Japon 2025 : Retour vers le mont Fuji
Me voila revenue au Japon …pas d’exploration de Hokkaido cette fois ci pour des raisons budgétaires …Nous resterons sur l’ile principale de Honshu qui est celle des grandes mégapoles japonaises.
Je ne suis pas encore complètement remise de mon accident et la fréquentation de la foule de touristes me stresse énormément …mais il est nécéssaire d’avancer sinon autant rester en France !!!
Arrivée à Kansai Osaka, nous traversons toute l’ile de Honshu pour rejoindre Ishikawa où habitent les parents de Hiromi qui vont nous héberger pendant 2 nuits.
1ère matinée à Ishikawa …impossible démarrer la voiture …on essaie vainement de raccorder notre batterie sur celle de la voiture du père de Hiromi …Rien !!!
Heureusement Hiromi a un contrat d’assistance de dépannage très efficace ce qui fait que nous sommes dépannées en 1 heure !!!
Pour fêter cela on invite les parents dans un restaurant spécialisé dans les sushis où la nouriture est bonne et super abordable …si cela existe même au Japon !!!




Le lendemain la voiture démarre au quart de tour et on part vers Tokyo (on retraverse Honshu vers le sud)…on ne tarde pas à entrevoir le magnifique volcan entouré par une forêt de cables électriques et antennes diverses …
Le mont Fuji (富士山, Fujisan?, ) est une montagne du centre du Japon qui se trouve sur la côte sud de l’île de Honshū, au sud-ouest de l’agglomération de Tokyo. Avec 3 776 mètres d’altitude, il est le point culminant du Japon. Situé dans une région où se rejoignent les plaques tectoniques pacifique, eurasienne et philippine, la montagne est un stratovolcan toujours considéré comme actif, sa dernière éruption certaine s’étant produite fin 1707, bien que le risque éruptif soit actuellement considéré comme faible.
À son sommet a été construit un observatoire météorologique et malgré les conditions climatiques rigoureuses, la montagne est une destination extrêmement populaire en particulier pour les Japonais, qu’ils soient shintoïstes ou bouddhistes, en raison de sa forme caractéristique et du symbolisme religieux traditionnel dont il est porteur. Il a ainsi été le sujet principal ou le cadre de nombreuses œuvres artistiques, notamment picturales au cours des siècles. Pourtant, cette fréquentation fragilise l’environnement. Aussi, le 22 juin 2013, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le titre « Fujisan, lieu sacré et source d’inspiration artistique ».




Les kanji pour le mont Fuji, 富 et 士, signifient respectivement « richesse » ou « abondance » et « un homme avec un certain statut » mais il s’agit probablement d’un ateji, c’est-à-dire des caractères sélectionnés en raison de leur prononciation similaire avec celle des syllabes du nom, sans pour autant posséder un sens particulier. Dans les méthodes de romanisation Nippon-shiki et Kunrei, le nom est transcrit Huzi. Lors de l’exposition universelle de San Francisco en 1939, une photographie géante était ainsi titrée « Mont Huzi ». Néanmoins, la transcription Fuji, selon la méthode Hepburn, reste la plus courante dans le monde.
L’origine du nom Fuji reste incertaine. Une étymologie populaire récente affirme qu’il provient de 不二 (négation + chiffre 2), signifiant « sans égal ». Une autre affirme qu’il provient de 不尽 (négation + « échappement »), signifiant « sans fin ».
Un enseignant classique japonais de la période Edo, Hirata Atsutane, explique quant à lui que le nom est dérivé d’un mot ayant pour sens « une montagne s’élevant avec la forme de l’épi d’un plant de riz ». Un missionnaire britannique, John Batchelor (1854-1944) émet l’hypothèse que le nom provient du mot aïnou pour « feu » (fuchi) de la déesse Kamui Fuchi mais il est contredit par le linguiste japonais Kyōsuke Kindaichi (1882-1971) sur la base des développements phonétiques.
Aussi, huchi signifie « vieille femme » et ape « feu », ape huci kamuy étant la déesse du feu. Des recherches sur la distribution des noms de localités incluant fuji suggèrent que l’origine du nom est yamato plutôt qu’aïnou. Enfin, un toponymiste japonais, Kanji Kagami, explique que le nom a la même racine que « glycine » (fuji) et « arc-en-ciel » (variante de niji) et provient de ses « longues pentes bien formées ». Un texte du Taketori monogatari dit que le nom vient d’« immortel » 不死 (fushi?) et de l’image d’abondants 富 (fu?) soldats 士 (shi?) grimpant les versants de la montagne.
