Chine 2025 2026 : L’inauguration incroyable du festival des Chameaux de Alxia left banner …

Déjà ce qui est incroyable est que je sois la seule occidentale présente lors de ce festival …

Du coup Lee reste prudent et moi également car par le passé je me suis déjà faite expulsée de festivals où j’étais la seule étrangère.

Il décide d’aller sans moi , d’aller tâter le terrain auprès du bureau du parti communiste local…ceux ci pas très emballés par ma candidature, mais à partir du moment où j’accepte de porter le costume local ce qui ne me pose aucun problème …m’invite en tant que VIP au festival.

Je suis très surprise et très intéressée par la manière dont je vais être traitée…Le résultat dépasse ce que j’avais pu imaginé !!!

J’arrive donc en robe mongole avec un chapeau qui ressemble plutôt à un modèle des années 30 !!

Une voiture vient me chercher avec mon costume d’apparat, un vidéaste photographe, une journaliste et la secrétaire du service de la propagande…

On commence par un solide petit déjeuner à base de lait de chamelle (encore !!!), de fromage du même lait et d’un genre de beignets …on est plus que lestés !!!

Ensuite avec « mon équipe » on se rend à l’entrée du festival …

Là c’est tout juste si les policiers ne se mettent pas au garde à vous…dès que je franchis le portail du festival, je suis accueillie par un groupe de danseuses mongoles en folie …ce sont des Torghut !!!

Dès qu’elles savent que je suis française, elle me font un accueil triomphal…elles connaissent même le nom de Macron !!

Le clan Torghut apparaît pour la première fois comme un groupe oïrat au milieu du XVIe siècle. Après l’effondrement de l’Alliance des Quatre Oïrats, la majorité des Torghuts, sous la conduite de Kho Orluk , se séparèrent des autres groupes oïrats et migrèrent vers l’ouest, dans la région de la Volga , en 1630, formant le noyau des Kalmouks .

Quelques nobles Torghuts suivirent Toro Baikhu Gushi Khan jusqu’au lac Qinghai (Koke ​​Nuur), intégrant ainsi le groupe des Hauts-Mongols . En 1698, 500 Torghuts entreprirent un pèlerinage au Tibet , mais ne purent en revenir. Ils furent alors réinstallés sur les rives de la rivière Ejin par l’ empereur Kangxi de la dynastie Qing . En 1699, 15 000 foyers Torghuts revinrent de la région de la Volga en Dzoungarie, où ils rejoignirent les Khoïts . Après la chute du khanat dzoungar , l’un de leurs princes, Taiji Shyiren, s’enfuit vers l’ouest, dans la région de la Volga, avec 10 000 familles en 1758. Le nom Torghut ou Torgut dérive probablement du mot mongol « torog » qui signifie littéralement « soie ».
En raison des mauvais traitements infligés par les gouverneurs russes , la plupart des Torghuts finirent par retourner en Dzoungarie et en Mongolie occidentale , quittant la région en masse le 5 janvier 1771.

Si la première phase de leur migration donna naissance aux « Anciens Torghuts », les Qing désignèrent les Torghuts arrivés plus tard sous le nom de « Nouveaux Torghuts ». La taille de ce groupe a été estimée entre 150 000 et 400 000 personnes, accompagnées peut-être de six millions d’animaux (bovins, ovins, équins, chameaux et chiens).

Victimes de raids, de la soif et de la famine, environ 85 000 survivants atteignirent la Dzoungarie , où ils s’installèrent près du fleuve Ejin avec l’autorisation de l’empereur Qing. Les Torghuts furent contraints par les Qing d’abandonner leur mode de vie nomade et d’adopter une agriculture sédentaire, dans le cadre d’une politique délibérée visant à les affaiblir.

L’accueil chaleureux des femmes Torghut …

Après avoir salué poliment tous les responsables de la communauté, on m’installe confortablement dans les tribunes officielles où j’ai malheureusement le soleil en pleine face …dommage pour mes yeux (j’ai oublié mes lunettes de soleil) et les photos !!

J’en profite pour aller visiter quelques chameaux sympathiques c’est à dire ceux qui ne bavent pas ce qui veut dire qu’ils sont moins stressés que les autres !!!

Sur la dernière photo, on peut remarquer un estrade sur lequel est installé un genre d’oracle que l’on trouve également dans les pays himalayens…

Ensuite j’ai droit aux défilés de la police qui malheureusement ne dansent pas …Mais par contre ce n’est pas le cas des ethnies qui les suivent : …

Ces danseurs sont suivis par 2 importants défilés de chameaux…

Ci dessous le film de la propagande du parti communiste mongol qui m’étais destiné…

On continue avec le défilé impressionnant de tous les chameaux apportés par les nomades … Il parait qu’il y a plus de 5000 chameaux présents sur le site pour ce festival !!!

