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Inde 2025 : Chamans contre La grippe aviaire !!
Nous arrêtons dans tous les marchés et les villages dès que l’on aperçoit des femmes portant un costume traditionnel tribal.
Dans ce petit marché on voit pour la première fois des femmes Gondria Kondh qui ont fière allure. Les Gondria Kondh n’aiment pas trop les photos, et il faut les apprivoiser préalablement pour leur tirer le portrait.
Les Dongria Kondh, le «peuple des montagnes» vivent depuis des millénaires dans ces collines de l’Orissa recouvertes par la jungle. Animistes, ils vénèrent comme une divinité la montagne Niyamgiri, d’où ils «tirent toute vie». Ils y célèbrent de nombreux rituels considérés comme vitaux pour la communauté. Mais leur territoire qui regorge de bauxite attire la convoitise des entreprises minières.







Pour moi, ces jeunes femmes sont superbes et d’une rare élégance malgré leur mode de vie extrêmement difficile …et celle de gauche a même un léger sourire …
Nous continuons notre route et rencontrons un groupe d’homme qui vient de vider un étang de ses poissons et les vend aux passants…Sur la 4ème photo le type assis sur une chaise est le prpriétaire de l’étang.
Pendant ce temps là, quelques enfants s’amusent avec un filet à essayer d’attraper les poissons restants …apriori, sans grand succès !!!






Encore une autre surprise nous attend sur cette route : on arrive à un grand rassemblement de villageois qui se prosternent en face d’une effigie de déesse recouverte d’une poudre violette. DE nombreux villageois arrivent avec une poule dans les bras, d’autres avec une petite chèvre…Egalement sur le lieu de la Puja sont entassé de nombreux pots en terre cuite remplis de riz.
Il s’agit d’une puja (cérémonie) censée protéger les villageois de la variole et de la grippe aviaire … Le nom de cette cérémonie est « Basanti ».
Il y a 4 chams qui officient dans cette cérémonie et qui sont en transe…
La variole était l’une des épidémies les plus meurtrières et les plus destructrices de l’Inde coloniale. Elle a fait des millions de victimes rien qu’à la fin du XIXe siècle. La mortalité due à la maladie n’était pas la seule raison : elle était perçue avec effroi en raison de sa morbidité et de ses terribles manifestations sur le corps des victimes.
Une infection virale contagieuse aiguë provoquait une fièvre intense et une sensation de brûlure, suivies de multiples éruptions de pustules, plus épaisses, regroupées au visage et aux membres, mais qui, dans les cas les plus graves, couvraient tout le corps. Un tiers ou plus des personnes atteintes de variole mouraient, généralement en moins d’une semaine, mais celles qui survivaient devaient vivre le reste de leur vie avec les cicatrices de cette maladie menaçante. Elle provoquait la cécité d’un œil ou des deux yeux par ulcération de la cornée, et les autorités britanniques attribuaient les trois quarts des cas de cécité en Inde à la variole.
Il est difficile de connaître l’ampleur des ravages causés par la variole avant les années 1870, faute de données statistiques fiables. Cependant, des enquêtes menées dans les régions administratives ou les zones bien vaccinées du nord de l’Inde, comme Calcutta, les Frontières du Nord-Ouest, Madras et Bombay, révèlent un échec constant dans le contrôle ou la prévention de la maladie. La popularité de cette maladie et ses manifestations ont suscité la peur et la folie chez les autochtones, les poussant à trouver un moyen de guérir ou de contrôler ses effets menaçants par le biais de rituels et de la religion.
Cependant, la conception autochtone de la maladie présentait un important croisement culturel et religieux, incontournable. La variole, par nature, se déclarait toujours entre quatre et cinq ans, ce qui signifiait que les enfants en étaient les principales victimes. Un dicton existait dans les milieux agricoles et les classes aisées selon lequel on ne comptait pas les nouveau-nés ou les jeunes enfants comme membres permanents de la famille tant qu’ils n’avaient pas survécu au cycle suivant de variole.
Survivre à la variole chez les enfants était perçu comme une seconde naissance, un phénomène quasi universel dans toutes les classes sociales. L’une des façons dont les populations autochtones d’Inde percevaient la variole était la manifestation religieuse et rituelle de Devi Sitala dans le corps. Elle était perçue comme la présence divine d’une divinité qui souhaitait être vénérée ou manifestait sa colère face à des dommages prévisibles et avertissait les autochtones de la réformer avant qu’il ne soit trop tard !
Une autre façon était la variolisation ou l’inoculation, une extension des rituels de Devi Sitala et similaire à la vaccination de Jenner. Dans le nord de l’Inde, du Sindh et du Gujarat à l’ouest, au Bengale, à l’Assam et à l’Orissa, la variole était associée à la manifestation de Devi (déesse) Sitala (la fraîche) ou simplement appelée Mata (mère). L’iconographie de la divinité révèle d’importantes croyances culturelles.
La divinité est représentée tenant un pot rempli d’eau sacrée pour soigner les pustules, un balai pour purifier l’air et chevauchant un âne. Cette image de Devi Sitala était largement célébrée et acceptée. Cependant,Elle n’apparaissait pas dans le panthéon hindou originel et ses origines probables étaient celles d’une divinité populaire qui n’a été que progressivement et partiellement reconnue dans l’hindouisme brahmanique.
L’hindouisme brahmanique a adopté de nombreux éléments des traditions et pratiques tribales. Elle est une cavalière d’ânes, alors que les ânes sont considérés comme des travailleurs ignorants et sans aucune férocité. Une autre divinité importante de l’hindouisme, Devi Kali, qui monte également un âne, tire également son origine des traditions populaires. Au Bengale, la variole était très répandue et également connue sous le nom de Basant Rog (maladie du printemps) en raison de sa fréquence importante au printemps.
Mata Sitala était largement vénérée et ne comptait que peu de temples. Souvent, de petits sanctuaires lui étaient dédiés, ou parfois simplement un petit pot d’eau sous un arbre ou une dalle de bois, symbolisant son héritage tribal. La divinité Sitala incarne la féminité et la maternité, ce qui met en valeur ses potentiels pouvoirs de guérison et ses qualités nourricières, en particulier auprès des enfants. Bien que la variole ait désormais été éradiquée d’Inde, il existe peu de temples majeurs à Gurugram, dans l’Haryana et en Inde occidentale, où des foires annuelles sont organisées pour les personnes, en particulier les femmes, qui implorent la bénédiction de Mata Sitala afin de protéger leurs enfants de toute maladie mortelle.
Les origines tribales de Devi Sitala révèlent une évolution significative du sacerdoce. Contrairement aux brahmanes, la caste sacerdotale des hindous, ce sont les Mallis (jardiniers), une caste shudra « pure », qui se sont associés à elle et ont accompli ses rituels. Cette transition met en évidence l’évolution du sacerdoce traditionnel dans l’hindouisme, due au statut inférieur de Devi Sitala au sein du panthéon hindou. Sa position inférieure dans la hiérarchie des divinités reflète une structure sociétale plus large, indiquant que la caste la plus élevée, les brahmanes, ne s’associait pas à elle.qui sollicitent la bénédiction de Mata Sitala pour protéger leurs enfants de toute maladie mortelle. Les origines tribales de Devi Sitala révèlent une évolution significative du sacerdoce. Contrairement aux brahmanes, la caste sacerdotale hindoue, ce sont les Mallis (jardiniers), une caste shudra « pure », qui s’associaient à elle et pratiquaient ses rituels. Cette transition illustre l’évolution du sacerdoce traditionnel dans l’hindouisme, due au statut inférieur de Devi Sitala au sein du panthéon hindou.

Devi Sitala chevauchant un âne, tout en tenant un balai dans la main gauche et un pot d’eau sacré dans la main droite.







Très grosse excitation des participants qui sont tous des Kondh…les poulets sont décapités à la hache dont la lame est utilisée comme un couteau …par contre la chèvre est bien décapitée dans les règles !!!
Ames sensibles …évitez de regarder la vidéo !!!



Pour rester dans le domaine religieux …arrivés à Rayagada, nous allons visiter le temple Majhi Ghariani…
Le temple de Majhighariani est un sanctuaire dédié à une déesse situé dans la commune de Rayagada , en Odisha . Il fut construit par le roi Vishwanath Dev Gajapati, de la dynastie Suryavansh du royaume de Nandapur- Jeypore . On pense qu’il fit de Rayagada sa capitale et qu’après la construction du temple, il conquit un vaste territoire et étendit son royaume du Bengale jusqu’au Telangana , au sud.
Les visiteurs viennent au sanctuaire, en particulier les mercredis et vendredis et pour Dussehra en octobre et Chaitra parva en mars-avril.
Selon l’Odisha District Gazetteer, au XVIe siècle, le roi Suryavanshi Vishwanath Dev Gajapati déplaça sa capitale de Nandapur à Rayagada et construisit un fort sur la rivière Nagavali , aujourd’hui en ruines, dans lequel il édifia un temple dédié à la déesse Majhighariani. Le fort fut ensuite détruit par les Britanniques, qui utilisèrent les pierres pour construire un pont. Le temple actuel fut construit à la fin du XXe siècle.
Sur la 6ème photo on voit les tarifs de « reprise » des saris et des cheveux des pèlerins …l’argent ainsi obtenu est offert en offrande à la déesse…
Sur la 8ème photo, un homme et son fils fraichement « tondu » .









Pendant la période du festival de Dandra Yatra, les villageois font la fête …ils se décorent le visage avec les poudres de couleurs utilisées pour Holi et bloquent la circulation des mobylettes, motos, voitures et des camions. Pour pouvoir passer il faut leur donner un peu d’argent qui sera utilisé par les villageois pour acheter de la nourriture et de l’alcool pour faire la fête …parfois il y a un groupe à l’entrée et à la sortie du village pour maximiser les gains !!!





TRES BONNE ANNEE 2026 A TOUS !!!!
Inde 2025 : Marchés et danses sur la route de Jeypore
Nous reprenons la route vers Jeypore, sous une température caniculaire : 45/50 degrés pour explorer des petits marchés et quelques villages …
Dans le 1er marché dont je n’ai pas retenu le nom et pour lequel mon guide n’a pas daigné me redonner l’information, nous rencontrons plusieurs femmes Kutia Kondh avec de magnifiques tatouages …
















Ci dessus un Tuk tuk chargé à bloc avec le riz , les gamelles, les oignons et une chèvre …
Nous continuons notre visite du marché, sur la première photo, un homme vend des remèdes Ayurvédiques…
A la fin une belle jeune fille : certaines tribus comme les Dongria Kondh détestent les photos et c’est parfois une gageure de les photographier surtout pour des gens comme moi qui déteste voler les photos.














