400 km de Darwin, en Australie, ce village est l’un des villages les plus éloignés d’Indonésie.
Administrativement, ce village est inclus dans le district de Tanimbar Sud, ville de Saumlaki, régence du sud-ouest des Maluku, province des Maluku.
Ce village se caractérise par une majorité de chrétiens plutôt intégristes …Chaque famille construit devant sa maison une chapelle qui est utilisée pour des cérémonies lors des fêtes religieuses.













Retour à Saumlaki où je découvre un magnifique jardin doté d’un restaurant délicieux et confortable et dont les prix sont tout à fait abordables …cet endroit apportera une bouffée de confort dans ce voyage qui en est complètement privé !!!




La météo étant toujours clémente …je ne renonce pas à mon projet de costumes en écorce et je contacte un autre groupe de danseurs …Le prix est stratosphérique : je commence par diviser le budget par 3 et le plus étonnant est qu’il est accepté !!!
Le groupe est constitué d’enfants très motivés et fiers de leur culture …il faudra cependant attendre qu’ils aient fini l’école pour assister au spectacle ..
Le plus jeune danseur est né handicapé sans mains mais c’est le danseur le plus motivé et c’est réjouissant de le voir si bien intégré dans ce groupe …










Par le passé, les habitants de Tanimbar utilisait les principaux matériaux comme le
coton et l’écorce comme teinture. Le coton est transformé en fil puis imbibé de jus d’écorce selon la couleur choisie. L’écorce est cuite avec de l’eau jusqu’à ébullition; le fil est teint pendant quelques
minutes puis retiré, après cela il est séché et utilisé pour le tissage.
Avant le tissage l’écorce elle même était travaillée pour être plus souple et pouvoir être portée comme vêtement …c’est ce que montre les 2 photos en noir et blanc de mauvaise qualité qui précèdent les premiers paragraphes …
Les pagnes et les couvre chefs des hommes étaient dans ce matériau …la couverture portée par la femme est également en écorce …
Cette technique est conservée au centre de Sulawesi où ce type de vêtement est toujours utilisé pour les cérémonies.
A Tanimbar le savoir faire de fabrication de ces vêtement a été partiellement conservé mais ceux ci ne sont porté que lors des spectacles à vocation officielle ou touristique …









Les jeunes filles portent des anneaux de bras qui sont maintenant fabriqués en porcelaine ou en plastique …ils étaient autrefois en ivoire ou en coquillages …on peut toujours en trouver mais à des prix astronomiques..;








Le spectacle terminé, on remballe tous les costumes pour éviter de les abimer …


Retour à notre guest house très rustique mais sympathique …et depuis la terrasse on peut admirer de superbes couchers de soleil !!!





Indonésie 2025 : De Kisar à Tanimbar
Le voyage dans notre nouveau bateau est hard …outre les bruits des moteurs qui rendent impossible tout type de sommeil …la salle de bain est tellement étroite que l’on ne peut même pas fermer la porte …j’ai renoncé à me doucher !!!
Heureusement il me restait quelques lingettes …
L’équipage est nettement moins sympa que celui du bateau précédent avec qui on reste en contact quand on peut avoir du réseau …ils sont plus lents que nous, donc on a moins d’un jour d’écart entre nos 2 bateaux.
Un arret mémorable est celui de Leti …encore une petite ile perdue dans l’océan.
La désorganisation à bord atteint des summums.










On profite de cette escale pour transformer le bateau en Arche de Noé.
On embarque pour commencer un certain nombre de poules …puis beaucoup plus fort 4 vaches que l’on fait voler dans les airs !!!
Les pauvres bêtes sont tellement traumatisées qu’elles se débattent à peine …en Indonésie le bien être animal est loin d’être une priorité …











On les parque à l’avant du bateau …les marins leur mettent quelques palmes sous les pattes pour éviter qu’elles tombent trop souvent en glissant sur le pont !!!
Mais encore plus fort on embarque un bateau avec l’équipage à bord !!! La sécurité comme la maintenance n’existe pas pour les Indonésiens !!!
Chaque escale dure plus de 3 heures parfois 6 mais comme les dockers locaux passent leur temps à dormir toutes les demie heures …le rendement frise le négatif !!!
J’avoue que ce non professionnalisme et ce temps perdu m’énerve passablement et je vais terminer ce voyage sur les rotules à la fois à cause de la fatigue physique (je dors peu et très mal)mais surtout à cause de la fatigue nerveuse : je prends énormément sur moi pour ne pas exploser.







On arrive à Moa et c’est à nouveau le même cirque … on récupère un malade (le pauvre ) …la clim de la classe économique est en panne !!
On invite également à bord 4 chèvres qui ont le privilège de monter à bord sur la passerelle sans qu’on les balance en l’air mais en montant sur leur pattes et en empruntant la passerelle !!!












