Indonésie 2025 : Exploration express à Bornéo …

Dès mon retour de Chine …je pars presque directement en Indonésie où j’atterris à Bali en pleine saison touristique …l’horreur totale !!!

Ma première guest house est celle où je descend d’habitude …mais le mobilier est en ruines …j’apprendrai par la suite que cet endroit va être vendu à la fin de la saison …ce ne sera pas un mal !!! Je tenterai plusieurs expériences toutes aussi désastreuses et bruyantes dont une propriétaire saoule du matin au soir … Définitivement je ne repasserai à Bali que pour récupérer mes affaires …

L’autre objectif de mon passage à Bali était de me rendre dans un hôpital sérieux afin de passer les examens nécessaires à un prompt rétablissement …en Chine impossible de trouver un médecin compétent et parlant l’anglais …En Indonésie je pense avoir plus de chance car je parle un peu Bahasa.

Je choisis un hôpital ultra neuf où je pense bêtement que les médecins doivent être au courant des dernières techniques de traitement …l’hôpital est désert ce qui est un peu surprenant. Mais une amie locale m’expliquera que les tarifs des traitements sont tellement prohibitifs que personne sur le plan local n’ose y aller !!!

Et par contre les compétences des médecins sont à l’indonésienne …pas terribles du tout !!!

J’y passe un minimum de temps afin de ne pas exploser mon budget et repars dans le même état que j’y suis entrée.

Mon projet est de retourner à Bornéo dans la partie indonésienne ouest, moins touristique et où je suis à même de trouver des Iban Dayaks ..mon ex compagnon de Chine toujours imbu de lui même me conseille de retourner à Bangkok …

Par esprit de contradiction je décide de continuer et prends un billet d’avion pour Pontianak où je rejoins Burdan qui lui j’en suis sure …prendra soin de moi !!!

Nous partons immédiatement de Pontianak vers Sintang …une journée de voiture !!!

A Sintang on va visiter la Galerie Kobus spécialisée dans les Desah Dayaks où j’avais fait des folies lors de mon dernier passage il y a 6 ans (période Covid !!!)…cette fois ci c’est sur les paniers que je me lâche ..ils sont vraiment trop beaux !!!

Ensuite on se rend à la maison longue Desah dayak où il avait été impossible de pénétrer il y a 6 ans sans promettre d’acheter des tissages …promesse tenue !!!

J’y reviens cette fois ci et malgré ma mauvaise mine tout le monde me reconnait …J’achète à nouveau des Pua Kumbu (tissages traditionnels Dayak)..ils sont trop beaux !!!

Je repars chargée comme une mule …heureusement qu’il y a la voiture !!!

Première photo : le style de conduite des Indonésiens …qui vaut celui des Indiens en moins agressif …un camion surchargé et mal équilibré doublé à droite (en Indonésie, la conduite s’effectue à gauche…) avec franchissement de la ligne jaune continue …mais pas assez de policiers de toute manière trop corrompus pour intervenir !!!

Nous traversons une zone complètement ravagée par la déforestation …Moi qui ne suis pas revenue dans cette zone depuis 6 ans, je constate une aggravation très nette du phénomène …Les arbres abattus …sont laissés en l’état sur le terrain …Donc il n’y a même pas une exploitation intelligente des dégâts provoqués !!!

Bien que la déforestation ait globalement « diminué » en Indonésie au cours de la dernière décennie, plusieurs provinces continuent de connaître une conversion importante de forêts en plantations de palmiers à huile. Ces dernières années, la déforestation liée à la production industrielle d’huile de palme s’est concentrée dans les provinces riches en forêts de Bornéo, en Indonésie. Quatre provinces du Kalimantan ont représenté 72 % de la déforestation totale liée à la production d’huile de palme en Indonésie entre 2018 et 2022.

Il est important de noter que l’huile de palme indonésienne est de plus en plus utilisée en Indonésie. L’utilisation nationale d’huile de palme, que ce soit pour la consommation locale ou la fabrication en aval, est passée de 32 % de la production en 2018 à 44 % en 2022. Les données de l’Association indonésienne de l’huile de palme (GAKPI) montrent qu’en 2022, plus de la moitié de l’huile de palme consommée dans le pays était destinée à l’industrie du biodiesel et de l’oléochimie, le reste étant utilisé dans les produits alimentaires.