Sur la route, à la sortie de ce petit marché on rencontre un maréchal ferrant à l’oeuvre …c’est sa femme qui est à la manoeuvre pour faire fonctionner le soufflet !!! Les forgerons en Inde appartiennent à la plus basse caste et pourtant leur métier est absolument indispensable …
Le système des castes indien peut être compris ainsi. Il existe quatre castes fondamentales dans ce qu’on appelle le Varnashrama Dharma. La première est celle des Shudras, qui occupent les emplois subalternes ; les Vaishyas, qui font du commerce et des affaires ; les Kshatriyas, qui protègent et administrent la communauté ou le pays ; et les Brahmanes, qui gèrent l’éducation et le processus spirituel de la société.
Cette classification en quatre niveaux de structure sociale peut être comprise dans différents contextes. On peut considérer que ceux qui n’assumaient pas leur propre vie ou la situation dans laquelle ils vivaient étaient appelés Shudras ; ils n’assumaient que leur propre survie, rien de plus. Le Vaishya est celui qui prend soin de lui-même, de sa famille et de sa communauté. Le commerce lui était donc confié. Aujourd’hui, le système et le contexte commercial ont bien changé, mais à cette époque, le commerçant stockait des céréales et tout ce dont les gens avaient besoin. En cas de pénurie, il les distribuait à la communauté. Dans chaque communauté, il y avait donc des Vaishyas qui s’occupaient de cet aspect de la vie : ils stockaient des denrées et les distribuaient en cas de besoin. Ces personnes assumaient la responsabilité de leur famille et, dans une certaine mesure, de la communauté plus restreinte qui les entourait. Les Kshatriyas étaient des personnes qui assumaient la responsabilité de la communauté entière, ou du pays. Ils prenaient les armes pour défendre leur nation et leur communauté, et étaient prêts à mourir pour protéger le peuple. On leur a confié l’administration et l’appareil militaire était entre leurs mains.
Les brahmanes recevaient une éducation. Les processus spirituels et la religion étaient entre leurs mains, car le mot « brahmane » lui-même vient de ce que l’on entend par « quelqu’un qui a réalisé qu’il est le Brahmane ou le Divin ». Un brahmane possède donc un sens ultime des responsabilités, un sens illimité des responsabilités. Seule une personne dotée d’un sens illimité des responsabilités pouvait s’occuper de l’éducation et de la religion, car elles étaient considérées comme les aspects les plus vitaux de toute société.
C’est ainsi qu’est né le système des castes en Inde. C’était une bonne organisation pour l’époque. Simplement, au fil du temps, on devenait brahmane par naissance, et non par mérite ; c’est là que les problèmes ont commencé. Il en va de même pour tout système. Quel que soit le système que nous créons, nous devons constamment œuvrer à sa préservation et à son bon fonctionnement, sinon tout système, aussi beau soit-il au départ, peut devenir une source d’exploitation.




Toujours sur la route de Jeypore nous rencontrons un groupe de danseuses qui portent les couleurs de Holi sur le visage…nous sommes toujours pendant la période du festival Danda Yatra ce qui explique ce type de réjouissances…
Malgré la chaleur écrasante elles acceptent de danser pour nous à condition qu’on trouve un endroit à l’ombre …Pendant que je prends ma vidéo, une grosse touriste indienne vient se placer juste devant moi sans bien sûr s’excuser…cela souligne l’énorme différence qui existe entre les gens des campagnes souriants et polis et les Indiens des villes mal polis et absolument pas éduqués …la 2ème catégorie est une plaie pour l’Inde malheureusement difficile à éviter.











Sous les poudresde couleurs, les sourires sont là et font chaud au coeur …











Nous repartons vers Jeypore avec des couleurs et des sourires plein les yeux !!!



Inde 2025 : Retrouvailles avec les Kutia Kondh
Il y a 2 ans je suis déjà venue dans cette région et même dans ce village pour rencontrer les Kutia Kondh qui vivent dans une extrême pauvreté et dépendent de la nature pour leur subsistance …
Les femmes au visage tatoué sont toujours aussi belles et d’ailleurs lorsqu’on leur demande pourquoi elles portent ces tatouages elles répondent invariablement ….pour être plus belles !!!
Bon il est clair qu’iln’estpas évident de déclarer que ; je porte ces tatouages pour être hideuse …
Où je suis moins contente …est que je me retrouve exactement dans le même village : Palunkia …que la dernière fois et je ne m’en cache pas …Le guide commence à me considérer comme un vrai poison !!!












Les Kutia Kondhs sont un groupe tribal particulièrement vulnérable dans le district de Kalahandi, en Odisha. Ils vivent dans les quartiers de Lanjigarh, Thuamul Rampur, Madanpur Rampur et Bhawanipatna.
Les Kondhs vénèrent la nature comme beaucoup d’autres groupes tribaux du pays. Les membres de la communauté se relaient pour protéger les forêts et la faune qui entourent leurs maisons.
Bien qu’ils vivent dans une pauvreté abjecte et dépendent des ressources naturelles pour leur survie, les Kondhs n’utilisent pas le bois de la forêt comme combustible et préviennent également l’abattage illégal des arbres.
À Lanjigarh, où plus de 90 pour cent des résidents sont des Kondhs, un ménage sur six souffre d’une grave insécurité alimentaire et de la faim.
Outre la faim, la tribu fait face à plusieurs autres défis de développement tels que l’analphabétisme; le manque d’accès aux services de base comme les écoles, la santé, la nutrition, l’emploi, la propriété foncière; la faible production agricole, le manque de crédit institutionnel et l’accès aux produits forestiers non ligneux (PFNM).
Pour sortir des villages que j’ai déjà vus …on part sur la route à la sortie du marché de Balliguda pour rencontrer d’autres Kutia Kondh.











Effectivement, on rencontre des femmes plutôt jeunes qui portent les tatouages faciaux traditionnels que personnellement je trouve très élégants …
Pendant des centaines d’années, la tradition du tatouage a été vénérée dans les paysages agraires et forestiers de l’Inde. Il fut un temps où les tribus arboraient les marques comme des bijoux – le genre de bijoux que personne ne pouvait leur enlever, même s’ils devaient perdre tous leurs biens matériels.
Cependant, avez-vous déjà pensé à la raison pour laquelle les femmes de la tribu « Kutia Kondh » ont des tatouages sur le visage et d’autres parties du corps? Bien qu’il existe diverses théories à ce sujet, nous énumérons ici quelques raisons importantes :
la première est que la plupart des tribus indiennes tatouées vivaient dans les contrées reculées, où le vol de femmes par des tribus rivales était courant. On croit que les jeunes filles ont été tatouées pour les rendre peu attrayantes aux tribus rivales, qui pourraient autrement enlever leurs plus belles femmes.
Cela les aide à échapper aux yeux des prédateurs sexuels influents. Les femmes des castes inférieures devaient avoir des parties visibles de leur corps tatouées pour signaler leur statut inférieur.














De même, les femmes de la tribu Kutia Kondh d’Odisha, appelée « le peuple du monde des esprits », se tatouent elles-mêmes de beaux tatouages faciaux géométriques ; on dit que ces marques d’identification garantissent qu’elles se reconnaissent une fois qu’elles entrent dans le monde des esprits.
Le tatouage consiste à utiliser des épines pour couper la peau. Les plaies ont ensuite été autorisées à s’infecter de sorte que les tatouages sont devenus plus grands, plus foncés et plus clairs.
D’autre part, certains ont tatoué leur visage pour indiquer leur prouesse au combat et le nombre de leurs effectifs. Les tatouages ont également contribué à établir l’identité tribale dans la région, en plus de permettre la reconnaissance après la mort lors d’une guerre ou d’un événement fatal.
Nous partons dans un autre village (où je n’ai jamais mis les pieds). Les villageois ne paraissent pas plus riches mais ils sont plus souriants…spécialement la jeune femme qui se nettoie les dents avec un baton qui ressemble aux batons de réglisse que je mâchouillais dans mon enfance !!!















Chaque communauté tribale a un mode de vie distinct, qui dépend principalement de la nature et des ressources naturelles. La pauvreté intergénérationnelle est une réalité dans les communautés tribales.
Une colonie typique de kutia Kondh comprend deux rangées de maisons qui se font face, réparties sur un espace rectangulaire. Vivre pour le jour et penser peu à leur avenir est un mode de vie pour eux. Ils ont des interactions limitées avec les gens en dehors de leur tribu ou du gouvernement.
La structure sociale est bien organisée et unifiée dans un établissement Kondh et la coopération est remarquable. Les familles sont pour la plupart nucléaires et patriarcales.
Les femmes jouent toutefois un rôle relativement important dans la collecte, la transformation et la vente des produits forestiers non ligneux. En plus de l’entretien ménager et de la garde d’enfants, les membres féminins de tous les groupes d’âge effectuent la plupart des travaux domestiques, à l’exception de la collecte du bois de chauffage.
Les adolescentes de la tribu vivent habituellement séparément des autres membres dans des « dortoirs pour jeunes », mais cette pratique perd peu à peu de son importance.
Quelques écoles primaires ont été créées dans ces villages en raison de l’intervention du gouvernement et le groupe actuel d’élèves dans ces écoles est la première génération d’apprenants dans la communauté. Les efforts du gouvernement et des organisations d’aide sociale ont également entraîné une transformation progressive de la vie sociale et de l’infrastructure de la communauté.











La culture itinérante, ou l’agriculture sur brûlis, est la principale source de nourriture pour les communautés tribales de la région. Les Kondhs l’appellent dongar chaas ou podu chaas.
Les principales cultures cultivées dans le système de culture itinérante sont le millet mineur comme le ragi (millet à doigts), le kosala, le kangu avec arhar comme intercalaire.
Ces cultures sont cultivées pendant la saison de Kharif (juin à septembre). La taille moyenne des terres de podu est de 0,5-3 acres le long des pentes des collines. Aucun fumier ou engrais chimique n’est utilisé par les agriculteurs de Kondh dans le système de culture itinérante.
Environ 68 pour cent des ménages possèdent des terres marginales et de petite taille, 10 pour cent ont des terres moyennes ou importantes et le reste n’en possède pas. Avec l’augmentation de la population et de la taille des familles, les terres sont encore plus fragmentées. La taille moyenne des exploitations est de 0,8 à 1,2 acre, et quelques agriculteurs possèdent plus de 3 acres.
Nous croisons sur la route un homme qui porte un habit très traditionnel…il ramène sa vache à domicile car elle s’est fait heurter par un camion. Il faut dire que sur les routes indiennes et même sur les autoroutes, il a beaucoup de troupeaux de vaches et de buffles qui errent livrés à eux mêmes sans personne pour les contrôler …Cette irresponsabilité typiquement indienne est la source de nombreux accidents !!!


