Vietnam 2026 : Retour à Hanoi et découverte des Muong
Du coup je retourne à Hanoi …qui a implanté quelques feux rouges sur les avenues ce qui permet d’avoir une certaine assurance lorsqu’on traverse mais le mieux reste de traverser sans s’arrêter et de faire confiance aux freins des motos
Située au nord du pays, au centre du delta du fleuve Rouge et sur les rives du fleuve Rouge (Sông Hồng), sa population est estimée à environ 7,5 millions d’habitants en 2018, dont 2,6 millions dans la ville-centre. Son aire métropolitaine abrite près de 16 millions d’habitants. Si Hanoï est la capitale du pays, elle n’est par sa population que la deuxième ville du Viêt Nam, après Hô Chi Minh-Ville (8,6 millions d’habitants en 2018), située à 1 760 km au sud. Son paysage urbain est marqué par la présence de nombreux lacs, de grandes artères arborées, d’une vieille ville marchande parsemée de nombreux édifices religieux, de l’ancien quartier français, ainsi qu’une périphérie en pleine expansion. La cité impériale de Thang Long, située au cœur de l’ancienne citadelle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Conglomérat de petits villages artisanaux, Hanoï est officiellement fondée par le roi Ly Thai To en 1010, et demeure jusqu’en 1802 le cœur politique du Viêt Nam.
La ville est éclipsée par Huế, la capitale impériale du pays durant la dynastie Nguyễn (1802–1945), mais devient la capitale de l’Indochine française de 1902 à 1954. Elle est ensuite la capitale de la République démocratique du Viêt Nam, jusqu’en 1976, et devient celle de la République socialiste du Viêt Nam après la victoire du Nord lors de la guerre du Viêt Nam. En octobre 2008, la ville de Hanoï absorbe la province de Hà Tây et des territoires ruraux, ce qui fait doubler sa population. En octobre 2010, des grandes festivités, Le Millénaire de Hanoï, commémorent la fondation de la ville.
À partir de la seconde moitié du xxe siècle, la ville connaît une forte croissance démographique et un développement économique soutenu qui font d’elle, une métropole émergente d’Asie du Sud-Est.
De nombreux gratte-ciels ont émergé, à l’image de tour Keangnam, l’une des plus hautes du pays. La ville possède un métro entré en fonction en 2021. Centre politique, universitaire et culturel national, Hanoï abrite les principales institutions politiques, grandes écoles et musées du pays, dont le musée national d’Histoire du Vietnam, le musée des beaux-arts du Viêt Nam, ou encore le musée d’ethnographie du Viêt Nam.
Elle est désignée « Ville de la Paix » par l’UNESCO en 1999 et fait partie du réseau des villes créatives UNESCO dans la catégorie design, depuis 2019.



Ma première visite en arrivant à Hanoi sera pour le restaurant de Bahn Cohn dont j’étais familière lors de mes précédents passages …Contre toute attente la propriétaire me reconnait et m’accueille avec enthousiasme …je me sens presque en famille !!!
La cathédrale fut construite en 1886 par les Français sous l’épiscopat de Mgr Paul-François Puginier (1835-1892), sur le site de la pagode impériale bouddhiste de Bao Thien construite au XVe siècle, réputée pour être considéré comme l’une des merveilles du monde.
La cathédrale est de style néogothique. Le style architectural est décrit comme ressemblant à Notre-Dame de Paris. C’est l’église-mère de l’archidiocèse d’Hanoï. L’architecture est loin de celle de Notre Dame …on est plus près du style B
Une chapelle abrite les reliques du père André Tran An Dung Lac (1795 – 1839), prêtre vietnamien exécuté sous le règne de l’empereur Minh Mang, ayant servi comme instrument de légitimation de la colonisation française du Vietnam.
Après le départ des français en 1954, des pillages ont retiré à la cathédrale un certain nombre d’objets historiques de valeurs. L’édifice est à forte connotation symbolique.
L’orgue à tuyaux a été installé le 23 novembre 2022 et a été conçu par l’artisan belge Guido Schumacher dans le cadre d’un important projet d’échange culturel entre Itami au Japon et Hasselt en Belgique. L’instrument dispose de 1 850 tuyaux.





Les 2 images ci dessus représentent la vue depuis le restaurant roff top de mon hotel …à droite une petite terrasse que je n’ai pas pris le temps d’utiliser à l’allée mais que je vais occuper à mon retour …
Le Musée d’ethnographie est un musée qui se concentre sur les 54 groupes ethniques vietnamiens officiellement reconnus. La proposition de construction du musée d’ethnographie a été approuvée le 14 décembre 1987. La cérémonie d’inauguration au public a eu lieu le 12 novembre 1997.