En surveillant les chèvres à qui on a donné à manger un tronc de bananier (dont elles n’ont rien à faire …) je repère une caisse en bois où sont gardés 2 énormes porcs …en voilà 2 qui ne voyagent pas trop confortablement non plus…
A Tepa impossible de sortir tellement il pleut …je me cantonne comme d’ahabitude à mes soupes de nouilles déshydratées car la nourriture que l’on trouve sur le port n’est pas particulièrement fraiche …
Les vaches ont retrouvé l’appétit et machent consciencieusement des lamelles de tronc de bananiers.





Plus que quelques escales …à Babar, Ridwan commence à s’énerver car sur le port on ne trouve que de la viande de porc (pas top quand on est muslim) et de la viande de chien qui n’est pas hallal non plus …Encore un arrêt à Roing . La mauvaise nourriture, le bruit et le manque d’intimité commence à nous porter vraiment sur les nerfs …il est vraiment temps que nous arrivions à Saumlaki …
Il était prévu que l’on accoste à 7 heures du matin en fait on arrive à 12h !!!
Je suis tellement contente d’être arrivée (quand même 9 jours de mer dans des conditions déplorables ) que je ne rouspète même pas lorsque je me fait bousculer par les porteurs qui se précipitent avant même que les gens commencent à descendre …



Dernières photos de notre rafiot et sur la 3ème photo la vue de la terrasse de l’hotel à Saumlaki !!!
Notre première visite est pour la boutique de textiles …elle a des sarongs magnifiques mais c’est les mêmes que la dernière fois que nous sommes venus : elle les vend tellement cher qu’ils lui restent sur les bras et ce n’est pas fini !!!









Mais enfin nous sommes à Saumlaki …mixité de religions et gens plutôt sympas …je vais pouvoir enfin me détendre !!!



Indonésie 2025 : 1ère étape du voyage de Kupang à Kisar …
Ca y est je suis dans les starting blocks pour rejoindre Kisar …le seul problème est que le seul moyen pour rejoindre cette ile qui est une crotte de mouche perdue dans l’océan …et cela pose pas mal de problèmes : on sait lorsque l’on part mais il existe pas mal d’incertitudes sur la date d’arrivée et encore plus sur la date à laquelle on pourra retrouver un bateau pour continuer notre route …
En tenant compte de ces incertitudes, j’ai pris un visa indonésien de 2 mois en espérant que cele sera suffisant !!!
Nous commençons notre périple à Kupang sur l’ile deTimor …1ère escale à Alor c’est à dire à Kalabahi …cela semple proche sur la carte mais vu que notre bateau était très ancien avec des moteurs en mauvais état (tellement mauvais état qu’un des moteurs ne fonctionnait pas …).
Les voyages en bateau en Indonésie sont l’école de la patience : le 17 mai on est censés partir à 19 heures mais l’équipage nous contacte pour nous demander d’être là avant 17h …on arrive à 16h mais on ne part qu’après 20h …les Indonésiens sont tellement mal organisés que les documents du bateau ne sont pas prêts et cela se reproduira tout le long du voyage…
Notre cabine est riquiqui …elle est prévue pour 4 mais nous avons négocié de l’occuper qu’à deux …la salle de bain est vraiment pourrie mais je m’apercevrai par la suite que c’est la meilleure que nous aurons jusqu’à Ambon.











Mauvaise surprise le matin nous devions arriver à Alor à 8h …mais compte tenu de l’état de notre moteur …notre arrivée est prévue à 13h puis 15 heures et en fait on arrivera à 17h …comme il est prévu d’y rester un certain temps pour essayer de réparer le 2ème moteur ce qui nous laisse 3 heures de battement avant le départ !!!
On se précipite à terre pour commander du poisson grillé …je suis déjà lassée des nouilles lyophilisées.
Selon l’histoire circulant dans la communauté d’Alor, le plus vieux royaume de la Régence d’Alor était le royaume des Abui à l’intérieur des montagnes d’Alor et le royaume des Munaseli à la pointe est de l’île de Pantar. Autrefois, ces deux royaumes étaient impliqués dans une guerre magique. Ils utilisaient des pouvoirs surnaturels pour se détruire mutuellement. Munaseli a envoyé des abeilles à Abui, tandis qu’Abui a envoyé des ouragans et du feu à Munaseli. Cette guerre a finalement été gagnée par Munaseli. On dit que le crâne du roi Abui qui a mené la guerre est encore stocké dans une grotte à Mataru.
Le royaume suivant qui a été établi était le royaume de Pandai situé près du royaume de Munaseli et le royaume de Bunga Bali centré à Alor Besar. Munaseli et Pandai, qui étaient voisins, ont finalement également été impliqués dans une guerre qui a amené Munaseli à demander de l’aide au roi du royaume de Majapahit, considérant qu’il avait précédemment perdu la guerre contre Abui.
Vers le début des années 1300, un détachement de troupes d’aide du royaume de Majapahit est arrivé à Munaseli mais tout ce qu’ils ont trouvé étaient des ruines du royaume de Munaseli, tandis que les habitants avaient fui vers divers endroits à Alor et ses environs. Beaucoup de ces soldats majapahit ont finalement décidé de s’installer à Munaseli, donc il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, beaucoup de gens de Munaseli aient l’air javanais.
L’événement d’envoi de troupes Majapahit à Munaseli est le contexte de la mention de Galiau (Pantar) dans le livre Negarakartagama de Mpu Prapanca qu’il a écrit pendant l’apogée de Majapahit (1367). Le même livre mentionne également Galiau Watang Lema ou les zones côtières des îles. Galiau qui se compose de 5 royaumes, à savoir Kui et Bunga Bali en Alor et Blagar, Pandai et Baranua en Pantar. L’alliance de 5 royaumes sur la côte est considérée comme ayant des relations étroites entre eux, même leurs rois prétendent avoir les mêmes ancêtres.







