Chine 2025 2026 : les courses de chameaux mongols
Le chameau de Bactriane est en voie de régression en Chine et la sauvegarde des races les plus menacées est une urgence. Pourtant, soyons pour une fois optimiste sur la préservation de la biodiversité. La race Alashan (ou Alxa) est l’une des 4 races de Bactriane répertoriée en Chine et qui s’apparente au groupe chameau de Mandchourie.
Entre 1982 et 2002, sa population a décliné de 250 à 60.000 têtes. Ce déclin est lié comme dans d’autres pays émergents (par exemple en Inde) à la mécanisation du transport transdésertique et au fait que l’élevage de la chèvre cachemire s’avère bien plus rentable pour les éleveurs de ces zones. Et la privatisation des terres ne facilite plus l’utilisation extensive des zones de parcours, d’autant que celles-ci se dégradent considérablement avec la disparition du saxaul (Haloxylon ammodendron), la plante miracle de tous les déserts d’Asie Centrale.
Dans ce contexte défavorable, les éleveurs se sont groupés au sein d’une association pour la conservation du chameau Alxa et ont reçu l’appui des autorités locales et nationales. L’association a organisé des festivals du chameau avec courses, concours de beauté et autres manifestations ludiques.
La production de laine de bonne qualité est également visée au travers d’une sélection appropriée des meilleurs producteurs ; le lait et ses produits fermentés sont bien valorisés sur le marché local arguant des propriétés médicinales de ces produits (soi-disant anti-cancéreux). La viande de chameau a également été valorisée par l’interdiction faite aux bovins de pâturer librement du fait de leur action prépondérante sur le surpâturage. Il n’est pas jusqu’aux os de chameau d’être utilisés pour les calligraphes chinois en herbe.
Par des actions simples de revalorisation des produits zootechniques, la population est ainsi remontée à 70000 têtes en 2004. Les éleveurs et leur association travaillent désormais à une meilleure gestion des pâturages encore communautaires et par la réintroduction du Saxaul et la lutte contre les rats qui dévorent les racines de cet arbuste essentiel dans la ration alimentaire des chameaux.
Une leçon d’optimisme pour le futur.
Dans l’emplacement du festival lui même …il y a plus de 5000 chameaux !!!







Les animaux se préparent à la course ainsi que leurs cavaliers …il est assez rare de les voir galoper …ce sont plutôt des trotteurs …
Les courses sont organisées par âges ce qui permet de rassembler au sein d’une même course …des animaux de force similaire ..











L’apparence du chameau de Bactriane est bien connue, notamment du fait de ses deux bosses caractéristiques. Le chameau de Bactriane a un corps dense et arrondi, avec des pattes postérieures dépassant de sa silhouette.
Au bout de jambes assez longues, ses larges pieds bifides terminés par des griffes reposent sur des coussinets adaptés à la marche dans le désert. Sa peau épaisse et dure au niveau des genoux et du torse le protège de la chaleur du désert une fois allongé. Son cou long et fortement courbé forme un « U » vers le bas, de sorte que sa tête se trouve au niveau de ses épaules. La queue est relativement courte par rapport au reste du corps, mesurant environ un demi-mètre, et terminée par un pinceau de longs poils fins.
Son pelage épais et dense, de poils longs d’en moyenne 7 cm, n’a pas une longueur uniforme : les poils sous le cou sont plus longs, de même que ceux au sommet des bosses, de la tête, sous le menton (d’une apparence semblable à une barbe) et sur la nuque. Cette fourrure épaisse et laineuse le protège du froid nocturne et de la chaleur du jour.
Le chameau de Bactriane, comme le dromadaire (Camelus dromedarius), a une double rangée de longs cils denses qui, lorsque l’œil est fermé, forment une barrière hermétique à la poussière et au sable. Lorsqu’il est bien nourri, les bosses graisseuses du chameau se tiennent bien droites, mais après une diète, elles peuvent partiellement ou complètement basculer sur le côté (parfois d’un côté et de l’autre), ballotant lors du mouvement de l’animal.
Les bosses dressées et denses permettent d’identifier que le chameau est bien nourri. Les lèvres charnues et extrêmement dures lui permettent de manger les plantes épineuses du désert. La lèvre supérieure, comme chez les autres camélidés, est fendue. Les oreilles, petites, de forme ronde et garnies de longs poils protecteurs, sont presque impossibles à distinguer à distance. L’occiput comporte deux glandes, particulièrement développées chez le mâle, dont les sécrétions noires, visqueuses et odorantes permettent à l’animal de marquer son territoire. Les naseaux, qui peuvent s’ouvrir et se refermer, sont particulièrement adaptés pour se protéger de la chaleur du désert et du sable.

