L’espace d’exposition permanent présente 54 groupes ethniques vietnamiens selon une organisation thématique. Par exemple, au premier étage, les visiteurs peuvent les découvrir à travers leurs images, leurs habitats. Ensuite, ils continuent à connaître plus en détail des ethnies comme les Kinh où les Mường. Deux espaces d’exposition temporaire sont toujours renouvelés en fonction des thèmes d’exposition. Par exemple, en 2006, l’exposition « La vie pendant la période de l’économie planifiée à Hanoï (1975-1986) » a été présentée. En 2014 et 2015, le musée a mis en vedette les œuvres du photographe français Jean-Marie Duchage sur la vie et les gens des ethnies de Tay Nguyen durant les années 50. En outre, au deuxième étage, le musée présente d’autres minorités ethniques de tout le pays de façon scientifique.
Les 2 premières photos représentent un mariage Iu Mien …ethnie habitant dans le nord dans la province de Lao CAi et plus exactement à Sapa















J’enchaine ensuite avec le temple de la Littérature un des joyaux historiques de Hanoi …
Le temple (en vietnamien : Văn Miếu-Quốc Tử Giám; hán tự: 文廟-國子監), ou sanctuaire du Prince propagateur des Lettres est un temple confucéen situé dans la partie ouest de la vieille ville d’Hanoï, capitale du Viêt Nam. C’est le plus important des mausolées de Confucius du pays. Il est divisé en cinq cours. Du temps de l’Indochine française, il était appelé par les coloniaux « la pagode des Corbeaux ». Son mur d’enceinte date de 1833.
Ce temple, qui n’avait pas de but strictement religieux, servait d’académie confucéenne. Il a été fondé en 1070 par le troisième empereur de la dynastie Ly, Lý Thánh Tông, à l’époque où la ville s’appelait Thang Long. C’est ici que les fils de sang royal, les fils de mandarins et de l’aristocratie poursuivaient leurs études pour devenir lettrés et hauts fonctionnaires, c’est-à-dire les « Fils de la Nation » (Quốc Tử Giám). Cet enseignement fut dispensé de 1076 à 1915.
La règle se basait sur l’enseignement de Confucius pratiqué au temple de Qufu (孔庙 Kǒng Miào).
À partir de 1165, les lauréats reçurent le titre de « grand lettré » (thái học sinh), et les trois premiers du concours reçurent en plus un titre spécifique à partir de 1247. Les femmes ne pouvaient pas assister au concours.
À l’époque de la dynastie Trần (1225 à 1400), le temple a été remanié à maintes reprises avec une succession de démolitions et de reconstructions. Sous le protectorat français, il est inscrit aux Monuments historiques en 1906. Il a été entièrement restauré en 1920 et en 1947 grâce aux travaux de l’École française d’Extrême-Orient[5]. Mais ensuite, endommagé par la guerre d’Indochine, il a de nouveau été restauré en 1956. La dernière campagne de restauration remonte à l’an 2000.
C’est aujourd’hui l’un des points d’attraction culturelle et touristique majeurs de la capitale vietnamienne. Le billet de banque vietnamien de 100 000 dongs montre un aspect d’un des lieux du temple: « le lac de la clarté céleste ».
Un des piliers du temple porte l’inscription célèbre: « Le confucianisme gît partout, à l’est, à l’ouest, au sud et au nord; dignitaires et lettrés ont tous emprunté le même chemin. »
Le concours des Fils de la Nation comportait au xive siècle quatre épreuves: la transcription d’un texte appris par cœur, l’explication poétique d’un texte classique, la rédaction d’une ordonnance, d’un placet ou d’une proclamation impériale et enfin une dissertation libre.
Le lauréat (sur trois cent cinquante candidats) Mạc Đĩnh Chi, poète et futur ministre, fut autorisé à entrer à la Cité impériale par la porte du Dragon et – honneur insigne – à cueillir une fleur dans le jardin!
Le concours général est modifié au xviiie siècle. Seuls les licenciés des académies régionales et de la capitale peuvent s’y présenter. Ils doivent passer quatre épreuves: un commentaire sur les quatre livres canoniques et des quatre classiques confucéens (la Grande étude, le Juste milieu, les Entretiens et les œuvres de Mencius); une épreuve diplomatique; deux compositions en vers et une dissertation de philosophie politique.
Les lauréats recevaient un costume d’apparat et étaient invités à un grand banquet donné par l’empereur à la suite de quoi ils se voyaient offrir un cheval pour accomplir un retour fêté en triomphe dans leur ville ou village d’origine. Ensuite ils rentraient à Hanoï pour commencer leur fonction d’État. Mais au fil des ans, surtout à partir du xviiie siècle les lauréats se recrutent de plus en plus parmi les Hanoïens.