Très mauvaise nuit dans le bateau car outre Ridwan qui ronfle, il faisait une chaleur caniculaIre dans la cabine : le bateau est resté en plein soleil toute la journée et nous n’avions qu’un petit ventilateur pour nous rafraichir !!!
Le lendemain on arrive à Lirang une petite ile au large de Wetar où on reste plus de 3 heures le temps nécessaire pour décharger le riz destiné à cette ile qui n’en cultive pas…
Un deuxième arrêt est prévu à Wetar à Arwala et là impossible de repartir car on est cantonné au port pendant 3 jours car il y a une alerte de grosses vagues et compte tenu de l’état du bateau …il vaut mieux rester au port…
Du coup comme on peut un peu se promener à terre on essaie de louer une mobylette mais pas question : les villages autour sont réputés dangereux et les villageois ont trop peur que l’on se fasse attaquer et que l’on nous vole la mobylette …
On passe notre temps à faire des aller et retour à pied afin de visiter tous les restaurants (il y en a 2…)du village







Enfin une bonne nouvelle : on appareille le 21 mai et on devrait arriver à Kisar …qui est pour moi le graal du tissage le 23 mai …
Mais pour l’instant on ne bouge pas d’un poil…
Il existe plusieurs langues malayo-polynésiennes endémiques au Wetar et aux îles voisines de Liran et d’Atauro . Appelées wetarese , elles sont l’aputai , l’ili’uun , le perai et le tugun . Il existe également le talur , un dialecte du galoli du Timor oriental. Ces langues sont parlées par de petits groupes d’environ 1 000 personnes chacun. L’ indonésien, langue nationale, et le malais ambonais régional sont couramment utilisés.
La principale activité économique du Wetar est l’agriculture de subsistance , principalement basée sur le sagou . Les carapaces de tortue sont également récoltées et exportées vers des pays où leur commerce n’est pas interdit.










Toujours à Wetar avant le grand départ on trouve dans un des restaurants, un exemple de tissage dit « traditionnel » mais qui ne l’est pas vraiment …le coton est du marché et les couleurs sont synthétiques.









Dans le fond du paysage, sur la 5 ème photo…On voit des éboulis Il s’agit d’une énorme mine de nickel qui emploie beaucoup d’ouvriers des iles environnantes …
On arrive enfin à Kisar à 6 heures du matin dans un homestay qui n’a rien de terrible …Les nouvelles sont mauvaises le prochain bateau arrive cette nuit et sinon il faut attendre plus de 5 jours ce qui risque d’être très long dans cette ile microscopique !!!
On loue une mobylette et on fonce au petit aéroport local qui assure une liaison une fois par semaine avec Saumlaki …mais là c’est encore pire …tout est complet jusqu’au 4 juillet …
Nous avons donc 12 heures pour visiter l’ile et il va falloir faire avec !!! Mais vu la taille de l’ile …c’est très vite fait !!!
On parle à Kisar deux langues qui appartiennent à deux familles différentes : le kisar, qui est une langue austronésienne, et l’oirata, qui est une langue papoue.









On commence la visite par le village de Yahura qui nous montre des tissages en coton classique du marché tels que l’on peut s’en procurer à Kupang …donc rien d’exceptionnel !!!
Dans le village suivant de Lebelau , on fait une belle découverte : un sarong kapas …photo è (coton filé à la main, couleurs naturel, tissage main ) La tisserande en veut 10 millions que je n’ai pas …on se contentera des photos !!!

















Avant dernière photo ci dessus : maison traditionnelle de Kisar
Les motifs du sarong kapas, ci dessous représente des danseuses sur un bateau.












