Japon 2025 : Yokohama et Harley Davidson

On a quitté Tokyo en vitesse …trop de touristes dont de nombreux français…trop de bruit…trop de circulation…tarifs des parkings inabordable …et je ne parle pas des hotels …

Bref on déménage à Yokohama une banlieue qui touche Tokyo …qui est aussi peu sympathique !!!

J’ai un ami à Bangkok grand fan des motos Harley Davidson …il fait la collection des jetons vendus par les concessionnaires et quand je peux …je visite les concessionnaires qu’il ne connait pas et achète pour lui quelques jetons …

Cela tombe bien : il y a 2 concessionnaires Harley à Yokohama …

Chez le premier nous sommes accueillis comme des princesses…on nous offre le café et même des boites rations en cas de tremblement de terre …ce qui j’espère ne nous portera pas la poisse !!!

On me prend en photo …genre VIP du bout du monde …

Dans le 2ème on me barre carrément la route …le fameux sens de l’accueil japonais !!! Il faut dire qu’avec Hiromi nous n’avons pas un look de bikers…Mais tout s’arrange lorsque je brandis le sac de jetons que j’ai achetés dans le précédent magasin …par contre pas de café ni de ration de survie !!

Nous quittons ces grandes villes pour nous enfoncer dans la forêt des alpes japonaises en direction de Nagano …

Les couleurs des arbres sont absolument magnifiques …

Nous arrêtons dans le superbe temple Shinto de Kitaguti Sengen-shrine

Ce sanctuaire aurait commencé en l’an 100 après J.-C., lorsqu’un petit sanctuaire a été construit pour célébrer la visite du prince Yamato Takeru-no Mikoto sur cette colline lorsqu’il était en route vers la province de Kai depuis Hakone. Plus tard en 788, un autel a été construit pour consacrer Sengen God sur le site actuel afin d’arrêter les fréquentes éruptions du mont Fuji.

Tandis que Mt. Fuji était vénéré depuis les temps anciens et considéré comme sacré, avec l’essor du culte des montagnes, les gens ont finalement commencé à escalader la montagne pour une formation ascétique et ce sanctuaire est devenu une base du mont. Le culte du Fuji. À l’époque d’Edo, le culte « Fuji-ko » a acquis une popularité explosive et cette région a prospéré en tant que lieu sacré. Le site a été désigné comme l’un des sites du patrimoine mondial du mont Fuji en 2013.

En novembre, les filles de trois et sept ans et les garçons de cinq ans célèbrent avec leurs familles le traditionnel shichi-go-san dans les sanctuaires shintô et les temples bouddhistes. Le nom Shichi-Go-San signifie littéralement sept-cinq-trois (七五三).

En automne, les familles japonaises se rendent dans les temples bouddhistes et les sanctuaires shintô avec leurs enfants de trois (三 san), cinq (五 go) ou sept (七 shichi) ans et prient pour qu’ils grandissent en bonne santé. C’est le traditionnel Shichi-Go-San.

À l’origine, Shichi-Go-San célébrait les garçons et les filles de trois ans, les garçons de cinq ans et les filles de sept ans. Ceci a changé au fil des années et aujourd’hui les filles de trois et sept ans et les garçons de cinq ans sont concernés.

Traditionnellement la visite du temple ou du sanctuaire se fait le 15 novembre, mais cette date s’est adaptée aux emplois du temps modernes et désormais la plupart des familles fêtent le Shichi-Go-San pendant un des weekends ou jour férié de novembre.

Autrefois guérir des maladies était bien plus difficile qu’aujourd’hui et nombreux étaient les nourrissons qui ne survivaient pas longtemps après leur naissance. On considérait que les enfants naissaient et grandissaient tout d’abord sous la protection des dieux et étaient considérés comme des « enfants des divinités ». C’est en atteignant l’âge de sept ans qu’ils devenaient membres à part entière de la société des hommes : un moment charnière synonyme de deuxième naissance. L’origine du Shichi-Go-San n’est pas certaine. Il peut provenir de la croyance qu’il fallait purifier les enfants de trois, cinq et sept ans, des années considérées par certains comme dangereuses. Au contraire, l’origine du Shichi-Go-San pourrait être la croyance que les chiffres impairs sont porte-bonheur.