L’avant dernière photo représente un chameau au galop … Il est monté par une femme ce qui n’a rien d’extraordinaire ici !!!
L’anatomie interne du chameau de Bactriane est similaire à celle des autres tylopodes, à savoir un estomac à trois poches séparées (abomasum, panse, réticulum) sans feuillet. Le cæcum est court. La femelle a quatre glandes mammaires, à l’instar de la vache.
Le cri du chameau de Bactriane n’est pas très agréable à l’oreille humaine, rappelant un peu celui de l’Âne commun (Equus asinus). Lorsqu’il est chargé et qu’il doit se lever ou s’accroupir (baraquer), le chameau pousse souvent un cri. Le chameau pousse un cri particulier lors des phases de rut (il blatère).
Lorsqu’il est irrité, il est susceptible de cracher, comme le dromadaire, sauf qu’il ne rejette pas de la salive mais des sucs de rumination. Ce qui doit faire encore plus de taches …








Le chameau de Bactriane est un animal imposant. Sa taille au garrot, de 2 mètres en moyenne, peut atteindre 230 cm, et 270 cm bosse incluse. Le creux entre les deux bosses se trouve souvent à une hauteur supérieure à 1,7 m, c’est pourquoi il faut faire s’accroupir le chameau pour pouvoir le chevaucher. La distance entre les bosses est de 30 cm, ce qui laisse suffisamment de place pour un cavalier.
Le mâle adulte pèse en moyenne entre 450 et 500 kg, mais souvent sensiblement plus, des spécimens de 690 kg ayant été recensés. Les chameaux élevés en Transbaïkalie ont une masse d’en moyenne 740 kg.
La femelle est moins massive, pesant en moyenne moins de 450 kg. Une grande disparité existe entre les races, certains mâles d’élevage bien nourris ayant atteint 1 000 kg[2]. Les individus de la race de Kalmoukie sont les plus massifs (entre 800 et 1 000 kg pour les mâles, 650 et 800 kg pour les femelles). Le chameau atteint sa taille définitive au bout de 7 ans.
Le poids du chameau varie en fonction du dernier moment où il a bu : en cas de diète prolongée, il utilise les réserves contenues dans ses bosses (permettant de stocker jusqu’à 23 kg de réserves), et peut ainsi perdre jusqu’à 100 kg sans mourir.
Il est phytophage, mange de l’herbe, des feuilles et des graines et est capable d’ingurgiter 120 litres d’eau en quelques minutes.










La robe du chameau domestique est très variable, le plus souvent brune, mais il existe d’autres nuances : gris, noir, blanc et même crème (la laine de cette couleur est plus chère que les autres). Les chameaux de couleur claire, en revanche, sont beaucoup plus rares ; chez les chameaux de Transbaïkalie, les spécimens marron dominent (78,6 %), les jaunes et jaune clair représentent 18,6 %, et les blancs 2,8 %.
La laine du chameau de Bactriane est beaucoup plus longue et drue que celle du dromadaire ; c’est l’une des caractéristiques qui permettent au chameau de vivre dans le froid intense, qui dans certaines parties de son habitat peut atteindre −40 °C ou plus froid encore.
La laine sous le cou et au sommet des bosses peut être longue de 30 cm et plus, et sur les autres parties du corps, elle est également assez longue, en moyenne de 7 cm. La structure de la laine du chameau est remarquable : les poils sont creux à l’intérieur, ce qui contribue à la faible conductivité thermique du pelage. De plus, autour de chaque poil poussent de minces cheveux qui aident la robe à retenir l’air, de sorte que, quelle que soit la densité du pelage, il reste toujours beaucoup d’air, ce qui contribue à baisser la conductivité thermique.
Le pelage du chameau de Bactriane devient spécialement long en automne, et il est déjà bien couvert quand arrive l’hiver. Puis, il change rapidement sa longue laine d’hiver contre un pelage court aux premiers temps chauds (mars-avril). Ce processus s’accompagne de la chute de grosses pelotes de laine de différentes parties de son corps. Durant cette période de mue, le chameau a un aspect lépreux et peu propre.