La collecte et la vente de PFNL, le travail occasionnel et les envois de fonds des migrants sont les principales sources de revenus autres que l’agriculture. Ils gagnent aussi leur vie en vendant du bétail. La vente de bétail en cas de détresse est assez courante.
Les salaires du Programme national de garantie de l’emploi rural du Mahatma Gandhi constituent le pilier de nombreux ménages. Les ménages pauvres de personnes âgées, de veuves et de personnes handicapées reçoivent des pensions mensuelles.
En moyenne, le revenu annuel de toutes les sources pour un ménage tribal se situe entre 15000 et 30000 roupies. La plupart des ménages ont une dette moyenne de 5000 à 8000 roupies envers leurs amis, leur famille et les prêteurs. Il n’y a pas de liquidités dans la plupart des ménages.
La plupart des migrations ont lieu entre juillet-août et novembre-décembre, lorsque la communauté attend pour récolter. Ce sont des mois où il y a pénurie de nourriture.
La majorité des migrants se rend dans l’Andhra Pradesh et le Telangana pour travailler dans les fours à briques et au Kerala pour travailler dans les unités de concassage de pierres, les plantations de caoutchouc et de thé.
Les envois de fonds allant de 3000 à 12000 roupies sont envoyés par les membres des familles migrantes et servent à acheter des provisions de base par la famille laissée derrière. Le confinement de 2020 et 2021 pour endiguer la pandémie du nouveau coronavirus (COVID-19) a empêché de nombreux travailleurs migrants de retourner dans leurs villages, privant ainsi leur famille de ce maigre revenu.
L’élevage constitue une source majeure de subsistance ainsi qu’une source de protéines alimentaires. Les Kondhs élèvent des vaches et des poussins pour leur consommation, tandis que les chèvres et les moutons sont élevés principalement pour le marché.
Les communautés tribales dépendent de façon critique des ressources naturelles comme la forêt, l’eau et la terre pour leur subsistance. Ils collectent différents produits forestiers tels que des feuilles comestibles, des tubercules sauvages, des champignons, des pousses de bambou et des fruits et baies sauvages pour la consommation.
La majorité des ménages tribaux dépendent de la forêt pendant deux à trois mois par an pour collecter les PFNM qu’ils consomment et vendent.
Les sans-terre vendent des feuilles de siali (Bauhinia vahlii) et des feuilles de sal pour acheter de la nourriture. En raison de la déforestation rapide au cours des deux dernières décennies, il y a eu un déclin dans les PFNM comme le mahoua, le tamarin, les mangues, le kendu, le jacquier, l’amla et le harida.
Barada saag (Bauhinia variegata), char, ber, kardi, de nombreuses variétés de tubercules, fruits sauvages, champignons, baies, fleurs, résines et gommes continuent d’être leur ligne de vie.
L’accès limité aux PFNL et aux plantes et légumes sauvages de la forêt contribue à la faible diversité alimentaire et aux faibles revenus des ménages tribaux.
De nombreuses espèces d’herbes et de plantes médicinales sont récoltées par les femmes et les hommes des tribus pour répondre à leurs besoins en matière de médicaments.
La détérioration de la qualité du sol a également entraîné une baisse des rendements pour les tubercules, les PFNM et d’autres plantes médicinales.






La faim cachée et les situations de famine sont endémiques dans le quartier de Lanjigarh, où vivent près d’un quart des Kondhs du district. Ici, les peuples tribaux vivent en permanence dans la famine pendant près de huit mois par an.
Le régime alimentaire de la communauté est principalement du mandia pej (ragi gruel) riche en glucides, avec une très faible diversité, ou du riz avec du sel, de l’eau tamarinière et des piments verts. Seuls quelques ménages peuvent se permettre les légumes.
Les femmes, en particulier les femmes célibataires, les veuves, les personnes âgées sans soins, les infirmes, les personnes handicapées et les enfants sont les groupes les plus vulnérables face à la faim chronique et l’insécurité alimentaire pendant près de cinq mois par an.
Les ménages les plus pauvres bénéficient d’un programme gouvernemental qui leur permet de distribuer du riz et d’assurer une partie de la sécurité alimentaire et de la survie de leur ménage.
Les taux d’anémie sont dangereusement élevés chez les adolescentes et les femmes (plus de 68 pour cent dans le bloc de Lanjigarh). Le taux de malnutrition des enfants est élevé dans le bloc de Lanjigarh, avec 43,5 pour cent d’enfants en dessous du poids normal, 47,9 pour cent d’enfants souffrant de retard de croissance et 20 pour cent d’enfants inaptes à l’exercice. La prévalence de l’anémie nutritionnelle chez les enfants de moins de cinq ans est de 74,3 pour cent et chez les femmes enceintes, de 49,7 pour cent.
La plupart des ménages pratiquent la défécation en plein air. L’eau potable, surtout pendant les mois d’été, est un problème dans la plupart des colonies tribales en raison du dessèchement des puits tubulaires.
Inde 2025 : petit festival sur la route vers Rayagada
Sur la route pour aller à Rayagada on repère un rassemblement très coloré de villageois …avec des tambours : eux aussi célèbrent le festival Danda Jatra …en fait à cette période, tous les villages célèbrent Danda Jatra.
Je me précipite hors de la voiture et suis accueillie comme une reine !!!
Ils veulent tous que je les accompagne jusqu’au village où il y aura des danses et je suis super partante !!!
Mon guide rabat joie n’est pas du tout d’accord et insiste pour que l’on continue notre chemin …je fais trainer les choses pour prendre quelques photos et finit par céder après une belle dispute : mon voyage commence bien !!!
Dans ce défilé assez différent de ce que j’ai vu précédemment beaucoup de participants portent des déguisements et des masques plutôt rigolos.
Plusieurs participants sont des transgenres également …





Au sujet du festival Danda Jatra, les pénitents se déplacent de village en village et se produisent dans une maison sur invitation.
Qu’un membre de la famille soit sans enfant, pauvre ou atteint d’une maladie incurable, le chef de famille fait généralement vœu de devenir bhakta ou pénitent la prochaine fois, si ses souffrances sont apaisées par la présence du pénitent.
Pour ce faire, la troupe danse et chante, priant pour le bien-être du chef de famille. Ils sont accompagnés d’instruments de musique comme le dholo (tambour), le jhanja (cymbales), le mahuri ou le kahali (trompette), le magaravina (un arc à grelots), le mukhavina (un instrument à vent de type shahanai), le gini et le kartal, etc.










Les hijras présentes sur ce festival sont magnifiques …
Les hijras existent depuis l’Antiquité. Dans l’hindouisme, les filles hijra adorent le plus souvent la déesse Bahuchara Mata qui est considérée comme la patronne de la communauté hijra, ou le dieu Shiva, ou les deux. La culture des hijras est influencée par les traditions de plusieurs religions.
Dans certaines versions du Ramayana, lorsque Rāma quitte Ayodhya pour un exil de 14 ans, une foule de ses sujets le suit dans la forêt. Rāma leur demande de ne pas pleurer et de retourner à Ayodhya. Lorsqu’il revient dans cette ville après une absence de 14 ans, il constate que les hijras, n’étant ni hommes ni femmes, n’ont pas bougé de l’endroit où il a prononcé son discours. Impressionné par leur dévotion, Rāma accorde aux hijras le pouvoir de conférer des bénédictions lors d’occasions comme l’accouchement et les mariages. Ce pouvoir supposé est à l’origine du rite du « badhai » au cours lequel les hijras chantent, dansent et donnent des bénédictions.
Le Mahabharata comprend un épisode dans lequel Arjuna, un héros de l’épopée, est exilé. Il assume alors une identité d’eunuque-travesti et effectue des rituels lors des mariages et des accouchements que les hijras sont censés perpétuer aujourd’hui.
En Inde du Sud, les hijras revendiquent Iravan, personnage du Mahabharata, comme leur ancêtre, et s’appellent eux-mêmes « Aravanis ». Dans le Mahabharata, Iravan offre son sang à la déesse Kali pour assurer la victoire des Pandavas lors de la guerre de Kurukshetra ; Kali accepte de lui accorder le pouvoir. La veille de la bataille, Iravan exprime le désir de se marier avant de mourir. Aucune femme n’étant disposée à épouser un homme destiné à mourir quelques heures plus tard, le Seigneur Krishna (comme Mohini) l’épouse.
Dans le Giridhara Ramayana, la future rishidi, autrice des hymnes de la Rigveda, Lopamudra est un prince avant son mariage avec l’ascète Agastya.
Les Hijra avaient pour titre traditionnel celui de Tritîyâ Prakriti, « troisième Nature », incarnant à leur façon le Seigneur Ardhanari ; les Tritîyâ-Prakriti n’étaient pas castrés chez les hindous (pratique interdite par l’Union indienne) et seuls ceux qui s’occupaient de la surveillance des harems d’autrefois appartenant aux conquérants musulmans l’étaient ; ils ne sont pas non plus tous homosexuels ou prostitués et ont un puissant pouvoir et caractère sacrés selon l’hindouisme orthodoxe.








Les Hijras sont criminalisés pour « indécence publique » au xixe siècle par les lois britanniques de 1871. Leur classification dans le Criminal Tribes Act est abolie en 1952 mais leur stigmatisation sociale est restée inchangée dans les décennies qui ont suivi.
Sous l’Empire britannique, ils étaient désignés à tort comme eunuques, eux-mêmes ne se considérant ni comme des hommes ni comme des femmes, mais comme des personnes « agenres ». Les « eunuques » suspects portaient en public ce que les autorités britanniques ont présenté comme des vêtements féminins. Il suffisait qu’une personne se livre aux activités traditionnelles de la hijra, la danse publique et le port de vêtements féminins, pour devenir « raisonnablement suspecte » d’enlèvement, de castration, de sodomie, et pour faire l’objet de contrôles policiers. Bref un certain président américain n’a pas évolué depuis le temps de la colonisation britannique …
Le Criminal Tribes Act était sous-tendu, d’après l’historienne Jessica Hinchy, par la volonté de « provoquer l’extinction progressive de la communauté Hijra ». Cependant les Hijras ont élaboré des stratégies pour déjouer la surveillance des autorités. Les hijras du nord de l’Inde ont migré vers d’autres provinces où ils n’étaient pas fichés par la police. Ils ont continué à danser. Lorsque l’affirmation publique de leur identité de genre féminine était trop risquée, les hijras associaient vêtements masculins et féminins.
Mon guide m’ayant abandonnée, je ne connais pas la signification des masques portés par mes nouveaux amis !!!







Celui sur la photo ci dessus est vraiment très laid …
Le 15 avril 2014, dans l’affaire « National Legal Services Authority versus Union of India », la Cour suprême de l’Inde a statué que les personnes transgenres devaient être traitées comme une troisième catégorie de genre ou comme une classe socialement et économiquement « arriérée » (Other Backward Classes) ayant droit à ce titre à des droits spécifiques en matière d’accès à l’éducation et à l’emploi.
La loi sur les personnes transgenres (protection des droits) de 2019 (Transgender Persons (Protection of Rights) Act, 2019 (en)) est une loi du Parlement indien ; elle a provoqué les critiques et les protestations des avocats et des militants transgenres en Inde. Elle n’intègre pas des principes conformes à l’arrêt de la Cour suprême dans l’affaire « National Legal Services Authority versus Union of India (NALSA v. UOI) » en 2014, tels que le droit des personnes transgenres de déclarer leur identité de genre auto-perçue. sans subir une chirurgie de changement de sexe, et des réservations dans les emplois et les établissements d’enseignement.
La loi a également été critiquée pour avoir infligé moins de peines pour les crimes contre les personnes transgenres par rapport à la peine pour les crimes contre les personnes cisgenres.
Le 27 janvier 2020, la Cour suprême a adressé un avis au gouvernement central dans une requête contestant la constitutionnalité de la loi.
Bref personne n’est parfait !!!