Enfin dans le dernier village à Oirata on tombe sur 3 merveilles qui sont kapas et qui sont vraiment des pièces de musée. La femme ne veut pas les vendre car elle les réserve pour ses enfants et je la comprend …
Les motifs du premier sarong représente des fleurs…





















Le 3ème représente des danseuses avec des fleurs …il s’agit du motif le plus traditionnel de Kisar
Au début du XIXe siècle, la petite île de Kisar était devenue l’île la plus riche de l’archipel du sud-ouest, grâce à sa population industrieuse, son agriculture fertile et sa tradition de commerce interinsulaire. Les meilleurs textiles des îles du Sud-Ouest ont été produits sur Kisar, Leti et Luang ,mais ceux de Kisar étaient les plus fins et n’étaient apparemment concurrencés que par ceux de la petite ville de Luang dans l’archipel de Sermata, à 165 km à l’est de Kisar. La communauté minoritaire de Kisar, parlant oirata, qui vit dans les deux villages d’Oirata Barat et d’Oirata Timur, a produit les meilleurs textiles de tous.
Les textiles Kisar étaient très appréciés et ont été exportés vers de nombreuses îles voisines. Selon Kolff, en 1825, ils étaient exportés vers Leti, Moa, Wetar, Romang et Damar et même plus loin à Tanimbar (Kolff 1840, 257). Presque un siècle plus tard, Jasper et Pirngadie ont identifié les principaux territoires d’exportation comme étant Alor, Wetar, Timor, Moa, Babar, Tanimbar et Aru (Jasper & Pirngadie 1912, 276). Riedel, d’autre part, a constaté que les insulaires commerçaient avec les marchands de Bugis et de Makassar, troquant leurs sarongs, pagaies, ceintures de taille, moutons et chèvres en échange de sarongs de Makassar, lin coloré, et même des patolas (Riedel 1886, 426).
Les tissages de Kisar sont principalement un produit du monde austronésien – les influences étrangères ont été légères. Les premiers dessins ikat ont peut-être été apportés à Kisar, au Timor oriental et peut-être dans d’autres parties des îles de la Sonde par une vague tardive d’immigrants austronésiens du sud de Sulawesi. Ils ne semblent être arrivés qu’il y a environ mille ans, avant cela les habitants de cette région parlaient seulement des dialectes du papuan (Hull 1998,149-53). Ils ont introduit un nouveau style de tubeskirt à deux panneaux, avec un centre étroit rayé en chaîne entouré d’une paire de larges bandes ikat en chaîne composées de motifs carrés, terminés à chaque extrémité par de larges bandes noires unies.
Les premiers dessins ikat ont peut-être été apportés à Kisar, au Timor oriental et peut-être dans d’autres parties des îles de la Sonde par une vague tardive d’immigrants austronésiens du sud de Sulawesi. Ils ne semblent être arrivés qu’il y a environ un millier d’années, avant cela les habitants de cette région parlaient seulement des dialectes du papuan (Hull 1998,149-53). Ils ont introduit un nouveau style de tubeskirt à deux panneaux, avec un centre étroit rayé en chaîne entouré d’une paire de larges bandes ikat en chaîne composées de motifs carrés, terminées à chaque extrémité par de larges bandes noires unies.
Au cours des siècles suivants, il y a eu des échanges réguliers entre Kisar, le Timor oriental, Luang et les autres îles voisines, ce qui a encore influencé les conceptions textiles locales. L’arrivée de quelque 500 immigrants parlant fataluku du Timor oriental en 1721 a probablement injecté de nouveaux motifs dans un répertoire local déjà bien établi. De nombreux motifs trouvés sur les textiles Kisar fabriqués au cours des derniers siècles et demi présentent des similitudes étroites avec ceux trouvés dans la partie extrême-orientale du Timor-Leste. Certains motifs classés comme rou sont des dessins restreints qui, dans le passé, étaient confinés à des familles aristocratiques spécifiques et même aujourd’hui ne peuvent être fabriqués et portés que par un clan ou un domaine spécifique .
Les contributions non asiatiques aux textiles Kisar semblent être minimes, limitées à quelques motifs – l’un provenant de l’Inde et l’autre de l’Espagne des Habsbourg.
Notre courte visite est malheureusement terminée …




Notre nouveau bateau qui est encore un Sabuk est plus petit que le premier et arrive seulement à 3 heures du matin …encore une journée sans dormir !!!
Heureusement on est pistonnés par le chef de la police du port qui nous accompagne jusqu’au bateau pour réquisitionner une cabine …celle du mécano …gros problème il dort au dessus des moteurs qui sont très bruyants …comme cela impossible de dormir et on peut contrôler le ronronnement ou plutôt le rugissement des moteurs !!!