Ce rite de passage est aussi le moment de remercier les divinités d’avoir fait grandir les enfants en bonne santé.

Aujourd’hui les enfants revêtent de beaux habits pour l’occasion et se rendent au temple ou sanctuaire avec leur famille. Les enfants se voient offrir un chitose-ame, littérallement « bonbon de mille ans », et une photo en studio est prise pour immortaliser ce jour. Si le Shichi-Go-San se déroule dans un sanctuaire shintô, on peut réciter un norito (prière rituelle) pour recevoir la purification des divinités ou simplement déposer des pièces de monnaie dans le saisen-bako (boîte à offrandes) et prier pour que l’enfant grandisse en bonne santé.

Traditionnellement les filles de trois ans sont habillées d’un kimono sans obi et revêtent une veste vermillon appelée hifu. Les garçons de cinq ans portent un haori orné d’un blason et un hakama. Les filles de sept ans arborent un kimono avec un obi. Il est possible de louer ces vêtements et de se faire coiffer et maquiller chez un studio photo.

Récemment, on voit apparaître des services pour le Shichi-Go-San jusqu’alors jamais vu. Outre les photos habituelles, certains studios offrent des forfaits spéciaux qui comprennent la location des vêtements pour toute la famille et des albums spécialement conçus pour être offerts aux grands-parents. Certains studios populaires affichent complet longtemps avant le mois de novembre. Il y a aussi des entreprises qui offrent des visites organisées qui non seulement comprennent la cérémonie au sanctuaire et la séance photo mais également une nuit dans un hôtel.

Certaines familles renoncent à la traditionnelle visite du sanctuaire et choisissent de seulement se rendre au studio photo pour immortaliser l’événement, d’autres n’hésitent pas à fêter le Shichi-Go-San en grande pompe comme si c’était un mariage dans un hôtel de luxe.
un chitose ame à la main ? Ce bonbon est un bâtonnet de couleur rouge ou blanche, offert aux enfants pour leur souhaiter une bonne santé. Le chitose ame est étiré lors de la fabrication et mesure environ 15 cm, d’où cette signification de longue vie. Un paquet contient en général trois à cinq chitose ame et est orné d’animaux symbolisant la longévité comme la grue et la tortue et d’arbres porte-bonheur qui sont le pin, le bambou et le prunier.

Bien que les coutumes du Shichi-Go-San changent avec le temps, l’essence de ce jour de fête reste la même : la volonté des parents de voir leurs enfants grandir en bonne santé et plein de vie.

Dans l’environnement du temple …il y a une exposition de chrysanthèmes magnifiques …contrairement à ce que l’on pourrait croire …ils ne sont pas à vendre : c’est un concours de beauté !!

Personnellement j’aime bien ceux à longs pétales de la 1ère photo …mais les vainqueurs sont les grosses boules jaunes de la troisième photo.

La porte de sortie du temple est délimité par un grand Torii en béton …juste à coté un empilement de tonneaux de saké destiné aux prêtres.

Le shinto (神道, shintō?, litt. « la voie des dieux » ou « la voie du divin ») ou shintoïsme (/ʃin.to.ism/) est un ensemble de croyances datant de l’histoire ancienne du Japon, parfois reconnu comme religion. Il mêle des éléments polythéistes et animistes. Il s’agit de la plus ancienne religion connue du Japon ; elle est particulièrement liée à sa mythologie. Le terme « shintō », lecture sino-japonaise, ou kami no michi, est apparu pour différencier cette ancienne religion du bouddhisme venu de Chine en 538, lorsque le roi coréen de Baekje offrit au souverain japonais (cour du Yamato) une image du Bouddha Shakyamuni. Ses pratiquants seraient aujourd’hui plus de 90 millions au Japon.


Les origines du shintoïsme sont méconnues mais semblent dater de la fin de la période Jōmon, avec le koshintō.