L’identité sexuelle des hijras est incompatible avec la taxonomie occidentale moderne du genre, de sexe et de l’orientation sexuelle. La plupart des personnes hijras naissent mâles mais certaines peuvent naître intersexuées (avec des organes génitaux ambigus). Dans la culture occidentale, elles sont souvent perçues comme des filles du troisième sexe et la plupart se considèrent à la fois comme des hommes et des femmes. Cependant, certains hijras se considèrent ou sont perçus par la société indienne ou bengalie comme des femmes, en tant qu’hommes de sexe féminin ou intersexués.
Parallèlement, certains d’entre eux, principalement influencés par des orateurs anglophones s’appuyant sur le discours international concernant les minorités sexuelles, se considèrent désormais comme transgenres ou femmes transsexuelles mais les Hijras n’essaient pas d’amener l’environnement à les percevoir comme des femmes.
Les hijras sont considérés en Inde traditionnellement avec respect et méfiance. Respect, car leur castration est très symbolique par le fait que l’individu mâle est celui par qui la famille est perpétuée, et elle leur confère un pouvoir de fertilité pour les Hindous.
C’est pour cette raison qu’ils assistent, contre rémunération, à des mariages pour assurer ainsi que le couple soit fertile, et également à des cérémonies de naissance et autres. Ils sont censés tenir leur pouvoir de la déesse hindoue Bahuchara Mata. La méfiance vient du fait qu’ils sont également considérés comme capables de jeter le « mauvais œil ». Ainsi, quand ils sont en colère, ils frappent leurs mains fortement pour effrayer la population car le claquement des mains rappelle le claquement des corps durant un rapport sexuel.
Depuis la colonisation de l’Inde par le Royaume-Uni, la perception des hijras a changé et une partie de la population les méprise pour des raisons homophobes. Les Hijras vivent généralement en marge de la société et leur statut est très bas, parfois inférieur à celui des Intouchables. Ce changement de perception par la société pousse certains à s’identifier comme femmes et non comme asexués. Beaucoup pratiquent le travail du sexe et mendient. Les filles de Hijra et en particulier celles qui vivent de la prostitution sont victimes de violences graves dans les lieux publics, dans les postes de police, dans les prisons et à domicile.
Depuis la fin du xxe siècle, les ONG occidentales reconnaissent officiellement les femmes de Hijra comme appartenant au genre III, qui ne sont ni des hommes ni des femmes. Les militants des droits de l’homme et les organisations LGBT cherchent à les généraliser sous le terme « transgenre ».
La Cour suprême indienne a rendu plusieurs décisions importantes en leur faveur dans les années 2010 (2014, 2018). Les gouvernements des États de l’Inde ont œuvré depuis à la protection des hijras dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’emploi. Ainsi par exemple, la nomination de Manabi Bandopadhyay comme directrice d’un établissement universitaire, le Krishnagar Women’s College (en) en 2015, est considérée un acte politique en faveur des hijras et de leur intégration dans la sphère de l’enseignement supérieur. Leur visibilité au sein de la société s’améliore grâce aux arts de la rue.






Le petit garçon sur la dernière photo a bien besoin d’une aide divine pour retrouver la santé !!!
Après leur épreuve, les danduas rompent le fil sacré lors d’un bain, marquant ainsi la fin du Danda Nata. Ils savourent ensuite un festin de plats non végétariens, clôturant ainsi la cérémonie sous de bons auspices.
Les Danduas observent cette cérémonie qui dure plusieurs jours avec un profond dévouement, faisant preuve d’une foi et d’une dévotion remarquables. Chaque instant reflète une profonde révérence, transmise de génération en génération, rendant cette tradition ancestrale véritablement unique.
Pour revenir aux transgenres, certaines jeunes femmes déclarées garçons à la naissance et qui veulent exprimer pleinement leur identité de genre féminine deviennent hijras. Elles peuvent être de sexe masculin comme féminin. Trop compliqué pour Trump !!!
Aujourd’hui, certains groupes Hijra peuvent subir une chirurgie de changement de sexe qui leur permet d’avoir des relations sexuelles mais ces cas restent rares. Manabi Bandyopadhyay et Titsa Das en sont des exemples célèbres en Inde.
Traditionnellement, les hijras sont émasculés pendant l’enfance ou l’adolescence, bien qu’une minorité soit intersexe.
La castration est appelée « nirvan » qui signifie « renaissance » ; elle est réalisée lors d’une cérémonie par le dai (sage-femme traditionnelle) et implique l’ablation complète à l’aide d’un couteau et sans anesthésie du pénis, des testicules et du scrotum. Les cris des castrés sont brouillés par le son des trompettes.
Les Hijras portent des vêtements de femmes et adoptent des rôles de genre féminins. Ils ont une longue histoire documentée dans le sous-continent indien, de l’Empire moghol à nos jours, qui raconte divers rôles dans la culture du sous-continent – certains sont caractérisés par la liminalité de genre, certains sont spirituels et certains sont liés à la seule survie individuelle.
Aucun recensement fiable n’existe sur le nombre d’hijras en Inde, mais on estime qu’ils sont environ entre 500 000 et un million.
Inde 2025 : le deuxième jour du festival Danda Yatra
Le lendemain matin, le village est nettement plus calme …
On a même droit à un épisode artistique avec la décoration du sol pour rendre plus beau le chemin qui va être emprunté par les dieux !!!
Les villageois se servent de tamis pour apposer la couleur sur le chemin y compris pour dessiner les motifs qui ont une signification religieuse …













Les participants à ce Nata sont appelés Danduas, indépendamment de leur caste et de leurs croyances, et il n’y a jamais eu de distinction depuis le début. Quiconque souhaite adhérer peut le faire librement, sans se soucier du jugement de la société. Cependant, seuls les hommes sont autorisés à faire partie de la troupe Dandua, qui compte généralement 13 personnes ou plus. Le chef de la troupe Danda Nata est appelé Patadandua ou Pata-bhakta.
Durant les jours de long culte, les Danduas restent en groupe, renonçant à tous les plaisirs terrestres et évitant tout contact avec les femmes. Ils renoncent volontairement à tout et endurent toutes les épreuves pour s’assurer que leurs désirs soient satisfaits après avoir rempli leurs saints engagements.
Ils observent également un jeûne strict, ne mangeant rien pendant la journée et se contentant de nourriture simple le soir, dans un silence absolu, dans un lieu isolé du village. Durant ce temps, ils se consacrent exclusivement à la dévotion et se perdent dans les pensées du dieu Shiva et de la déesse Parvati, implorant le pardon de tous leurs péchés.
Entre temps il a été préparé un chemin de braises soigneusement entretenus par les officiants …A chaque extrémité du chemin de braise 2 récipients ont été creusés contenant une mixture à base de yaourt qui parait il aurait des vertus apaisantes sur les brulures …














Les défilés reprennent au nombre de 3 à chaque épreuve …Il y a une foule monstre !!! Mon guide est toujours aux abonnées absents ..heureusement la famille du cuisinier est là pour m’aider et me donner les commentaires essentiels !
On croit que le fait d’endurer ces épreuves libérera les Dandua du cycle du karma et du pratikarma ou de la loi des actions et des réactions, se libérant ainsi des conséquences des péchés commis par inadvertance ou autrement.
Les austérités et les souffrances physiques comprennent la marche sur le feu, le perçage du dos avec des ongles pointus, l’utilisation de serpents venimeux comme guirlandes et le fait de les faire piquer le corps, le perçage de la langue ou la marche sur le fil d’une épée tranchante.
En l’occurence …marcher sur des braises me parait à coté de ces traitements barbares, comparable à des jeux d’enfants !!!
On commence par le défilé des déités : en premier Shiva because le trident !!! Il est décoré avec des fleurs fraiches et a fière allure !!!
















La préparation des pénitents n’est pas une sinécure …
Plus précisément, il se déroule en quatre phases quotidiennes. Il commence par Dhuli Danda (les Danduas dorment sur le sable chaud pendant la journée) et se termine par une représentation théâtrale, entrecoupée de Pani Danda (les Danduas restent plus d’une heure dans l’eau) et d’Agni Danda (les Danduas jouent avec le feu sacré) . La nuit, Danda Nata est exécuté pour maintenir les Danduas éveillés et propager le pouvoir de Shiva partout. On croit que le pouvoir de Shiva contribue à établir la paix partout. Enfin, Binakar, qui joue de la Bina et vénère le Seigneur Shiva et d’autres divinités, déclare la fin de la fête quotidienne de Danda.
Les premiers candidats outre le fait de marcher sur des braises vont en même temps porter l’effigie de Shiva qui doit peser le poids d’un âne mort .
Il y a plusieurs aides qui se tiennent à proximité pour rattraper l’effigie en cas de chute …il est hors de question de laisser tomber Shiva dans les braises !!!














Pour les suivants, il existe des variantes par exemple ce monsieur qui porte son enfant qui est mal portant …la marche sur les braises du père est censé avoir un effet curatif sur l’enfant …
Vous remarquerez que les assistants se précipitent moins que lors du transport de l’effigie !!!
Ensuite un très vieux monsieur qui souhaite effectuer la pénitence se fait aider par son petit fils (chemise rouge) qui marche à ses cotés mais pas sur les braises !!!…dans ce cas les assistants récupèrent le vieux monsieur à la fin du supplice …










J’abandonne avant la fin de la séance car nous avons une longue route à faire !!!
Je goute à une infâme mixture avant de partir qui soit disant est bénéfique pour le corps …j’abandonne également dès le début car cela me remémore mes problèmes intestinaux …justement causés par la nourriture indienne !!!
La maison super clorée est celle de la gentille famille qui nous a accueillis …


Inde 2025 : Le premier jour du festival Danda Yatra à Lathipada
Tout est prêt pour débuter les rituels du festival Danda jatra …
On pense que le Danda Naata actuel fait partie des anciens festivals Chaitra Yatra célébrés chaque année à Tara Tarini Shakti Peetha . Les empereurs Kalinga organisaient ce festival Chaitra pour leur Ista devi, Tara Tarini . Selon la tradition, autrefois, après 20 jours de pratique du Danda, les Danduas devaient se rassembler près de Tara Tarini Shakti/Tantra Peetha (Ista devi des grands souverains Kalinga) et, par des rituels rigoureux, culminer leur Danda le dernier jour.
Cette pratique s’est perpétuée pendant de nombreuses années, et le Chaitra Yatra, toujours célébré à Tara Tarini Shakti Peetha au mois de Chaitra, fait également partie de cette ancienne tradition. Mais plus tard, ce Danda Naata s’est répandu dans différentes régions d’Utkala et de Koshala. Cette ancienne tradition a alors été modifiée. Les groupes de Danda Naata se sont multipliés de manière anormale, et les Danduas ont célébré leur Danda dans leurs propres villages ou localités, au lieu de Tara Tarini Shakti/Tantra Peetha.
Dans ce petit village de Lathipada, le nombre de pénitents est plutôt important …
De nombreux tambours et cymbales les accompagnent …La procession arrivent devant le temple portant 2 effigies décorées de fleurs …je demande à 2 guides et j’obtiens 2 interprétations différentes !!!
Pour moi la première effigies ornée d’un cobra est celle de Shiva , la seconde en forme de roue est est celle de Kali qui est la femme de Shiva.
Ces 2 déités sont célébrées pendant ce festival !!