Les personnes habillées en orange sont là spécialement pour ramasser le crottin de chameaux qui ferait mauvais effet sur ce splendide tapis rouge !!!

Le chameau de Bactriane (Camelus bactrianus), appelé aussi chameau à deux bosses (par opposition au dromadaire ou chameau d’Arabie) ou simplement chameau, est une espèce d’artiodactyles de la famille des Camelidae. Il est natif des steppes et des régions arides de l’Asie centrale. L’épithète spécifique bactrianus évoque l’une des régions où les chameaux domestiques étaient autrefois communément élevés : la Bactriane. La femelle est dénommée la chamelle et le juvénile le chamelon. Ce mammifère ruminant diffère du dromadaire (encore appelé chameau d’Arabie) par ses deux bosses dorsales graisseuses (contre une chez le dromadaire), par son poids et sa taille plus élevés, et par une fourrure bien plus abondante. Le chameau et le dromadaire appartiennent tous deux au genre Camelus et peuvent produire des hybrides viables et fertiles.

La constitution du chameau de Bactriane est bien adaptée aux conditions d’un climat continental extrêmement sec, avec des étés chauds et secs et des hivers rigoureux et enneigés. Ses particularités physiologiques et anatomiques lui permettent de vivre pendant un temps exceptionnellement long sans eau, et il se contente d’une nourriture grossière et pauvre en éléments nutritifs. Le chameau s’adapte très bien aux hivers rudes grâce à sa laine très épaisse. Cependant, il est très sensible à l’humidité, et il ne se rencontre que dans les zones où le climat est sec.

Le chameau est depuis longtemps un animal domestique important dans beaucoup de régions d’Asie. Il est prédominant dans les steppes et les régions semi-désertiques d’Asie centrale, de Mongolie, et sur certains territoires avoisinant la Russie et la Chine. La population mondiale de chameaux domestiques serait de 670 000 à 2 millions de têtes. Différentes races de chameaux domestiques ont été développées. Le chameau peut être utilisé comme animal de bât ou de trait, il fournit aussi du lait, de la viande et de la laine.

Contrairement au dromadaire, le chameau existe encore à l’état sauvage, bien qu’en nombre très restreint : il s’agit du chameau sauvage de Tartarie. Le chameau domestique diffère un peu du chameau sauvage, ce qui a amené certains scientifiques à en faire deux espèces distinctes, Camelus bactrianus et Camelus ferus. Si les recherches génétiques du début des années 2000 sont plutôt en faveur d’une séparation entre le chameau sauvage et le chameau domestique, le niveau de séparation des deux taxons reste encore à préciser et la question de l’origine du chameau domestique et de son lien avec le chameau sauvage actuel reste encore ouverte.

En fait un cavalier s’approche de l’estrade où est installé l’oracle et y met le feu …cela marque l’ouverture du festival !!

Cet épisode est accompagné de jets de 6 couleurs qui sont celles du bouddhisme …bleu, blanc, vert, jaune, rouge et orange…le festival est ouvert !

Les 6 couleurs du bouddhisme sont celles du drapeau bouddhique, symbolisant l’aura de Bouddha à l’éveil : le bleu (compassion), le jaune (voie du milieu/équilibre), le rouge (bénédictions/énergie), le blanc (pureté/libération), l’orange (sagesse/détermination) et une bande multicolore représentant l’unité de ces vertus et de toutes les traditions bouddhistes. Ces couleurs sont liées aux cinq éléments (terre, eau, feu, air, espace) et aux cinq sagesses, et sont aussi utilisées dans les drapeaux de prière tibétains (les 5 couleurs de base) et la symbolique des chakras.

Il s’en suit un épisode de fumée qui pique les yeux et fait tousser…avant que les danses reprennent !!!

Les danses reprennent …puis suit un genre de défilé des ethnies locales mais avec des costumes très « théâtre » et pas trop authentiques …

vvvv

Sur cette dernière photo …pour moi uniquement des costumes de théâtre …Rien à voir avec la réalité !!!

Pour la fin des festivités d’ouverture, je retrouve mes copines Torghut…toujours aussi enthousiastes et colorées …

Voilà une première partie qui m’a laissée presque sur les rotules et cela est loin d’être fini !!!

Publié le 27 juillet 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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