Pour se rapprocher de la montagne on décide de dormir à Fujiyoshida dans la maison d’un ami de Hiromi qui habite une maison traditionnelle avec des murs en papier qui comme je m’en doutais ont un pouvoir isolant des plus dérisoires …En plus on bénéficie d’un maigre chauffage avec un poêle au pétrole qui ne dure maximum que 3 heures !!!
A chaque fois que je me lève pour le rallumer ayant toujours des vertiges, j’ai très peur de passer au travers du mur en papier … Angoissant !!!
Bref demain je me prend un véritable hotel…
Mais le problème des hotels au japon outre q’ils sont très chers , pour faire des économies, ils sont tous en self checking …donc pas de personnel d’accueil, des horaires d’accueil très restrictifs et des instructions pour récupérer les clefs uniquement en japonais … c’est stressant, pas convivial mais c’est vrai que ce n’est pas la qualité principale des japonais qui sont très fermés.












Le mont Fuji est un stratovolcan faisant partie de la ceinture de feu du Pacifique et dont les éruptions majoritairement explosives le classent comme un volcan gris. Le volcan se situe à l’aplomb de la jonction triple entre la plaque philippine et les micro-plaques de l’Amour et d’Okhotsk de la plaque eurasienne. Ces plaques forment respectivement les parties occidentale et orientale du Japon ainsi que la péninsule d’Izu. Le mont Fuji constitue le volcan le plus septentrional de l’arc volcanique formé par l’archipel d’Izu. Outre le sommet principal couronné par un cratère sommital, les flancs et les pieds du mont Fuji comportent une cinquantaine de dômes, de cônes et de petites bouches éruptives.
Les scientifiques ont identifié quatre phases d’activité volcanique distinctes dans la formation du mont Fuji. La première phase, appelée Sen-komitake, est composée d’un cœur d’andésite récemment découvert en profondeur sous la montagne. La deuxième, Komitake-Fuji, consiste en une couche de basalte probablement formée voici plusieurs centaines de milliers d’années. Il y a 100 000 ans environ, le « Vieux Fuji » se serait formé par-dessus le Komitake-Fuji. Enfin, le « Nouveau Fuji » se serait formé en lieu et place du sommet du « Vieux Fuji », il y a 10 000 ans environ.
Le mont Fuji est actuellement classé actif avec un faible risque éruptif. La dernière éruption enregistrée date du 16 décembre 1707 pour s’achever aux alentours du 24 février 1708, durant l’époque d’Edo. Elle est parfois appelée « grande éruption Hōei ». Pendant cet évènement, un nouveau cratère volcanique, ainsi qu’un second pic, appelé Hōei-zan, s’est formé à mi-pente, sur le versant sud-est de la montagne. Les scientifiques prédisent une activité volcanique mineure dans les prochaines années.
Sauf que certains oiseaux de mauvais augure prédisent une explosion cataclysmique pour juin juillet prochain (2026)…il faut que je me trouve une destination lointaine à ce moment là !!!
Nous faisons un rapide passage au musée du mont Fui dont la présentation des alpinistes qui grimpent au sommet du volcan dans le cadre d’un rite religieux.
Un ride passage également au parc Saiko Lyashii No Sato Nemba qui regroupent des maisons traditionnelles restaurées qui abritent des artistes qui y vendent des objets artisanaux …jolis mais extrêmement chers !!!










Du fait de son altitude élevée, plusieurs climats s’étagent le long des pentes du mont Fuji. Une grande partie de la montagne se trouve au-delà de l’étage alpin où règne un climat montagnard très froid et venteux en raison de l’altitude, ce qui limite le maintien de la végétation qui n’a toujours pas réussi à se régénérer complètement depuis la dernière éruption survenue il y a trois siècles. Ce climat rigoureux ne permet pas la fonte prononcée de la neige tombée au cours de l’hiver et qui se maintient jusqu’au mois de mai, des névés subsistant parfois toute l’année. Le bas des pentes est en revanche couvert de forêts et les pieds de la montagne, jouissant d’un climat plus tempéré, sont cultivés.
La température moyenne annuelle est de −6,5 °C et les températures moyennes mensuelles s’étalent de −18 °C à +8 °C[18] en août. Les records de température enregistrés sont de +18,2 °C le 16 août 2007 et de −35,5 °C. Le 25 septembre 1966, la station météorologique a également mesuré la vitesse record de vent pour le Japon avec 91 m/s, soit environ 330 km/h, au moment du passage d’un typhon.