Voilà pour Hanoi dont j’ai visité quelques points intéressants …que j’avais déjà visité auparavant …la foule et le bruit ont un effet dévastateur sur ma santé donc je cherche à m’éloigner d’Hanoi …
J’ai eu une amie Muong qui habite à Than Son …je ne connais pas trop ce type de population donc je décide d’aller la voir et comble de chance comme elle fait taxi et a des clients à Hanoi (environ 150km) …elle vient me chercher et je fais le voyage très confortablement !!!
Sur place il faut trouver un village où se trouve des personnes susceptible de porter encore le costume traditionnel …grace à une amie de Tranh …nous trouvons la perle rare dans le petit village de Tan Son Phu Tho. Là une femme très sympathique accepte de s’habiller avec un costume vraiment traditionnel …je pense que cela est des derniers dans le village …je ne propose même pas de l’acheter !!!






























La deuxième partie des photos est réalisée avec Tranh comme modèle qui est Muong également !!!
Les Mường ( dialecte Mường Bi : mõl Mường ; vietnamien : người Mường ) sont un groupe ethnique originaire du nord du Vietnam . Troisième groupe minoritaire du pays parmi les 53 recensés, les Mường comptaient environ 1,45 million d’habitants en 2019. Ils habitent une région montagneuse du nord du Vietnam , centrée sur la province de Hòa Bình et s’étendant sur certains districts des provinces de Phú Thọ et de Thanh Hóa . Ils parlent le mường, une langue apparentée au vietnamien et au thổ , et partagent des racines ethniques anciennes avec le peuple vietnamien ( Kinh ).
Le mot vietnamien Mường est étymologiquement lié au mot mueang des langues taï, signifiant « terre cultivée » ou « communauté », et désignait des cités-États ou principautés semi-indépendantes prémodernes d’Asie du Sud-Est continentale. Cette origine provient de leur étroite association avec les peuples taï.
Les Mường appellent les Taï par les termes ɲew, Nyo ou Âu, tandis qu’ils se désignent eux-mêmes par divers noms, tels que « Monglong », qui signifie « peuple du centre », afin de se distinguer des populations des vallées et des hauts plateaux. À Hòa Bình , ils se nomment Mõl ou Moăn. À Thanh Hóa , ils se nomment Mon ou Mwanl et dans la province de Phú Thọ, Mon ou Monl. On trouve parfois les orthographes Mal, Mwal ou Mwai. Ces mots sont autant de variantes dialectales du mot mường signifiant « peuple ».
Du point de vue vietnamien, le mot « mọi » était autrefois un terme ancien désignant les minorités ethniques, les régions reculées et les populations arriérées , bien qu’il soit apparenté au mot mường « mõl » signifiant « être humain ». Ces deux mots vietnamiens et mường proviennent d’une même racine proto-vietique .
Au sein des différentes populations du Nord du Vietnam, les Vietnamiens et les Mường sont désignés par d’autres termes courants, tels que « Cheo » (Cheo Chi) ou « Keo », dérivés de « Giao Chỉ », nom donné au Nord du Vietnam durant la Première Période de Domination du Nord . Ces appellations sont utilisées par les populations de langue taï au Vietnam.
Les Mường étaient désignés dans les textes vietnamiens Nôm sous le nom de Mường Mán (茫蠻), terme utilisé dans un sens péjoratif par le passé.
D’un point de vue anthropologique, les Mường et les Kinh vietnamiens descendent d’une origine commune : les anciens locuteurs du Viet-Muong, la branche septentrionale du groupe ethnolinguistique vietique de la famille austroasiatique , qui a entretenu des contacts étroits avec les populations de langue taï et d’autres locuteurs austroasiatiques septentrionaux au cours du premier millénaire. Les Mường sont souvent perçus comme une culture intacte, contrairement aux Vietnamiens sinisés (Kinh) des plaines, et ils ont également tendance à adopter et à échanger de nombreuses coutumes avec les Taï noirs voisins .
À l’instar des autres groupes des régions Zomia (hautes terres de plus de 300 mètres), les Mường n’ont, pendant la majeure partie de leur histoire, subi l’influence d’aucun État prémoderne régional, ni politiquement ni culturellement. Dans son ouvrage de 2009, * The Art of Not Being Governed*, le professeur James C. Scott reprend également le résumé de Keith Taylor et Patricia Pelley selon lequel « les Mường sont communément considérés comme la version pré-siniaque des Việt » .