Depuis des temps immémoriaux, les Japonais ont adoré les kami — les esprits qui habitent ou représentent un lieu particulier, ou incarnent des forces naturelles comme le vent, les rivières et les montagnes. À chaque création d’un village, un sanctuaire était érigé afin d’honorer les esprits environnants et de ce fait s’assurer de leur protection. On croyait que les kami pouvaient être trouvés partout, qu’aucun lieu au Japon n’était en dehors de leur pouvoir. Le shintoïsme englobe donc les doctrines, les institutions, les rituels et la vie communautaire fondés sur le culte des kami.

L’historienne Helen Hardacre remarque que c’est la période Yayoi qui fut la première à déposer des artefacts pouvant raisonnablement être liés au développement ultérieur du shinto. Les kami étaient vénérés en divers éléments du paysage au cours de cette période ; à ce stade, leur culte consistait en grande partie à les implorer et à les apaiser. On a peu de preuves qu’ils étaient alors considérés comme des entités compatissantes. Des indices archéologiques suggèrent que les dotaku, des cloches en bronze, mais aussi des armes en bronze et des miroirs en métal ont joué un rôle important dans les rituels dédiés aux kami pendant la période Yayoi.

L’introduction de l’écriture au ve siècle et du bouddhisme au vie siècle a eu une influence profonde sur le développement d’un système unifié de croyances shinto. En une très courte période, le Kojiki (古事記?, « chronique des faits anciens ») et le Nihon shoki (日本書紀?, « chroniques du Japon ») sont écrits et rassemblent alors des récits mythologiques et des légendes.

Ces deux chroniques ont été écrites avec deux objectifs précis. Premièrement, l’élaboration des récits et l’introduction du taoïsme, du confucianisme et du bouddhisme dans ces derniers avaient pour but d’impressionner les Chinois par le raffinement japonais. Les Japonais étaient intimidés par l’avance culturelle chinoise et voulaient produire quelque chose pouvant rivaliser avec elle. Le deuxième objectif était d’étayer la légitimité de la maison impériale, descendante directe de la déesse du soleil Amaterasu.

Une grande partie du territoire japonais actuel n’était alors gouvernée que très partiellement par la famille impériale, et des groupes ethniques rivaux (comme, sans doute, les ancêtres des Aïnous) continuaient de mener la guerre contre l’avancée des Japonais. Les anthologies mythologiques, tout comme les anthologies poétiques telles que le Man’yoshu (万葉集?), étaient censées légitimer le mérite de la famille impériale s’agissant du pouvoir de droit divin.

Avec l’introduction du bouddhisme et son adoption rapide par la cour, il fut nécessaire de donner des explications sur les apparentes différences entre les croyances japonaises indigènes et les enseignements bouddhistes (shinbutsu shūgō). Une des explications plaça les kami, les divinités shinto, en tant qu’êtres surnaturels, toujours dans le cycle de la naissance et de la renaissance. Les kami naissent, vivent, meurent et renaissent comme toutes les autres créatures dans le cycle karmique. Cependant, ils jouent un rôle spécial en protégeant le bouddhisme et en permettant à son enseignement compatissant de s’épanouir.

L’unité de tradition entre le bouddhisme et le shintoïsme a été professée par le maître Kūkai (774-835) qui expliqua qu’il n’existait aucune différence essentielle entre Amaterasu et Vairocana (大日如來, Dainichi Nyorai?, manifestation du Bouddha dont le nom veut dire « grand Tathagata du soleil »), ou entre kami et bodhisattvas, ce qui donna un mélange des deux systèmes appelé Ryōbu shintō (両部神道). On trouve ainsi encore de nombreux temples bouddhistes possédant dans leur enceinte un espace dédié aux kami, quand les kami ne sont pas eux-mêmes considérés comme des émanations des différents bouddhas et boddhisattvas. Des liens se sont aussi créés entre des grands temples du bouddhisme et des sanctuaires shinto. Ainsi Inari, la divinité du grand sanctuaire Fushimi Inari-taisha est considéré comme un protecteur du Tō-ji, grand temple de Kyoto, ce qui donne lieu à des cérémonies communes.