La haute altitude du mont Fuji et son éloignement relatif par rapport aux autres montagnes du Japon provoquent parfois en cas de vent l’apparition de turbulences atmosphériques appelées allée de tourbillons de Karman. Ainsi, le 5 mars 1966, le Boeing 707 du vol 911 de la British Overseas Airways Corporation, pris dans ce type de turbulences, se disloque en plein vol et s’écrase près du mont Fuji, peu de temps après son décollage de l’aéroport international de Tokyo-Haneda, en ne laissant aucun rescapé (113 passagers et onze membres d’équipage étaient présents dans l’appareil).
C’était un Boeing …



Le copain d’Hiromi nous indique un point vue où il n’y a personne et où on peut enfin admirer la montagne sans personne…
À la suite de la phase du « Vieux Fuji », une période de 4 000 ans d’inactivité s’est déroulée, pour prendre fin il y a 5 000 ans avec la phase actuelle du « Nouveau Fuji ». Les éruptions du mont Fuji présentent des coulées de lave, des émissions de magma, de scories et de cendre volcanique, des effondrements et des éruptions latérales, d’où le qualificatif de « grand magasin des éruptions ». Les cendres du Nouveau Fuji sont souvent noires et ses éruptions sont récentes en termes de couches géologiques. Des informations précieuses sont consignées dans les documents historiques japonais du viiie siècle. Ils présentent une série d’éruptions représentatives.
Le mont Fuji durant la Préhistoire
Quatre éruptions explosives se sont déroulées à l’époque Jōmon, il y a environ 3 000 ans, connues sous les noms Sengoku (Sg), Ōsawa (Os), Ōmuro (Om) et Sunazawa (Zn). Comme le vent souffle généralement de l’ouest dans la région du mont Fuji, la plupart des éjectas sont tombés à l’est mais, dans le cas de Ōsawa, les scories et cendres ont été portées par un vent d’est jusqu’aux environs de Hamamatsu.
Il y a 2 300 ans environ, le versant oriental du volcan s’est effondré et des coulées de boue ont dévalé vers la région de Gotenba jusqu’à la plaine d’Ashigara à l’est et la baie de Suruga à travers la ville de Mishima au sud. Cet incident est appelé aujourd’hui coulée de lave de Gotenba (御殿場泥流, Gotemba deiryū?).
L’éruption de Jōgan
En 864 (sixième année de l’ère Jōgan), une éruption se déroule sur le versant Nord-Est du mont Fuji produisant une grande quantité de lave. De la lave comble le vaste lac Senoumi (せの海?), le divisant en deux et formant les actuels lac Sai (西湖?) et lac Shōji (精進湖?). Cet évènement est connu sous le nom d’Aokigahara lava (青木ヶ原溶岩?) et le lieu est actuellement couvert par la dense forêt d’Aokigahara.
« Jōgan 6, le cinquième mois : le mont Fuji est en éruption depuis 10 jours et il éjecte du sommet une immense quantité de mâchefer et de cendres qui retombent sur terre jusqu’à l’océan à la baie d’Edo. Beaucoup de gens périssent et un grand nombre d’habitations sont détruites. L’éruption volcanique a commencé sur le flanc du Fuji-San, à proximité du mont Asama, jetant des cendres jusqu’à la province Kai. »
L’éruption de Hōei
Carte de l’épaisseur des cendres et scories projeté par l’éruption de 1707 dans la région de Tokyo.
La dernière éruption du mont Fuji, survenue en 1707 (quatrième année de l’ère Hōei), est connue sous le nom de « grande éruption de Hōei ». Ayant débuté 49 jours après le tremblement de terre de Hōei, qui figure parmi les plus puissants jamais enregistrés au Japon, elle s’est déroulée sur le versant Sud-Ouest du mont Fuji et a formé trois nouvelles cheminées volcaniques, nommées « première », « deuxième » et « troisième cheminée ».