Bien que peu étudiée, la question est généralement considérée comme une schisme ethnique et linguistique entre les locuteurs vietnamiens et mường, pour diverses raisons plausibles, survenu entre le VIIe et le IXe siècle, soit approximativement durant la période de domination de l’empire Tang chinois sur le nord du Vietnam .
Taylor situe la fin de la guerre Nanzhao-Tang probablement en lien avec ce schisme. Les Mường se désignent eux-mêmes par leurs variantes d’endonymes Mol/Monl/Moan (peuple) et mwal tlong (peuple de l’intérieur), tandis que le terme Mường est un simple xénonyme utilisé par l’administration vietnamienne puis française qui a impliqué que le xénonyme Mường désigne diverses tribus parlant le Mường en une seule ethnie Mường au cours des années 1920.
Les archives historiques font état de rébellions Mường en 1029, 1300, 1351, dans les années 1430, 1822, 1833 et dans les années 1880. En 1931, la population Mường était de 180 000, et elle est passée à 415 000 en 1960.
Actuellement, les Mường constituent l’un des quatre principaux groupes de locuteurs de langues viétiques au Vietnam, les autres étant les Việt , les Thổ et les Chứt . Les Nguồn , classés comme Việt, sont parfois considérés comme le groupe le plus méridional des Mường, ayant eu un mélange avec les Chứt.
L’ épopée Mường , Te tấc te đác ( en vietnamien : Đẻ đất đẻ nước), fait remonter leur ascendance mythologique à un couple d’oiseaux légendaires nommés Chim Ây (l’oiseau mâle) et Cái Ứa (l’oiseau femelle). Dans le cycle épique Mường, l’origine de tous les phénomènes naturels, des premiers habitants et de leurs pratiques culturelles, telles que la maîtrise du feu, la construction d’habitations, la production de soie, la fonte de tambours en bronze, le tissage et la broderie, est liée aux hautes terres. Les premiers Mường vivaient dans une grotte du mont Hang Hao, d’où leurs descendants se sont installés dans tous les autres villages (mường), grands et petits. Seul un fils des premiers parents Mường, Dịt Dàng , ou le roi Việt, descendit dans les plaines pour y vivre et y construire une capitale avec un palais et un grand marché.
Ce lieu des plaines est nommé Kinh Kỳ-Kẻ Chợ dans les épopées, c’est-à-dire la zone de la capitale et du marché. Dans les épopées Mường, les habitants des montagnes et des plaines interagissent étroitement. Par exemple, ils abattent ensemble l’immense arbre de Chu, « au tronc de cuivre et aux branches de fer », et le transportent des montagnes jusqu’aux plaines.
À l’inverse, dans le récit historique vietnamien, la capitale se situe en altitude, à Phong Châu. C’est là que l’aîné des cinquante fils restés dans les montagnes avec leur mère fonda la capitale du premier royaume vietnamien, Văn Lang. De nombreux détails de la vie des anciens Vietnamiens sont également liés à la montagne : ils utilisent du gingembre brûlé à la place du sel, produit uniquement par la mer ; les hommes se coupent les cheveux courts pour faciliter leurs déplacements en forêt ; leurs terres sont principalement consacrées à la culture du riz gluant, moins gourmand en eau que le riz irrigué et facile à cultiver à flanc de colline ; pour certains rituels, ils préparent des plats spécifiques à base de ce riz, comme le riz cuit dans des tubes de bambou ou les gâteaux farcis cuits à la vapeur (bánh chưng, bánh dầy).
Dans la tradition vietnamienne, la forêt est toujours associée aux régions montagneuses, les plaines étant réservées aux rizières. Se couper les cheveux était une coutume propre aux hommes Việt (Yue), contrairement aux Chinois Han qui portaient les cheveux longs.
Des gâteaux cuits à la vapeur et fourrés, semblables aux bánh chưng et bánh dầy vietnamiens, se retrouvent également dans la cuisine du peuple Zhuang de la province du Guangxi, ce qui provoque à nouveau des associations entre les traditions culturelles Tai et Viet-Muong.
Les habitants de Mường cultivent principalement du riz irrigué et, pour certains, du maïs et du manioc. L’élevage est un élément essentiel de leur développement. Ils élèvent principalement des bovins et de la volaille. Les principales ressources économiques de la famille Mường proviennent de l’exploitation des produits forestiers, notamment les champignons,
Les Oreilles de judas, le bois, le bambou et le rotin. L’artisanat traditionnel des Mường est le tissage, le tricot et le filage.
En ce qui me concerne je décide de retourner à Bac Hà ville touristique mais nettement plus calme et authentique que Sapa !!!
Publié le 16 octobre 2026, dans Non classé. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.










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