Les vues de Kūkai ont tenu le haut du pavé jusqu’à la fin de la période Edo, date d’un renouveau pour les « études japonaises » peut-être dû à la politique de fermeture du pays (sakoku). Au xviiie siècle, de nombreux érudits japonais, en particulier Motoori Norinaga (1730-1801), essayèrent de séparer le « vrai » shintoïsme des différentes influences étrangères. Il s’exprima notamment autour du principe fondamental du yamatodamashi et du magokoro. Cette tentative échoua en grande partie car, dès le Nihonshoki, des parties de la mythologie avaient déjà été empruntées aux doctrines chinoises. Par contre, elle prépara le terrain pour l’arrivée du shintoïsme d’État avec la restauration Meiji.

Nous continuons notre route avec ravissement au travers des forêts multicolores grace à la présence des érables japonais …

Avec la refonte de la constitution en 1868 sous l’ère Meiji, le shinto devint la religion d’État de l’empire du Japon : le Kokka shinto (国家神道?, shinto d’État). Dès 1872, un Office du culte shinto (Jingikan) fut établi afin de promouvoir les rites et le culte officiel et tous les prêtres devinrent des employés de l’État. Chaque citoyen devait s’enregistrer comme membre de son sanctuaire local (ujiko), devenant par le fait même membre du Ise-jingū.

L’empereur du Japon, descendant de la déesse Amaterasu et désormais chef de l’État ainsi que commandant suprême de la Marine et de l’Armée, fit l’objet d’un véritable culte. En 1889, fut établi un sanctuaire dédié à l’empereur Jinmu, le fondateur mythique de la dynastie. Ce sanctuaire porte le nom de Kashihara-jingū (橿原神宮?).

Ce culte prit une importance primordiale lors de l’expansionnisme du Japon durant l’ère Shōwa. En tant que Commandant officiel du Quartier général impérial à compter de 1937, l’empereur Shōwa était considéré comme la pierre d’assise du hakkō ichiu (八紘一宇?), la « réunion des huit coins du monde sous un seul toit ». Il fut ainsi instrumentalisé pour justifier l’expansionnisme et la militarisation auprès de la population japonaise. La manifestation tangible qui faisait de l’empereur le représentant des dieux était les insignes impériaux.

Parmi les partisans les plus notables de cette doctrine, on compte le prince Kotohito Kan’in, chef d’état-major de l’Armée impériale japonaise et le Premier ministre Kuniaki Koiso.

Le récit de l’instauration du règne de l’empereur Jinmu et de la lignée impériale japonaise occupe une place importante dans le shintoïsme. Il est étroitement lié à la région du Yamato sur Honshū, l’île principale de l’archipel nippon, où est situé le sanctuaire le plus important du shinto, celui d’Amaterasu (« Amaterasu-sume-okami » (天照皇大神), « grande déesse impériale illuminant le ciel ») à Ise et se trouve rappelé constamment au sein du kamidana ((神棚), « maison des kamis », ōmikami (大御神) signifiant « grande déesse »).

Selon le Kojiki et le Nihon Shoki, après avoir été banni du ciel, le dieu Susanoo, frère d’Amaterasu, descendit sur terre, sauva une belle jeune fille prisonnière d’un dragon, trouva une épée magique dans l’une des huit têtes du monstre et la donna à sa sœur, Amaterasu, en offrande de paix. Il épousa une jeune fille, construisit un palais près d’Izumo et engendra une dynastie de dieux puissants qui finirent par régner sur la Terre. Le plus grand d’entre eux fut Ōkuninushi, le grand seigneur du pays.

Inquiète de la puissance d’Ōkuninushi, Amaterasu envoya son petit-fils Ninigi dans le monde mortel pour y rétablir sa souveraineté. Ninigi était porteur de trois talismans : le miroir sacré, qui avait été utilisé pour faire sortir Amaterasu de sa grotte ; l’épée magique offerte par Susanoo et un merveilleux joyau de fertilité : un magatama, que Susanoo avait utilisé pour engendrer sa descendance dans la querelle avec sa sœur. Ces trois objets devinrent les insignes impériaux et la représentation concrète de l’autorité divine de l’empereur.