Outre ces 2 effigies, les participants se promènent avec des torches qu’ils arrosent régulièrement d’une poudre grise qui provoque un jaillissement des flammes impressionnant …on me dit que c’est de la résine …cela ressemble à du salpêtre …
Comme je suis petite et la seule occidentale j’ai droit à un spectacle pyrotechnique aux premières loges !!! …sécurité minimum. Je note également que les pénitents qui sont censés avoir jeuné pendant un mois, sont encore bien enrobés …Tant mieux ils conservent de l’énergie pour ce qui les attends par la suite !!!
Danda a plusieurs significations, mais il existe deux significations principales du mot
Massue, Tige, Perche, Bâton, Bâton, Sceptre
Châtiment, punition
Le terme Naata vient du mot Natya, qui désigne de nombreuses significations de la musique, de la danse et du théâtre. Le terme Jatra signifie théâtre.
Ce festival se nomme également le festival des punitions et lorsque l’on voit ce qui va suivre …on pense qu’il ne vole pas son nom !!!
Mes nouveaux amis, pour me faire plaisir font une démonstration juste sous mon nez de leurs talents pyrotechniques …émotion garantie !!!












Les pénitents habillés en jaune safran font 3 fois le tour de la place et du petit temple avant de s’arrêter pour entamer une phase suivante dans le rite …
Histoire mythologique du nom Danda Jatra
Ganesh apprenait une danse auprès de son père, Shiva . C’était une danse religieuse appelée Tandava Nritya. En apprenant cette danse, Shiva donna un coup de pied sur la scène où il se trouvait, produisant un son ressemblant au mot « Dan ».
Puis, un morceau de laiton se détacha de la chaîne que Shiva portait autour de sa cheville et tomba sur un instrument de percussion appelé Mardala. Le laiton heurtant le Mardala produisit un « Da » très fort. Ces deux sons furent combinés pour former le mot Danda. C’est à cause de cet épisode que Danda fut associé à la danse.
Le Danda Naata est un festival de danse indien originaire du district de Ganjam, dans l’Odisha. Il s’agit d’une forme de festival religieux alliant théâtre et danse. Cette danse est principalement pratiquée pour vénérer Shiva, le dieu de la destruction de la mythologie hindoue. D’autres dieux et déesses sont également vénérés par cette danse spirituelle, tels que Krishna, Ganesh, Kali et Durga.
Les hindous de basse caste et les hindous de haute caste, comme les brahmanes, participaient tous au Danda Naata. La danse et les événements qui l’accompagnent se déroulent sur trois mois : mars, avril et mai. Certains événements ont lieu en mars-avril, le mois de Chaitra, et d’autres en avril-mai, le mois de Vaishakha.
Les gens s’infligent des blessures pour adorer le Seigneur Shiva, car la philosophie de l’hindouisme ancien dit que pour qu’une personne soit grande, elle doit avoir la maîtrise de son corps (Kaya), de son esprit (Mana) et de sa parole (Vakya).
Ainsi, pour atteindre la grandeur, de nombreuses punitions, Danda, doivent être subies par l’individu, c’est pourquoi cet événement est connu sous le nom de Danda Naata.
Le défilé continue au son des tambours …A la fin des 3 tours le défilé s’arrête et on suspend l’effigie de Shiva sur le portique en bois en le faisant se balancer la tête en bas …je suis surprise et un peu déçue car je croyais que les pénitents allaient grimper sur le portique !!!
Heureusement dans la foule je me suis fait un nouveau copain : un vieux monsieur très grand qui parle un peu l’anglais et fait le ménage devant moi et chasse les photographes avec des téléphones …Mon guide a abandonné la partie depuis longtemps et s’est réfugié chez le cuisinier …je suis donc toute seule au milieu de tous ces indiens très excités mais à aucun moment je ne me sens pas en sécurité …Je me sens même très heureuse au milieu de cette allégresse tout en pensant qu’il y aurait peu de mes connaissances qui apprécierait cette ambiance autant que moi !!!















Mon nouvel ami me dit que maintenant cela va être le tour des hommes …
L’origine du Danda Jatra remonte aux VIIIe et IXe siècles, et diverses histoires populaires lui sont associées. Bien que la véracité de l’histoire ne soit pas clairement établie, les croyances des différentes communautés varient. Le cœur du Danda Jatra est la maîtrise de son corps (Kaya), de son esprit (Mana) et de sa parole (Vakya) par de nombreuses auto-punitions.
« Abhinava Chandrika », une œuvre littéraire de 1568 après J.-C., mentionne la prévalence du Danda Jatra, confirmant qu’il a été transmis depuis longtemps et qu’il est un art populaire depuis la période médiévale.
On raconte que, lorsque la pratique du bouddhisme déclina en Odisha, les gens commencèrent à vénérer Shiva en priorité. Les castes inférieures n’étant pas autorisées à entrer dans le temple (dans le garbhagriha), elles vénérèrent Shiva en dehors du garbhagriha et se virent finalement interdire l’accès au temple. Par la suite, ils commencèrent à vénérer Shiva pour leur salut une fois par an, lors d’une fête appelée Danda Jatra.
On refait 3 tours au son des tambours avec Shiva qui s’est balancé au dessus du feu…car j’ai oublié de préciser un point important : juste au pied du portique il y a un immense feu sur lequel des officiants jettent de temps en temps cette fameuse poudre pour provoquer une explosion …
Les pénitents arrivent un par un et on leur attache les mains au portique …je crains déjà pour leurs plantes de pieds jusqu’à ce que je comprenne;;;qu’ils vont se balancer la tête en bas …c’est une terrible punition !!!











L’une des histoires tribales de Danda Jatra raconte comment un homme, mordu par un serpent mortel, s’écroula inconscient au sol alors qu’il chassait en forêt. Son épouse, profondément perturbée par l’état pathétique de son mari, se mit aussitôt à prier et à vénérer le dieu Shiva et la déesse Kalika, invoquant leurs bénédictions divines pour ramener son mari à la vie. Finalement, le dieu et la déesse, satisfaits de la prière de la femme, la bénirent, et son mari revint enfin à la vie, démontrant ainsi l’aspect divin du Nata. Ce récit souligne également la vérité éternelle de la victoire ultime du bien sur le mal et de la vérité sur le mensonge.
Ce terrible rituel d’autant plus qu’il y a un participant qui balance de la poudre sur le feu juste au passage du pénitent a pour but de purifier l’âme et le corps du participant …je demande quand même si il n’y a pas d’accident …on me réponds que non et que si même il y en avait cela signifie que le pénitent concerné n’avait pas fait correctement les rites préliminaires de purification (jeûne, abstention sexuelle…) bref c’est de sa faute !!!











Une autre histoire de Satyayuga (tirée du Bramhabaibarta Puran et du Kali Puran) mentionne Mura et Daruna, deux puissants démons. Cependant, ils périrent lors d’un combat contre les dieux. Pendant ce temps, Lilabati, l’épouse de Mura, était enceinte. Après avoir subi d’atroces tortures avant d’accoucher, elle nomma son enfant « Dandadanab ». En grandissant, Dandadanab découvrit la signification de son nom. Il reçut son éducation auprès de Sukracharya. Il pratiqua une méditation intense, se concentrant sur la mémorisation des enseignements de Brahma. Il finit par obtenir la grâce de Brahma, qui lui dicta qu’il ne pourrait vaincre le Seigneur Vishnu qu’après avoir conquis les dieux et les déesses.
Dandadanab vainquit les dieux et les emprisonna. Au bout d’un moment, Saraswati le convainquit de construire un récipient de feu (Kunda) dans lequel les dieux emprisonnés pourraient sauter et mourir. Il obtint du feu du troisième œil du seigneur Shiva et ordonna aux dieux d’y sauter.
Les dieux firent de même. Il rit si joyeusement en voyant cela qu’il mourut à son tour. Ce rire était lié à sa mort, condition préalable à Brahma. Le feu du Seigneur Shiva transforma
Les dieux ont emmené Dandadanab au paradis et l’ont libérée. On pense que Danda Jatra a peut-être été créé en souvenir de cet événement.










Tous les pénitents y passent avec plus ou moins de succès en effectuant au moins » balancements au dessus du feu …A chaque fois avec le défilé des tambours !!!
On dit que Danda Jatra est un festival célébrant principalement le culte de Shiva, au cours duquel des pénitences, des danses, des chants et des prouesses physiques sont exécutés pour plaire à Shiva et obtenir des bienfaits.
Par ailleurs, « Danda » signifie également bâton, symbole de dévotion, représentant Shiva et Parvati. L’épisode habituel se déroule ainsi : une immense tige de bois ou un long bâton de bambou à treize nœuds est vénéré par treize fidèles ou plus pendant neuf, treize à vingt et un jours à compter du jour de Chaitra Sankranti.
Il y a un monde fou et il ne faut toucher personne dans le défilé sinon les pénitents perdraient leur pureté acquise avec de lourds sacrifices … Bref moi aussi je danse d’un pied sur l’autre pour éviter tout contact : c’est épuisant et j’abandonne au bout d’un certain nombre de démonstration de pendules humains…
Désolée pour la moins bonne qualité des images mais photographier de nuit sans flash …a ses limites !!!
Inde 2025 : Le début du voyage à Bubaneswar
Je repars une nouvelle fois en Odisha …Mais avec des guides différents ce qui me donnera peut être l’opportunité de visiter de nouveaux villages …
En attendant j’arrive juste pour la période du festival Danda Yatra et j’espère pouvoir découvrir de nouvelles choses …
Mon guide n’est pas très extraverti mais du moment qu’il connait son boulot cela ne me pose pas de problème …
Nous arrivons à proximité d’un petit temple hindouiste lorsque je repère un petit défilé avec de la musique de tambour…La danseuse est une femme transgenre …ce qui est considéré comme inacceptable dans certains pays (les USA pour ne pas les citer…) est complètement admis en Inde et fait même partie de la culture hindoue.
Hijra (हिजड़ा en devanagari ; ہجڑا en ourdou ; হিজড়া en bengali ; ಹಿಜಡಾ en kannada ; హిజ్ర en télougou ; ਹਿਜੜਾ en pendjabi ; ହିନ୍ଜଡା en odia) désigne dans la culture indienne des personnes du troisième genre considérées comme n’étant ni hommes ni femmes. Elles vivent souvent en communautés, principalement en Inde, au Pakistan et au Bangladesh.
Les hijras ont une longue histoire dans le sous-continent indien. Criminalisés dans l’Inde britannique à la fin du xixe siècle, ils ont continué à être stigmatisés dans l’ère postcoloniale. Depuis la fin du 20e siècle, des militants hijras ont fait pression pour la reconnaissance officielle de leur spécificité. En Inde, la Cour suprême en avril 2014 a reconnu les hijras, les personnes transgenres, les eunuques et les personnes intersexes comme un « troisième genre » en droit. Les hijras ont également obtenu cette reconnaissance au Bangladesh où ils bénéficient de quotas favorables dans l’éducation. L’Inde, le Pakistan et le Népal leur proposent une option dans les passeports et dans certains documents officiels.
Le mot « Hijra » vient de la langue ourdou avec une racine arabe (J R) dont la signification a rapport avec la migration.