« Hōei 4, le vingt-deuxième jour du dixième mois : une éruption du mont Fuji. Le mâchefer et les cendres tombent comme de la pluie à Izu, Kai, Sagami et Musashi. »
Bien qu’elle n’ait pas engendré de coulée de lave, cette éruption est remarquable par la propagation des cendres volcaniques et des scories émises jusqu’à une région aussi éloignée qu’Edo (ancien nom de Tokyo) située à cent kilomètres au nord-est. Le volume d’éjectas a été estimé à 800 000 000 m3, soit un indice d’explosivité volcanique qui pourrait être estimé à 4. L’année suivante, les débris volcaniques accumulés dans les champs près du cours de la rivière Sakawa, située à l’est de la montagne, sont mobilisés par les pluies, comblent le lit du cours d’eau et forment çà et là des barrages temporaires. L’averse des 7 et 8 août provoque une avalanche de cendre et de boue qui détruit les barrages, provoquant alors une inondation dans la plaine Ashigara.
Autres éruptions connues
Seize éruptions ont été enregistrées depuis 781. La plupart se sont déroulées durant l’époque Heian avec douze éruptions entre 800 et 1083. Parfois, les périodes d’inactivité peuvent durer des centaines d’années comme entre 1083 et 1511. Actuellement, aucune éruption n’a eu lieu depuis l’éruption Hōei, il y a plus de 300 ans.
Mais certains prédisent une explosion gigantesque pour juin juillet 2026….
Prévention
La prévention des risques éruptifs est assurée par le Comité de coordination pour la prévention des éruptions volcaniques dépendant de l’Agence météorologique japonaise en ce qui concerne la prévision et le suivi sismique des évènements, le cabinet du Premier ministre en ce qui concerne la mise en place d’un plan d’évacuation et le Ministère du territoire, des infrastructures et du transport pour la protection contre les risques de glissement de terrain.
Ainsi, entre septembre 2000 et janvier 2001, le nombre de secousses telluriques sous le volcan est passé d’une ou deux par mois à 35 en septembre, 133 en octobre, 222 en novembre, 144 en décembre puis 36 en janvier 2001, faisant craindre le pire, avant que tout ne rentre dans l’ordre. Ces secousses étaient pour la plupart du type basse fréquence et se situaient à quinze kilomètres de profondeur, au nord-est du sommet.
En septembre 2012, la pression de la chambre magmatique est de 1,6 MPa, soit l’équivalent d’une pression atmosphérique de 15,8 kg/cm2, faisant craindre une éruption théoriquement envisageable à partir d’une pression de 0,1 MPa. Cette forte pression est due à des mouvements tectoniques provoqués par le séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku.
Première ascension
La première ascension connue du mont Fuji est datée de 663 et a été réalisée par le moine bouddhiste En no Gyōja. Le premier non-Japonais à gravir le volcan est sir Rutherford Alcock en 1860.
Le shintoïsme, tout comme le bouddhisme, impose des interdits en rapport avec tout ce qui touche au sang. Les femmes, par exemple, du fait de la menstruation, sont considérées comme impures. En conséquence, elles sont exclues des lieux saints des deux religions, en particulier des montagnes comme le mont Fuji.
Le statut de ce dernier dans la culture japonaise incite cependant des femmes à braver cet interdit ; en 1832, Takayama Tatsu, une jeune femme membre d’une secte adoratrice du mont Fuji, se joint, vêtue d’une tenue d’homme, à un groupe de pèlerins et effectue, avec la bienveillance de son maître spirituel, la première ascension connue du volcan par une femme.
Mont Fuji depuis Omiya, vers 1890.
À la fin de l’ère Edo, les autorités religieuses, soucieuses d’attirer davantage de croyants aux temples et sanctuaires, commencent à envisager la levée de l’interdiction faite aux femmes d’escalader les montagnes sacrées afin de favoriser leur visite des lieux saints construits au pied des montagnes ou sur leurs pentes. Ainsi, dès la première année de l’ère Man’en (1860-1861), l’ascension du mont Fuji est permise aux femmes jusqu’à la huitième station, à l’altitude d’environ 3 200 mètres.
Ce mouvement d’ouverture s’accélère les années suivantes sous l’impulsion de personnalités étrangères ; en septembre 1867, le diplomate britannique Harry Smith Parkes gravit le mont Fuji en compagnie de son épouse, Fanny Parkes, qui devient la première femme non-japonaise à entrer dans le périmètre sacré du volcan. La présence d’une femme, étrangère de surcroît, au sommet du mont Fuji n’ayant suscité ni opposition ni protestation dans le pays, des Japonaises prennent l’initiative de demander l’autorisation d’y accéder à leur tour. Cinq ans plus tard, le gouvernement de Meiji lève par ordonnance l’interdiction dans tout le pays. Depuis, le mont Fuji constitue une destination touristique populaire et nombreux sont les Japonais qui le gravissent au moins une fois dans leur vie.