Selon la tradition, Ninigi atterrit sur le sommet du Takachiho (高千穂峰, Takachihonomine?), à Kyūshū, et conclut un marché avec Ōkuninushi. En échange de la fidélité de ce dernier, Ninigi lui promit que sa grand-mère le reconnaîtrait comme protecteur perpétuel de la famille impériale, laquelle allait être fondée plus tard par l’arrière-petit-fils de Ninigi (瓊瓊?), c’est-à-dire l’empereur Jinmu. Ōkuninushi est célébré à Izumo-taisha, le second des plus importants sanctuaires du shinto au Japon après Ise. La tradition veut depuis que, de l’époque de Jinmu à aujourd’hui, les descendants terrestres d’Amaterasu règnent sur le Japon à titre d’empereur.

Le Kokka shinto dura jusqu’en 1945, lorsque Douglas MacArthur, le Commandant suprême des forces alliées, exigea la réforme de la Constitution et priva l’empereur de ses pouvoirs exécutifs. Le shinto d’État fut alors démembré, mettant un terme au principe de la religion officielle au Japon. Les kami n’avaient pu fournir le vent divin (kamikaze) pour repousser les envahisseurs étrangers.

De plus, en janvier 1946, l’empereur dut déclarer publiquement dans un édit impérial qu’il n’était pas un akitsumikami (divinité incarnée). La portée de cette déclaration est contestée puisque l’empereur Showa lui-même avait déclaré en décembre 1945 à son chambellan Michio Kinoshita « qu’il est absolument interdit de qualifier de chimérique l’idée que l’empereur est un descendant des dieux ». Plusieurs commentateurs, dont John W. Dower et Herbert P. Bix, s’interrogent aussi sur l’emploi du terme akitsumikami au lieu de celui plus courant d’arahitogami (dieu vivant).

L’empereur actuel (天皇陛下, Tennō Heika?) Naruhito est depuis le 1er mai 2019 le 126e monarque japonais issu de la lignée Yamato par la déesse Amaterasu. Il règne durant l’ère Reiwa (令和時代, Reiwa-jidai?, Reiwa signifiant « belle harmonie »). Ainsi le 23 novembre 2019 accompagné de serviteurs portant le bicorne (symbole remémorant les liens étroits entre le Shogunat Tokugawa et l’Empereur Napoléon III, et rappelé officiellement au travers du toit du Budokan Miyamoto Musashi), l’empereur Naruhito monte en calèche pour une visite au Naiku, ou sanctuaire intérieur, du sanctuaire d’Ise Jingu afin de rendre compte à Amaterasu-omikami, la légendaire déesse du soleil, de l’achèvement de ses cérémonies d’intronisation.

De nos jours

Yoshihide Suga présente en conférence de presse le nom de la nouvelle ère Reiwa.
Au lendemain de la guerre, la plupart des Japonais pensaient que la prétention démesurée de l’Empire l’avait mené à sa chute. La convoitise de territoires étrangers aveugla ses chefs qui délaissèrent la mère patrie. Dans l’après-guerre, de nombreuses « nouvelles religions » (新宗教, shinshūkyō?) apparurent, notamment fondées sur le shintoïsme mais, globalement, la religiosité des Japonais diminua. Ainsi Konkokyo et Omoto Kyo sont d’inspiration shintoïste, alors que d’autres groupes comme Sūkyō Mahikari ou Tenrikyō sont des syncrétistes mélangeant shintoïsme et bouddhisme.

Le shintoïsme a persisté en passant sous silence ses références à la mythologie ou au mandat divin de la famille impériale. Au contraire, les sanctuaires se concentrent sur les gens ordinaires en les aidant à maintenir de bonnes relations avec leurs ancêtres et les kami. La façon de penser shinto constitue toujours une part importante de la mentalité japonaise, bien que le nombre de personnes qui se disent animées d’un sentiment religieux ait fortement décru.