La constitution spécifique du chameau de Bactriane lui donne des capacités d’adaptation hors du commun aux biotopes pauvres en eau et en nourriture. Il peut supporter la privation d’eau à un point qui serait désastreux pour tout autre mammifère, capable de survivre à une perte de 40 % de son eau alors que les autres animaux à sang chaud meurent après une perte de 20 % de leur eau.
Les reins du chameau peuvent absorber une partie importante de l’eau des urines et la rendre à l’organisme. Ses érythrocytes ont une forme ovale (les autres mammifères ont des globules de forme ronde), qui permet au sang de conserver une fluidité normale même en cas d’épaississement, parce que les globules minces continuent de passer sans entrave à travers les capillaires.
De plus, les érythrocytes du chameau ont la capacité d’accumuler des fluides jusqu’à augmenter de 2,5 fois leur volume. Le fumier du chameau de Bactriane est plus concentré que celui du gros bétail, il contient entre 6 et 7 fois moins d’eau et consiste en un mélange de fibres végétales grossières presque sèches (les crottes de chameau bien formées se présentent sous la forme de boulettes allongées de 4 × 2 × 2 cm) ; le chameau a la capacité de réduire le taux d’humidité de ses excréments à 45 % de leur teneur normale. L’urine peut également être extrêmement concentrée.
Après une privation d’eau de plusieurs jours, le chameau peut être considérablement amaigri, n’ayant plus que la peau sur les os. Cependant, une fois qu’il a à nouveau accès à l’eau, il récupère à vue d’œil : il est capable de boire une douzaine de seaux d’eau d’une traite et retrouve son aspect normal dans la demi-heure qui suit.
Sa constitution extérieure lui permet aussi d’économiser au maximum les ressources en eau de son organisme. La dissipation d’eau par les naseaux est minime grâce à sa capacité à les fermer, ne les ouvrant que pour inspirer ou expirer. La capacité de thermorégulation du chameau est bien connue. À la différence des autres mammifères, le chameau ne commence à transpirer que si la température de son corps atteint 41 °C (au-delà, sa vie est en danger). Lors des nuits froides, sa température corporelle peut descendre à 34 °C.
La graisse contenue dans les bosses ne se désagrège pas dans l’eau, comme on le pensait autrefois, mais joue un rôle de réserve de nourriture pour l’organisme. Elle sert également pour l’isolation thermique du corps du chameau, s’accumulant avant tout sur l’échine, qui est la partie la plus exposée au soleil. Si la graisse était également répartie sur le corps, elle gênerait la régulation thermique de l’organisme. À elles deux, les bosses peuvent représenter une masse de graisse allant jusqu’à 150 kg.
Le chameau vit habituellement en troupeau de 5 à 20 têtes (parfois jusqu’à 30) composé principalement de femelles et de petits ; le chef est le mâle dominant. Des jeunes mâles sexuellement matures peuvent parfois être conservés au sein des troupeaux, mais cela n’arrive jamais pendant la période de rut,. Il peut vivre jusqu’à 40 ans.
Le chameau est actif pendant le jour ; pendant la nuit, il dort ou est moins actif, occupé à ruminer. Pendant les tempêtes, le chameau peut rester allongé immobile pendant quelques jours. Par temps de pluie, il essaye de s’abriter sous des arbrisseaux ou dans des ravins, et par forte chaleur, il marche volontiers en haletant et en s’éventant de sa queue pour faire chuter la température de son corps.
Le chameau domestique a tendance à être « lâche, stupide et apathique », comme le caractérisait Prjevalski ; confirmant ces défauts, Brehm ajoute qu’il est obstiné et peut faire preuve de méchanceté, mais qu’il est sensible à la musique. Cependant, d’autres sources considèrent que ces défauts sont dus au comportement du chamelier, et que le chameau est en réalité intelligent, doux et fidèle. Il est capable en circonstances extrêmes de courir jusqu’à 65 km/h sur de courtes périodes. Le chameau va à l’amble, c’est-à-dire qu’il marche par bipèdes latéraux, en déplaçant alternativement ses membres antérieur et postérieur droits, puis ses membres antérieur et postérieur gauches.
Marronnage
Des cas de marronnage (retour à l’état sauvage) du chameau de Bactriane ont été rapportés ; de retour à l’état sauvage, le chameau adopte une structure sociale similaire à celle observée chez le chameau sauvage de Tartarie, se regroupant en troupeaux de 5 à 20 individus constitués d’un mâle dominant, de femelles et de jeunes, les autres mâles étant exclus et vivant seuls.
Publié le 30 juillet 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.










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