Ce défilé et cette danse sont effectués pour célébrer le festival Danda Jatra qui a lieu tus les ans à cette période !!!
Danda Naata ou Danda Jatra ( Odia : ଦଣ୍ଡ ନାଟ, ଦଣ୍ଡ ଯାତ୍ରା ) est l’un des festivals de danse traditionnelle les plus importants organisés dans différentes parties du sud d’Odisha et en particulier dans les districts de Ganjam , de Dhenkanal et d’Angul, au cœur de l’ancien empire Kalinga. .
Le festival Danda Naata a lieu chaque année au mois de Chaitra . Selon l’article de Ram Prasad Tripathy, il s’agit d’une ancienne fête du royaume Kalinga et toujours vivante dans et autour de l’ancienne capitale Kalinga, Sampa ou Samapa, c’est-à-dire Jaugada moderne du district de Ganjam . Les participants de Danda sont appelés Danduas (également connus sous le nom de Bhoktas) et ils prient les déesses Kali et Shiva pendant cette période Danda de 13, 18 ou 21 jours.
Danda commence un jour propice avant le Chaitra Sankranti ou le Meru Parba par le culte traditionnel et le jeûne. Le festival dure au total 13, 18 ou 21 jours. Seuls les hommes y participent. Les participants sont connus sous le nom de « Bhoktas ». Tous les « Bhoktas » ou « Danduas » mènent une vie très pieuse pendant toute la durée du festival et évitent de manger de la viande, du poisson ou de cohabiter pendant cette période.
Nous arrivons au temple de Chausath Yogini …que j’avais déjà visité mais sans aucun commentaires …j’espère pouvoir me rattraper !!!











Le temple Chausath Yogini (64- Yogini Temple ) de Hirapur, également appelé temple Mahamaya, se trouve à 20 km de Bhubaneswar , la capitale de l’État d’Odisha en Inde orientale . Il est consacré au culte des yoginis , des figures de déesses de bon augure.
Le temple yogini d’Hirapur est un sanctuaire tantrique , avec une architecture hypaethrale (sans toit) car les rituels de prière tantriques impliquent le culte du bhumandala (environnement composé des 5 éléments de la nature – feu, eau, terre, air et éther), et les yoginis croient être capables de voler.
Les idoles yogini représentent des figures féminines debout sur un animal, un démon ou une tête humaine, symbolisant la victoire de Shakti (la puissance éternelle). Selon la mythologie hindoue, aadishakti est la puissance éternelle qui est née d’elle-même et a tout créé par sa volonté. Aadishakti (reconnue comme la déesse en raison de son caractère maternel) est le pouvoir suprême. Les idoles expriment tout : la colère, la tristesse, le plaisir, la joie, le désir et le bonheur.
Le nombre 64 trouve sa référence dans la mythologie hindoue sous des formes telles que Kālá pour le temps, Kalā pour les arts du spectacle, etc.
De tels temples dédiés aux yoginis, bien que rares, sont également visibles sur le site de Ranipur-Jharial dans le district de Balangir à Odisha et dans sept autres endroits en Inde.










On pense que le temple a été construit par la reine de la dynastie Bhouma de Lonabhadra alias Santikaradeva II, Hiradevi en 864 CE. C’est le premier temple Chausath Yogini de l’Inde.
Selon les prêtres locaux, la légende du temple raconte que la déesse Durga aurait pris la forme de 64 demi-déesses pour vaincre un démon. Après le combat, les 64 déesses, assimilées à des yoginis, auraient demandé à Durga de les commémorer sous la forme d’un temple.
Le complexe du temple est désormais entretenu par l’Archaeological Survey of India .
Kalapahad , un général converti à l’islam du XVIe siècle, aurait attaqué ce temple et détruit les murtis . Il est également connu comme le destructeur des temples de Jaganath et de Konark .
Le temple est petit et circulaire, mesurant seulement 7,6 mètres de diamètre. [ 6 ] Il est hypaéthral et construit en blocs de grès . L’intérieur du mur circulaire est percé de niches, chacune abritant la statue d’une déesse. 56 des 64 idoles, en pierre noire, subsistent. Elles entourent l’image principale au centre du temple, la déesse Kali , qui se tient sur une tête humaine, représentant le triomphe du cœur sur l’esprit. Certains historiens pensent qu’une idole de Maha Bhairava était vénérée dans le Chandi Mandapa. [ 4 ] Le temple semble suivre un plan en mandala , avec des cercles concentriques formés, tandis qu’un Shiva, au centre du sanctuaire intérieur, est entouré de quatre Yoginis et de quatre Bhairavas . [ 7 ] [ 8 ]
On accède au cercle par un passage d’entrée en saillie, de sorte que le plan du temple a la forme d’un piédestal yoni pour un lingam de Shiva .
Les images des Yoginis représentent des déesses debout et leurs véhicules animaux ( vahana ). Les Yoginis sont nues, à l’exception de leurs ceintures ornées de bijoux, d’où pendent de légères jupes qui ornent leurs jambes ; elles sont ornées de bracelets, de brassards, de colliers et de bracelets de cheville.
L’érudit István Keul écrit que les images de yogini sont en roche de chlorite sombre , d’environ 40 cm de haut, et se tiennent dans des poses variées sur des socles ou vahanas , leurs véhicules animaux ; la plupart ont « des traits délicats et des corps sensuels avec des tailles fines, des hanches larges et des seins hauts et ronds » avec des coiffures et des ornements corporels variés.
Ce temple était enterré et on raconte qu’il avait mauvaise réputation car on y effectuait des sacrifices humains notamment des bébés…
En ressortant du temple, un type vient à ma rencontre et me dit : « est que tu te souviens ??? On est amis sur Facebook » Sur le coup cela ne me parle pas mais en le suivant dans son atelier, j’ai un flash …bien sûr je suis venue ici il y a 5 ans et je lui ai même acheté 2 gravures sur bambou de toute beauté …cette fois ci mon budget ne me permet pas de telles largesses …mais en tout cas on est content de se revoir !!!




Nous nous rendons ensuite à Lathipada à coté de Nayagarh où un rituel important du festival Danda Jatra, doit être effectué ce soir et demain matin …
Effectivement nous arrivons au moment où un défilé important de pèlerins traverse le village accompagné par le son des tambours …
Tous les villageois sont sur leur pas de porte pour assister à ce rituel …Je repère 2 grands mats et un plus petits en bois …on me dit que des hommes seront accrochés sur ces mats …mais je n’imagine absolument pas ce à quoi je vais assister !!!
Ces mats sont précieusement conservés pour être utilisés pour le même festival, l’année prochaine !!!









La première photo est celle de la gentille famille du cuisinier de l’hotel où je réside qui nous a invités à prendre nos repas chez lui en attendant le déroulement de la cérémonie !!!






Du coup en attendant, on prend des photos avec toute la famille histoire de conserver des souvenirs de cette soirée mémorable …il n’y a pas de touristes qui s’égarent dans ce petit village !!!






Tout est prêt pour le démarrage du rituel auquel j’assisterai en tant que seule occidentale !!!
Japon 2025 : La fin du voyage au Japon
Sur la route de pèlerinage du Kumano Kodo, nous avons la chance de découvrir de magnifiques temples typiquement japonais…
Kumano Hongu Taisha est l’un des principaux sanctuaires de Kumano à travers le pays. Les 158 marches en pierre menant à la salle principale sont bordées des deux côtés de banderoles Kumano Daigongen, tandis que les cèdres épais environnants évoquent l’histoire du sanctuaire.
Le Kumano Hongū-taisha (熊野本宮大社?) est un sanctuaire shinto situé à Tanabe (anciennement dans le village de Hongū) dans la préfecture de Wakayama au Japon. Proche de la cascade de Nachi (Nachi no taki), il fait partie du complexe religieux regroupant les trois grands sanctuaires de Kumano. Il forme avec deux autres sanctuaires, le Kumano Hayatama-taisha à Shingū et le Kumano Nachi-taisha à Nachi, le complexe sacré du Kumano Sanzan. Tous trois sont inscrits depuis 2004 au patrimoine mondial de l’UNESCO au sein de l’ensemble des sites sacrés et chemins de pèlerinage dans les monts Kii.
L’identité exacte du dieu honoré dans ce sanctuaire est inconnue. La niche centrale ne contient aucun go-shintai, représentation symbolique des kamis ou divinités du shintō et servant traditionnellement de support d’incarnation au kami. Les servants du lieu saint pensent néanmoins que l’esprit de Kuni-no-Toko-tachi-no-Kami habite le sanctuaire. Dans le Nihongi, Kuni-no-Tokotachi est le premier kami à apparaître, cette déité joue donc un rôle important dans la cosmogonie shinto.
Inondations de 1889
Torii de Ōyunohara.
En 1889, des pluies torrentielles font sortir le fleuve Kumano de son lit, elles engendrent des inondations et des glissements de terrain. Le sanctuaire, situé sur la rive droite du fleuve, est partiellement détruit. Mais en 1891, il est partiellement reconstruit à son emplacement actuel.
A noter les temples Shinto sont très marketing …a la sortie du temple on vous vend un tas de petites amulettes destinées à vous protéger de différents maux voire des influences maléfiques environnantes …












La seconde étape de notre pèlerinage est le temple Kumano Hayatama Taisha.
Kumano Hayatama Taisha est l’un des 3 grands sanctuaires du pèlerinage de Kumano Kodo situé dans la ville de Shingu, à l’extrémité sud-est de la préfecture de Wakayama. Edifié à l’embouchure de la rivière Kumano qui se jette dans l’océan Pacifique, le sanctuaire célèbre la puissance de la nature et le lieu par lequel le couple mythique de co-créateurs du Japon serait arrivé du monde des kami.
On retrouve au sein du grand sanctuaire Hayatama, une succession d’éléments shinto typiques comme les fameuses portes hautes torii ⛩️, les pavillons secondaires et l’enceinte sacrée signifiée par des murs et la porte Shinmon surmontée d’une grosse corde shimenawa. Reconstruits en 1951, les bâtiments actuels respirent le neuf et se montrent très colorés, dans une palette d’orange vermillon, de vert sapin et de blanc.
Baptisé Nagi no Ki, un conifère géant sacré et presque millénaire trône majestueusement sur l’esplanade. Il s’agit sans aucun doute de la meilleure raison pour visiter le sanctuaire. Offert en 1159 par Taira no Shigemori (1138 – 1179), un samourai et noble de l’époque, l’arbre possède des feuilles particulières, difficiles à arracher et que l’on garde sur soi comme porte-bonheur pour la réussite financière ou maritale. Elles symbolisent par ailleurs le lien solide et incassable des pèlerins croyants envers les déités de Kumano.












La légende raconte que 2 princesses ont voyagé à pied pendant plusieurs semaines pour effectuer ce pèlerinage …En commémoration certains japonaises louent ce costume pour visiter ce sanctuaire… Quand il pleut comme aujourd’hui…ce n’est pas terrible !!!
Hiromi porte son super imperméable special 7eleven…Nous marchons jusqu’à la cascade Nachi qui fait partie du sanctuaire Hiro-Jinja. Dommage qu’il pleuve autant !!!
















Nous repartons pour un dernier sanctuaire …avec de nombreuses marches à monter …
La route Saigoku Sanju-san-kasho visite 33 temples — dispersés dans la région de Kinki et la préfecture de Gifu — dédiés à la divinité Kannon. Le sentier accueille de nombreux fidèles tout au long de l’année.
La salle principale du temple de Seiganto-ji a été reconstruite en 1590 par ordre du seigneur de guerre Toyotomi Hideyoshi, qui plus tard a unifié le Japon. C’est la 4ème photo et c’est un temple bouddhiste. Le temple vénère Nyoi-rin Kannon Bosatsu, ou la déesse de la miséricorde. L’architecture du temple illustre le style décadent de l’ère Azuchi-Momoyama, vers la fin du XVIe siècle. Le sanctuaire est l’un des sites sacrés et des sentiers de pèlerinage dans les montagnes Kii, collectivement répertoriés comme site du patrimoine mondial.