La plupart des Japonais ont une vision neutre de la religion et en pratiquent plusieurs dans leur vie. Ainsi, en 2015, selon l’Agence pour les Affaires culturelles du Ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et des Technologies japonais, on comptabilisait 85 millions de shintoïstes (67 % de la population) et 88 millions de bouddhistes (69 % de la population). Une même personne peut aller prier au sanctuaire shinto au Nouvel An japonais pour une bonne année et avant les examens d’entrée à l’école pour implorer son succès, puis plus tard avoir un mariage chrétien dans une église plutôt qu’un mariage shinto, et enfin des funérailles dans un temple bouddhiste.

Principes éthiques et croyances
Le shintoïsme est une religion animiste. Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l’homme dans l’univers : être un élément du grand Tout. Ainsi, un cours d’eau, un astre, un personnage charismatique, une simple pierre ou même des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités.

Nous traversons une forêt mémorable… avec de magnifiques gingko de couleur jaune…

Le Ginkgo, aussi appelé arbre aux quarante écus, arbre aux mille écus, ou encore arbre aux abricots d’argent (Ginkgo biloba L., 1771) (银杏 yínxìng en chinois), est une espèce d’arbre gymnosperme et la seule représentante actuelle de la famille des Ginkgoaceae. C’est aussi la seule espèce actuelle de la division des Ginkgophyta.

Le ginkgo est un arbre dioïque dont les individus mâles portent des bouquets de cônes de pollen semblables à des chatons et dont les individus femelles possèdent de longs pédoncules portant à leur extrémité un ovule, nu (sans être enveloppé dans un ovaire), sans pétales.

En Chine, certains spécimens de cet arbre auraient une durée de vie excédant les 3 000 ans et plus de 100 individus auraient plus de 1 000 ans.

Particulièrement appréciée pour son superbe feuillage jaune vif à l’automne, l’espèce est cultivée partout dans le monde à partir du xixe siècle.

Les Ginkgoales sont apparues au Permien il y a plus de 270 millions d’années et ont prospéré dans le monde entier jusqu’au Mésozoïque, en particulier au Jurassique. Mais à la période des glaciations quaternaires, la seule espèce du phylum à subsister est Ginkgo biloba, qui ne survécut que dans quelques rares refuges au climat plus doux du Sud de la Chine. Elle est considérée comme une espèce panchronique. Ces derniers milliers d’années, elle fut cultivée pour son intérêt ornemental et fut transférée au Japon et en Corée aux alentours du xiie siècle.

En Chine, les anciens ouvrages de pharmacopée l’ignorent puisque son utilisation médicinale n’a vraiment commencé qu’après la publication en 1596 du « Compendium de matière médicale » de Li Shizhen. En Asie orientale, seules les amandes de ginkgo furent utilisées en médecine et en cuisine. Mais alors qu’elles sont principalement employées pour traiter diverses affections des voies respiratoires et pulmonaires en Chine, elles sont mobilisées pour régler les problèmes de digestion au Japon, et dans les années 2000, ce fut le déclin cognitif et l’altération de la mémoire des sujets âgés qui assurèrent le succès des extraits de ginkgo en Occident. En Occident, le ginkgo, qui fascinait par toutes ses caractéristiques prodigieuses, connut un engouement pour les promesses de ses bénéfices thérapeutiques potentiels à la fin du xxe siècle. Selon une enquête menée en 2007 sur les herbes médicinales, le ginkgo et le ginseng étaient les plus populaires au monde.

Quelques propriétés pharmacologiques intéressantes de l’extrait de ginkgo suscitèrent la production de centaine de publications, revues et ouvrages de recherche, qui après bien des efforts, finirent par tempérer passablement l’enthousiasme initial.

Nous continuons notre périple enchanteur au travers des Alpes japonaises dans la région de Nagano.

Les Alpes japonaises (日本アルプス, Nihon Arupusu?) sont une chaîne de montagnes du Japon qui traverse le centre de l’île de Honshū du nord au sud. Le nom d’« Alpes japonaises » fut popularisé par le révérend Walter Weston (1861-1940), un missionnaire anglais en l’honneur duquel une plaque commémorative a été posée à Kamikōchi, une destination touristique réputée pour son climat alpin.