Présence militaire
Des samouraïs pratiquaient jadis leur entraînement au pied du mont Fuji, près de la ville actuelle de Gotenba. Le shogun Minamoto no Yoritomo a pratiqué le yabusame dans la région au début de l’époque de Kamakura. Depuis 2006, les Forces japonaises d’autodéfense aux camps de Kita-Fuji (nord-est) et Higashi-Fuji (sud-est), ainsi que le Corps des Marines des États-Unis au Camp Fuji (plaine de Kantō) possèdent des bases militaires au pied du volcan.
L’ascension du mont Fuji est relativement aisée bien que pouvant se révéler éprouvante du fait de la grande distance horizontale à parcourir entre le lieu de départ pédestre et le sommet. Il arrive que ses sentiers soient bondés, le volcan étant un lieu de pèlerinage populaire, hormis en hiver lorsqu’il est alors recouvert de neige et de glace. La période la plus fréquentée pour gravir le mont Fuji dure du 1er juillet au 27 août en raison de l’ouverture estivale des refuges et autres commodités touristiques ainsi que de la circulation des bus jusqu’à la cinquième station, la dernière accessible par la route et la plus proche du sommet. Chaque année, le nombre de visiteurs gravissant le mont Fuji est d’environ 300 000 personnes, dont 70 % de Japonais.
Une des stations où les grimpeurs peuvent s’arrêter pour boire, manger ou se ravitailler en oxygène.
L’ascension peut prendre entre trois et huit heures et la descente entre deux et cinq heures. La randonnée est divisée en dix stations et la route se termine à la cinquième station, à environ 2 300 mètres d’altitude, dont les refuges ne sont pas souvent ouverts la nuit pour les randonneurs.
Quatre itinéraires majeurs partent vers le sommet depuis cette cinquième station : Kawaguchiko, Subashiri, Gotenba et Fujinomiya (dans le sens des aiguilles d’une montre) avec quatre itinéraires secondaires depuis les pieds de la montagne : Shojiko, Yoshida, Suyama et Murayama. Les stations réparties le long des différents itinéraires se trouvent à des altitudes variées : la plus haute, la cinquième station localisée à Fujinomiya, est suivie par celle de Kawaguchiko, de Subashiri et enfin de Gotenba. Même si elle n’est que la deuxième plus haute station parmi les cinq, Kawaguchiko est la plus fréquentée en raison de son vaste stationnement.
Bien que la plupart des randonneurs ne montent pas par les itinéraires de Subashiri et de Gotenba, beaucoup les empruntent lors de leur descente afin de profiter de leurs sentiers recouverts de cendres volcaniques. Ainsi, il est possible de couvrir la distance séparant la septième de la cinquième station en seulement trente minutes. Il est également possible d’effectuer l’ascension avec un vélo tout terrain afin de profiter de la descente, même si l’exercice est particulièrement risqué en raison de la foule et de la difficulté à contrôler la vitesse. Spécial pour les Kamikazes…
Aurore depuis le sommet du mont Fuji.
Les quatre itinéraires depuis le pied de la montagne offrent l’accès à des sites historiques : Murayama est le plus ancien alors que Yoshida présente de nombreux sanctuaires anciens, des maisons de thé et des refuges tout au long du sentier d’où sont parfois visibles des ours noirs d’Asie qui sont particulièrement agressifs au Japon. Chaque 26 août, une retraite aux flambeaux est organisée, passant par les temples shintô et se rendant jusqu’au sanctuaire de Yoshida. Ces itinéraires qui ont récemment gagné en popularité sont par conséquent restaurés.
Depuis juillet 2024, l’ascension du sentier Yoshida coûte 2 000 yens ; il est limité à 4 000 personnes par jour et interdit d’accès entre 16 heures et 2 heures du matin. Ces mesures ont été prises par la préfecture de Yamanashi le 4 mars 2024 en raison du sur-tourisme du sentier Yoshida, qui voit affluer 60 % des personnes qui veulent gravir le sommet du mont Fuji. Les accès par les trois autres sentiers restent gratuits, et ils ne sont pas impactés par ces restrictions.
Au sommet, le sentier permet de gagner chacun des huit pics situés sur le rebord du cratère sommital et dont le plus élevé comporte le système radar. Les grimpeurs ayant fait l’ascension de nuit, outre le fait d’avoir évité l’éprouvante randonnée sous le soleil, ont le privilège d’assister au lever du soleil depuis le sommet, évènement particulièrement apprécié des Japonais, spécialement dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier et cela malgré les conditions climatiques difficiles. Il est possible ensuite d’observer le panorama durant la descente.