La production d’huile de palme en Indonésie est liée à d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des incendies de tourbières drainées, de l’affaissement des tourbières et de la conversion des terres. Nous avons constaté que la production industrielle d’huile de palme en Indonésie a émis en moyenne 220 millions de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone par an entre 2015 et 2022. Cela représente près d’un cinquième des émissions annuelles totales de l’Indonésie, qui s’élevaient à 1,23 gigatonne en 2022 .

Même si seulement 14 % des plantations de palmiers à huile (2,2 millions d’hectares) en Indonésie se trouvent sur des tourbières riches en carbone, l’affaissement des tourbières et les incendies sur les tourbières drainées ont été responsables de près de 92 % des émissions annuelles moyennes de GES du secteur de l’huile de palme entre 2015 et 2022.

Pas sur que je revienne à Kalimantan …ces forêts détruites me brisent le coeur !!!

Désolée pour la mauvaise qualité des photos, mais compte tenu de ma méforme …je ne suis pas motivée pour faire des exploits …

Nous nous arrêtons dans un premier village Iban Dayak, mais une personne vient de mourir donc nous n’avons pas le droit de pénétrer dans la maison longue …

Les 2 fleurs qui ornent le panneau d’entrée de la maison longue sont des « fleurs d’aubergines » qui sont tatouées sur les épaules du chef de tribu …Cette fonction est héréditaire …donc le chef et toute sa descendance portent ce tatouage !!!

Les Iban sont un sous-groupe ethnique Dayak originaire de Bornéo , principalement présent dans l’ État malaisien de Sarawak , au Brunei et dans certaines parties du Kalimantan occidental , en Indonésie . Ils constituent l’un des groupes les plus importants parmi les peuples Dayak , un terme historiquement utilisé pour décrire les communautés indigènes de Bornéo . Les Iban sont surtout connus pour leurs riches traditions culturelles, qui comprennent des pratiques distinctives en matière d’agriculture, de musique, de tissage et d’organisation sociale.

Historiquement, les Iban étaient connus pour leur culture guerrière, en particulier la pratique de la chasse aux têtes , qui était un élément central de leur structure sociétale et de leurs croyances spirituelles jusqu’au début du XXe siècle. Les unités sociales traditionnelles des Iban sont basées sur des maisons longues , qui servent d’espaces de vie communautaires pour les familles élargies. En termes d’agriculture, les Iban pratiquent depuis longtemps la culture itinérante , en particulier du riz, ainsi que la chasse et la cueillette.

Les Ibans trouvent leurs origines dans le bassin de Kapuas, dans le Kalimantan occidental , et plus précisément dans l’affluent du Ketungau, considéré comme leur terre ancestrale avant leur migration vers le territoire de l’actuel Sarawak à partir du milieu du XVIe siècle. Leur migration a été influencée par des facteurs tels que les conflits tribaux, l’expansion territoriale et la recherche de terres fertiles. Tembawai Tampun Juah, situé dans la région de Segumon, dans le Sanggau , au Kalimantan occidental, est au cœur de leur identité culturelle et spirituelle. Il est considéré comme le berceau symbolique du peuple Iban.

Sous l’administration coloniale de la famille Brooke au XIXe siècle, les Iban jouèrent un rôle important dans les campagnes militaires, où ils furent recrutés comme soldats et contribuèrent à la défense du Sarawak, puis de la Malaisie. Au fil du temps, leur culture migratoire s’étendit au-delà de Bornéo, conduisant à l’établissement de communautés diasporiques visibles dans la péninsule malaise .

Dans le contexte contemporain, les Iban demeurent un groupe ethnique important au Sarawak , représentant 28,8 % de la population totale. Malgré les influences de la modernisation, ils ont conservé une forte identité culturelle. Les Iban continuent de préserver leurs pratiques traditionnelles, notamment leur langue , le tissage Pua Kumbu et la musique cérémonielle, tout en participant activement aux sphères sociales et économiques contemporaines de la région.