Nous repartons sur la route pour profiter du Sakura …
On trouve un endroit absolument désert en pleine floraison …on y reste un moment tellement c’est beau …












Beaucoup de photos mais c’est vraiment dur de résister : trop beau !!!










Encore quelques unes car ce sont les dernières images que je retiendrai du Japon.









Mais bien sur ce ne sera pas mon dernier voyage là bas !!!
Japon 2025 : Sakura tout azimut à Honshu !!!
Notre première vision de Sakura s’est passée à Osaka juste en sortant de l’avion …juste devant le magnifique chateau de Kishi Wada
Le château de Kishiwada (岸和田城, Kishiwada-jō ) est un château japonais situé dans la ville de Kishiwada , dans la préfecture d’Osaka , au Japon . À la fin de la période Edo , le château de Kishiwada abritait le clan Okabe , daimyō du domaine de Kishiwada . Le jardin Honmaru du château est désigné lieu national de beauté pittoresque . Le château est également connu sous le nom de château de Chikiri (千亀利城, Chikiri-jō ) .
Au début du XVe siècle, le clan Miyoshi (de la province d’Awa ) envahit et vainquit le clan Hosokawa et ses mandataires, et devint le maître d’une grande partie de la région du Kansai . Miyoshi Yoshikata (1527-1562), frère cadet de Miyoshi Nagayoshi, fit du château de Kishiwada sa base et reconstruisit en profondeur ses fortifications. Les Miyoshi firent également de Sakai un port international et bénéficièrent grandement du commerce. Le règne des Miyoshi fut de courte durée : dans les années 1560, le clan était en déclin et la province d’Izumi s’était effondrée en un patchwork de puissants locaux. Elle devint un champ de bataille entre les forces d’ Oda Nobunaga et les partisans des Saiga Ikki , adeptes locaux du mouvement Ikkō-ikki , qui cherchaient à renverser le système féodal et à établir une république théocratique, et qui s’étaient alliés à son ennemi juré, le temple Ishiyama Hongan-ji .
Nobunaga s’empara du château de Kishiwada et nomma Oda Nobuharu châtelain afin de le protéger de toute tentative de fusion des armées des Saiga Ikki et d’Ishiyama Hongan-ji. Les craintes de Nobunaga se concrétisèrent après son assassinat en 1582.
En 1584, Toyotomi Hideyoshi laissa les défenses d’Osaka en sous-effectif lorsqu’il marcha contre Tokugawa Ieyasu pour consolider sa position de successeur de Nobunaga. En 1585, les armées des Saiga Ikki profitèrent de ce vide pour envahir la province d’Izumi, mais elles furent stoppées par les généraux de Hideyoshi, Matsuura Munekiyo et Nakamura Kazuuji, avec 8 000 hommes, à la bataille de Kishiwada.
Le château de Kishiwada résista au siège de deux mois et devint la base de la conquête de la province de Kii par Hideyoshi. Afin de sécuriser la campagne et de continuer à protéger le port de Sakai et son flanc arrière vers Osaka, Hideyoshi plaça son oncle, Koide Hidemasa, comme châtelain et fit renforcer les défenses de Kishiwada.






Les sakuras sont les cerisiers ornementaux du Japon (dont Prunus serrulata) ainsi que leurs fleurs. La cerise (桜んぼ, sakuranbo?) vient d’une autre espèce de Prunus.
Les premiers sakuras sont originaires de Chine, et ont été aperçus pour la première fois au pied de l’Himalaya. Ce n’est qu’un millier d’années après, pendant la dynastie Tang, que les cerisiers ont commencé à être exportés au Japon et en Corée du Sud.
Ces arbres sont beaucoup associés au Japon du fait de la forte présence culturelle des sakuras dans la culture japonaise, et qu’on leur attribue la dénomination de « sakura », qui est l’appellation japonaise. Mais leurs origines sont souvent controversées.
Notre idée est de descendre au sud pour bénéficier du Sakura en pleine floraison …nous avions noté qu’au niveau d’Osaka beaucoup d’arbres n’avaient pas encore commencé leur floraison …
De nombreux arbres en fleurs le long de la route c’est magnifique !!!












Il existe plus de 600 variétés de sakura se différenciant par le nombre de pétales, la couleur des fleurs et des jeunes feuilles, la période de floraison ou le port de l’arbre .La couleur des fleurs va du blanc au rouge foncé en passant par toutes les nuances du rose pâle.
Parmi les espèces de cerisiers ornementaux les plus courantes au Japon, on compte :
Prunus serrulata, cerisier du Japon ;
Prunus speciosa, cerisier d’Izu Ōshima (Ōshima-zakura) ;
Prunus sargentii, cerisier d’Ezo ;
Prunus ×yedoensis, cerisier Yoshino, hybride de Prunus speciosa et de Prunus subhirtella ‘Pendula’ ou de Prunus jamazakura[3].












La variété préférée des Japonais est le cerisier Yoshino (染井吉野, Somei yoshino?). Ses fleurs sont d’un blanc presque pur teinté du rose le plus pâle particulièrement au niveau de la tige. En général, les pétales de ces fleurs tombent, ou plutôt « se dispersent » (散る, chiru?) une semaine avant que les feuilles apparaissent ; c’est pourquoi, ils semblent blancs du tronc à la cime. Cette variété tient son nom du village de Somei (maintenant partie intégrante de l’arrondissement tokyoïte de Toshima). Selon les recherches génétiques, c’est un hybride qui aurait été développé au milieu du xixe siècle dans la région d’Edo (ancien nom de Tokyo).














Les yaezakura et shidarezakura sont d’autres variétés appréciées de cerisiers du Japon. Le yaezakura (Prunus serrulata f. purpurascens) a de grandes fleurs avec plus de cinq pétales denses et rose foncé. Le shidarezakura (Prunus serrulata var. pendula ou Prunus pendula ‘Maxim’.), ou « cerisier pleureur », possède des branches qui tombent comme celles du saule pleureur et portant des cascades de fleurs roses.
Existent également les yamazakura (Prunus jamazakura, cerisier de montagne), Edo higan (Prunus pendula form. ascendens), mamezakura (Prunus serrulata) et kanhizakura (Prunus campanulata (en)).
On divise les variétés en gros en deux catégories : les variétés sauvages, et les cultivars de jardins. Dix espèces de cerisiers sauvages existent au Japon, parmi lesquelles yamazakura, Ōshima-zakura, Edo higan, kan-hizakura (espèce endémique d’Okinawa).
J’apprends avec surprise que tous ces arbres magnifiques ne donnent pas de fruits comestibles …ils existent juste pour la beauté des fleurs !






Nous arrivons à un endroit magnifique …il est près des toilettes mais ce n’est vraiment pas grave …En tout cas nous ne sommes pas embêtées par les touristes et les photographes pour faire nos photos !!!






Toujours le long de la route …en me faufilant dans les buissons …j’ai ramassé plein de graines sur mon pantalon dont j’ai mis une heure à me débarrasser .





Les sakura tiennent une place de première importance dans la plupart des jardins japonais et des parcs publics, écoles et bâtiments publics japonais. Comme les années fiscales et scolaires commencent toutes les deux en avril, le jour de la rentrée des classes coïncide avec la saison des cerisiers dans la plus grande partie de l’île de Honshū.
On trouve également des magnolias (2ème photo) et parfois également des camélias.
A partir de la 4ème photo, nous arrivons dans un endroit particulièrement extraordinaire : le parc Hirasougen près de Wakayama …tous les arbres sont en fleurs …on se croirait dans un rêve et en plus il n’y a personne …













Le caractère transitoire de la floraison du sakura est utilisé depuis des siècles comme métaphore afin de souligner le caractère éphémère de la beauté mais aussi de la vie. Le sakura sert ainsi à expliquer l’important concept esthétique japonais qu’est le mono no aware (ce dernier pouvant se traduire par « la sensibilité pour l’éphémère »).
L’association entre le sakura et le caractère éphémère de la vie, relie également celui-ci à la mort et donc aux samouraïs et aux bushi. Ce rapport avec la classe guerrière s’est poursuivi lors de la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement utilisait alors l’association entre la floraison du sakura et une vie courte pour presser les soldats à mourir pour leur pays.
Akiko Yosano, dans ses poèmes, allait jusqu’à comparer les soldats morts à des cerisiers en fleur. Le gouvernement encourageait d’ailleurs la population à croire que les âmes des guerriers tombés au combat se réincarnaient en sakura. Les pilotes de l’aviation nippone peignaient des fleurs de cerisier sur les flancs de leur appareil avant de partir pour une mission suicide et emportaient parfois des branches de sakura avec eux.
Des cerisiers étaient plantés dans les colonies japonaises lors de l’impérialisme japonais, représentant l’âme japonaise. Malgré la fin de l’impérialisme japonais, les militaires et les policiers utilisent aujourd’hui encore ces fleurs comme emblèmes, drapeaux et insignes à la place d’étoiles. Aux côtés de la fleur de chrysanthème, la fleur du sakura reste donc pour ces raisons teintée d’une note de nationalisme. Cependant le lien entre la fleur de sakura et le nationalisme est antérieur à la guerre. Les peintures du style yamato-e comportaient déjà la figuration des fleurs de cerisier en tant que motif purement japonais en réaction à la peinture chinoise (kanga).


















C’est vraiment trop beau !!!
Nous arrêtons chez une amie d’Hiromi qui tient une guest house …




En repartant …à nouveau des arbres féeriques le long de la route …
La floraison du cerisier est un des événements naturels les plus marquants se déroulant au printemps. Le sakura est ainsi utilisé pour signifier le printemps dans l’ukiyo-e et en particulier dans les « peintures de saison » (shiki-e) ou de « vues célèbres » (meisho-e).
Chaque année, l’agence météorologique du Japon et l’ensemble de la population suivent le front de floraison des cerisiers. Tous les soirs, les prévisions à ce sujet suivent le bulletin météorologique du journal télévisé. La floraison commence dans l’archipel Okinawa en janvier et atteint généralement Kyōto et Tōkyō à la fin du mois de mars ou en début d’avril, à l’exception de la péninsule d’Izu, au Sud Ouest de Tokyo, qui est concernée dès la mi-février. Nous sommes précisemment dans la presqu’ile d’Izu !
Puis, elle progresse vers le nord pour atteindre Hokkaidō quelques semaines plus tard. Les Japonais prêtent une grande attention à ces prévisions. Ils pourront ainsi aller dans les parcs, les autels et les temples en famille ou entre amis pour « contempler les fleurs » (花見 / はなみ, hanami?), manger et boire. Les festivals du hanami célèbrent la beauté des cerisiers en fleurs et sont, pour beaucoup, une occasion de se reposer et de profiter du paysage.
Il existe de très nombreux lieux dans l’ensemble de l’archipel, et les meilleurs, et plus célèbres, sont très prisés des touristes, japonais comme étrangers. En tout cas de notre coté , on ne voit personne…






Nous arrivons dans un sanctuaire réputé à la fois pour le Sakura et son coté religieux : Kumano Hongu Taisha, le sanctuaire sacré de la réincarnation.
Le sanctuaire Kumano Hongu Taisha, qui fait partie des chemins de pèlerinage du Kumano Kodo inscrits au patrimoine mondial, est le cœur des trois grands sanctuaires de Kumano (Kumano Sanzan). Enveloppé dans une atmosphère archaïque, le sanctuaire est le premier arrêt sur la route de Nakahechi du Kumano Kodo. La région de Kumano possède une nature riche, entourée de montagnes, de forêts et de ruisseaux, où Bouddha aurait résidé. À ce titre, de nombreuses personnes croyaient que le pèlerinage à Kumano permettait d’accéder à la réincarnation. À proximité, se trouve Oyunohara, où le sanctuaire était auparavant situé, avec une immense porte torii dressée sur un banc de sable de la rivière Kumano.