Jusqu’à fin mai, le mont Fuji offre différents itinéraires de ski de randonnée sur son versant Nord-Est, à partir de la 5e station (2 300 m). La route d’accès est ouverte à partir de 3 heures du matin.
Le mont Fuji est une montagne sacrée depuis le viie siècle. De nombreux synonymes japonais du mont Fuji rendent eux aussi compte de son caractère religieux. Dans le shintoïsme, la légende raconte qu’un empereur ordonna de détruire au sommet de la montagne un élixir d’immortalité qu’il détenait : la fumée qui s’en échappe parfois serait due à ce breuvage qui se consume. Par ailleurs, selon la tradition, les divinités shintô Fuji-hime et Sakuya-hime y habiteraient, ainsi que Konohana-no-Sakuya-hime, « La princesse qui fait fleurir les arbres » (en particulier les cerisiers). Le bouddhisme vénère quant à lui sa forme rappelant le bouton blanc et les huit pétales de la fleur de lotus. Toutes ces raisons font que son ascension est interdite aux femmes jusqu’en 1872 : une chapelle appelée Nyonin-do (« refuge des femmes ») leur permet d’attendre à l’abri leurs maris, fils ou frères.
Afin de vénérer les nombreuses divinités des différentes religions, plusieurs sanctuaires, tels que le Fujisan Hongū Sengen-taisha et les sanctuaires Asama, ont été bâtis sur ou aux pieds du mont Fuji et de nombreux torii jalonnent le parcours afin de marquer les limites de l’enceinte sacrée. Des confréries (Fuji-kō) s’y sont établies depuis le xviie siècle afin de vénérer la montagne et d’y organiser des pèlerinages, à l’instar de Hasegawa Takematsu en 1630. Ces groupes construisent alors des répliques du mont Fuji à petite échelle, appelées fujizuka (富士塚?), pour leurs membres qui ne peuvent pas faire le pèlerinage.
C’est à l’époque du décès de Jikigyō Miroku (1671-1733), mort en jeûnant au mont Fuji, que la foi s’est transformée en religion et que l’ascension est devenue rituelle, même si sa pensée a été mal interprétée. Plus récemment, des sectes spécifiquement dédiées au culte du mont Fuji ont été créées, principalement dans les années 1940 comme celle de Fuji-Gōho fondée en 1946 par Ito Gensaku et celle de Fuji-Kyō fondée en 1948 par Hasegawa Teruhiro.
Nous quittons la superbe nature qui entoure le mont Fuji pour nous retrouver à Tokyo dans la foule et le bruit …Que des immeubles super modernes avec parfois une petite maison traditionnelle coincée entre 2 buildings …cela fait presque de la peine …







Ci dessus des jeunes hommes costauds costaud pour tirer les « pousse pousses » publicitaires dans les rues anciennes de Tokyo…
Dans les rues quelques jeunes filles en Kimono qui sont souvent très mignonnes !!
Je retrouve un marché aux poissons où j’avais acheté lors de mon premier passage au Japon des oeufs de saumon crus à un prix attractifs …on achète de quoi se faire un repas de sashimi dans notre notre modeste hotel …mais déception car les oeufs de saumons sont conservés dans la saumure et sont carrément immangeables …







Le repas qui devrait être un délice et qui n’en est pas un …il vaut mieux retourner chez Hama Sushi !!!

Du fait de son profil montagneux exceptionnellement symétrique, le mont Fuji est devenu un des symboles du Japon. Il a inspiré de nombreux poètes et apparaît dans d’innombrables représentations picturales (emaki ou rouleaux illustrés, mandalas comme le Fuji-sankei, estampes ukiyoe ou encore artisanat). La plus ancienne connue à ce jour est un dessin sur le papier d’une porte coulissante datant environ du xie siècle.
Il a été l’objet d’un attachement tout particulier des peintres japonais du xixe siècle qui, comme le maître de l’estampe nipponne Hokusai (1760-1849) avec ses Trente-six vues du mont Fuji (Fugaku Sanjūrokkei, 1831), ont fortement influencé l’impressionnisme européen. En 1835, le même Hokusai publie sa série les Cent vues du mont Fuji (Fugaku Hyakkei) sous la forme de trois livres en noir et gris.

Publié le 3 juillet 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.










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