Au Kalimantan ce groupe ethnique est plus minoritaire et concentré sur la frontière du Sarawak …C’est à partir de Putussibau que nous livrerons à cette recherche !!!

Nous nous arrêtons à la maison longue située à Mungguk…où nous sommes accueillis très cordialement …

Je rencontre le chef de tribu qui est très jeune …son père vient de mourir et il a hérité du titre. Il me drague gentiment en m’appelant Titanic …je ne sais pas si c’est parce qu’il me considère comme une catastrophe ambulante ou parce qu’il trouve que je ressemble à Kate Winslet …personnellement je préfère la 2ème hypothèse …

On pense généralement que le terme « Iban » est né d’une déformation du mot Kayan hivan , signifiant « errant ». Les Kayan, qui vivaient dans le cours supérieur de la rivière Rejang , utilisaient ce terme de manière péjorative pour désigner les pionniers Iban, dont la nature agitée et les habitudes migratoires en faisaient des voisins indésirables. Ce terme est resté largement confiné à la région de Rejang et n’a été connu des autres groupes Dayak qu’au milieu du XIXe siècle.

Avant le XIXe siècle, les groupes autochtones non malais de Bornéo étaient souvent regroupés sous le terme de « Dyaks » ou « Dayaks » par les étrangers, notamment les Occidentaux et l’ administration Brooke . Ce terme était utilisé pour décrire divers groupes autochtones, bien qu’il ne soit pas spécifique à un groupe ethnique en particulier. James Brooke , premier Rajah du Sarawak, a inventé le terme « Dayak de la mer » pour distinguer les Iban des « Dayaks de la terre » (comme les Bidayuh). Cette distinction reflétait le mode de vie plus mobile et fluvial des Iban, contrastant avec le mode de vie agricole plus sédentaire des autres groupes Dayak.

Le nom « Iban » s’est répandu au sein du groupe au fil du temps, notamment après la Seconde Guerre mondiale . Bien qu’il fût à l’origine un terme étranger, le mot « Iban » a été adopté par la population elle-même et est désormais le terme couramment utilisé pour désigner le groupe, notamment au Sarawak.

Par le passé et même récemment les Iban Dayaks avaient une réputation non usurpée de « chasseurs de têtes « 

En Asie du Sud-Est, des études anthropologiques évoquent les pratiques de chasseurs de têtes des tribus Murut, Ilongot, Igorot, Iban, Dayak, Berawan, Wana, et Mappurondo. Il s’agit généralement chez eux d’une activité rituelle — d’ailleurs limitée au prélèvement d’un spécimen — plutôt que d’un acte de guerre ou relatif à une dispute. Le rituel permettait de mettre fin au processus de deuil. Des notions de virilité et de mariage étaient également englobées dans la pratique, et les têtes collectées étaient hautement prisées. La chasse aux têtes pouvait également être associée à la capture d’ennemis pour les asservir comme esclaves, aux pillages, aux échanges intra et inter-ethniques, à des conflits et à l’expansion territoriale.