La plus grande porte torii du Japon se dresse majestueusement à Oyunohara.
Oyunohara était l’ancien emplacement de Kumano Hongu Taisha. À l’époque, le temple était bien plus grand qu’aujourd’hui avec cinq complexes composés de 12 édifices, une porte Romon à deux étages, une scène de danse Kagura-den, une scène de théâtre Noh et d’autres installations.
En 1889, une terrible inondation balaya plusieurs des bâtiments, mais quatre bâtiments qui survécurent à la catastrophe furent déplacés et installés à l’emplacement actuel de Kumano Hongu Taisha. Aujourd’hui, comme pour protéger la terre, la plus grande porte torii du Japon, qui mesure 34 mètres de haut et 42 mètres de large, surplombe les forêts épaisses d’Oyunohara, un spectacle magnifique visible de très loin.














Nous voilà parties pour un pèlerinage sur l’ancienne route japonaise de Kumano Kodo…
Japon 2025 : Derniers moments à Hokkaido….les magnifiques volcans de l’ouest !!!
Nous avons rejoint le centre à Sapporo et Chitose …comme il nous reste quelques jours, nous décidons d’aller explorer les volcans et les lacs de l’ouest de Hokkaido …
Notre Première étape est de rejoindre le lac Shikotsu qui est absolument magnifique, mais même emmitouflées comme nous sommes …nous sommes mortes de froid !!!
On se réfugie dans la station à proximité où on nous passe un documentaire intéressant et en Anglais !!!
Le deuxième lac que nous avions le projet de visiter est le lac Kuttara, mais toutes les routes d’accès sont coupées et nous sommes obligées de renoncer …ils ne déneigent que les routes principales !!!
Les photos ci dessous sont celles du lac Shikotsu !!!

















En chemin on croise un adorable raton laveur, affamé lui aussi …qui essaie de passer sous la voiture !!!
Notre prochain lac est le lac Toya Ko magnifique avec cette ile volcanique située au milieu du lac …Le lac Tōya (洞爺湖, Tōya-ko?) est un lac de caldeira situé dans le sud-ouest de l’île de Hokkaidō au Japon, dans le parc national de Shikotsu-Tōya.
Le lac a une forme quasi circulaire de 10 km de diamètre avec une île en son centre, Nakano-shima, qui abrite des daims de Hokkaidō. Il a une superficie de 70,7 km2 et une profondeur maximale de 180 m.
Le lac Tōya est connu comme étant le lac le plus septentrional du Japon à ne jamais être pris par les glaces. On dit aussi qu’il est le deuxième lac le plus transparent du Japon.
La ville principale du lac est Tōyako Onsen sur la côte occidentale. La ville de Toyako, où s’est tenu le G8 de 2008, est située de l’autre côté du lac. À proximité se trouve le mont Usu.


















La superbe montagne sur la photo ci dessous est le mont Tarumae plus petite mais proche du mont Eniwa…ce n’est pas un volcan malgré le petit panache de fumée sur son sommet.
Le mont Eniwa est lui un volcan toujours en activité !!!
Le mont Eniwa (恵庭岳, Eniwa-dake ) est un volcan actif situé dans le parc national de Shikotsu-Tōya à Hokkaido , au Japon . Il se trouve en face du mont Tarumae et du mont Fuppushi sur les rives du lac Shikotsu , le lac de caldeira qui a engendré les volcans. Le mont Eniwa est le plus haut des trois volcans.
La dernière éruption a eu lieu vers le début du XVIIIe siècle (vers 1700 ± 30 ans). Il n’existe aucune trace historique de cette éruption, mais la téphrochronologie indique des explosions phréatiques accompagnées de coulées de boue provenant du cratère 3. Deux siècles avant cette éruption (vers 1550 ± 75 ans), la datation au radiocarbone indique une éruption similaire provenant du cratère 2. Vers la même époque (vers 1500 ± 150 ans), la datation au radiocarbone indique une autre éruption, mais provenant du cratère 1. Cette éruption a été accompagnée d’avalanches de débris plutôt que de coulées de boue. La plus ancienne éruption datée est une éruption explosive survenue sur le versant est du sommet vers 100 av. J.-C. ± 100 ans selon la datation au radiocarbone. Toutes ces éruptions étaient des éruptions d’évents centraux avec un indice d’explosivité volcanique (IEV) de 2.
Aux Jeux olympiques d’hiver de 1972 , le mont Eniwa était le site des courses de ski alpin hommes et femmes . Le parcours commençait au sommet et se terminait sur le versant sud-ouest. Les épreuves techniques de slalom géant et de slalom ont eu lieu à Teine .
Nous continuons notre route en repassant par le lac Shikotsu où nous pouvons admirer cette même montagne soit le mont Eniwa sous un angle différent en prenant la route de Niseko …


Pour la route vers Niseko, la météo se dégrade très rapidement et on se trouve prises dans une tempête de neige …heureusement notre petite voiture a les pneus adéquats …







On n’y voit bientôt plus rien heureusement nous prenons la route de Sapporo.. donc la route est grande et relativement bien déneigée !!!
Nous continuons pour Niseko qui est la station de ski la plus célèbre du japon mais qui ne paie vraiment pas de mine au niveau de la station elle même ,qui est assez quelconque ..par contre, elle offre une vue superbe sur le mont Yotei qui est certainement le plus beau volcan que j’ai vu à Hokkaido.
Le mont Yōtei (羊蹄山, Yōteizan?) est un volcan du Japon situé sur l’île de Hokkaidō, dans le parc national de Shikotsu-Tōya.
Ce sommet isolé à la forme conique très régulière rappelle beaucoup le mont Fuji. Pour cette raison, il est appelé également Ezo Fuji (Ezo est l’ancien nom de Hokkaidō). En japonais il est aussi appelé Shiribeshi et son nom aïnou est Makkarinupuri.
Il est inclus dans la liste des 100 montagnes célèbres du Japon.
Le mont Yōtei s’élève au-dessus de vallées (rivière Shiribetsu) et de plaines (plaine de Kutchan) qui sont situées à moins de 300 mètres d’altitude, dont une grande partie est cultivée (pommes de terre de Kuchan en particulier). Le mont lui-même est couvert par la forêt primaire jusqu’à 1 500 mètres d’altitude environ. Au-delà c’est l’étage alpin, jusqu’au sommet, qui est le rebord d’un cratère circulaire, à 1 898 mètres d’altitude. On peut y observer la flore de Hokkaidō, et même une flore endémique au mont Yōtei.










Le mont Yōtei (羊蹄山, Yōtei-zan , littéralement « montagne aux sabots de mouton ») est un stratovolcan actif situé dans le parc national Shikotsu-Toya , à Hokkaidō , au Japon . On l’appelle aussi Yezo Fuji ou Ezo Fuji (蝦夷富士) , « Ezo » étant un ancien nom de l’île d’Hokkaido, car elle ressemble au mont Fuji . La montagne est également connue sous le nom de Makkari Nupuri (マッカリヌプリ) . C’est l’ une des 100 montagnes célèbres du Japon .
Le mont Yōtei est principalement composé d’andésite et de dacite.
Le stratovolcan est symétrique, ce qui ajoute à sa ressemblance avec le mont Fuji.
La téphrochronologie indique deux éruptions au mont Yotei. La plus récente date d’environ 1050 av. J.-C., provenant d’un cône émergeant du flanc nord-ouest de la montagne, au lac Hangetsu ( Hangetsu-ko ) . La plus ancienne date d’environ 3550 av. J.-C.
Le 11 mars 2024, deux skieurs de randonnée néo-zélandais sont décédés après avoir été emportés, avec quatre autres personnes, par une avalanche sur les pentes du volcan. Une troisième personne du groupe a été blessée.
Le mont Yōtei est également connu sous le nom d’Ezo Fuji en raison de sa forme presque parfaitement conique ressemblant au mont Fuji , ce qui en fait l’un des « Fuji locaux » que l’on trouve dans différentes régions du Japon.
Au cours des époques Meiji , Taishō et Shōwa au Japon, il était connu sous plusieurs noms : « Shiribeshi-yama/Kōhō-Yōtei-zan » (後方羊蹄山), « Makkarinupuri » (マッカヌプリ) et « Ezo Fuji » (蝦夷富士). Sur certaines cartes, il est également enregistré sous le nom de « Makkari-yama » (マッカリ山).
Sur la carte topographique à l’échelle 50 000:1 de la région de « Rusutsu », publiée en 1920 par le Département d’arpentage japonais, la montagne est mentionnée sous le nom de « Shiribeshi-yama (Ezo-Fuji) ». Cependant, ce nom étant difficile à lire, la ville de Kutchan a demandé qu’il soit changé en Yōtei-zan. Ce changement a été opéré sur la carte topographique de novembre 1969 publiée par l’ Autorité d’information géospatiale du Japon . Depuis, le nom actuel de Yōtei-zan est devenu officiel.
L’ancien nom de la montagne, « Shiribeshi-yama » (後方羊蹄山), provient du nom de lieu « Shiribeshi » (後方羊蹄), qui a été enregistré dans le Nihon Shoki comme le lieu où Abe no Hirafu a établi un domaine dans l’article du 17 mai de l’année 659 après J.-C. (an 5 du règne de l’impératrice Kōgyoku ). (Le domaine a été établi parce que les groupes familiaux Ezo d’Ikashima et d’Uhona souhaitaient recevoir le territoire. )
Il n’est pas clair si cet enregistrement fait référence au même endroit que l’actuel mont Yōtei. Les caractères de « shiribeshi » (後方羊蹄) sont composés de « shiribe » (« l’arrière », 後方) et de « shi » (« sabots de mouton » ou « Rumex japonicus », 羊蹄).
Les Aïnous appelaient la montagne Makkarinupuri ou Machineshiri (雌山) « montagne féminine », et la montagne Shiribetsu-dake, au sud-est, Pinneshiri (雄山), « montagne masculine ». Shiribetsu-dake est également appelé par certains fans Zenpō-Yōteizan (écrit avec les caractères « Mont Yōtei devant »), par opposition à l’ancien nom du mont Yōtei, Kōhō-Yōtei-zan (écrit avec les caractères « Mont Yotei derrière »).





Voilà demain nous repartons pour Osaka …pour admirer les cerisiers en fleurs …bon programme !!!