Les Alpes japonaises comprennent les monts Hida, les monts Kiso et les monts Akaishi. On trouve dans ces chaînes montagneuses différents sommets dépassant 3 000 m d’altitude, les plus hauts du Japon après le mont Fuji. Le mont Hotaka culmine à 3 190 m et le mont Kita à 3 193 m d’altitude.

Avant le xixe siècle, les monts volcaniques du centre de Honshū ont longtemps été des lieux vénérés où se rendaient les pèlerins mais, à partir des années 1890, ils font l’objet d’un intérêt renouvelé à l’aune de l’exploration alpine moderne. Ce changement coïncide avec l’émergence de la géographie comme discipline académique, à une époque où la collecte et la diffusion de connaissances scientifiques universelles est l’une des priorités du gouvernement japonais, mais aussi avec la transformation de l’alpinisme en une activité collective, pédagogique et sportive. Ce sont particulièrement le journaliste Shigetaka Shiga et l’écrivain et alpiniste Usui Kojima qui promeuvent cette nouvelle sensibilité et mettent en avant les Alpes japonaises dans leurs écrits.

À la fin du siècle, celles-ci ont déjà été largement explorées par des étrangers : le géologiste William Gowland a effectué plusieurs ascensions pionnières dans les années 1870 et le missionnaire Walter Weston les a fait connaître à une audience internationale avec son livre Mountaineering and Exploration in the Japanese Alps (« Ascension et exploration des Alpes japonaises »), publié en 1896. Toutefois, ces montagnes sont encore peu accessibles : les infrastructures, les cartes et les guides de voyage sont lacunaires. Le projet japonais est en outre gêné par la manière dont l’alpinisme moderne, d’origine européenne, entre en conflit avec les traditions autochtones, comme le shugendō (修験道?), ou culte de la montagne. Les promoteurs japonais de l’alpinisme, comme Shiga et Kojima, s’efforcent de réaliser une synthèse de ces influences contradictoires et, pour ce faire, placent les Alpes japonaises au cœur de leur vision.

Weston participe à la fondation du Club alpin japonais en 1906 et ce dernier fait apposer une plaque de bronze en son honneur dans les Alpes en 1937.

Les Alpes japonaises sont aujourd’hui une destination populaire pour les skieurs et les alpinistes. L’alpinisme est resté au Japon un sport réservé à l’élite instruite jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale mais s’est démocratisé par la suite. Le ski, introduit dans le pays en 1911 par Theodor von Lerch, un officier autrichien chargé par son gouvernement, à la demande de l’armée japonaise, de former un régiment à ski, est aussi devenu populaire au xxe siècle.

Au début des années 1980, environ dix millions de Japonais pratiquent ce sport. Des villages comme Hakuba, dans les Alpes du Nord, qui accueille sur son territoire Happo-one, une station de ski très fréquentée, se sont ainsi trouvés revitalisés. La vallée de Kamikōchi est également une destination très prisée des visiteurs du parc national de Chūbu-Sangaku, dont le nombre s’élevait à environ huit millions par an au début des années 1980. Les sources chaudes constituent une autre attraction touristique.

Au début des années 1980, environ 250 refuges publics ou privés sont disposés à travers les Alpes pour héberger les randonneurs. Des pèlerins ont élevé un sanctuaire sur la plupart des hauts sommets, où une tradition veut qu’un visiteur laisse une pièce de cinq yens (goen) pour se lier aux lieux.

Plusieurs cours d’eau, comme la rivière Ōtaki (ja) ou le fleuve Kurobe, ont été aménagés pour produire de l’énergie hydroélectrique. Les Alpes ont aussi longtemps été exploitées pour en tirer du bois, du combustible, de l’engrais, du fourrage, de la viande, des minéraux ou des herbes médicinales.

Bref une région d’intérêt touristique et économique pour le Japon…

Publié le 6 juillet 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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