« Ces chasses à l’homme s’organisent encore périodiquement partout où l’autorité européenne ne les a pas réprimées à grand effort. Deux ou trois jeunes gens, parfois un bien plus grand nombre, se donnent le mot pour une incursion à l’intérieur, et, après avoir consulté les présages, partent en campagne sans emporter avec eux autre chose que leurs armes et un peu de sel roulé dans les plis de leur ceinture. Ils en assaisonnent les pousses d’arbre, les feuilles, les choux-palmistes qui, une fois dans la forêt, deviendront leur unique nourriture, si même ils ne sont pas réduits à mâcher, pour tromper la faim, quelques boulettes d’argile grasse. À partir de ce moment, ces forêts où ils se sont enfoncés recèlent des hôtes plus redoutables qu’aucun des fauves abrités dans leurs impénétrables profondeurs. Ces pas furtifs qui froissent à peine l’herbe épaisse, ces yeux qu’on voit étinceler dans l’étroit interstice de deux branches voisines, ces formes hâves et légères qui traversent en bondissant une clairière indiscrète, sont bien plus à craindre que s’ils annonçaient la présence du tigre ou de la panthère. Dans les eaux limpides de cette source, et masqué par les larges feuilles tombées d’un arbre penché sur elle, vous pourriez distinguer, avec l’œil du lynx, le haut d’un visage humain. Le menton lui-même est submergé. Qu’un Malais, un Chinois, vienne imprudemment s’agenouiller au bord de cette onde tentatrice pour y tremper ses lèvres altérées, et sa mort est aussi certaine que s’il s’était jeté, par-dessus bord, au milieu de l’océan. La nuit, dans une prahu amarrée au rivage par un câble de rotins, tout l’équipage d’un de ces bateaux marchands s’est endormi à quelques pas d’un village populeux. Couché à plat ventre sur un de ces troncs flottants que les courants enlèvent aux forêts par eux traversées, un homme avance à la dérive et, perdu dans les ténèbres, s’approche sans bruit de la nef silencieuse. Un seul coup de sa hache bien aiguisée a rompu le cable : la prahu cède au courant qui l’entraîne et, sans que personne à bord se réveille, va lentement toucher, au premier détour du fleuve, sur un point connu d’avance, où l’attend un groupe de Dayaks altérés de sang, avides de têtes humaines. Ils sautent à bord et, armés du kriss comme le moissonneur l’est de sa faucille, achèvent en quelques tours de main leur sanglante récolte. Et quelques jours plus tard, épuisés de fatigue, amaigris par le jeûne, pâles comme les cadavres qu’ils ont laissés derrière eux, les chasseurs de têtes rentrent au village natal, salués par de triomphales acclamations. Ils seront désormais parmi les plus braves, ils seront la gloire et l’espérance de la tribu. Les jeunes filles leur sourient, et ils choisissent parmi les plus belles. Les vieillards les comblent d’éloges et les comparent aux plus vaillants des chefs que, jadis, ils suivirent dans de semblables expéditions. La « maison aux têtes » (chaque village a la sienne) s’enrichit de nouveaux trophées et, en s’y réunissant pour fumer ensemble, les hommes de la tribu se raconteront les incidents de la périlleuse campagne qui vient de s’accomplir. »

— E.-D. Forgues, La chasse aux têtes, scènes d’un voyage à Bornéo, 1848

Plus récemment le conflit de Sampit à Kalimantan démontre que ces habitudes sont loin d’avoir été oubliées ..

Les Madurais sont arrivés pour la première fois à Bornéo en 1930 dans le cadre du programme de transmigration initié par l’ administration coloniale néerlandaise et poursuivi par le gouvernement indonésien. En 1999, les Malais et les Dayak du Kalimantan ont uni leurs forces pour persécuter et massacrer les Madurais pendant le conflit de Sambas . 3 000 personnes ont été tuées dans les massacres, le gouvernement indonésien ne faisant pas grand-chose pour arrêter la violence.

En 2000, les transmigrants représentaient 21 pour cent de la population du Kalimantan central. [ 13 ] Les Dayak sont entrés en concurrence avec les Madurais, très visibles et industrieux, et dans des endroits comme Sampit, les Madurais ont rapidement dominé les secteurs de bas niveau de l’économie, ce qui a affecté négativement les perspectives d’emploi des Dayak. De plus, de nouvelles lois ont permis aux Madurais de prendre le contrôle de nombreuses industries commerciales dans la province, telles que l’exploitation forestière, l’exploitation minière et les plantations.

Plusieurs récits décrivent l’incident qui a déclenché les violences de 2001. Une version affirme qu’il s’agirait d’un incendie criminel dans une maison dayak. Des rumeurs ont circulé selon lesquelles l’incendie aurait été causé par des Madurais, et plus tard, un groupe de Dayak a commencé à incendier des maisons dans un quartier madurais.

Le professeur Usop de l’Association du peuple Dayak affirme que les massacres commis par les Dayak étaient un acte de légitime défense, après que les Dayak aient été attaqués. Il a été affirmé qu’un Dayak a été torturé et tué par un gang de Madurais à la suite d’une dispute de jeu dans le village voisin de Kerengpangi le 17 décembre 2000.

Une autre version affirme que le conflit a commencé à la suite d’une bagarre entre étudiants de races différentes dans la même école.

Au moins 300 Madurais ont été décapités par les Dayaks pendant le conflit. Les Dayaks pratiquent depuis longtemps la chasse aux têtes , un rituel qui aurait progressivement disparu au début du XXe siècle, découragé par les colons néerlandais .

Il existe également des rapports indiquant que, dans de nombreux cas, les tueurs buvaient le sang de leurs victimes, leur arrachaient le cœur et les mangeaient . Un porte-parole dayak a déclaré qu’en raison de leur colère et de leur ressentiment envers les colons madurais, « ils ne savent plus s’il s’agit de femmes ou d’enfants. Ils les considèrent simplement comme des animaux à abattre. » Un survivant madurais a pleuré ses enfants et petits-enfants assassinés : « Ils leur ont coupé la tête, les ont découpées et les ont emportées pour les manger. » La police et l’armée, bien qu’appelées sur les lieux, semblent n’avoir guère fait pour mettre fin aux violences jusqu’à ce qu’au moins 500 personnes soient mortes.

L’ampleur du massacre et l’intensité de l’agression ont rendu difficile pour l’ armée et la police de contrôler la situation dans le Kalimantan central. Des renforts ont été envoyés pour aider le personnel militaire présent dans la province. Le 18 février, les Dayaks ont pris le contrôle de Sampit.

La police a arrêté un responsable local soupçonné d’être l’un des commanditaires des attentats. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir payé six hommes pour provoquer l’émeute à Sampit. La police a également arrêté plusieurs émeutiers dayaks après la vague de meurtres initiale.

Quelques jours plus tard, le 21 février, des milliers de Dayak ont ​​encerclé un commissariat de police à Palangkaraya, exigeant la libération des détenus Dayak. La police indonésienne a cédé, largement dépassée en nombre par les Dayak agressifs. Le 28 février, l’armée indonésienne avait réussi à chasser les Dayak des rues et à rétablir l’ordre, mais des violences sporadiques ont persisté tout au long de l’année.

Donc mes copains Dayak sont loin d’être pacifiques même si personnellement j’ai toujours entretenu d’excellents rapports avec eux !!!

Nous profitons d’être à Putussibau pour explorer d’autres maisons longues …Sur la route, nous arrêtons vers une immense maison longue avec des décors Dayak de folie …il s’agit de Taman Dayaks !!!

Les Taman Dayak d’Indonésie, au nombre de 37 500, ne sont plus des peuples isolés. Ils font partie du groupe ethnique de Bornéo-Kalimantan, au sein du bloc d’affinité des peuples malais. Ce groupe ethnique est présent uniquement en Indonésie. Leur langue principale est le taman (indonésien). La religion principale pratiquée par les Taman Dayak est l’animisme, une vision du monde selon laquelle les entités physiques naturelles – y compris les animaux, les plantes et même les objets inanimés – possèdent une essence spirituelle.

Cela se concrétise par les magnifiques décors sculptés qui ornent leur maison longues et symbolisent la connexion étroite entre l’homme et la nature

Les Taman Dayaks sont moins portés sur le tissage mais fabriques de nombreux objets en perles colorées : bijoux, colliers écharpes et même des costumes magnifiques réservés aux cérémonies que j’ai acheté dans une maison longue similaire il y 3 ans !!!

Nous trainons un peu à Putussibau avant de redescendre vers Pontianak . On en profite pour faire une visite du marché sous la pluie …
On renouvelle l’expérience dans un autre marché à proximité de Singtang …avec une variété de légumes impressionnante .

On stoppe sur notre route pour rencontrer un ami et partenaire de Burdan qui se livre au commerce du Kratung …en autre avec les USA.

« Kratung » n’est pas un terme commun pour une région ou un objet à Kalimantan. Il s’agit probablement d’une faute de frappe pour Kratom (une plante aux propriétés médicinales),
Kratom : Mitragyna speciosa, une plante originaire d’Asie du Sud-Est, utilisée en médecine traditionnelle pour soulager la douleur et l’anxiété.

Les feuilles sont collectées, séchées broyées puis soufflées pour éliminer toute trace de bois ou impuretés afin de les distiller en huiles essentielles …

Le produit obtenu sera distillé à nouveau aux USA pour obtenir une huile relativement concentrée qui sera utilisée en traitement médical …compte tenu de la politique tarifaire incertaine aux USA …j’ai des doutes sur la rentabilité de l’opération.

Nous retraversons à nouveau une forêt complètement saccagée.

Nous arrivons à une immense long house : 60 familles y vivent soit 250 personnes environ ..Elle est construite par les Dayaks Kanayatn et se situe à Kampong Cham, dans le village de Bahau.

Les Kendayans (également appelés Dayak Kenyans ou Kanayatn ) sont un groupe ethnique indonésien originaire du Kalimantan occidental , à Bornéo , en Indonésie . Leur population est d’environ 366 000 habitants.

Les languages présentent une grande diversité dialectale, comprenant les dialectes brahe, badame, jare et bang app. D’un point de vue sociolinguistique, il est très difficile de préciser le répertoire linguistique, car elles sont utilisées avec différents dialectes et prononciations patois. Cependant, ces langues sont toutes considérées comme faisant partie de la famille des langues malaises , qui comprend également la langue officielle de l’Indonésie, le bahasa indonesia .

L’adoption croissante de mots indonésiens par les Kanayatn a profondément transformé les dialectes dayak kanayatn pour les locuteurs modernes. Étant donné la forte proportion de locuteurs de dialectes traditionnels parmi les générations plus âgées, cette évolution a entraîné des problèmes de communication intergénérationnelle.

Dans cette immense maison longue nous rencontrons une petite dame très sympa …elle consrve et entretient une collection de statues amassées par le pasteur qui vivait ici auparavant …elle souhaiterait qu’on lui achète une de ces oeuvres …mais elles sont trop lourdes et trop chères pour que je sois tentée…j’ai du mal à me transporter moi même …ce n’est pas pour m’encombrer d’un objet aussi lourd !!!

Le Tangkitn est une arme unique au peuple Kanayatn et était utilisé comme leur principale arme de chasse aux têtes dans le passé. Dans la langue Salako , le Tangkitn est également appelé Parang Pandat . La tribu Kanayatn utilisait des boucliers pour dévier les attaques des épées. Selon le peuple Kanayatn de Mempawah (Compaq-mem pa wah Hulu-mental-too-Sada Niang), il existe deux types de boucliers dans la culture Kanayatn : Gun amp et Jabakng. Cependant, selon les membres Kanayatn de Landak (y compris la mer Ambawang et Kuala Mandor), il n’existe qu’un seul type de bouclier, à savoir Gun amp.

C’est ceux que vous voyez de chaque coté de la porte !!!
La religion originelle du peuple Kanayatn n’est pas le Kaharingan , contrairement au peuple Dayak . La religion indigène des Kanayatn Dayak est indissociable de leurs coutumes (l’Adat). On peut même dire que ces coutumes affirment leur identité religieuse. Dans la pratique quotidienne, les Kanayatn Dayak ne mentionnent jamais la religion comme norme, mais l’Adat (coutume). Ce système religieux n’est pas un système Kaharingan hindou .

Les Kanayatn désignent Dieu par le nom de Juba. Juba aurait transmis les coutumes indigènes aux ancêtres des Dayak Kanayatn, situés à Bukit Bawang (aujourd’hui dans le district de Bengkayang ). Pour exprimer leur croyance en Jubata, ils ont un lieu de culte appelé « panyugu » ou « padagi » (kadiaman). Il est également important pour le prêtre panyangahatn d’assurer la liaison entre l’homme et Dieu (Jubata).

Aujourd’hui, de nombreux Dayak Kanayatn ont embrassé d’autres religions, dont le christianisme et l’islam . Les Kenanyatn ayant embrassé une autre religion peuvent ne plus se considérer comme Dayak Kanayatn une fois qu’ils ont abandonné leurs pratiques coutumières. De même, les Kanayatn ayant embrassé l’islam ne se considèrent plus comme Dayak, mais comme Malais ou Orang laut .

Voilà notre périple est terminé et malgré les conditions pas toujours confortables, je me sens nettement plus en forme qu’à Bali …je suis optimiste pour la suite !!!

Publié le 9 juin 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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